mardi 30 juin 2009

Honduras : Manuel Zelaya poursuivi

Manuel Zelaya poursuivi au Honduras, acclamé à l'ONU
de Ana Fernandez
Tegucigalpa

Le Honduras a lancé mardi un mandat d'arrêt contre le président déchu Manuel Zelaya, au moment même où ce dernier recevait un soutien international unanime à la tribune des Nations unies.

M. Zelaya, renversé dans un coup d'Etat dimanche, sera arrêté «immédiatement» s'il revient au pays, où il est notamment poursuivi pour dix-huit crimes dont «haute trahison», «corruption» et «usurpation de fonctions», a déclaré le procureur général, Luis Alberto Rubi.

Au pouvoir depuis 2006, le président hondurien a été destitué pour avoir tenté d'organiser une consultation populaire ouvrant la voie à une possible réélection, un scrutin jugé illégal par la Cour suprême.

Depuis son exil, il a annoncé son intention de revenir jeudi achever son mandat au Honduras, avec une délégation de l'Organisation des Etats Américains (OEA) accompagnée par la présidente argentine Cristina Kirchner.

A New York, l'assemblée générale de l'ONU a réitéré, en sa présence, dans une résolution adoptée par acclamation, sa condamnation du «coup d'Etat dans la République du Honduras» et exigé son retour au pouvoir.M. Zelaya a souligné qu'il refuserait d'assumer un second mandat dans son pays si on le lui demandait. «Je vais assumer mon mandat jusqu'au 27 janvier» 2010, a déclaré le dirigeant, élu pour un seul mandat de quatre ans.

Attendu mercredi à Washington, il devrait «probablement» rencontrer des responsables du département d'Etat américain, mais aucun entretien avec le président Barack Obama n'est prévu, a indiqué la Maison Blanche.Les Etats-Unis ont toujours des installations militaires au Honduras, un pays pauvre de 7,5 millions d'habitants, utilisé comme base contre la guérilla en Amérique centrale dans les années 80.

Cependant à Tegucigalpa, des milliers de manifestants anti-Zelaya exprimaient leur soutien au nouveau gouvernement, tandis qu'une contre-manifestation de ses fidèles, «plus de 10 000» selon un de leurs représentants, se dirigeait vers le centre de la capitale.

Des enseignants et des ouvriers tiennent un rallye pro-Zelaya dans le centre-ville de Tegucigalpa..

Désigné par intérim à la tête de l'Etat, l'ex-président du Congrès, Roberto Micheletti, a remercié «les Honduriens courageux» qui défendent «la démocratie, la paix et la tranquillité dans ce pays», dans un discours sur la place centrale de la ville. «Ce n'est pas un coup d'Etat», et «Zelaya, ne reviens pas», ont crié ses partisans.


La veille, des affrontements entre partisans du président évincé et l'armée avaient fait des blessés devant le palais présidentiel, 18 chez les militaires, selon l'armée, et 276 parmi les manifestants, selon leurs organisations.

M. Micheletti, qui bénéficie du soutien de la majorité de la classe politique et des médias, des chefs d'entreprise et d'une partie de la population, a répété qu'il n'y avait «pas eu de coup d'Etat». Dans un entretien à la radio colombienne Caracol, il a aussi confirmé le mandat d'arrêt contre le président déchu. «Les tribunaux de mon pays ont ordonné son arrestation car il a violé les lois», a-t-il dit.

Le net virage à gauche de M. Zelaya après son élection comme candidat de droite a hérissé une frange de la société hondurienne conservatrice. Avant la résolution de l'ONU, en sa faveur, M. Zelaya avait d'ailleurs déjà obtenu un appui sans faille de ses alliés «gauchistes» de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Venezuela, Cuba, Nicaragua, Bolivie ou encore Equateur), qui ont rappelé leurs ambassadeurs.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a aussi jugé mardi «urgent et nécessaire» pour les pays de l'UE de rappeler en consultations leurs ambassadeurs au Honduras.

Source La Presse



Putsch au Honduras
envoyé par nocommenttv - L'info internationale vidéo.

À voir ce vidéo, Coup d'état contre Chavez, tres intéressant dans le contexte actuel: The Revolution will be not televised - Coup d'Etat contre Hugo C...

lundi 29 juin 2009

Honduras: Soutien au président Manuel Zelaya

Manuel Zelaya obtient un soutien international
de Ana Fernandez

De violents heurts ont éclaté lundi dans la capitale du Honduras, faisant plusieurs blessés au lendemain du coup d'Etat militaire contre le président Manuel Zelaya qui, en exil, a obtenu un soutien très ferme des Etats-Unis et de toute l'Amérique latine.

Les affrontements ont opposé les partisans du chef d'Etat déchu, expulsé manu militari du pays dimanche, à des soldats qui gardaient l'accès au palais présidentiel à Tegucigalpa.Les soldats ont tenté de déloger des barricades édifiées devant le bâtiment, en tirant des tirs lacrymogène sur des centaines de manifestants qui ont riposté par des jets de pierre.

«Il y a des troubles. La police est en train de le réprimer. On entend des coups de feux (...). Il y a des blessés partout: des civils, des militaires, des policiers», a rapporté le photographe de l'AFP.Des dizaines de jeunes au visage masqué, armés de barre de fer et de bâton, s'étaient réunis dès l'aube pour exiger le retour au pouvoir de M. Zelaya. Plusieurs commerces ont aussi été saccagés.

Les autorités ont réduit au silence les télévisions et radios publiques, favorables au gouvernement déchu tout comme la chaîne américaine CNN, depuis qu'elle a mis en doute la version officielle sur le retrait volontaire du président élu.

M. Zelaya, un dirigeant de gauche au pouvoir depuis 2006, avait été destitué pour avoir tenté d'organiser une consultation populaire ouvrant la voie à une possible réélection, un scrutin jugé illégal par la Cour suprême.

Désigné par intérim à la tête du pays de 7,5 millions d'habitants jusqu'à la prise de fonction du prochain chef d'Etat en janvier 2011, le président du Congrès, Roberto Micheletti a commencé à former son gouvernement, après avoir décrété 48 heures de couvre feu.

Le concert de protestations de la communauté internationale contre le putsch des militaires honduriens n'avait pas dégonflé lundi.Le président américain Barack Obama a affirmé que l'éviction de M. Zelaya n'était «pas légale», dénonçant «un précédent grave». «Le président Zelaya a été démocratiquement élu. Il n'a pas fini son mandat», a-t-il lancé.Les Etats-Unis possèdent toujours des installations militaires dans ce pays, utilisé comme base anti-guérilla en Amérique centrale dans les années 80.

Lors d'un sommet spécial au Nicaragua, les dirigeants de la gauche radicale latino-américaine ont apporté un soutien encore plus marqué à Zelaya, venu leur rendre visite dans ce pays voisin du Honduras. «Face au gouvernement dictatorial qui prétend s'imposer, les pays de l'Alba ont décidé de retirer leurs ambassadeurs et de réduire à sa plus simple expression leur représentation diplomatique à Tegucigalpa», précise l'Alliance bolivarienne pour les Amériques dans une motion.

Fondée par le Venezuela et Cuba, l'Alba, rejointe par le Honduras, réunit leurs principaux alliés de la gauche anti-libérale en Amérique latine comme le Nicaragua, l'Equateur et la Bolivie.

Les dirigeants d'Amérique centrale ont appelé à isoler le nouveau régime issu du putsch. Réunis pour un sommet du Système d'intégration centre-américain (Sica), également au Nicaragua, ils ont demandé aux organismes financiers internationaux de «suspendre immédiatement tous les prêts» au Honduras.

Après Managua, le président évincé se rendra à New York pour défendre sa cause mardi devant l'Assemblée générale des Nations unies, à l'invitation du président de l'Assemblée, Miguel d'Escoto, a indiqué un porte-parole onusien. «C'est le premier (coup d'Etat) dans la région depuis la fin de la guerre froide», a déploré M. d'Escoto, lors d'une réunion extraordinaire de l'Onu.

Source La Presse

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L'élection d'Ahmadinejad confirmée

En soirée, l'ayatollah Ahmad Janati, chef du Conseil des gardiens de la Constitution, organe chargé de valider les élections, a confirmé les résultats de la présidentielle du 12 juin, en se fondant sur le recomptage de 10% des urnes prises «au hasard» dans tout le pays.

«Nous confirmons le résultat de la 10ème élection présidentielle», a déclaré M. Janati, selon le texte d'une lettre au gouvernement lue à la télévision.

«La majorité des objections (que nous avons examinées) n'ont pas été considérées comme des fraudes mais n'ont été que des irrégularités mineures qui se produisent lors de chaque élection. Elles ne sont pas significatives et les objections sont donc infondées», a estimé M. Janati.

Le sortant Ahmadinejad a officiellement obtenu 63% des voix, contre 34% pour son principal rival, Mir Hossein Moussavi.

Source: La Presse

Honduras : Le putsch de Roberto Micheletti

Honduras: Roberto Micheletti avertit Hugo Chavez

Le président désigné du Honduras, Roberto Micheletti, qui a remplacé Manuel Zelaya évincé du pouvoir dimanche, a averti dans la nuit son homologue vénézuélien Hugo Chavez contre toute ingérence, affirmant que son pays était prêt «à la guerre».

Le dirigeant par intérim du Honduras, qui a été désigné par le parlement, a déclaré avoir entendu dire que «plusieurs batallions se préparaient» hors du Honduras en vue d'une intervention.

«Je n'encouragerai personne à faire preuve de ce courage là car nos forces armées sont prêtes à défendre le pays», a déclaré M. Micheletti à la télévision, disant ne pas accepter de menaces de la part «de ce monsieur», en référence au président vénézuélien.

Il a à nouveau rejeté la notion d'un coup d'État dans son pays, assurant qu'«un coup d'État se déroule avec effusion de sang, ici il n'y a pas eu une goutte de sang».

Source La Presse


Le putsch est de retour en Amérique latine
de Lisa-Marie Gervais

L'expulsion manu militari du président du Honduras déclenche un tollé

Conséquence directe du premier coup d'État en Amérique latine à réussir depuis la guerre froide, l'expulsion du président du Honduras par l'armée a été vivement critiquée par de nombreux chefs d'État et d'organisations internationales. Alors que Manuel Zelaya était emmené au Costa Rica, les Nations unies et l'Organisation des États américains (OEA) ont condamné le putsch et convoqué des assemblées d'urgence. Les États-Unis et l'Union européenne leur ont emboîté le pas en faisant valoir leur désaccord avec la destitution du président du Honduras.

Le président du Congrès, Roberto Micheletti, désigné depuis peu chef de l'État du Honduras, a décrété hier un couvre-feu de 48 heures dans le pays à partir de 21h. M. Micheletti a affirmé que l'armée n'avait pas perpétré de coup d'État, mais qu'elle avait simplement «exécuté un ordre judiciaire» parce que le président «enfreignait [les] lois du pays». Il faisait ainsi référence au référendum que voulait tenir M. Zelaya sur une modification de la Constitution destinée à lui permettre de briguer un second mandat de quatre ans.

Le président de l'OEA, José Miguel Insulza, a appelé la communauté internationale à s'unir contre cette grave «altération du processus démocratique», au commencement d'une réunion où les pays membres devaient décider de la position à adopter devant le nouveau gouvernement. Ses propos ont trouvé écho chez le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a demandé que le président Zelaya soit immédiatement rétabli dans ses fonctions. Le Groupe de Rio, qui comprend 23 pays latino-américains, a exprimé «sa condamnation la plus énergique» du coup d'État perpétré hier au Honduras.

Pour sa part, le président du Venezuela, Hugo Chávez, allié de Manuel Zelaya, a réagi avec colère à ce putsch et a menacé de faire tomber la nouvelle junte. Il a dit avoir placé l'armée vénézuélienne en état d'alerte et a assuré qu'il pourrait intervenir militairement si l'on s'en prenait à l'ambassadeur du Venezuela au Honduras. S'exprimant à la télévision nationale, M. Chávez a fait savoir qu'il ferait tout ce qu'il faut pour «faire échouer» le putsch.

Des soldats honduriens ont enlevé l'ambassadeur de Cuba et ont roué de coups l'ambassadeur du Venezuela, l'abandonnant sur le bas-côté, a-t-il affirmé.

Une crise annoncée

La crise couvait ainsi depuis plusieurs jours au Honduras, où Manuel Zelaya avait destitué le chef d'état-major, le général Romeo Vasquez, parce qu'il refusait de l'aider à organiser son référendum sur la réforme de la Constitution. Jugeant la procédure référendaire «illégale», la Cour suprême du Honduras s'était alors rangée du côté du chef de l'armée et avait demandé au président de le rétablir dans ses fonctions. C'est d'ailleurs à la demande de la Cour que le président Zelaya a été évincé du pouvoir. «[L'armée] est intervenue pour défendre la loi», a indiqué la Cour suprême par voie de communiqué, peu de temps après le putsch.

Soutenu par des organisations populaires et indigènes, Manuel Zelaya avait opéré un net virage à gauche après son élection et s'est rapproché des dirigeants de gauche de la région comme le président du Nicaragua, Daniel Ortega, ou du Venezuela, Hugo Chávez.

Les États-Unis ont nié avoir joué le moindre rôle dans les événements du Honduras. «Il n'y a eu aucune implication américaine dans les actes qui ont visé le président Zelaya», a assuré un responsable de la Maison-Blanche à Reuters. «Nous reconnaissons Zelaya comme le président du Honduras élu selon les règles constitutionnelles. Nous n'en voyons aucun autre», a ajouté un responsable qui a demandé l'anonymat.

Le président américain, Barack Obama, a fait part de sa vive préoccupation à la suite de l'arrestation et de l'expulsion du président hondurien. «Toutes les tensions et tous les contentieux existants doivent être résolus pacifiquement par le dialogue, sans aucune ingérence extérieure», a-t-il déclaré par voie de communiqué. Les États-Unis disposent de 600 militaires stationnés à la base aérienne de Soto Cano, au Honduras.

Coup d'État à l'aube

Interrogé par la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur, Manuel Zelaya a expliqué avoir été réveillé à l'aube par des coups de feu contre sa résidence et avoir été enlevé par des militaires qui, au bout d'une demi-heure de fusillade, ont réussi à venir à bout de la résistance de ses gardes du corps. «Si organiser un référendum déclenche un coup d'État, l'enlèvement du président et son expulsion du pays, dans quel type de démocratie vivons-nous?», s'est demandé le président hondurien âgé de 56 ans.

Quatre commandos d'environ 200 soldats se sont rendus au domicile de M. Zelaya à l'aube hier, selon un voisin interrogé par la chaîne de télévision Radio Cadena Voces. Les militaires ont tiré «quatre coups de feu», puis sont repartis à bord de trois véhicules en direction d'une base aérienne. La maison du chef d'État a par la suite été entourée par des dizaines de militaires fortement armés, a confirmé un photographe de l'AFP. Quelque 2000 partisans de Manuel Zelaya, dont certains brandissaient des pelles et des barres de fer, ont brûlé des pneus devant le palais présidentiel.

Vendredi dernier, le Congrès national avait déjà évoqué la possibilité de son éventuelle destitution, avant de faire marche arrière en raison de l'absence de soutien des militaires. Mais à la suite des récents événements et des déclarations de la Cour suprême, M. Zelaya n'a pu se soustraire à cette expulsion manu militari.

Les députés honduriens ont ensuite officiellement démis M. Zelaya de ses fonctions en le remplaçant par le président du Congrès, Roberto Micheletti. Les deux hommes appartiennent à la même formation politique, le Parti libéral au pouvoir.

Quelques heures après la destitution du président Zelaya, des manifestants, munis de masques et de bâtons, ont pris les rues de Tegucigalpa, la capitale, entourés de soldats et de chars. Les retransmissions des chaînes de télévision et de radio ont été interrompues, l'aéroport international a été fermé, l'électricité et les communications ont également été coupées.

Se disant toujours président, M. Zelaya, élu en 2006, a demandé l'asile politique au Costa Rica, selon le service hispanophone de la chaîne CNN. Il a appelé les Honduriens à la résistance pacifique face aux putschistes en déclarant que ceux-ci «ne pourront pas conserver le pouvoir».
Source Le Devoir

dimanche 28 juin 2009

Honduras : Coup d'État

Coup d'État au Honduras: le président au Costa Rica

Ana Fernandez
Agence France-Presse
Tegucigalpa

Des militaires agissant sur ordre de la justice ont arrêté dimanche matin puis expulsé au Costa Rica le président du Honduras, Manuel Zelaya, qui était sur le point d'organiser une consultation populaire jugée illégale par la Cour suprême de ce pays d'Amérique centrale.

Le président du Congrès, Roberto Micheletti, a été désigné quelques heures plus tard nouveau chef de l'Etat du Honduras par le parlement.

Le président américain Barack Obama s'était précédemment dit «profondément préoccupé» par la situation au Honduras et sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait condamné des actions qui «violent les principes de la Charte démocratique interaméricaine».

Partout dans le monde, les condamnations de cette éviction se sont multipliées et notamment dans les rangs de la gauche radicale latino-américaine, dont M. Zelaya s'était rapproché ces dernières années après avoir été élu en 2006 sous l'étiquette conservateur.

Huit de ses ministres ont aussi été arrêtés par les forces armées, a indiqué à l'AFP un fonctionnaire du gouvernement.

L'ambassadeur de Cuba au Honduras, Juan Carlos Hernandez, a également déclaré avoir été brièvement arrêté et frappé par des militaires, alors qu'il essayait de protéger la ministre hondurienne des Affaires étrangères,Patricia Rodas , avec l'aide de ses homologues du Venezuela et du Nicaragua.

Les pays membres de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba), bloc antilibéral fondé par le Venezuela et Cuba auquel a adhéré le Honduras, ont dénoncé un «coup d'Etat».

Un sommet de l'Alba a été convoqué en urgence dimanche à Managua, selon le président vénézuélien Hugo Chavez qui a menacé «d'agir, y compris militairement», si son ambassadeur au Honduras était agressé.

Source La Presse

C'est la Cour suprême du pays qui aurait ordonné de déposer le président Zelaya pour l'empêcher d'organiser, dimanche, un référendum controversé qui lui aurait permis de briguer un nouveau mandat. L'armée et le plus haut tribunal du pays se sont opposés à cette consultation populaire, jugée illégale.

Le Congrès du Honduras a approuvé ce qui a été présenté comme une lettre de démission du président Manuel Zelaya, quelques heures après la destitution de celui-ci. La missive attribuerait le départ présumé du chef de l'État à la situation politique et à des « problèmes de santé fondamentaux ».

Manuel Zelaya a déclaré que cette lettre de démission était « totalement fausse », rappelant qu'il était toujours président.

S'exprimant sur la chaîne latino-américaine Telesur pour dénoncer « le coup d'État » et son « enlèvement », M. Zelaya a appelé ses concitoyens à résister de façon non violente, parlant du « complot d'une élite vorace qui veut garder le peuple dans la pauvreté ».



M. Zelaya a demandé à Washington de ne pas soutenir le geste des militaires putschistes.Si [Washington] n'apporte pas son soutien à ce coup d'État, il peut empêcher cette attaque contre notre peuple et contre la démocratie », a-t-il fait valoir.

À son arrivée au Costa Rica, le président renversé a indiqué qu'il prendrait part au sommet des présidents des États d'Amérique centrale, lundi à Managua. Ce sommet, qui doit réunir les sept pays de la région et la République dominicaine, a été convoqué par le président du Nicaragua, Daniel Ortega, afin de dresser « un front de lutte centre-américain » pour « remettre (en fonction) le président Manuel Zelaya ».

Source Radio Canada


Le President Chávez appui Manuel Zelaya



Le "président désigné",Roberto Micheletti,décrète un couvre-feu de 48 heures

"Le couvre-feu commence aujourd'hui et se terminera mardi", a déclaré M. Micheletti lors de sa première conférence de presse après sa désignation.
L'armée n'a pas commis de "coup d'Etat", a-t-il déclaré, soulignant que les militaires s'étaient limités à "exécuter une decision de justice", prononcée parce que M. Zelaya "enfreignait les lois du pays".

Source Romandie.com


La raison de ce coup de force.

Le président, la Justice et l'armée sont à couteaux tirés depuis un certain temps. Les militaires s'opposent à la volonté du président d'aller de l'avant avec une réforme constitutionnelle, qui aurait permis à un président en exercice de briguer un second mandat.

Une consultation populaire prévue à cet effet devait avoir lieu ce dimanche, mais la Cour suprême a fait valoir plus tôt cette semaine qu'elle n'aurait aucun caractère légal. Une telle réforme permettrait au président Zelaya de briguer un deuxième mandat le 29 novembre prochain, mais il s'est jusqu'ici défendu d'en avoir l'intention.

Le refus de l'armée de l'appuyer a incité cette semaine M. Zelaya à limoger le chef d'état-major des forces armées. Cette décision a provoqué la démission du ministre de la Défense, suivie de celle des chefs de l'armée de terre, de l'air et de la marine.

La Cour suprême s'est peu après déclarée de façon unanime pour le retour en poste du chef d'état-major. Élu en 2006 comme conservateur, M. Zelaya s'est depuis rapproché des dirigeants de la gauche antilibérale de la région, au premier chef le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez.
Source Radio Canada

COMMENTAIRE
« En Iran, le peuple a voté et les médias se sont empressés de faire une campagne sur la prétendue fraude électorale et d’accuser le gouvernement iranien d'utiliser sa police pour réprimer les manifestants. Aujourd'hui, les mêmes médias ne s'empressent pas trop pour dénoncer les militaires qui renversent, par un coup d'État, un président qui voulait amender la constitution et faire un référendum. En occident, la démocratie a deux vitesses, la bonne est à droite et la mauvaise est à gauche. »


Les colons israéliens destructeurs

En une nuit, les moyens d’existence d’un Palestinien détruits par les colons israéliens
Par Palestine Solidarity Project

Le 22 juin, aux premières heures, les colons de la colonie Bat ‘Ain ont mis le feu et ont coupé plus de 125 pieds de vigne et d’arbres appartenant à Hamad Soleiby.

Les soldats israéliens ont dit qu’ils avaient vu un feu dans les champs pendant la nuit et qu’ils y étaient allés pour l’éteindre, bien qu’ils n’aient rien fait pour collecter les preuves : des bidons d’essences et des allumettes étaient toujours là le matin suivant, lorsque les activistes de PSP ont accompagné la famille du fermier pour constater les dommages.

Une semaine auparavant, les militants israéliens de la solidarité avaient filmé les colons de Bat ‘Ain qui leur disaient : “Vous devriez revenir voir la semaine prochaine”, et qu’ils mettraient le feu à tout le secteur. Ce qui n’a pas été brûlé a été systématiquement coupé à la scie électrique. Les 125 arbres représentaient une grosse proportion des revenus d’Hamad. En une nuit, les colons ont pratiquement détruit toutes les ressources de la famille.

Lundi, quand les militants ont rejoint le frère d’Hamad pour témoigner de la destruction, les soldats et la police israélienne sont arrivés en force, avec trois jeeps et un transporteur de troupes plein de soldats. Le frère d’Hamad, Abu Jabber, s’est approché du commandant, lui demandant de venir constater par lui-même ce qu’avaient fait les colons. Au lieu de cela, les soldats ont informé le groupe que c’était une zone militaire fermée, et tous ont dû quitter les lieux, sauf Abu Jabber et un militant israélien. Abu Jabber et le militant israélien, qui fait partie de l’organisation commune Ta’ayush ("Vivre ensemble", en arabe), ont été escortés jusqu’au poste de police à l’intérieur de la colonie pour porter plainte.

Cependant, si l’on considère ce qui s’est passé la semaine dernière, lorsque les colons ont été autorisés à pénétrer dans le secteur en toute impunité pendant que les militants internationaux et israéliens étaient agressés et arrêtés, il y a peu de raison de penser que les soldats et la police israélienne, basés à l’intérieur de la colonie, feront grand chose pour protéger les droits des Palestiniens et leur terre.

Pendant la nuit également, et de façon ironique, alors que les colons pénétraient librement sur les terres palestiniennes et détruisaient de grands pans de zones agricoles sans aucune intervention de l’armée ou de la police israélienne, les soldats israéliens envahissaient plusieurs maisons à Suffa et arrêtaient 8 personnes, ainsi qu’une personne à Beit Ommar, sans aucune raison connue.

Source: International solidarity movement

samedi 27 juin 2009

Canada Iran : Harper hypocrite

ENCORE PLUS D'HYPOCRISIE DE HARPER
Editorial du journal People's Voice du 1er au 31 juillet 2009

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a manifesté le profond mécontentement de son gouvernement relativement à la répression qui s'abat contre les forces d'opposition en Iran, alors que ce dernier empêche des Iraniens de se réfugier à l'ambassade du Canada à Téhéran. M. Harper aurait peut-être pris conscience de l'ampleur des violations des droits de la personne et des principes démocratique qui ont cours dans notre monde. S'il en est ainsi, nous l'invitons instamment de passer en revue certains de ses proches alliés.

Si les conservateurs ont vraiment horreur des attaques perpétrées contre des civils, ils condamneront peut-être les actions de l'armée israélienne, qui a tué des milliers de Palestiniens et de Libanais au cours du mandat de M. Harper au pouvoir. Si la nouvelle prise de conscience du premier ministre porte également sur la vie des syndicalistes, il annulera peut-être l'accord de libre-échange prévu avec le régime colombien, qui se trouve au premier rang parmi les gouvernements de toute la planète, qui assassinent des militants syndicaux. Et s'il veut vraiment réduire la prolifération nucléaire, il devrait s'occuper de la dangereuse menace que constituent les armements nucléaires stockés à notre frontière sud, aux États-Unis, ou au Proche-Orient, en Israël.

L'hypocrisie de Harper et des conservateurs est vraiment incommensurable. Le gouvernement fait la leçon aux autres sur l'état de droit, alors qu'il rejette systématiquement toutes les décisions "inadéquates" des tribunaux. Ce comportement du premier ministre est tellement extrême que nous avons été sidérés lorsqu'il a récemment accepté l'ordre de la Cour fédérale du Canada autorisant Abousfian Abdelrazik à revenir du Soudan, alors qu'il refuse d'accepter une autre décision permettant le rapatriement de l'enfant-soldat Omar Khadr du camp de concentration états-unien de Guantanamo Bay.

Mais en vérité M. Harper fait partie de la poignée de dirigeants d'extrême-droite qui appuient l'idée d'un "changement de régime" imposé militairement en Iran, et il choisi soigneusement ses paroles pour obtenir l'appui du public à cette horrible action. Le peuple iranien est tout à fait capable de restaurer la démocratie et les droits de la personne sans la prétendue "aide" des bombes et des balles de l'OTAN. Les Canadiens peuvent contribuer à cela en se débarrassant des conservateurs de Harper et en élisant un gouvernement qui soit d'accord avec la nécessité de mener une lutte mondiale exhaustive pour la paix et la justice sociale.

Publié par Parti Communiste du Québec

Iran: Qui est Hussein MOUSSAVI ?

Qui est Hossein Musavi le « combattant de la liberté » d’Iran ?

Il fut le premier ministre du pays pendant la guerre avec l’Irak (1981-1989). Il fut responsable de l’exécution du massacre de milliers de prisonniers politiques. C’est durant son mandat que la totalité des partis et organisations politiques, syndicats, organisations féministes etc. furent poursuivis, leurs membres - dont des milliers de jeunes et étudiants - arrêtés, torturés, exécutés. Il s’agit du plus grand massacre de l’histoire contemporaine d’Iran. Parmi les victimes, 53 membres du comité central du part Toudeh (communiste), dont 4 qui avaient passé 25 dans les prisons du Shah, des poètes, des écrivains, professeurs d’université, médecins, des dizaines de militaires (parmi lesquels le commandant en chef des forces navales d’Iran, le général Afzali, accusé d’être communiste), les principaux représentants des minorités religieuses au parlement (toutes de gauche), liquidés après avoir souffert des tortures inimaginables tant physiques que psychologiques (par exemple être contraint à tirer le coup de grâce à leur camarades). Les revendications d’autonomie des minorités ethniques (près de 60% de la population du pays) durement réprimées, des centaines de kurdes et de turkmènes pendus sur les places publiques. L’ampleur de la répression politique, religieuse, ethnique, et antiféministe du régime islamiste a contraint plus de 4 millions d’iraniens à l’exil, le plus grand exil de toute son histoire. On estime à 30 000 le nombre d’assassinats dans ces quelques mois de 1988.

En 2008, à l’occasion du vingtième anniversaire du massacre, Amnesty International, dans son rapport annuel, demande que les responsables du « massacre des prisons » rendent des comptes (la plupart des victimes étaient déjà en prison). Tout le monde en Iran n’a pas oublié ce sanglant épisode de l’histoire et durant la campagne électorale, plusieurs fois, les étudiants ont demandé des explications à Musavi sur son rôle de l’époque.

Pourquoi ce gouvernement iranien gêne-t-il tant les puissances occidentales ? Les mêmes qui ne pipent mot quand il s’agit de dictatures ou de démocraties amies qui violent systématiquement les droits de l’homme.

En premier lieu parce que le gouvernement d’Iran est un obstacle considérable dans la région pour la stratégie impérialiste et son gendarme local le gouvernement de droite raciste d’Israël. En deuxième lieu parce que l’Iran, fort de son droit, résiste à l’énorme pression des grandes puissances et poursuit son programme de développment de l’énergie nucléaire.

La logique éléctorale des puissances occidentales

En ce qui concerne les élections, la logique occidentale part d’un principe universel : quand un ami des grandes puissances triomphe, il s’agit d’élections libres et quand des partis, mouvements ou personnalités hostiles gagnent, il y a fraude !

Dans le cas actuel, en Iran, on applique le principe universel en le complétant d’une espèce de syllogisme : 1) le candidat de l’opposition MUSAVI devait gagner ces élections, comme le souhaitaient les occidentaux, 2) MUSAVI a perdu les élections (un tiers des voix contre deux tiers au président actuel), 3) Conclusion : il y a eu fraude,

La conclusion a été assumée par les grandes puissances, ses leaders politiques et les grands médias.

Le résultat final, communiqué officiellement sur les 40 millions de votants Ahmadinejad 62.63% (25 millions) ; Musavi 33.75% (13.500.000) Rezai 1.73% (692.000) Karoubi 0.85% (340.000).

Pour qu’un tel résultat soit le résultat d’une fraude, celle-ci eut été monumentale et personne n’a apporté la moindre preuve d’une manipulation de cette envergure. Mais la « communauté internationale » (c’est ainsi que les médias nomment les grandes puissances) veut se débarasser à n’importe quel prix du gouvernement iranien actuel. C’est pourquoi MUSAVI est devenu le « combattant de la liberté »,

Source Le Grand Soir



5ème appel au peuple d’Iran de Hussein Musavi
Texte intégral


Tlaxcala publie et traduit des déclarations du candidat défait à l’élection présidentielle iranienne, Mir-Hossein Mousavi, dans le strict but d’informer le public en dehors d’Iran. Ces publications n’impliquent pas que nous partagions les positions de Mousavi, pas plus que nous ne partageons celles d’Ahmadinejad ou des autres candidats. Tlaxcala est un réseau associant de très nombreuses cultures, langues, sensibilités et itinéraires et qui veille à sauvegarder son indépendance et son regard critique. Il nous semble salutaire de restituer la parole de celui que certains, victimes de la propagande impériale, auraient tendance à considérer comme « l’homme des Américains » à Téhéran. À chacun de se faire son opinion en se donnant la peine de découvrir le discours et la pensée des hommes engagés dans la bataille du pouvoir en Iran.-FG

Témoignage: La torture sous Saddam

Souvenir d'un membre de la communauté chiite persécutée sous le règne de Saddam Hussein.

Voici le témoignage du Dr Hussein Shahristani, titulaire d'un doctorat en chimie nucléaire de l’université de Toronto et ancien conseiller scientifique de l'Organisation de l'énergie atomique sous le règne de Saddam Hussein. Il est chiite, marié à une Canadienne et a trois enfants. Voici un résumé de ce qu'il raconte.

TÉMOIGNAGE Dr Hussein Shahristani

En 1979, le régime irakien a réagi brutalement face à l'activisme de certains membres de la communauté chiite. Les exécutions et les arrestations massives ont commencé dès l'été. Lors des réunions de travail, j’ai exprimé mon inquiétude quant au respect des droits de l'homme. Je savais que j'étais indispensable à leur programme d'énergie atomique, je me disais qu'ils ne m'arrêteraient pas juste parce que j'exprimais mon opinion....

Moi et mon collègue, le Dr Ziad Jaafar, étions les deux conseillers de Saddam;on était des scientifiques d’expérience et estimés. On était aussi des amis très proches. J'ai parlé de tout ça avec lui. Je lui ai dit : « si Saddam envisage des applications militaires, il est hors de question que je reste dans cette organisation ».

À l'époque, on n’a pas pris cette affaire au sérieux..... le 4 décembre 1979, pendant que je faisais un discours au conseil d’administration de l'organisation de l’énergie atomique — se sont présentés des gens de la sécurité — ils ont dit : « est-ce que l’on pourrait parler au Dr Hussein? » je les ai suivis dehors. Ils m'ont passé les menottes et amené au bureau du chef de la sécurité, le Dr Fadel Baraq (1) que Saddam a fait exécuter plus tard.

Ils m'ont mis face à un homme que je connaissais, un entrepreneur qui s'appelait Jawad Zoubeidi. Il était tellement amoché que je l'ai à peine reconnu. Jawad a dit : « je connais le “Dr Hussein”. Il vient à la mosquée et participe à nos activités religieuses ». Pour eux « activités religieuses » voulait dire activités antigouvernementales. Ils m’ont dit : « tu ferais mieux de tout avouer ou tu vas le regretter ». Puis ils m’ont emmené dans la chambre de torture au sous-sol. Et pendant 22 jours j’ai subi leur traitement....

À Bagdad, la torture était monnaie courante et le degré de cruauté variait. Les décharges électriques ça pouvait être n’importe où sur le corps. Parfois ils cramaient leurs prisonniers aux testicules et continuaient jusqu'à ce qu’ils crament entièrement. Pareil avec les orteils. Ils battaient aussi avec des barres de fer, dans le ventre ou sur la poitrine. Mais avec moi ils faisaient trait attentions a ce que je n’aie aucune marque sur le corps. J'ai vu un homme, ils lui avaient brulé le ventre avec un fer. Sur d'autres, ils utilisaient des perceuses pour leur trouer les os des bras ou de jambes. Il y avait un officier, Naquib Hamid, ils lui ont dissous les pieds dans de l'acide. Il y avait une autre technique de torture qui consistait à remplir une baignoire d’acide sulfurique. Ils prenaient un homme au hasard et commençaient par lui plonger les mains dans le bain. Le fondateur du parti Dawa, Adboul Saheb Khail, lui, a été entièrement dissous. Baraq m'a dit : « Vous savez pour Khail? C'est là-dedans qu'il a fini »

Au stade final de la torture, ils ont une table avec une scie circulaire électrique. Ils coupent une main, ou un pied. La plupart des prisonniers se mettent à parler. Ceux qui ont résisté jusqu'au bout sont très rares Adhan Salman (il était professeur), un des chefs du Dawa, à refuser de parler.

J'ai passé 8 ans dans la prison d’Abou Ghraib et je me suis évadé en février 1990.

Je connaissais Saddam. Et il me connaissait... Je me souviens qu'une fois, Saddam m'a dit : « Vous êtes scientifique. Et moi, homme politique. Je vais vous dire ce que c'est la politique. Je prends une décision. J'annonce le contraire aux autres. Et puis je fais quelque chose qui surprend tout le monde. Y compris moi-même. »

1- Dr Fadel Baraq a eu son doctorat en psychologie militaire à Moscou

Source: La grande guerre pour la civilisation de Robert Fisk

Article à lire:
Profile: Hussain al-Shahristani Time On line
KURDISH WOMEN SOCIETY OF VICTORIA
Open Letter to Dr. Hussein Shahristani

vendredi 26 juin 2009

Le Canada en Afghanistan coût de la guerre

Afghanistan - Le coût de la guerre a doublé en quatre ans
de Alec Castonguay

Ottawa -- Les Forces canadiennes ont reconnu hier avoir fait une «erreur» en refusant de divulguer les coûts de la mission militaire en Afghanistan pour cause de «sécurité nationale». L'armée a corrigé le tir et a dévoilé au Devoir les chiffres les plus récents.

On y apprend notamment que l'année financière en cours (2009-10) sera la plus chère de la mission en Afghanistan. Les Forces canadiennes estiment qu'elles vont dépenser 1,513 milliard de dollars cette année. C'est presque le double (+ 88 %) du budget 2006-07, la première année complète des soldats canadiens à Kandahar. L'armée avait alors déboursé 805 millions de dollars.

En fait, le budget militaire consacré à l'Afghanistan est en hausse constante depuis 2006-07. Selon Jeremy Sales, directeur des affaires publiques pour l'Afghanistan au ministère de la Défense, cela reflète l'augmentation des violences à Kandahar, l'ajout de soldats pour y faire face et l'arrivée sur le terrain de nouveaux équipements coûteux à faire fonctionner, notamment des hélicoptères et des drones (avions sans pilote).

2006-07: 805 millions $

2007-08: 967 millions $

2008-09: 1,19 milliard $

2009-10: 1,513 milliard $

2010-11: 1,468 milliard $

2011-12: 779 millions $

Les chiffres pour l'année en cours (2009-10) et les suivantes sont des estimations, prévient l'armée. Le ministère précise aussi que les 779 millions de l'année 2011-12 sont destinés au rapatriement des troupes au Canada à la fin de la mission. Cette somme servira aussi à remettre en bon état l'équipement (véhicules, chars d'assaut, hélicoptères, etc.) après les conditions difficiles de Kandahar. «C'est un montant nécessaire pour revenir à la normale, dit Jeremy Sales. Il n'est pas question de garder les troupes là-bas après juillet 2011.»

Les Critiques

Le chef du NPD, Jack Layton, s'est dit «content» d'apprendre que les Forces canadiennes avaient changé leur fusil d'épaule. «Les gens ont le droit de savoir le montant de leur impôt qui va en Afghanistan», a-t-il dit au Devoir.

Mais M. Layton se demande si le ministère de la Défense n'a pas d'abord refusé de divulguer les chiffres pour des raisons politiques afin de ne pas nuire au gouvernement Harper. «Est-ce que le bureau du premier ministre ou le Conseil privé est intervenu? La question se pose. Ce gouvernement est tellement secret, il veut tout contrôler», dit-il.

Selon le colonel à la retraite Michel Drapeau, qui est aujourd'hui expert en matière d'accès à l'information, il y a en effet un mélange toxique entre l'aspect politique et l'accès à l'information. Selon lui, les fonctionnaires qui oeuvrent dans les bureaux de l'accès à l'information n'ont pas le courage et la capacité de s'opposer au puissant Conseil privé -- le ministère du premier ministre --, qui met son nez partout.

«Le Conseil privé est envahissant. Il contrôle toutes les communications du gouvernement. Les bureaux d'accès à l'information s'en plaignent tout le temps», dit Michel Drapeau.

Selon lui, la Défense nationale et le Conseil privé «se sont fait prendre les culottes à terre» par cette controverse, ce qui les a forcés à reculer. «Je ne crois pas à une erreur de bonne foi.»

Denis Coderre, critique libéral en matière de défense, pense lui aussi que les Forces canadiennes utilisent trop le prétexte de la «sécurité nationale» pour cacher de l'information. « Le gouvernement en profite pour contrôler son message, dit-il. Ils utilisent la sécurité nationale de manière éhontée. Cette fois, ils se sont fait prendre. Je pense que la Défense n'a pas encore guéri cette maladie du secret.»

Source: Le Devoir

Naomi Klein une canadienne à la manifestation de Bi’lin

La manifestation de Bi’lin marquée par la présence de Naomi Klein
Ecrit par Younes Salameh

Les villageois de Bil’in ont eu l’honneur de recevoir l’auteur altermondialiste Naomi Klein, venue défendre le boycott d’Israël et la manifestation non-violente du village.

Alors que des membres du comité populaire du village sont au Canada pour le procès intentés contre deux entreprises canadiennes impliquées dans la construction des colonies confisquant des terres de Bil’lin, la journaliste et auteur canadienne Naomi Klein est venu apporté son soutien aux manifestants du village.

En tournée dans les territoires palestiniens, elle a ainsi tenue une conférence de presse avant la manifestation dans laquelle elle a insisté sur l’importance d’un boycott économique d’Israël.

« C’est un boycott des institutions israéliennes, de l’économie israélienne » a-t-elle souligné.

« Le boycott est une tactique…Nous essayons de créer une dynamique semblable à celle qui a permis de mettre fin à l’apartheid en Afrique du sud ».

Militante altermondialiste canadienne, l’auteur est revenu sur l’implication de deux compagnies de son pays (Green Park international et Green Mount international) dans la construction de colonies qui confisquent des terres du village.

« J’espère et je prie pour que la court canadienne apporte un peu de justice aux villageois de Bi’lin ».

L’auteur sera demain à Ramallah pour la promotion de son livre « La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre » qui vient d’être traduit en arabe et en hébreu. Dans la logique de son soutien au mouvement Boycott, désinvestissement et Sanction, l’auteur a précisé que les bénéfices de son livre traduit en hébreu iront à des groupes militants israéliens.

Elle a ensuite pu observer de loin la répression des forces israéliennes de la manifestation. Comme chaque semaine, villageois, internationaux et militants israéliens ont subi les tirs de gaz lacrymogène par l’armée. Une douzaine de personne ont été légèrement blessés. (PNN)

Source Palestine News Network

Iran : Le pouvoir écarte toute fraude

Le pouvoir iranien écarte toute fraude, le G8 appelle à cesser la répression
Siavosh Ghazi
Agence France-Presse

Le pouvoir iranien a affirmé vendredi que la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad avait été la plus «propre» de l'histoire du régime islamique, alors que le G8 a appelé Téhéran à cesser la répression des manifestants qui crient à la fraude.

«Nous pouvons dire avec certitude qu'il n'y a eu aucune fraude», a déclaré Abbasali Kadkhodai, le porte-parole du Conseil des Gardiens de la constitution, l'institution chargée de confirmer la validité des scrutins.

Le principal rival de M. Ahmadinejad et chef du mouvement de contestation qui a suivi l'élection du 12 juin, Mir Hossein Moussavi, et le candidat réformateur Mehdi Karoubi réclament toujours son annulation pour fraude.

«La dernière élection a été la plus propre» de toutes les présidentielles en Iran, a dit M. Kadkhodai. «Les examens faits au cours des dix derniers jours montrent qu'en dehors d'irrégularités mineures (...), il n'y a pas eu d'irrégularités majeures».

Il avait déjà exclu mardi une remise en cause de la réélection du président ultraconservateur alors que le Conseil s'est donné jusqu'à lundi pour confirmer définitivement le résultat.

Des manifestations sans précédent en 30 ans de République islamique ont suivi l'annonce de la victoire du président Ahmadinejad avec plus de 63% des suffrages. Mais le pouvoir est ensuite parvenu à réprimer la contestation dans la rue qui a fait au moins 17 morts selon des médias officiels.

Réunis à Trieste en Italie, les chefs de diplomatie du G8 ont demandé la fin des violences contre les manifestants. Tout en disant respecter la souveraineté de l'Iran, l'Italien Franco Frattini souligne que la déclaration du G8 «déplore» les violences post-électorales et invite le pouvoir iranien à respecter en particulier «le droit d'expression».

Le G8 n'accepte «ni les violences, ni la répression, ni l'expulsion des journalistes», a-t-il dit.

Son homologue britannique David Miliband a jugé «déplorables» les violences des dix derniers jours où des personnes ont été tuées ou battues. L'idée que les manifestants sont «manipulés par des pouvoirs étrangers est totalement dénuée de fondement», a-t-il ajouté.

Cela n'a pas empêché un influent religieux conservateur iranien, Ahmad Khatami, de demander au gouvernement de «mieux contrôler» la presse étrangère, accusée d'avoir provoqué les manifestations.

«Les médias américains, européens et britanniques ont montré leur perversité dans cette histoire», a-t-il dit dans un prêche lors de la prière du vendredi à Téhéran. «Ils mettent de l'huile sur le feu. Comment peuvent-ils se promener librement dans le pays. J'attends du gouvernement qu'il les contrôle».

«Ils mentent. Regardez l'affaire de cette dame qui a été tuée et pour laquelle (le président américain Barack) Obama a versé des larmes de crocodiles. N'importe qui voyant ce film comprend que ce sont les émeutiers qui ont crée cette histoire de toute pièce», a-t-il affirmé.

Il faisait référence à la mort par balle lors d'une manifestation à Téhéran d'une jeune Iranienne, Neda Agha-Soltan, dont l'agonie, filmée, a fait le tour de l'internet et provoqué une grande émotion.

Les autorités ont déjà imposé d'importantes restrictions à la presse étrangère depuis une dizaine de jours en lui interdisant notamment de couvrir les manifestations de l'opposition.

Elles ont annoncé l'arrestation d'un journaliste greco-britannique, Jason Fowden après celle du journaliste irano-canadien Maziar Bahari, travaillant pour des journaux américains. Le correspondant permanent de la BBC en Iran, Jon Leyne, a été expulsé.

Enfin, le candidat conservateur à la présidentielle, Mohsen Rezaï, qui a renoncé à sa plainte devant le Conseil des gardiens, a affirmé qu'il continuerait à se battre pour «réparer les dommages causés au régime islamique».

Source La Presse

jeudi 25 juin 2009

Iran et les impérialistes du G8

Le G8 adoptera une position «dure» sur l'Iran

Les ministres des Affaires étrangères du G8 se retrouvent jeudi soir à Trieste (Italie) pour une réunion largement dominée par la crise iranienne qui devrait déboucher sur une condamnation ferme du régime de Téhéran, selon Rome.

«Nous adopterons une position particulièrement dure et claire devant le monde» sur ce qui se passe en Iran, a affirmé, en arrivant à Trieste, le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, dont le pays préside le G8 (Italie, Grande-Bretagne, Allemagne, France, États-Unis, Canada, Japon, Russie).

Source : La Presse

Le nucléaire iranien doit figurer au menu des discussions. Une réunion à cinq (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne et Italie) est prévue vendredi pour évoquer ce dossier de prolifération et le traitement diplomatique qui doit, à ce stade, lui être réservé. Ce nouveau format, qui n'inclut ni la Russie ni la Chine, tranche avec celui utilisé depuis 2006 pour évoquer le nucléaire iranien : le 5 + 1 (les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne).

Le choix semble traduire les difficultés que rencontrent les Occidentaux dans leur volonté d'arrimer Moscou et Pékin à une politique commune sur l'Iran. La Russie et la Chine ont fait savoir récemment qu'elles refuseraient de passer à une stratégie de sanctions accrues, à l'ONU, contre Téhéran, même au cas où les ouvertures américaines ne seraient pas suivies d'effet.

Source : Iran boycotte la réunion du G8 sur l'Afghanistan



L'Iran, partenaire commercial clef pour l'Europe

Si les capitales européennes ont exprimé leur indignation face à la répression sanglante en Iran, les intérêts commerciaux en jeu vont les faire réfléchir à deux fois à l'adoption de mesures sévères comme l'imposition de sanctions.

Les exportations européennes vers l'Iran se sont élevées en 2008 à quelque 14,1 milliards d'euros, soit près de 1,5% de plus que l'année précédente.

L'Iran est un partenaire essentiel pour l'Europe dans le secteur énergétique, qui a représenté l'an dernier environ 90% des importations de l'Union européenne -11,3 milliards d'euros- en provenance de ce pays.

Faire des affaires en Iran, ça ne veut pas dire commercer avec le gouvernement, souligne Daniel Bernbeck, président de la chambre de commerce et d'industrie germano-iranienne. Les affaires ne sont pas la politique, note-t-il: "Nous ne faisons pas des affaires avec l'Iran, mais avec les entreprises iraniennes (...) Nous ne soutenons pas le gouvernement. Nous ne sommes pas responsables de ce que dit le président (Mahmoud Ahmadinejad) ou (la chancelière allemande Angela) Merkel".

Source Nouvel Observateur



Même les capitalistes entre eux se dévorent, c'est ça notre démocratie et notre gouvernement, conservateur ou libéral, en est que leur reflet . C'est ça la démocratie que nous voulons exporter !!!!!!

Bienvenue dans le merveilleux monde de Disney....

mercredi 24 juin 2009

Médias propagande et désinformation et l'Iran dans tout ça!

Voici ce que j'ai trouvé sur le site Un Oeil sur la Planète et je la cite :
« Pour tous ceux qui croient que j'abuse quand je parle de manipulation médiatique, de désinformation et de propagande mensongère, en voici un exemple en vidéo

Guerre des médias & Médias de la guerre.



NEDA L'icone de la propagande médiatique pre/pro guerre

Analyse de ce qui pourrait se révéler être un énorme montage mediatique à partir d'une vidéo truquée mise en ligne au Pays Bas par un iranien, Mr Hamed Rad, qui est - simple coïncidence ? - CONCEPTEUR GRAPHIQUE.


Les médias occidentaux refusent de montrer des vidéos d'enfants et de femmes massacrées par les Américains, les Israéliens et leurs alliés depuis des années sous prétexte que ces images seraient trop dures, et soit disant par respect pour les victimes. Pourtant une vidéo, à l'origine très incertaine, d'une jeune iranienne qui aurait été tuée lors des émeutes récentes à Téhéran a fait la Une des sites web des médias de masse et est passée en boucle sur les nouveaux circuits de propagande que sont devenus Twitter, Facebook, YouTube...

La ruée des médias occidentaux, BBC en tête, sur une vidéo "non identifiée", aux images sanglantes, est pour le moins surprenante.

Les gouvernements occidentaux sont passés maître dans l'art d'exploiter les histoires à forte charge émotionnelle afin de convaincre les opinions publiques de soutenir des guerres dites de "libération" ou pour apporter la "démocratie" dans des pays qui sont, comme par hasard, riches en pétrole, gaz et autres ressources naturelles convoitées par les puissances coloniales occidentales

"Neda Agha-Sultan" - "Neda" le nom que les médias lui donnent - est devenu l'effigie des "manifestations de rues" iraniennes, sacrifiée sur l'autel de la propagande médiatique occidentale.

Cette vidéo, dont l'origine reste mystérieuse, ne prouve rien quant à l'identité du ou des tueurs de même que de la victime. La BBC, toujours elle, en première ligne de cette campagne de propagande médiatique, a cité la déclaration de son "fiancé" :

"des témoins oculaires et prises de vue vidéo montrent clairement que ce sont probablement des milices paramilitaires Basij en tenue civile qui l'ont délibérément ciblée".


Ces accusations avancées par le "fiancé" de "Neda", prises pour argent comptant par la BBC et allègrement colportées, ne sont étayées sur aucune preuve, aucune photo, ni vidéo. Dans cette vidéo de "Neda" rien ne permet de telles affirmations. Tous les médias se sont empressés de relayer cette "information" ayant auparavant amplement colporté la rumeur d'une "fraude électorale" du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui pour l'heure n'a toujours pas été prouvée.

Ce que l'on peut faire remarquer, si cette histoire est véridique, c'est qu'elle aurait été tuée d'une balle en pleine poitrine, par un tireur d'élite membre de qui ? De la police iranienne, des milices Basij, d'un commando infiltré de la CIA, du Mossad, du services secrets britannique, comprenant probablement des membres de la secte iranienne MKO ( Mujahedin Khalq Organization) travaillant, c'est connu, pour le compte de ces services secrets étrangers, sous l'oeil bienveillant de ceux de la Sarkozie ?

Qui peut profiter de cette histoire dramatique, si elle est véridique ?

Ce serait complètement stupide de la part de la police ou des milices Basij d'avoir tiré sur une jeune femme, simple spectatrice, sachant que tous les médias occidentaux n'attendaient que ce genre d'évènement tragique pour amplifier la campagne anti iran. De plus ce tir, s'il a effectivement eu lieu, était visiblement un tir fait pour tuer et non pas pour effrayer et faire fuir. La police iranienne a affirmé avoir tiré en l'air. Et puis c'était vraiment très pratique d'avoir juste au moment du tir quelqu'un muni d'un appareil photo ( portable ) pour pouvoir relayer pratiquement en direct cette tragédie.

Diffusée "ad nauséum" depuis samedi dernier, cette vidéo a été mise en ligne pour la première fois par Hamed Rad, un jeune iranien de 34 ans vivant aux Pays Bas qui aurait reçu la vidéo d'une de ses amies habitant à côté de chez lui à Téhéran. Puis, comme la vidéo de l'attentat du 11 Septembre, elle a fait le tour des médias surtout sur le net, et passe et repasse en boucle depuis.

Hamed Rad est CONCEPTEUR GRAPHIQUE, une information non divulguée

Pour voir la version inédite sur Prison Planet

Source Planete non-violence. Voir l'intégrale de l'article.

Iran: Israël et les Twitters propagandistes

Un article du lundi 15 juin publié sur le site Charting Stocks, intitulé: "Proof Israeli Effort To Destabilize Iran Via Twitter" - "Preuve qu'Israël Cherche à Déstabiliser l'Iran via Twitter" , accuse, preuves à l'appui, l'extrême droite israélienne d'être engagée dans une attaque totale contre l'Iran dans le but de délégitimiser l'élection et de créer une instabilité politique à l'intérieur du pays.

Quiconque utilisant Twitter sait que ces derniers jours le sujet de l'élection présidentielle iranienne a été le plus populaire sur ce réseau. Des milliers de tweets et de retweets colportant une prétendue fraude électorale, appelant aux manifestations en Iran, et même poussant à attaquer différents sites web iraniens( ce qu'ils ont fait avec un certain succès) ont envahi ce que certains appellent des "réseaux sociaux". Certains tweets, retweets ont même été repris par les médias de masse sur internet.

Qui est derrière toute cette agitation tweetée?

Tentative (puis allégations) de fraude électorale en Iran
Les manœuvres israéliennes visant à déstabiliser l’Iran au moyen de Twitter
Par Chartingstocks

Des intérêts israéliens de droite sont impliqués dans une guerre électronique totale, via Twitter, dans l’espoir de faire accuser les élections iraniennes de trucage et de provoquer une instabilité politique en Iran.

Quiconque a utilisé Twitter ces derniers jours sait que la question des élections iraniennes était la plus populaire. Des milliers de tweets et de retweets prétendant que l’élection aurait été bidonnée, et appelant à des manifestations de protestation en Iran, exhortant même parfois les utilisateurs à des intrusions dans divers sites ouèbes iraniens d’information (ce qu’ils firent, d’ailleurs, avec succès). La popularité de Twitter a attiré l’attention de divers blogues, comme Mashable et TechCrunch, et cette question a même été évoquée sur des sites d’information consensuels.



Les gens à l’origine de ces messages d’incitation à la rébellion étaient-ils vraiment des Iraniens, ou s’est-il agi purement d’une machine de propagande ? Cela a piqué ma curiosité, et j’ai décidé d’enquêter sur les sources de ces informations. Cela m’a permis de cerner une poignée de personnes qui ont été à l’origine de 30.000 tweets relatifs à l’Iran ces derniers jours. Et il y avait, entre ces personnes décidément prolixes, certains points communs frappants :

1 – ils avaient tous créé leurs comptes tweeter le samedi 13 juin ;

2 – ils avaient tous un nombre extrêmement élevé de tweets depuis la création de leur profil ;

3 – l’expression « élections iraniennes » s’est avérée leur mot-clé présentant le plus d’occurrences ;

4 – à de très rares exceptions près, ils affichaient tous des messages EN ANGLAIS ;

5 – la moitié d’entre eux avaient exactement la même photo sur leurs fiches profil bidonnées ;

6 – chacun avait des milliers d’aficionados, avec simplement une poignée d’amis. Ils étaient tous, d’ailleurs, les amis les uns des autres…

Cornegidouille… pourquoi donc tous ces tweets étaient-ils rédigés en anglais ? Bigre, pourquoi tous ces profils étaient-ils ainsi obsédés par l’Iran ? Il était évident qu’il s’agissait là de l’œuvre de gens ayant un intérêt dans la déstabilisation et l’influence sur l’opinion publique en ce qui concerne la légitimité des élections iraniennes.

Je décidai par conséquent de cylindrer mon échantillon de spammers à trois des plus insistants :
@StopAhmadi
@IranRiggedElect

@Change_For_Iran

Ensuite, je procédai à une recherche sur Google pour deux de ces trois-là :

@StopAhmadi et
@IranRiggedElect.

La première page ouèbe à s’afficher fut le Jerusalem Post (JPost), un quotidien de droite pro-israélien.

L’histoire du Jerusalem Post concernait trois personnes « qui venaient de se joindre au réseau social quelques heures auparavant seulement, et qui avaient déjà amassé des milliers d’aficionados ». Pourquoi le site d’un quotidien juge-il utile d’afficher un post au sujet de trois pékins qui viennent tout juste de se connecter à Twitter, seulement quelques heures auparavant ? Cela mérite-t-il d’être relevé ? Le JPost a été la première (et à ma connaissance la seule) source d’information majeure à avoir mentionné ces trois spammers.

Le JPost un média important, a fait la promo de ces trois Twitteurs qui allaient devenir la source du bombardement des élections iraniennes au moyen des bombes Twitter… Pourquoi le JPost s’intéresse-t-il ainsi, tout soudain, aux étudiants iraniens (étudiants, c’est tout du moins ce que ces spammers prétendaient être…) ? Je dois reconnaître que j’avais désormais certains soupçons. En fin de compte : Qui Bono ? (A qui profitait le crime ?)

Incontestablement, Israël voit en l’Iran un ennemi, sans doute encore bien plus qu’en tout autre pays. D’après un sondage récent, plus de la moitié de la population israélienne est favorable au recours à une intervention armée contre l’Iran si ce pays ne cessait pas de développer son énergie nucléaire (ce qui est parfaitement son droit, conformément au traité de non-prolifération). Etrangement, ces bruits de bottes proviennent d’un pays, Israël, qui n’en est pas cosignataire, mais qui a le droit de développer son énergie nucléaire et qui, de surcroît, possède un arsenal de BOMBES nucléaires.

Bien sûr, Mousavi lui-même joue un rôle indéniable dans le bordel iranien actuel. Vous avez vu ça souvent, vous, un candidat se déclarant lui-même vainqueur avant tout décompte des voix, puis, confronté à la défaite, qui qualifie l’ensemble du processus électoral de fraude ??

Aussi évident ait été la fraude lors de nos élections (présidentielles américaines) en 2000, Al Gore (le candidat démocrate qui les a perdues) ne serait allé soulever le lièvre de la fraude électorale ?! Aucun homme politique important, aux Etats-Unis, n’aborde cette question, même avec de longues pincettes. Ils savent parfaitement qu’une telle accusation secouerait l’ensemble des fondations de notre démocratie, et que cela menacerait les structures politiques en place.

Ces spammers du Twitt ont commencé à crier au scandale avant même le dépouillement des derniers bulletins, bien dans la manière de Mousavi.

Le spammer @IranRiggedElect a créé son profil avant qu’un quelconque vainqueur eut été annoncé, et il a joué le rôle d’un service public nous informant, nous, aux Etats-Unis, en anglais et toutes les dix minutes, du caractère soi-disant irrégulier de ces élections.

« Suspect non ? Après tout qui peut régionalement profiter de ces luttes internes en Iran ? L'Iran constitue actuellement le seul pays à résister à l'hégémonie américano-sioniste au Moyen Orient. »

« De plus, depuis le résultat de l'élection iranienne, le JPost déborde de compassion pour les étudiants iraniens et ouvre toutes grandes ses colonnes à leurs témoignages. Ainsi le 19 Juin il publie dans un article intitulé " Mouvement by the people for the people" - "Mouvement du peuple pour le peuple" une lettre soit disant reçue d'un étudiant iranien via un professeur d'une université américaine connue qui maintient des liens proches avec l'Iran (?) . Mis à part le blablabla habituel sur la censure des médias et autres réseaux sociaux on note une information intéressante :

"...Il y a des manifestations tous les jours...organisées de bouche à oreille d'un évènement à l'autre, et puis par appels téléphoniques, et des étrangers qui vous disent de venir alors qu'ils vous croisent ou alors que vous attendez au feu rouge..."

..."et des étrangers qui vous disent de venir alors qu'ils vous croisent ou alors que vous attendez au feu rouge..." »

« Cela corroborent les accusations du gouvernement iranien comme quoi des éléments extérieurs infiltrés seraient à l'origine des émeutes, et de l'incitation à manifester. Et une nouvelle fois le JPost semble être au parfum de ce qui se trame dans les rues de Téhéran. »

Qui sont ces étrangers ? Pour le compte de quels services secrets étrangers travaillent-ils ?

Sur le site sioniste www.juif.org qui se définit comme un site qui diffuse "de l'information vue d'Israël »" et dont l'équipe est localisée "principalement à Hong-Kong et en Israël, et est composée de spécialistes Internet et d'experts de l'information" on trouve l'information suivante sous "Science & Technologies Israéliennes" - http://www.juif.org/societe-israel/101161,iran-avec-twitter-et-facebook-c-est-le-site-israelien-fring-qui.php :

Iran : Avec Twitter et Facebook, c'est le site israélien Fring qui aide les manifestants (19 juin 2009 Guysen Israel News )à organiser la lutte contre le régime islamique. Fring est un site de réseautage social qui permet de poster de courts messages visibles par les membres d'un même réseau sur un téléphone mobile. Durant la semaine passée, le flux des utilisateurs iraniens a augmenté de 100%...."
En tapant Fring dans Google on obtient des informations forts intéressantes.


Saluons son altruisme : il l’a fait avec une telle abnégation ! Et sans jamais se soucier le moins du monde de ses concitoyens et soi-disant « amis » en Iran, qui ne connaissent pas l’anglais et ne se sont jamais servi de Twitter de leur vie !

Source :International Solidarity Movement

Traduction : Marcel Charbonnier

RÉPONSE DU MOSSAD

Le chef du Mossad israélien, Meir Dagan a déclaré mardi lors d'une intervention devant le Comité des affaires étrangères et de défense du parlement israélien ( Knesset) que les émeutes en Iran concernant les résultats de l'élection s'éteindront d'ici quelques jours plutôt que de s'amplifier et de se transformer en révolution. Il a ajouté que "la réalité ne va pas changé à cause des élections.Le monde et nous-mêmes connaissons déjà Ahmadinejad. Si le candidat réformiste Mousavi avait gagné, Israël aurait eu un problème bien plus sérieux car il lui aurait fallu expliquer au monde le danger de la menace iranienne, car Mousavi est perçu sur la scène internationale comme un élément modéré... C'est important de se rappeler que c'est celui qui a démarré le programme nucléaire de 'Iran quand il était premier ministre". Concernant la prétendue fraude électorale, Dagan a dit : " la fraude électorale en Iran n'est pas différente de celle existante dans les états libéraux lors d'élections. La lutte concernant les résultats de l'élection en Iran est interne et n'est pas liée à ses aspirations idéologiques, dont son programme nucléaire".

Dagan sait de quoi il parle puisqu'il suit, de part ses fonctions, en rapproché, ce qui se passe en Iran, et qu'il conçoit et fait exécuter par les agents du Mossad des actions sionistes clandestines de déstabilisation du régime de Téhéran, comme probablement ces vagues successives de "bombardements Twitter" à peine l'élection présidentielle terminée.

Source Planete non-violence

À lire sur le Web de Radio Canada comment on présente la situation iranienne et l'absence de point de vue critique. « Iran: «Internet a changé la politique étrangère à jamais»

mardi 23 juin 2009

Iran Afghanistan: La drogue et l'OTAN

Financement illicite des opérations spéciales
Afghanistan : les barons de l’héroïne par la grâce des États-Unis

En Afghanistan, sous la tutelle des « libérateurs » états-uniens et avec la participation des troupes de l’Otan, on engrange cette année la plus grande récolte d’opium que le monde ait jamais vue. Selon les rapports de l’ONU, il y avait eu, en 2006 déjà, la plus grande récolte d’opium de l’histoire. Elle avait dépassé le record précédent de 60%. Probablement ce record sera battu de façon massive cette année encore.

Tandis que le trafic d’opium était presque entièrement bloqué et défendu sous le régime des Talibans, l’occupation de six ans a rendu possibles de nouveaux records concernant la culture du pavot somnifère et la production d’opium brut. Cependant, l’Afghanistan n’exporte aujourd’hui plus guère l’opium brut, car le pays a réussi à augmenter « la plus-value » à l’intérieur du pays – l’Afghanistan exporte aujourd’hui de l’héroïne pure !

L’héroïne n’est plus produite dans des caves-laboratoires, mais dans de vraies fabriques à partir d’opium brut. Des millions de litres des produits chimiques nécessaires sont importés en Afghanistan et on les transporte sur les routes qui ont été construites comme « aide aux Tiers-Monde ». Comment une chose pareille a-t-elle pu se passer ? La réponse nous est donnée par l’ancien ambassadeur anglais en Ouzbékistan, Craig Murray : « La réponse est simple. Les quatre auteurs principaux de ce jeu sont tous membres du gouvernement afghan pour lequel nos soldats se battent et meurent. Quand nous avons attaqué l’Afghanistan, l’armée de l’air états-unienne a recouvert le pays de bombes, pendant que la CIA a armé et équipé les barons de la drogue et les seigneurs de guerre afghans pour qu’ils effectuent les opérations terrestres – puis nous les avons nommés ministres. Le président Karzai est un bon garçon. Mais personne ne croit réellement qu’il a voix au chapitre dans le pays. Les États-Unis ignorent ses vœux de manière glaciale. Et avant tout, il n’a aucune influence sur les barons de la drogue et les chefs de tribus dont chacun contrôle strictement son domaine et dont chacun s’enrichit personnellement avec le trafic de drogue.

Tout cela, je l’ai appris pendant mon séjour en tant qu’ambassadeur en Ouzbékistan. J’étais près du « pont de l’amitié » à Termez et j’observais les véhicules qui transportaient l’héroïne à travers le pays en direction de l’Europe. Et j’observais les camions-citernes qui roulaient en direction de l’Afghanistan. Mais cependant, j’étais incapable d’amener mon propre pays à entreprendre quelque chose là-contre. »

Et d’ajouter : « Maintenant on récolte de l’opium partout en Afghanistan mais en quantité spécialement grande dans la région contrôlée par le général Abdul Rashid Dostum. Aujourd’hui, le général Dostum est le chef suprême de l’armée afghane. Là aussi mon propre gouvernement n’a reculé devant aucun effort pour cacher ces faits. Il a prétendu que la plupart de l’héroïne provenait de la région contrôlée par les Talibans. Mais cette région est formée en majeure partie de déserts rocheux et infertiles. Il est tout à fait impossible que cette énorme quantité d’opium puisse provenir de cette région.

Le fait que le général Dostum soit l’actuel ministre de la Défense de l’Afghanistan est un signe supplémentaire que notre politique est pourrie. Car ce n’est pas un secret que Dostum fait assassiner prisonniers et opposants de manière atroce. Aussi triste cela soit-il, mais Dostum n’est probablement pas même le pire des marchands de drogue qui siègent au gouvernement afghan sous la tutelle de l’OTAN. Et la prochaine fois que vous entendrez parler du nombre des victimes de la guerre en Afghanistan, n’oubliez pas qu’il faut y ajouter les jeunes gens, dont la vie a été ruinée et sacrifiée par l’héroïne. Eux aussi sont les victimes de notre guerre d’intervention en Afghanistan », a déclaré Craig Murray amèrement.

Source: Voltaire.net

Voir aussi Site: Esprit Libre Free spirit

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