dimanche 31 mai 2009

Afghanistan : production de drogue

Extrait du livre de Robert Fisk « La Grande Guerre pour la civilisation

« Ben Laden était lié à un programme d'éradication de la drogue.
En 1996, l'Afghanistan était le premier fournisseur mondial d'opium cultivé illégalement et produisait environ 2200 tonnes de pâte d'opium, soit 80 % de l'héroïne consommée en Europe occidentale. Ce qui ne veut pas dire que les Afghans n'en consommaient pas. On pouvait croiser dans le bazar de Jalalabad des jeunes gens aux yeux morts et aux bras flétris par l’usage de la seringue. C'étaient des toxicomanes de retour des camps de réfugiés du Pakistan, témoins agonisants du fleau de l'héroïne.....»

« L'est de la province de Nangarhar accueillait alors 80 % de la production de pavot du pays — ce qui correspond à 64 % de la consommation d'héroïne ouest-européenne — et les laboratoires avaient migré au Pakistan à la zone frontalière de l'Afghanistan. C'étaient de véritables forteresses équipées d'armes antiaériennes et de véhicules blindés qui produisaient des centaines de kilos d'héroïne par jour et pouvaient résister à une offensive militaire. Les autorités locales de Jalalabad prétendaient avoir éradiqué 30,000 hectares de champs de pavot et de chanvre indien au cours des deux années précédentes, mais leurs efforts — dont on peut saluer le courage —, vu la puissance de feu des producteurs de drogue — semblaient tout aussi vains que les tentatives du reste du monde pour en finir avec la toxicomanie.....»

«... Sur le marché de Jalalabad, les paysans obtenaient à peine 140 dollars pour 7 kilogrammes(*) de haschich, et un peu plus de 250 dollars pour 7 kilogrammes d’opium — soit à peu près le même prix que pour des céréales. L'ONU fournissait des semences de blé aux cultivateurs désireux d’abandonner la production de drogue en leur expliquant que leurs bénéfices seraient les mêmes sur les marchés locaux.»

« La culture du pavot était devenue une véritable agro-industrie et les trafiquants au service des barons de la drogue afghans disposaient désormais de conseillers techniques qui sillonnaient la province de Nangarhar pour y prodiguer leur expertise agronomique et chimique. Ils payaient la marchandise d'avance et étaient si préoccupés par la santé de leurs employés qu'ils leur avaient fourni des masques pour travailler dans les ateliers de production d'opium. On racontait même qu'ils leur offraient une assurance maladie. Bref, du capitalisme à grande échelle, bien qu'en toute illégalité. Quand j'interrogeai un responsable européen de l'ONU pour savoir comment la communauté internationale pouvait affronter un tel système, il aspira une bouffée d'air et tonna : « En légalisant la consommation! Si vous légalisez, ce sera la fin des barons de la drogue. Ils seront ruinés et se massacreront mutuellement. Mais, bien entendu, le monde n'acceptera jamais cette solution. Alors, nous continuerons à mener une guerre perdue d'avance. »


Qu'en est-il aujourd'hui? La guerre se poursuit et s'étend à l'intérieur du Pakistan. Et si en croient les médias, nous ne sommes pas sortis du bois.

* Le prix du Kilo de haschich dans le milieu des années 1990 au Canada se vendait sur le marché noir 5000 dollars. Payant pour les trafiquants canadiens! Quand on sait que les consommateurs payaient 15 dollars pour un gramme de haschich, quand ce n'était pas 20 $. Les paysans et les consommateurs se faisaient arnaquer par les trafiquants en plus d'être victime de la misère qu’engendrait leur dépendance.

Les guerres de l'Occident

Une réflexion intéressante sur la guerre parue sur le site de R-SISTONS que je vous propose.

Je dédie cette publication à ceux qui rêvent de guerres, pour qu'ils aient mauvaise conscience. Je la dédie aux marchands d'armes, pour leur demander de se présenter devant un Tribunal.

Je la dédie à nos Élus, pour leur demander de ne pas soutenir les États criminels et de ne pas voter les crédits pour les guerres qu'ils ne feront pas, mais qui tueront leurs voisins.

Je la dédie aussi à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté pour qu'ils s'opposent à cette monstruosité, et si par malheur la guerre est déclarée, pour que les femmes, à l'arrière, n'en déplaise à Marie Drucker, refusent de collaborer à l'oeuvre de guerre qui tuera leur mari, leurs fils, leurs frères.

Guerre contre l'Iran? Contre-la Russie? Contre-la Corée? Non, aucune guerre. Elles ne résolvent aucun problème, elles les amplifient, elles ne font qu'enrichir les marchands de morts et leurs complices de la Haute Finance.

En avant, chers Lecteurs, disons tous non à la barbarie!
Eva R-sistons

Dis, qu'as-tu fait de ma planète ?

Source : L'Occident à la conquête de l'Asie - Images chocs pour va-t-en-guerres

samedi 30 mai 2009

Montréal occupation de bâtiments

Les policiers ont délogé ce après-midi des manifestants qui occupaient depuis hier un bâtiment abandonné à Montréal.

Le groupe de pression de l'arrondissement Pointe-Saint-Charles, qui milite pour la création de logements sociaux, s'était introduit vers 18h30 dans cet édifice de la rue Saint-Patrick, une ancienne fabrique de chandelles.

Après plusieurs heures de négociations, les policiers ont fait appel à l'équipe tactique d'intervention pour faire sortir les occupants à la demande du propriétaire de l'édifice. Malgré les affirmations de certains protestataires, les policiers ont nié avoir utilisé des gaz lacrymogènes.

Les manifestants réclament que cet immeuble soit converti en centre communautaire autogéré et non pas en condos de luxe.

Selon le groupe de pression de l'arrondissement Pointe-Saint-Charles, l'édifice pourrait contenir un cinéma indépendant, une salle de spectacles alternatifs, des salles de réunion.

Voir Vidéo ici->

Cuba: Yoani Sanchez et mensonges de Reporters sans frontières

Les mensonges de Reporters sans frontières sur Cuba
par Salim Lamrani*

Un reportage en caméra cachée, largement diffusé par les chaînes de télévision occidentale, montre la direction du Melia Cohíba de La Havane interdisant l’accès à Internet aux Cubains et le réservant aux clients de l’hôtel. Il sert de base à une campagne de Reporters sans frontières dénonçant la censure politique castriste. Problème : cette petite mise en scène est contredite par d’autres documents cités par la pseudo-ONG.

Le 20 mai 2009, Reporters sans frontières a publié une déclaration sur Cuba dans laquelle elle affirme que « n’importe qui peut naviguer sur Internet… sauf s’il est Cubain ». Pour étayer son propos, RSF présente une vidéo filmée en caméra cachée d’une scène où un Cubain se voit interdire l’accès à Internet dans un hôtel [1]. L’organisation ajoute qu’un « internaute risque jusqu’à 20 ans de prison s’il publie un article ‘contre-révolutionnaire’ (article 91) sur des sites Internet et cinq ans s’il se connecte illégalement a Internet ». Enfin, RSF rappelle que « Cuba reste la deuxième prison du monde pour les journalistes après la Chine » en soulignant que « 24 professionnels des médias » sont « emprisonnés sous le prétexte fallacieux d’être ‘des mercenaires à la solde des Etats-Unis’ » [2].

Il est aisé de mettre RSF face à ses contradictions. En effet, alors que l’organisation parisienne affirme qu’aucun Cubain ne peut se connecter à Internet, elle met en lien… « le texte de la blogueuse Yoani Sanchez », qui vit à Cuba et qui se prononce ouvertement contre le gouvernement de La Havane à travers Internet. Comment Sanchez fait-elle pour s’exprimer si elle n’a pas accès à Internet ?


L'ARTICLE COMPLET ICI ->
[1] « Restricción del acceso a Internet para cubanos en el hotel Melia Cohíba », YouTube
[2] Reporters sans frontières, « N’importe qui peut naviguer sur Internet… sauf s’il est cubain », 20 mai 2009 (site consulté le 20 mai 2009).


Qui est Yoani Sanchez?
( Extrait de l'article paru sur le site Changement de Société)

Yoani Sánchez,blogueuse cubaine patronnée par les groupes européens d’extrême-droite, financée également par l’admnistration Bush ? qui veut-elle tromper ?

10 mai 2009. -La blogueuse cubaine Yoani Sánchez, rendue célébre par le prix Ortega et Gasset que lui a octroyé le 4 avril 2008 le groupe Prisa(El Païs mais aussi une bonne partie de la presse d’opposition au Venezuela), un prix bien rémunéré et qui a l’habitude d’être donné aux journalistes avec un plus grand curriculum professionnel. Mais l’anticommunisme a bien des vertus pour El Païs, on sait à quel point pour la presse occidentale il suffit de vomir sur Cuba pour bénéficier des voies de la notriété et le financement qui va avec. (El Païs est l’équivalent espagnol du Monde)


Avec une totale tranquilité elle était installée dans le salon de reception avec son ordinateur portable connecté à la red Wi Fi de l’hôtel, dans lequel il faut payer en devise étrangères, mais il est clair qu’elle n’en manque pas.

Elle est apparue devant plus de 180 journalistes accradités à cet événement, sans que personne de la Sécurité de l’Etat ne la gêne, ni sans souffrir d’aucun acte de désaprobation de la part de la population, alors qu’elle ne cesse de décrire dans ses articles ce qu’elle subit quotidiennement.

La surprise

La surprise et la désillusion fut grande chez certains professionnels étrangers dont les journaux payent pour ses collaborations, et publient des textes d’elle qui rapportent ses lamentations devant les difficultés d’accès à Internet, ce qui conduit y compris à s’interroger sur la véracité du reste de ses écrits.

Yoani Sánchez écrit dans une page web qui s’intitule desdecuba.net, mais en réalité elle ne provient pas de l’île, le serveur est logé en Allemagne et enregistré au nom de Josef Biechele, le pourvoyeur est l’entreprise Cronos AG Regensburg, laquelle abrite également d’autres pages de l’extrême-droite et de néonazis et qui a été dénoncée par les verts allemands. Le parrain est IGFM et il a comme un des ses porte paroles le saxon Arnold Vaatz, cette entreprise durant l’administration Bush a reçu des millions de dollars d’aide


Source : Changement de société

Pornographie juvénile et ex-directeur de B'nai Brith

Potin du samedi
L'ex-directeur du B'nai Brith accusé de possession de juvénile

Bill Surkis, un leader de la communauté juive, est accusé de possession de matériel de pornographie juvénile. Il a comparu au palais de justice de Montréal, vendredi après-midi.

Une vingtaine de vidéos de pornographie infantile auraient été retrouvés dans l'ordinateur que M. Surkis a envoyé dans un magasin de réparation.

Informé jeudi soir des accusations, celui qui fut directeur de la section québécoise du B'nai Brith s'est rendu lui-même au poste de police, où il a été mis en état d'arrestation. Il est accusé d'accès et de possession de matériel de pornographie juvénile.

L'accusé, marié et grand-père, reviendra en cour le 24 septembre prochain pour connaître la suite des procédures

Source : Radio Canada et le Devoir

Dur coup pour la communauté et l'organisme qui soutient Israël.

vendredi 29 mai 2009

Hells Angels québécois, procès à venir

Quand l'ambition tue les maitres

Pendant des années le groupe de motards québécois des Hells Angels a fait couler beaucoup d'encre. En 1984-1985 avec le procès sur la tuerie de Lennoxville où le chapitre de Laval fut éliminé et surtout dans le milieu années 1990, où la guerre a fait rage entre eux et les Rocks Machine, pour le contrôle du marché de la drogue, faisant plus de 160 victimes. L'opération printemps 2001 a décimé le chapitre complet des « Nomads », groupe dirigé prétendument par Maurice « Mom » Boucher et accusé d’avoir commandité l'assassinat de deux gardiens de prison pour lequel il purge une peine de 25 ans de prison.

Dans le livre de Paul Cherry, « Les procès des motards, la chute des Hells Angels », Cherry fait le bilan de la guerre qui a ravagé le Québec dans les années 1994-1997 et qui prit fin avec l'arrestation du chapitre des « Nomads » en 2001. Dans ce livre assez troublant, on voit comment les délateurs ont permis la résolution de certains crimes et comment fonctionnait l'organisation.

Avec l'opération SHARQC 2009, les Hells Angels au Québec ont pratiquement été mis « knock-out ». Le procès qui devrait commencer en juin risque de nous révéler un tas de surprises d'autant plus que la couronne dispose cette fois-ci d'un membre en règle de l'organisation des Hells Angels.

Comme le marché de la drogue est très lucratif, d’autres organisations seront tentées de prendre la place laissée libre. Assiterons nous a un déferlement de violence? Les organisations se feront-elles plus discrètes?


Depuis quelques décennies la consommation de différente drogue dans les pays occidentaux a pris beaucoup d'expansion et pose la question de la légalisation, en particulier, des drogues douces comme la « marijuana ». Comme c'est, un marché lucratif et illégal, l’appât du gain, favorise le développement d'organisations prêt à prendre des risques pour alimenter les utilisateurs, augmentant ainsi leur voracité pour son contrôle et sa distribution. Cessons de nous cacher la tête dans le sable, même si les Hells sont presque tous sous les verrous, certains vont prendre la relève et s'ils savent lire, je leur suggère de lire le livre de Machiavel « Le Prince » il donne de bons conseils sur l'art de diriger et sur « l'ambition des princes ». Peut-être verront nous apparaitre des capitalistes plus subtils!

jeudi 28 mai 2009

Liban: espionnage au profit d'Israël

Le procureur de la cour militaire libanaise a inculpé jeudi quatre nouvelles personnes pour espionnage au profit d'Israël, portant à 25 le nombre de personnes inculpées dans ce dossier depuis avril, a-t-on appris de source judiciaire.

Nasser Nader, sa petite amie Nawal Maalouf et Moustafa Saïd, tous trois en détention, «sont accusés de collaboration avec l'ennemi et de lui avoir fourni des informations sur des positions militaires et des personnalités politiques avec l'objectif de les assassiner», a-t-on précisé de même source à l'AFP.Parmi ces personnalités figurent, selon la même source, Ghaleb Awali, un responsable du mouvement chiite libanais Hezbollah, qui avait été assassiné dans l'explosion de sa voiture à Beyrouth en 2004, un attentat attribué alors à Israël par le Hezbollah.

Un quatrième suspect, Samer Abou Arraj, en fuite, est «inculpé d'avoir recruté des collaborateurs pour l'ennemi».

Au total, 25 personnes, dont 16 (15 Libanais et un Palestinien) sont actuellement détenues, ont été inculpées pour espionnage depuis avril, parmi lesquelles un ex-général de la Sûreté générale, sa femme et son neveu, qui ont reconnu avoir travaillé pour le compte d'Israël pendant plus de 15 ans.

Le Liban est encore techniquement en guerre avec Israël. Les agents démasqués encourent la prison à vie assortie de travaux forcés. Si le juge estime que cette collaboration a causé la mort, il peut demander la peine capitale.

Source La Presse



Israël participerait à des opérations secrètes en Iran
February 18th, 2009

Israël est engagé en Iran dans des opérations de sabotage visant officiellement à ralentir les activités par lesquelles Téhéran espère se doter d’une arme nucléaire, rapporte mardi le Daily Telegraph.

Selon le quotidien britannique, qui cite des spécialistes du renseignement et un ancien agent de la CIA non identifié, cette stratégie de “décapitation” prend pour cibles des responsables du programme atomique iranien dans l’espoir de tenir en échec les ambitions du pays en ce domaine sans recourir à la guerre.
L’an dernier, un représentant des milieux du renseignement moyen-orientaux avait déclaré à Reuters qu’Israël comptait frapper des spécialistes du nucléaire iranien au moyen de colis piégés ou empoisonnés, et avait provoqué des explosions en Iran. Ces propos n’avaient cependant pas été confirmés.

Certains analystes notent que les informations faisant état d’opérations de cette nature peuvent s’inscrire dans une guerre psychologique ayant pour but de déstabiliser l’Iran.

Israël, qui passe pour la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, se refuse à tout commentaire à ce sujet.

“Israël a lancé une guerre secrète contre l’Iran comme solution de rechange à des attaques militaires directes contre le programme nucléaire de Téhéran”, écrit le Daily Telegraph.

“Il recourt à des tueurs à gages, au sabotage, à des sociétés-écrans et à des agents doubles pour perturber le programme d’armements illégaux du régime, disent les experts.”

Meir Javendafar, expert iranien du groupe d’études Meepas, a déclaré à Reuters que des informations faisaient aussi état de la vente de matériels défectueux au secteur nucléaire iranien et de perturbations de l’alimentation en électricité de Natanz, centre d’enrichissement d’uranium situé en plein coeur du pays.

“Je crois qu’une entreprise de sabotage est en cours. C’est une initiative logique, qui a du sens dans (…) la lutte internationale contre les ambitions nucléaires de l’Iran”, a-t-il dit.

Mort suspecte

A titre d’exemple de la stratégie prêtée à Israël, des observateurs citent des événements comme la mort d’Ardeshire Hassanpour, ingénieur nucléaire d’Ispahan mort chez lui en 2007, apparemment victime d’un gaz toxique.

Selon l’ex-agent de la CIA cité par le Telegraph, “les perturbations sont conçues pour ralentir le développement du programme de façon à ce qu’ils n’aient pas conscience de ce qui se passe. L’objectif est de retarder encore et encore, jusqu’à ce qu’on dispose d’une solution ou d’une approche différente”.

“C’est une bonne politique si l’on veut éviter de s’attaquer à eux par la voie militaire, qui comporte sans doute des risques inacceptables”, a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’article du journal, Mark Regev, porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert, a répondu: “Nous ne commentons pas publiquement ce type d’allégations, ni dans la situation présente, ni dans aucune autre.”

Le nouveau président américain Barack Obama a adopté une position plus diplomatique envers l’Iran, rejetant dans l’ombre les menaces d’intervention militaire de l’administration Bush.

Israël prend soin de n’exclure aucune possibilité d’action militaire, mais les analystes se demandent jusqu’où un nouveau gouvernement israélien serait prêt à agir sans le soutien de Washington.

Selon Javendafar, divers signes font penser que plusieurs Etats cherchent à s’infiltrer en Iran pour saper les activités nucléaires du pays. Il laisse toutefois aussi entendre qu’une partie des opérations clandestines évoquées relève de la guerre psychologique plus que d’une réelle entreprise de sabotage.

“Beaucoup de services de renseignement font leur maximum dans ce but. Outre Israël, il y a les Américains et de nombreux services d’espionnage européens, dit-il. Si c’est vrai, cela exerce une pression technique sur le programme iranien. Et même si ce n’est pas vrai, cela fait partie d’une guerre psychologique massive contre le programme nucléaire de l’Iran.”

Source : Altermédia Info



Réponse de la Corée du nord au MOSSAD

mercredi 27 mai 2009

Montréal : Il ya 40 ans le bed-in de John et Yoko pour la paix

Il y a 40 ans hier s'amorçait à Montréal le fameux bed-in pour la paix de John Lennon et Yoko Ono. Pendant huit jours, ils reçurent des centaines de journalistes dans une suite de l'hôtel Reine-Elizabeth pour communiquer leur point de vue sur la guerre du Vietnam.

Les archives de Radio Canada vous proposent de revivre ce moment à travers sept reportages télé et deux reportages radio.

Cet épisode fait l'objet d'une exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, mais le site propose une exposition interactive, qui vous permet de vous promener dans le musée en surfant d'une photographie panoramique à 360 degrés à l'autre.

Qui dit bed-in dit aussi Give Peace a Chance, la chanson enregistrée le 1er juin 1969.

Yoko Ono a mis sur YouTube des images du bed-in de Montréal mais aussi de celui d'Amsterdam, tenu quelques semaines plus tôt. On y entend notamment le chanteur des Beatles dire qu'on peut protester contre la guerre en restant au lit et en se laissant pousser les cheveux:

Yoko Ono a également un site web, Imagine Peace, sur lequel vous pouvez notamment consulter un livre électronique sur la paix.


Source: Sur le Web de Radio Canada

Gaza : de l’uranium appauvri dans les sols

De l’uranium appauvri dans les sols de la bande de Gaza après les attaques israéliennes
Ecrit par Younes Salameh

" L’action citoyenne pour le démantèlement complet des armes nucléaires " publie un rapport de 33 pages qui souligne la présence de dizaine de tonnes d’uranium appauvri dans la bande de Gaza. La dernière attaque israélienne de décembre est pointée du doigt par l’organisation.

"La quantité d'uranium appauvri s'élève à pas moins de 75 tonnes dans le sol et le sous-sol de la bande de Gaza", précise le rapport. Pour l’Organisation mondiale de la Santé, ‘‘l’uranium appauvri est à la fois potentiellement chimiotoxique et radiotoxique, les deux organes les plus attaqués étant les reins et les poumons.’’

Comme beaucoup d’autres rapports l’avaient suggéré, les militaires israéliens auraient ainsi utilisé de l'uranium appauvri lors de l’offensive aérienne et terrestre sur la bande de Gaza entre le 27 Décembre 2008 et le 18 Janvier 2009.

Le rapport indique que le Docteur Norvégien Mads Gilbert, dès les premiers jours de son travail humanitaire à l'hôpital Al Shifa de Gaza, et alors que l’offensive n’en était qu’à son début avait condamné la présence de matières radioactives qu’ils assimilaient déjà à de l’uranium appauvri dans les corps des victimes.

Les accusations du rapport ont cependant davantage de poids aujourd’hui. L’organisation enquête en effet depuis plusieurs mois en collaboration avec des associations et un expert du développement et de l’utilisation d’armes prohibées, Jean-Francois Feacheno.

La commission d’enquête était composée de 4 membres, dont Jean-Francois Feacheno, un conseiller à la réduction de la pollution, et deux experts accrédités auprès des programmes des Nations Unies pour l’environnement (UNEP). Tous se sont rendus dans la bande de Gaza au mois d’avril dernier sous les auspices du Comité arabe pour les droits de l’homme.

Des analyses du sol et d’échantillons de poussière dans la bande de Gaza ont ainsi révélé la présence d'uranium appauvri, cette matière radioactive provoquant des cancers et des malformations.

Les analyses ont également montré la présence de particules de césium, une poussière radioactive et cancérigène, qui comprend de l'amiante, un cancérogène, et des composés organiques volatils particulièrement dangereux pour la santé, en particulier celle des enfants, des personnes âgées et des asthmatiques.

L’armée israélienne a pour l’instant toujours nié l’utilisation d’uranium appauvri lors de son offensive sur la bande de Gaza, s’appuyant sur une enquête interne. (PNN)

Source : Palestine News Network







Voir autres articles sur le sujet:
1- Maladies non diagnostiquées et guerre radiologique, de Asaf Durakovic
2- Israel utilise de l'uranium appauvri, par Rela Mazali




À lire: Un entrainement militaire sans précédent en Israël à partir de dimanche
Ecrit par Younes Salameh
Wednesday, 27 May 2009

Une famille décimée par les bombes au phosphore blanc
Eman Mohammed - The Electronic Intifada

Darfour:cessez-le-feu entre le gouvernement soudanais et les rebelles

Darfour: négociations de paix sur fond de combat
de Laura-Julie Perreault

Inquiets de la reprise récente des combats au Darfour, des représentants des Nations unies et de cinq gouvernements influents, dont la Chine et les États-Unis, se rencontreront à Doha, au Qatar, aujourd'hui. Leur objectif: obtenir un cessez-le-feu entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Mouvement justice et égalité (JEM). Une mission qui ne s'annonce pas de tout repos.

Ravageant la province occidentale du Soudan depuis 2003, le conflit armé a connu une accalmie, cet hiver, après que les deux belligérants eurent signé un «accord de bonne volonté». Mais la trêve aura été de courte durée. Accusant le gouvernement d'avoir violé l'entente conclue à Doha en février en refusant notamment de procéder à un échange de prisonniers, le JEM a lancé des offensives contre deux bases militaires du Nord-Soudan dans les derniers jours.

Les rebelles islamistes clament qu'ils veulent «libérer une zone» à la frontière du Tchad, pour permettre à l'aide humanitaire d'entrer au Darfour, où 4 millions de personnes dépendent de l'assistance internationale pour survivre. Le gouvernement soudanais a rétorqué en bombardant les rebelles, dans le désert. Hier, Khartoum a affirmé que 43 rebelles et 20 soldats ont péri au cours des derniers jours.

Néanmoins, des représentants des deux parties au conflit sont arrivés à Doha pour la reprise des pourparlers de paix. Pour le moment, aucune rencontre officielle n'est prévue entre les deux belligérants. Ce matin, ce sont plutôt les tiers pays, engagés dans le processus de réconciliation au Darfour, qui tenteront de trouver des solutions à l'impasse. Autour de la table, les Nations unies, l'Union européenne, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et les États-Unis tenteront de s'entendre sur l'approche à privilégier pour convaincre l'armée et les rebelles de faire taire leurs fusils.

«Les objectifs des négociations ne sont pas très clairs. De plus, le JEM ne croit pas à la solution politique, mais plutôt à la situation militaire», explique Fabienne Hara, vice-présidente aux affaires multilatérales à l'International Crisis Group, un prestigieux institut de recherche qui se penche sur les conflits mondiaux. Le JEM, plus puissant groupe rebelle, a des visées non seulement pour le Darfour, mais pour le reste du pays, note l'experte du Soudan qui était de passage à Montréal cette semaine pour prononcer une conférence.

Les planètes s'alignent


Malgré le scepticisme entourant la reprise du processus de Doha aujourd'hui, Fabienne Hara croit néanmoins que d'autres planètes s'alignent en faveur d'un règlement au Darfour. Les États-Unis, remarque-t-elle, font preuve d'une nouvelle volonté politique à l'égard du Soudan et déploient des efforts diplomatiques majeurs. Cette semaine, le nouvel envoyé spécial du président Obama au Darfour, Scott Gration, s'est rendu en Chine et en Europe pour préparer le terrain. «Les Américains ont un levier important: le gouvernement soudanais veut une normalisation de ses relations avec les États-Unis», soutient Mme Hara.

Cette normalisation prendra tout son sens aux élections soudanaises prévues pour 2010 et au référendum sur le sort du Sud-Soudan, qui devrait avoir lieu en 2011. Elle pourrait aussi avoir un impact sur le mandat d'arrêt qu'a émis la Cour pénale internationale contre le président Omar Béchir, plus tôt ce printemps. Ce dernier est accusé de crimes contre l'humanité. «Si le gouvernement de Khartoum joue bien ses cartes, il peut redevenir l'interlocuteur principal», conclut Mme Hara.

Depuis 2003, le conflit au Darfour oppose le gouvernement central du Soudan et les milices janjawid qu'il soutient à une myriade de groupes rebelles, dont le Mouvement justice et égalité (JEM). À ce jour, le conflit a fait plus de 300 000 morts et 2,7millions de déplacés.

Source La Presse

mardi 26 mai 2009

Georges Frêche: un soutien inconditionnel à la politique coloniale israélienne

Georges Frêche veut implanter l’entreprise israélienne Agrexco à Sète !
de José Luis Moraguès

EN PLEINE CAMPAGNE INTERNATIONALE DE BOYCOTT D’ISRAËL, LE CONSEIL REGIONAL LANGUEDOC-ROUSSILLON PAR LA VOIX DE G. FRÊCHE VEUT IMPLANTER L ENTREPRISE ISRAÉLIENNE AGREXCO A SETE !

G. Frêche : un soutien inconditionnel à la politique coloniale israélienne

Les déclarations racistes de G. FRÊCHE sont connues, le mépris et l’insulte à l’égard des arabes et des musulmans, contre les Harkis qu’il a traité de « sous-hommes », trop de « blacks » dans l’équipe de France, sans compter le mépris des électeurs « J’ai toujours été élu par une majorité de cons » etc. Ce serait une indulgence grave de penser qu’il a simplement « pété un câble » alors que ses positions sont le reflet de sa vision du monde arrogante et raciste. Son implication ancienne dans le soutien à la politique coloniale de l’état d’Israël va bien au delà du clientélisme qui fonde son maintien au pouvoir ; elle est une adhésion au sionisme.

Il est libre de droits et vous pouvez le diffuser et surtout ne vous en privez pas !!

Inaugurant le festival international de danse à Montpellier il a accueilli une troupe israélienne par ces mots « Montpellier est le poste avancé de Tsahal ». Tsahal n’est autre que l’armée israélienne, celle qui s‘illustre chaque jour dans l’occupation de la Palestine et les crimes de guerre ! Chaque année G. Frêche participe en Juin au parc de Grammont (Montpellier) à la dite « journée de Jérusalem » où il clame haut et fort « Jérusalem est une et indivisible et la capitale éternelle d’Israël ». En violation flagrante du droit international et de l’ONU qui désigne Tel Aviv et non Jérusalem comme capitale d’Israël, qui affirme que Jérusalem est sous juridiction internationale et que Jérusalem-Est est palestinienne.

Dans ces mêmes rassemblements composés d’une majorité écrasante de citoyens français de religion juive il s’adresse à eux comme si c’étaient des israéliens ( !) les félicitant de la construction du Mur : « Vous savez qu’ici (il parle de Montpellier !) nous sommes une zone libérée d’Eretz d’Israël depuis trente ans. Alors je voudrais vous dire que nous, pour le mur que vous érigez contre les attentats, à l’époque où tout le monde hurlait, nous avons ici à Montpellier soutenu la faction (sic !)de ce mur parce que, bien sûr, je savais bien que ça faisait pas un plaisir fou aux Israéliens de faire un mur, mais c’était la seule façon d’éviter des dizaines de victimes innocentes semaine après semaine. Ce mur était justifié, tellement justifié qu’il a fait tomber de façon extraordinaire le nombre des attentats meurtriers en Israël. »

Ainsi on ne s’étonnera pas du choix partial et délibéré d’Israël par G. Frêche, mais devons nous obéir à de telles considérations ?

La politique coloniale israélienne est condamnée par l’ONU et les instances internationales

Voir article complet Oumma.com

Colonisation juive en Cisjordanie

Abbas répond à Nétanyahou

Ottawa -- Le président palestinien Mahmoud Abbas a rappelé hier, lors d'une visite à Ottawa, que la feuille de route devant conduire à la fin du conflit israélo-palestinien prévoit l'arrêt de toute forme de colonisation, y compris la croissance naturelle des colonies juives déjà installées en Cisjordanie.

Le président Abbas répondait ainsi au président israélien qui déclarait dimanche qu'il ne créerait pas de nouvelles implantations, mais que son gouvernement allait appuyer l'accroissement des colonies existantes. Par cette déclaration, Benjamin Nétanyahou rejetait la demande expresse du président américain Barack Obama qu'il a rencontré à Washington la semaine dernière. Le président Obama demandait un gel des colonisations.

À Ottawa, où il a tenu un point de presse aux côtés du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, M. Abbas a d'abord refusé de répondre directement à M. Netanyahou. «Nous allons sûrement discuter de tout ça par les voies diplomatiques», a-t-il dit, soulignant qu'il se rendait lui aussi à Washington, plus tard cette semaine, et en parlerait avec le président Obama.

Mais alors que le ministre Cannon évitait de répondre aux questions des journalistes sur la colonisation, M. Abbas s'est repris. «Nous savons que le Canada appuie la feuille de route», a-t-il rappelé, ajoutant que «c'est clair et précis dans la feuille de route, [...] Israël doit arrêter toute forme de colonisation y compris la croissance naturelle».

M. Cannon, pour sa part, n'a même pas voulu prononcer le mot «colonisation». «La position canadienne n'a pas changé à l'égard de ces endroits-là, concernant le déploiement dans d'autres zones. On a toujours considéré qu'il s'agissait là d'un geste qui n'était pas propice à l'avancement de la paix», a soutenu le ministre des Affaires étrangères. Il a été impossible de savoir s'il faisait référence aux colonies existantes, à leur développement ou à d'éventuelles nouvelles colonies.

Source Le Devoir
Comme d'habitude M.Cannon cache son hypocrisie en ne voulant pas condamner la politique d'Israël qui ne respecte pas les résolutions de l'ONU sur la colonisation. C'est a se demandé si nous, canadiens, avons une colonne vertébrale! Quand les Américains toussent on attrape la grippe, et quand Israël bombarde des gens sans armée on condamne le Hamas en le qualifiant de terroriste, plutôt que de résistants. Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver... pour reprendre une chanson de Gilles Vigneault.

Lawrence Cannon rencontre Mahmoud Abbas

Lawrence Cannon a déclaré, dans une entrevue au National Post, que le Canada « n'a jamais appuyé l'expansion de la colonisation. Nous estimons que c'est une mesure illégale et que cela ne contribue certainement pas au processus de paix », a souligné M. Cannon.

Le ministre a ajouté que le Canada a soutenu cette position par des faits en accordant une aide humanitaire à l'Autorité palestinienne de 300 millions de dollars.

M. Abbas a indiqué que la colonisation est « l'un des principaux sujets » qu'il a discutés avec le ministre Cannon.

Lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre, M. Cannon avait dénoncé seulement la colonisation dans d'autres zones et non l'expansion des colonies. Ainsi, les déclarations au National Post ressemblent à une rectification de tir.

Le président Abbas doit rencontrer mardi le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et le chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes, Michael Ignatieff. Il doit aussi inaugurer le nouveau siège diplomatique de l'Autorité palestinienne à Ottawa. M. Abbas a remercié lundi le Canada pour l'aide qu'il a fournie aux Palestiniens.

Il doit se rendre par la suite à Washington pour sa première rencontre avec le président américain Barack Obama.

Source: Radio Canada

Tiens voilà que notre marionnette de ministre salut la cause palestinienne lui qui mangeait dans la main d'Israël il n'y a pas si longtemps.

lundi 25 mai 2009

Gaza: l'armée israélienne réfute toute violation

Guerre à Gaza: l'armée israélienne réfute toute violation des lois internationales
AFP

L'armée israélienne a publié mercredi les résultats d'enquêtes internes rejetant les accusations de violations des lois internationales pendant son opération militaire dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens.

Cinq enquêtes menées par l'armée ont montré que ses forces avaient «opéré en accord avec les lois internationales», selon un communiqué de Tsahal.
Les soldats «ont maintenu un haut niveau professionnel et moral» alors qu'ils faisaient face à un ennemi qui se positionnait délibérément dans des zones civiles, poursuit le communiqué.

L'armée israélienne a été accusée par plusieurs ONG internationales d'avoir violé les lois internationales durant son opération à Gaza (27 décembre-18 janvier).

Le communiqué militaire affirme que «l'ennemi a piégé des maisons à l'aide d'explosifs, ouvert le feu depuis les écoles de ses propres enfants et utilisé sa propre population comme bouclier humain en profitant abusivement de l'engagement légal et éthique des forces israéliennes d'éviter de blesser des civils».

Ces résultats ont été rejetés par une dizaine d'ONG israéliennes, dont B'Tselem et l'Association des droits civiques, qui ont renouvelé leur appel à une enquête indépendante.

«La seule façon d'enquêter sur les violations des droits de l'Homme à Gaza est d'établir un mécanisme d'investigation externe (à l'armée) et non militaire», ont-elles affirmé dans un communiqué.

Selon elles, les éléments collectés montrent que de nombreux civils ont été tués du fait des choix tactiques de l'armée lors des combats.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a chargé l'ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, Richard Goldstone, d'enquêter sur «toutes les violations des droits de l'Homme» présumées durant cette offensive. Israël a indiqué qu'il ne coopérerait pas.

Selon le communiqué de l'armée israélienne, les enquêtes «ont révélé un très petit nombre d'incidents au cours desquels des erreurs de renseignement ou opérationnelles ont eu lieu durant les combats.»

Parlant à la presse, le chef d'état-major adjoint, le général Dan Harel, a notamment cité parmi ces incidents un bombardement contre le quartier de Zeitoun, au sud de Gaza-ville, au cours duquel 21 personnes ont été tuées lorsque les soldats ont tiré par erreur contre une maison alors qu'ils visaient un site de stockage de munitions.

«Ces incidents malheureux sont inévitables et se produisent dans toutes les situations de combat, en particulier du type de ceux que le Hamas a imposés aux forces israéliennes en combattant depuis des zones» civiles, a-t-il ajouté.

Israël est également accusé d'avoir bombardé des zones densément peuplées à l'aide de munitions au phosphore blanc, ce qui pourrait être assimilé à des crimes de guerre, selon l'organisation Human Rights Watch (HRW).

Mais, selon le général Dan Harel, l'emploi de munitions au phosphore blanc s'est fait «en accord avec les lois humanitaires internationales».

Le fait que l'armée ait mené ces enquêtes «prouve que les forces israéliennes sont parmi les armées les plus morales au monde», a de son côté commenté le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, dans un communiqué.

Source la Presse.
À lire : Israël au banc des accusés .

On voit comment la logique démagogique de Monsieur le Général Harel se manifeste. Et dire qu'ils sont l'armée la plus MORALE!!!! Il nous prend pour des imbéciles.
Déclaration du général sioniste Dan Harel lors du conflit à Gaza : « Nous frappons non seulement les terroristes et les lanceurs [de roquettes], mais aussi tout le gouvernement Hamas et ses organisations. » Une porte-parole de l’armée israélienne, la major Avital Leibovich, a reconnu que « tout ce qui est affilié au Hamas est une cible légitime. »

Canada et la torture en Afghanistan

La Cour suprême ne se penchera pas sur le sort des détenus afghans
Fannie Olivier
La Presse Canadienne

Les groupes de défense des droits de l'homme ont encaissé une autre rebuffade, alors que la Cour suprême du Canada a refusé jeudi de se pencher sur le sort des détenus afghans capturés par les troupes canadiennes dans la région de Kandahar et transférés aux autorités locales.

Certains de ces prisonniers se sont plaints d'avoir été torturés une fois enfermés dans les prisons afghanes.

Amnistie internationale et l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique (BCCLU) ont plaidé que la Charte canadienne des droits et libertés - qui interdit de telles pratiques - s'appliquait à eux.

Dans sa dernière décision, la Cour fédérale avait rejeté cet argument, donnant ainsi raison au gouvernement du Canada. La décision des juges avait alors été justifiée par l'argument selon lequel les détenus ne peuvent invoquer la Charte puisqu'ils n'ont aucun lien légal avec le Canada.

La décision jeudi du plus haut tribunal du pays de ne pas entendre la cause représente donc un second revers pour ces groupes. Anne Sainte-Marie, responsable des communications pour la section francophone d'Amnistie internationale Canada, se désole de cette «fin en queue de poisson».

«L'Afghanistan est encore un pays où l'on torture, (...) les conditions de détention de façon générale sont déplorables et la corruption gangrène le système de justice. Donc, l'impunité de geôliers qui pourraient s'en prendre physiquement à des prisonniers est une réalité qui continue de nous préoccuper», a-t-elle souligné.

Le professeur Amir Attaran, de l'Université d'Ottawa, s'est insurgé de cette décision non seulement«honteuse», mais «dégoûtante» de la part de magistrats qui, à son avis, se «bouchent les oreilles» pour ne pas entendre l'affaire.

«Nous sommes le seul pays, de l'Amérique du Nord ou de l'Europe de l'ouest, qui refuse d'accorder aux prisonniers de guerre à l'étranger le bénéfice des droits humains (...). La Cour suprême a pris une décision qui la placera du mauvais côté de l'histoire», a déploré le professeur.

Comme c'est son habitude, le plus haut tribunal du pays n'a pas justifié sa décision.

Dans la foulée d'enquêtes de divers médias et de rapports sur le sort malheureux des prisonniers en Afghanistan, le gouvernement conservateur avait d'abord nié que des prisonniers aient été torturés. Il a ensuite suspendu temporairement, dans le secret, les transferts de détenus aux autorités afghanes, avant d'annoncer en 2007 la signature d'un accord permettant aux Canadiens d'inspecter les prisons pour s'assurer de leur bon fonctionnement.

Une porte-parole des Forces canadiennes, Mélanie Villeneuve, a indiqué par courriel que le «transfert des détenus aux autorités afghanes est déterminé au cas par cas, en accord avec le droit international».

Pour le professeur Attaran, il ne fait cependant aucun doute que la torture est pratiquée à grande échelle au pays.

«La Commission indépendante pour les droits de la personne en Afghanistan a publié l'an dernier un rapport où l'on révélait que la plupart des détenus dans les prisons afghanes avait subi de la torture. Pas certains, pas quelques uns, mais la plupart», a-t-il rappelé.

«Nous sous-traitons la torture. La Cour le sait, mais elle dit qu'elle ne veut pas l'entendre», a-t-il ajouté.

Les organismes de défense des droits de la personne pourront néanmoins se rabattre sur la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire dont les audiences sur le sujet doivent commencer lundi.

Source La Presse

dimanche 24 mai 2009

Affaire Hariri: le Hezbollah et l’Iran mis en accusation


Affaire Hariri : après la Syrie, le Hezbollah et l’Iran mis en accusation
par Thierry Meyssan*

Quatre ans après l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, l’enquête internationale n’a toujours pas abouti et donne lieu à de nouvelles manipulations politiques. Loin de la rigueur qui sied à une procédure judiciaire, un article du Spiegel ouvre un nouvel épisode du feuilleton : puisqu’il a fallu renoncer à accuser la Syrie, faute de preuves, les enquêteurs proches des États-Unis et d’Israël désignent maintenant l’Iran. Ce rebondissement intervient comme un contre-feu, après qu’un journaliste états-unien s’exprimant sur Russia Today, ait accusé Dick Cheney d’avoir commandité le crime.

Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, les investigations du Tribunal spécial pour la Liban se dirigent désormais vers une mise en cause du Hezbollah dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. La nouvelle a immédiatement été reprise par les agences de presse occidentales tandis que le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, a demandé le lancement d’un mandat d’arrêt international ou l’interpellation par la force du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Cette agitation intervient alors que, sur la chaîne de télévision publique Russia Today, le journaliste états-unien Wayne Madsen avait affirmé, deux semaines plutôt, que l’assassinat de Rafic Hariri avait été commandité par le vice-président des États-Unis de l’époque, Dick Cheney ; une nouvelle qui avait été ignorée par les agences de presse occidentales et le gouvernement israélien, mais qui avait semé le trouble au Proche-Orient dans son ensemble et au Liban en particulier.

Ces deux accusations ne sont pas seulement contradictoires entre elles, elles contredisent aussi les données de l’enquête officielle selon lesquelles treize terroristes islamistes sunnites, actuellement incarcérés au Liban, ont avoué leur participation à l’attentat.

Survenant en pleine campagne électorale, ces imputations n’auront pas le temps d’être sereinement débattues avant le scrutin du 7 juin.

Le positionnement du Spiegel

L’article qui a mis le feu aux poudres en Occident sera publié dans la prochaine livraison du Spiegel. Cependant, il est déjà disponible sur le site internet du magazine, mais en version anglaise. Ce choix éditorial montre que, bien que publié à Hambourg, l’article est moins destiné aux lecteurs allemands qu’à l’opinion publique internationale, voire aux Libanais.

L’auteur de l’article, Erich Follath, est un journaliste réputé qui écrit depuis trente ans sur les sujets de politique internationale les plus divers. Il s’est fait connaître, en 1985, en publiant un livre documenté de l’intérieur sur les services secrets israéliens, L’Œil de David ( 1 ). Il est ajourd’hui membre de l’Atlantische Initiative, un groupe de pression en faveur de l’OTAN. Il ne cache pas son antipathie pour le Hezbollah, qu’il ne considère pas comme un mouvement de résistance, mais comme un « État dans l’État » et qu’il rend responsable des attentats survenus en 2002 et 2004 en Amérique latine ( 2 ).

Le Spiegel est un hebdomadaire créé en 1947, après la chute du IIIe Reich, par l’autorité d’occupation anglaise. Celle-ci en confia la direction au journaliste Rudolf Augstein. À la mort de celui-ci, en 2002, le capital a été réorganisé. Le journal appartient désormais pour un quart à la famille Augstein, pour moitié aux rédacteurs, et pour le quart restant au groupe Bertelsmann. Ce dernier est étroitement lié à l’OTAN pour le compte de laquelle il organise à Munich la conférence annuelle sur la sécurité ( 3 ).

Tout au long de son histoire, le Spiegel s’est distingué par une série de scoops qui ont profondément influé sur la vie politique allemande en détruisant bien des carrières. Généralement très bien informés, ses articles servaient toujours les intérêts anglo-américains. À droite, Franz Josef Strauß l’appelait « la Gestapo d’aujourd’hui », tandis qu’à gauche, le chancelier Willy Brandt le qualifia de « feuille de merde ».

En 2002, c’est le Spiegel qui avait été chargé de démontrer la fausseté de mon enquête sur le 11-Septembre. L’hebdomadaire avait envoyé pendant six mois une équipe contre-enquêter aux États-Unis. Elle était rentrée bredouille, les autorités US persistant à interdire aux journalistes l’accès aux sites des attentats et tout contact avec les fonctionnaires concernés. Le magazine n’en avait pas moins publié un dossier spécial pour exprimer son opposition idéologique à mes conclusions, faute de pouvoir leur opposer des contre-arguments ( * ).

Plus récemment, en 2008, la direction du journal a censuré un reportage de l’un de ses plus célèbres photographes, Pavel Kassim. Il avait eu le tort de prendre des clichés des crimes et des destructions commises par l’armée géorgienne, encadrée par des officiers israéliens, en Ossétie du Sud. Le Spiegel entendait expliquer à ses lecteurs la vulgate atlantiste selon laquelle les Géorgiens étaient d’innocentes victimes de l’Ours russe.

Les révélations du Spiegel

Ceci étant posé, que nous apprend l’article d’Erich Follah ? Selon le journaliste, le Tribunal spécial pour le Liban dispose depuis un mois d’informations nouvelles mais se retient de les divulguer pour ne pas politiser l’affaire en interférant dans la campagne électorale législative libanaise. Toutefois, un ou des membres de ce tribunal lui ont donné accès à des documents internes couverts par le secret de l’instruction. Et le journaliste d’ajouter que, a contrario, la publication de son article sera dommageable pour le Hezbollah et lui fera peut-être perdre les élections.

Si le Spiegel a légitiment choisi son camp, il est déplorable que cela lui fasse rendre compte de l’enquête du Tribunal spécial sans le moindre esprit critique. La fuite organisée de l’intérieur du Tribunal pose, quant à elle, une grave question sur l’impartialité de cette juridiction.

On se souvient que, au moyen de logiciels sophistiqués, les enquêteurs libanais, assistés par la Commission d’enquête de l’ONU, avaient passé au peigne fin les 94 millions de communications téléphoniques ayant eu lieu dans la période de l’attentat à Beyrouth. Ils avaient constaté que plusieurs numéros prépayés avaient été activés ce jour-là, qu’ils avaient émis des appels les uns vers les autres sur le parcours du convoi du président Hariri, puis n’avaient plus été utilisés, sauf pour quelques appels « sortants » ( 4 ). Juste après avoir commis leur crime, les conspirateurs avaient tenté de joindre directement ou indirectement quatre généraux libanais, qualifiés en langage médiatique occidental de « pro-Syriens ». Sur la base de cette présomption, le chef de la Commission de l’ONU, Detlev Mehlis, avait fait arrêter les quatre généraux le 30 août 2005 et mis en cause la Syrie. Mais ces appels sortants ne prouvant rien du tout, sinon que les conspirateurs souhaitaient désigner aux enquêteurs ces quatre généraux, les suspects ont été libérés par le Tribunal après trois ans et demi de détention préventive ( 5 ). La Commission des Droits de l’homme de l’ONU avait qualifié cette incarcération demandée par les enquêteurs de l’ONU « d’arbitraire » ( 6 ).

Le Tribunal aurait découvert qu’un autre appel sortant a été donné depuis un des téléphones mobiles des conspirateurs. Il conduit vers une jeune femme qui s’avère être la compagne d’Abd al-Majid Ghamlush, un résistant du réseau du Hezbollah, ayant reçu une formation militaire en Iran. Au sein de la Résistance, cet individu serait placé sous les ordres d’Hajj Salim, lequel dirigerait une cellule obéissant aux seuls ordres d’Hassan Nasrallah. Salim serait donc le cerveau du complot et le secrétaire général du Hezbollah en serait le commanditaire.

Le problème est que, si cette méthode d’investigation a été jugée erronée dans le cas des quatre généraux, on ne voit pas pourquoi elle serait soudain devenue correcte pour mettre en cause le Hezbollah. Peu importe : puisque la piste syrienne est morte, voici venir la piste iranienne. Erich Follath précise en effet que si le Hezbollah n’avait pas de mobile clair pour tuer le président Hariri, ses soutiens en Iran pouvaient en avoir. Bref, veuillez cocher la case suivante dans la liste « Axe du Mal ».

Un Tribunal tout aussi spécial que la Commission

La Commission d’enquête de l’ONU avait sombré dans le ridicule avec la Justice-spectacle de son premier président, l’Allemand Detlev Mehlis, dont même le Spiegel pense le plus grand mal ( 7 ) . Elle s’était fourvoyée en recourant à de faux témoins bientôt démasqués. Elle avait progressivement retrouvé en crédibilité avec le Belge Serge Brammertz, puis avec le Canadien Daniel Bellemare. Ce dernier ayant été nommé président du Tribunal spécial, l’on pouvait espérer que cette juridiction ferait preuve du sérieux qui avait manqué à la Commission à ses débuts.

Seulement voilà, le Tribunal dispose de ses propres enquêteurs et ceux-ci ont été choisis sur recommandation de Detlev Mehlis. M. Mehlis est un ancien procureur qui a fait sa carrière en Allemagne de l’Ouest à l’ombre de la CIA avant de travailler à Washington pour le WINEP, un think tank satellite de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) (**). M. Mehlis, de nationalité allemande, mais éligible à la nationalité israélienne, s’entoura à Beyrouth d’une équipe majoritairement composée d’Allemands et d’Israéliens. Le nouveau chef des enquêteurs est l’Australien Nick Khaldas. En réalité un Égyptien naturalisé australien, également éligible à la nationalité israélienne ( 8 ) . Ainsi, le même groupe de pression reste aux manettes, il emploie les mêmes méthodes, et poursuit les mêmes objectifs bien éloignés de la recherche de la vérité : mettre en accusation ceux qui s’opposent aux États-Unis et à Israël au Proche-Orient.

Au demeurant, le problème ne se limite pas aux élucubrations de M. Mehlis et de ses amis, il concerne le Tribunal spécial, ses fuites organisées dans la presse et son absence de volonté de poursuivre les pistes dont il dispose.

Durant les trois années où Detlev Mehlis et ses relais dans la presse atlantiste ont crié haro sur la Syrie et ont dénigré les juges Brammertz et Bellemare (<-photo) , ils ont produit un témoin miracle venu corroborer les soupçons, Mohammed Al-Siddiq. Ce personnage trouble s’est finalement rétracté après que l’on ait mis en évidence des invraisemblances dans ses propos. Il a trouvé refuge en France et devait être entendu par le Tribunal afin de comprendre qui avait voulu manipuler la Justice. Or, ce témoin avait disparu au nez et à la barbe des policiers français ( 9 ). Ayant imprudemment noué contact avec sa famille, les services secrets syriens retrouvèrent sa trace aux Émirats arabes unis, où il fut arrêté en possession d’un faux passeport tchèque. Interrogé aux Émirats par l’équipe de Daniel Bellemare, il décrivit sur procès-verbal comment il avait été recruté, payé et protégé par quatre personnalités dont le ministre pro-US Marwan Hamade et l’oncle pro-US du président syrien, Rifaat el-Assad.

Affolé de cette découverte, le Tribunal a décidé de renoncer à citer à comparaître l’ex-témoin-clé. Son audition conduirait automatiquement à la mise en examen de ses commanditaires et tournerait les regards vers… Washington et Tel-Aviv.

Quoi qu’il en soit, les enquêteurs de l’ONU et le Tribunal spécial se grandiraient en examinant la piste Cheney avec l’acharnement dont ils ont fait preuve pour la piste syrienne et qu’ils retrouvent pour la piste iranienne.

Source: Voltaire.net


* Reconnaissons au Spiegel l’honnêteté d’avoir au moins essayé de contre-enquêter, ce qu’aucun autre grand médias n’a tenté de faire. Observons au passage que certains auteurs m’ont reproché de ne pas avoir fait ce qu’ils n’ont pas fait et que le Spiegel a constaté qu’il était impossible de faire : investiguer sur les lieux des attentats dont l’accès est interdit aux médias au nom du Secret-Défense.

**L’AIPAC se définit comme le lobby ro-israélien aux USA. Voir Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, par John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, La découverte éd. (2009), 500 pp.
Voir autre article sur Planete non-violence

Guantánamo, Barack Obama versus Dick Cheney

Duel à Washington
de Richard Hétu

NEW YORK) Le président Barack Obama a manifesté hier dans un grand discours sa détermination à fermer le camp de Guantánamo, et a défendu l'idée de transférer certains détenus dans des prisons américaines, malgré la vive controverse que suscite cette perspective. Presque au même moment, l'ancien vice-président Dick Cheney a laissé entendre devant un auditoire conservateur que M. Obama compromettait la sécurité des Américains.

Comme dans un western, le duel entre les deux hommes a captivé Washington. Face à des visions diamétralement opposées de la sécurité nationale, les parlementaires et le public américains doivent maintenant choisir un vainqueur.

Obama «Guantánamo a aidé Al-Qaeda»

Pas question de faire marche arrière. La prison de Guantánamo sera fermée d'ici au 20 janvier 2010. Et plusieurs de ses détenus seront transférés vers les États-Unis, n'en déplaise aux critiques de cette politique.

«Au lieu de servir d'outil pour contrer le terrorisme, Guantánamo est devenue un symbole qui a aidé Al-Qaeda à recruter des terroristes», a déclaré Barack Obama, hier matin, lors d'un discours majeur sur la sécurité nationale. «Le coût que nous aurions à payer en maintenant Guantánamo ouvert dépasserait de loin les complications que pose sa fermeture. Nous sommes en train de nettoyer ce qui est tout simplement un gâchis», a-t-il ajouté.

Répondant à ses critiques de droite et de gauche, le président démocrate a également défendu avec vigueur sa décision de renoncer aux techniques d'interrogatoire «accrues» approuvées sous l'administration Bush pour faire parler les suspects de terrorisme, ainsi que celle de rétablir, dans un nouveau cadre judiciaire, les tribunaux militaires d'exception mis en place par son prédécesseur républicain.

«Je crois de tout mon être que nous ne pouvons pas assurer, à long terme, la sécurité de ce pays, à moins de faire appel au pouvoir de nos valeurs les plus fondamentales», a-t-il dit dans son discours prononcé aux Archives nationales à Washington.

M. Obamab a livré ce discours au lendemain d'un vote du Sénat lui refusant les fonds pour la fermeture de Guantánamo et le transfert des détenus tant qu'il n'aura pas soumis de plan détaillé à ce sujet.

Le président n'a pas présenté de tel plan, choisissant plutôt de défendre les principes qui guident ses décisions en matière de sécurité nationale. Ce faisant, il a renvoyé dos à dos ses critiques de droite et de gauche, précisant que «les Américains ne sont pas des absolutistes».

Le chef de la Maison-Blanche a accusé les critiques de la fermeture de Guantánamo d'entretenir une «peur irrationnelle» concernant le transfert de certains suspects de terrorisme vers des prisons de haute sécurité aux États-Unis.

«Gardez ceci à l'esprit: personne ne s'est jamais échappé de l'une de nos prisons fédérales dites «supermax», dans lesquelles sont enfermés des centaines de terroristes», a-t-il dit.

Le président a en outre promis de ne jamais libérer «des gens qui représentent un danger pour les Américains». Il n'a ainsi pas écarté la possibilité que certains détenus ne pouvant être jugés mais continuant à être dangereux puissent être placés en détention préventive.

«Je serai franc: c'est la question la plus difficile à laquelle nous ferons face», a-t-il dit.


Cheney «Il n'y a pas de demi-mesures»

Cachant mal sa colère et son amertume derrière un ton sarcastique, Dick Cheney a présenté hier à Washington un véritable réquisitoire contre Barack Obama et ses politiques antiterroristes.

«L'administration a découvert qu'il est facile de se faire applaudir en Europe grâce à la fermeture de Guantánamo. Mais il est difficile de trouver une solution de rechange qui serve les intérêts de la justice et de la sécurité nationale de l'Amérique», a-t-il déclaré lors d'un discours devant l'American Entreprise Institute, un laboratoire d'idées néo-conservatrices.

L'ancien vice-président des États-Unis a pris la parole dès la fin du discours du président démocrate. Son allocution sur la sécurité nationale avait été annoncée la semaine dernière. Il ne faut sans doute pas voir comme une coïncidence la décision du chef de la Maison-Blanche d'aborder le même sujet, le même jour.

Le réquisitoire de Dick Cheney ne comportait aucune expression de regret pour les décisions controversées de l'administration Bush ni de sympathie pour la complexité des défis dont le nouveau président a hérité.

Comme elle l'a fait sur de nombreuses tribunes au cours des dernières semaines, l'ancienne éminence grise de George W. Bush a accusé le président Obama de mettre en danger la sécurité de son pays, notamment par ses décisions de fermer la prison de Guantánamo et de tourner le dos aux méthodes d'interrogatoire «accrues» approuvées sous l'administration républicaine pour faire parler les suspects de terrorisme.

Selon Dick Cheney, le débat autour de ces techniques assimilées à la torture ne peut que réjouir les ennemis des États-Unis.

«Quand ils voient le gouvernement forcé de se défendre sur la question des interrogatoires, les terroristes voient se réaliser leur souhait, à savoir la disparition de notre unité, l'ébranlement de note détermination et la distraction de nos dirigeants. Bref, ils voient la faiblesse comme une occasion», a-t-il déclaré, tout en dénonçant l'«indignation feinte» et le «moralisme bidon» des critiques des méthodes d'interrogatoire.

«Dans le combat contre le terrorisme, il n'y a pas de demi-mesures», a-t-il ajouté. Un constat qui, selon lui, s'applique au dossier de Guantánamo.

«Je pense qu'à la réflexion, le président va se rendre compte que transférer les pires terroristes au coeur des États-Unis sera source de grand danger, et qu'il le regrettera dans les prochaines années», a-t-il dit.

L'ancien vice-président a fait allusion aux attentats terroristes du 11 septembre 2001 à 25 reprises, lors de son discours, se félicitant notamment du fait que les États-Unis n'aient pas été frappés de nouveau depuis cette date.


Source La Presse

samedi 23 mai 2009

Québécois refusé dans la bande de Gaza

Montréal, le 22 mai - Une délégation de 17 Québécois-es, composée de membres de Québec solidaire, de syndicalistes, de membres d'ONG et de membres d'organisations préoccupées par la situation au Proche-Orient ont tenté sans succès de se rendre à Gaza le jeudi 21 mai dernier. Le but de cette visite était de contribuer à faire lever le siège qui pèse toujours sur Gaza et d'exprimer sa soldarité avec le peuple palestinien.

«Nous sommes très déçus par le refus israélien de nous laisser entrer à Gaza» a dit l'une des membres de la délégation, la militante bien connue Lorraine Guay. «Nous sommes ici pour promouvoir la paix. Pourquoi on ne nous laisse pas entrer ? Je ne comprends pas.... Je n'avais pas l'impression que nous avions à faire à des gardiens frontaliers qui nous disaient que nous ne pouvions pas rentrer, mais à des gardiens de prison qui nous disaient «L'entrée à la prison de Gaza est interdite !» Je pourrais comprendre une telle interdiction si Gaza était une prison... Peut-être bien que Gaza est en réalité une énorme prison...»

Malgré cette tentative infructueuse, la délégation s'est rendue à Bil'in vendredi le 22 mai pour participer à une protestation non-violente hebdomadaire contre l'occupation de la Palestine et la construction illégale de colonies. Bil'in est un parfait exemple de la souffrance du peuple palestinien.

Les membres de la délégation, dont certains visitaient les territoires palestiniens pour la deuxième fois, ont été horrifiés de découvrir ou de redécouvrir cette terre inondée de colonies, de tours, de barbelés et de système de sécurité à la fine pointe de la technologie.

Les délégués-es sont attendus au pays le samedi 23 mai.

Source Québec Solidaire

Kurdistan militaire et enfants

Au Kurdistan, même les murs de l’école ne protègent pas les enfants des militaires.
Amed (Diyarbakir), un sergent en fonction interrompt un cours en vue de punir l’enfant avec qui son fils s’est chahuté. Le sergent a effectivement exigé de l’enfant, M.B, qu’il sorte de son cours pour lui attribuer des coups dans le corridor. Les cris de l’enfant étant percutant, élèves et maîtres d’écoles sont sortis de leurs salles et ont été les témoins de la scène.



Source: Bersiv

George Galloway la vérité qui derange

Entrevue de George Galloway sur la question de Hezbollah et la question libanaise.
Un peu d'histoire.


la vérité qui derange
envoyé par hass76.

L'histoire se poursuit......!

Torture sexuelle utilisée par l'armée US en Irak

Selon le rapport du Comité Des Forces Armées au Sénat récemment publié portant sur l'utilisation de "techniques d'interrogatoires cruelles" ( euphémisme pour torture ndlt) la "mise à nu a été autorisée par le secrétaire à la défense (Rumsfeld) pour utilisation à GTMO (Guantanamo) le 2 Décembre 2002". Il rapporte aussi que l'utilisation prolongée de la nudité a prouvé être si efficace qu'en Janvier 2003, elle a été approuvée pour utilisation en Afghanistan et , fin 2003, a été adoptée pour utilisation en Irak.

La meilleure source d'information sur l'utilisation de la torture sexuelle à Abu Ghraib reste le rapport Taguba. Dans le sommaire du rapport, la liste d'actes "sadiques, d'abus criminels flagrants et gratuits" identifiés comme ayant été utilisés dans la prison :

-forcer les détenus à enlever leurs vêtements et les laisser nus pendant plusieurs jours de suite;

-enregistrer sur vidéo et photographier des détenus mâles et femelles;

-forcer des détenus mâles nus à porter des sous vêtements féminins;

-forcer des groupes de détenus mâles nus à se masturber tandis qu'on les photographiait et on les enregistrait sur vidéo;

-empiler des détenus mâles nus les uns sur les autres et puis sauter dessus;

-positionner un détenu mâle nu sur une boite de MRE ( meals ready to eat - repas tout prêt) avec un sac de sable sur la tête, et attacher des fils électriques à ses doigts, doigts de pied, et pénis et simuler la torture électrique;

-placer une chaîne pour chien ou un collier autour du cou d'un détenu nu et faire poser une soldate à ses côtés pour la photo;

-sodomiser un détenu avec une lampe électrique et peut être un manche à balais.

Pourquoi cette partie du rapport Taguba n'est pas apparu dans le rapport du Sénat ? Son absence est révélatrice de la façon don les rapports officiels sont aseptisés et comment on écrit l'histoire de l'intérieur ( voir "Terrorisme Sexuel : le côté sadique de la guerre contre le terrorisme de Bush" Counterpunch 13 Mai 2008).

Source: Planete non-violence

vendredi 22 mai 2009

Le féminisme et la Laïcité...

Voici un extrait d'un texte parue sur le site Le Ragondin Furieux très intéressant.

« Si je fait partager cette lettre ouverte chargée de colère de ces féministes Algériennes et Iraniennes, c'est que l'on y trouve des accents forts pour la défense d'une vraie laïcité à laquelle je suis profondement attaché.....
Lettre ouverte à nos amies féministes
À lire ici->

Le conseiller de Benyamin Nétanyahou, Uzi Arad,sort de l'ombre

Selon le Washington Times, Uzi Arad,le conseiller pour la sécurité nationale de Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, serait depuis deux ans personna non grata aux Etats-Unis.

La disgrâce américaine de cet ancien du Mossad devenu un analyste en politique étrangère réputé en Israël, serait liée à l’affaire Franklin, du nom d’un ancien expert du Pentagone jugé en 2006 pour avoir transmis des informations confidentielles sur l’Iran à deux membres de l’American Israel Public Affairs Committe (Aipac, le principal groupe de pression pro-israélien américain.) Selon l’article du quotidien, les autorités israéliennes auraient bon espoir de voir la sentence rapidement levée.

Après son départ du Mossad au terme d’une carrière d’un quart de siècle manifestement brillante, en 1997, Uzi Arad était devenu une première fois conseiller diplomatique de Benyamin Nétanyahou avant d’occuper les premiers rôles dans différents think-tanks israéliens spécialisés dans les questions de sécurité, dont le Interdisciplinary Center Herzliya.

Source: Le Monde
Article intéressant sur le site de Planète non violence

Obama-Cheney sur l'avenir de Guantánamo

Duel Obama-Cheney sur l'avenir de Guantánamo
Marco Bélair-Cirino

- Obama s'engage à «nettoyer ce gâchis» - Cheney félicite les auteurs des interrogatoires musclés
Dans un discours sur la sécurité nationale prononcé hier aux Archives nationales, à Washington, le président Barack Obama a confirmé sa détermination à fermer le camp de détention de Guantánamo d'ici janvier 2010. Une entreprise que s'est évertué à ridiculiser l'ancien vice-président Dick Cheney, qui a pris la parole devant un groupe de réflexion conservateur de la capitale américaine.

«Le coût que nous aurions à payer en maintenant [le camp de détention de Guantánamo, où 240 prisonniers sont toujours détenus] ouvert dépasserait de loin les ennuis que pose sa fermeture», a déclaré Barack Obama. «Nous sommes en train de nettoyer ce gâchis [hérité du président George W. Bush]».

Transformée en zone de détention pour terroristes, la base militaire de Guantánamo a «écorché l'autorité morale des États-Unis, qui est la plus forte monnaie d'échange de l'Amérique dans le monde».

Devant un parterre de juges, d'avocats, de diplomates, de représentants de groupes de défense des libertés civiles et d'hommes politiques, le président américain a par ailleurs souligné que l'existence de cette prison à elle seule compromettait la sécurité nationale des États-Unis en servant de lieu de recrutement pour le réseau al-Qaïda. Son existence «a probablement créé plus de terroristes dans le monde qu'il n'en a jamais détenu», a-t-il dit, se livrant à une vigoureuse dénonciation des politiques de son prédécesseur, Georges W. Bush, qui trop souvent «a accommodé les faits et les preuves pour les harmoniser avec des prédispositions idéologiques».

Le président Obama s'efforce de concilier la sécurité nationale des États-Unis et la défense des libertés. «Je suis convaincu, dans chaque fibre de mon être, que nous ne pouvons protéger ce pays si nous ne joignons pas la puissance de nos valeurs les plus fondamentales», a-t-il dit.

Barack Obama aussi fait savoir que son administration était en train d'étudier les cas des 240 détenus «pour déterminer le traitement approprié à chacun d'eux».

«Nous n'allons relâcher personne à l'intérieur des États-Unis qui pourrait mettre en danger les Américains», a-t-il assuré.

Le président américain a défendu l'idée de recourir aux prisons de sécurité maximale situées sur le territoire américain et d'y transférer les détenus les plus dangereux du camp de Guantánamo. «Gardez ceci à l'esprit: personne ne s'est jamais échappé de l'une de nos prisons fédérales "Supermax", dans lesquelles sont enfermés des centaines de terroristes», a-t-il affirmé.

Et Barack Obama a évoqué la possibilité de maintenir indéfiniment en détention les personnes suspectées de terrorisme qui ne seraient ni libérées, ni jugées, ni transférées à l'étranger et qui continueraient à représenter une menace. Une idée qui risque fort d'indigner les groupes de défense des libertés. «Je veux être honnête: c'est la question la plus difficile que nous avons à régler», a-t-il indiqué. «[Mais] mon gouvernement travaillera avec le Congrès pour trouver un statut juridique adapté [et] cohérent avec nos valeurs et notre Constitution.»

Barack Obama avait choisi le lieu symbolique des Archives nationales, où sont notamment conservées la Déclaration d'indépendance et la Constitution des États-Unis, pour défendre sa politique en matière de sécurité nationale.

Néanmoins, le président des États-Unis s'oppose à la mise sur pied d'une commission indépendante sur les méthodes antiterroristes controversées des huit années W. Bush. Il dit comprendre que «certains Américains sont en colère quand ils pensent aux agissements des huit dernières années». «Je pense que nos institutions démocratiques sont assez fortes pour rendre des comptes. Le Congrès peut examiner les violations de nos valeurs, et mène actuellement des enquêtes sur des questions telles que les techniques d'interrogatoire avancées.»

Dick Cheney égratigne

À quelques coins de rue des Archives nationales, l'ancien vice-président Dick Cheney a critiqué avec force la fermeture annoncée de la prison de Guantánamo, faisant savoir que cette décision avait été prise par l'administration Obama «sans grande concertation ni planification». Vantant le bilan en matière de sécurité nationale de George W. Bush, Dick Cheney a souligné que son équipe avait empêché que les attentats du 11 septembre 2001 ne soient «le prélude à quelque chose de pire».

«Les officiers qui ont questionné les terroristes peuvent être fiers de leur travail et des résultats qu'ils ont obtenus, parce qu'ils ont empêché la mort violente de milliers, sans doute de centaines de milliers de personnes innocentes», a déclaré l'ancien vice-président.

Rejetant du revers de la main «l'indignation feinte et le discours moralisateur hypocrite» sur les techniques «musclées» de la CIA et de l'armée américaine pendant les interrogatoires de certains présumés terroristes, Dick Cheney a assuré que la simulation de noyade n'avait, par exemple, été utilisée que sur «trois terroristes» et a jugé qu'en temps de guerre, il n'y avait pas de place pour le compromis. La simulation de noyade a en effet été employée sur trois détenus, mais à plus de 260 reprises, selon CBS.

«Je pense qu'après réflexion, le président [Barack Obama] conclura que faire venir les pires des terroristes à l'intérieur des États-Unis causerait un grand danger», a dit l'ancien vice-président Dick Cheney.

Pour leur part, les leaders du Congrès américain attendaient toujours un plan pour la fermeture de la prison de Guantánamo.

Mercredi, le Sénat a infligé un sérieux revers à la Maison-Blanche en rejetant par un vote de 90 voix contre 6 la demande de financement de 80 millions de dollars réclamé par les ministères de la Justice et de la Défense pour le transfert des 240 détenus de la base américaine à Cuba. Plusieurs sénateurs avaient exprimé leurs réticences à voir d'anciens détenus de Guantánamo être jugés ou incarcérés sur le sol américain.

La majorité des élus démocrates voient d'un bon oeil la fermeture de Guantánamo, mais exigent un plan d'action avant de débloquer les fonds nécessaires.

«Les inquiétudes du sénateur Harry Reid [chef de la majorité démocrate] concernaient des terroristes qui viendraient dans nos villes», a indiqué hier un conseiller de M. Reid, Jim Manley. «Nous avons simplement eu une vision globale de la part du président [et] nous attendons tous les détails du plan et nous sommes prêts à travailler avec le président pour une solution responsable», a-t-il ajouté.

De leur côté, les républicains restaient farouchement opposés hier à la fermeture du site. «Cela pourrait vous coûter quelques points de popularité en Europe, mais comme vous l'avez dit, Monsieur le Président, dans votre discours aujourd'hui, imaginer une solution pour le sort de ces gens est plutôt compliqué, et il est mieux de le faire en temps voulu sans un délai arbitraire de fermeture», a déclaré à la presse le chef de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell.

Source Le Devoir