vendredi 31 juillet 2009

Honduras : la répression se poursuit.



Jeudi 30 juillet, la police a utilisé balles et gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui occupaient la route au nord de Tegucigalpa faisant plusieurs blessés.

Un professeur (Roger Abraham Vallejo Soriano) serait entre la vie et la mort atteint d'une balle à la tête. Selon les médecins ses chances de survie seraient minimes.
Juan Barahona un des chefs de file de la résistance populaire serait emprisonné avec plus de 80 personnes, femmes et enfants.

La répression s'est étendue a Comayagua, San Pedro Sula et de Colon entre autres.

Le Front de Résistance contre le coup d'État appelle a la lutte et demande aux peuples du monde de dénoncer le putschiste Micheletti.


Source : Honduras Resists et Postcards from the revolution
De l’Organisation des Etats américains (OEA) à l’Organisation des Nations unies (ONU), en passant par l’Union européenne et le président des Etats-Unis Barack Obama, la réaction a été unanime : une condamnation sans appel du coup d’Etat qui, le 28 juin, a renversé le chef de l’Etat hondurien Manuel Zelaya, expulsé manu militari au Costa Rica. Evoquant le « retour immédiat du président Zelaya au poste et aux fonctions que la souveraineté populaire lui a octroyés », le président de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Miguel d’Escoto, a affirmé d’emblée : « Aucune autre option ne sera acceptable par la communauté internationale »

Vénézuéla : une campagne de dénigrement

La campagne contre le Vénézuéla se poursuit avec les déclarations de Lieberman, ministre des Affaires étrangères d'Israël, État, qui jadis soutenaient et entrainait les Contras, ennemis du peuple Nicaraguéens sans parler du soutien aux régimes dictatoriaux de la région, Honduras, Guatémala, Salvador. Les peuples d'Amérique centrale et du Sud s'en souviennent. On sait à quelles loges réside Avigdor Lieberman.


Lieberman accuse Chavez de coopérer avec des islamistes

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a accusé le président du Venezuela Hugo Chavez de coopérer avec des «branches radicales» de l'islam et de faire preuve d'antisémitisme, dans un entretien au quotidien colombien El Tiempo diffusé jeudi.

«Nous avons suffisamment d'éléments qui nous indiquent une collaboration entre les branches radicales de l'islam et Hugo Chavez», déclare M. Lieberman

«Israël garde un mauvais souvenir des attaques de Buenos Aires (contre son ambassade dans la capitale argentine en 1992 et contre une mutuelle juive en 1994).

Aujourd'hui, nous voyons la proximité qu'il y a entre Chavez et les Iraniens et nous souhaitons bien sûr éviter de nouvelles attaques contre les Israéliens», ajoute-t-il.
Lieberman accuse également M. Chavez d'antisémitisme pour avoir déclaré samedi que les Etats-Unis étaient en train de convertir la Colombie en «Israël de l'Amérique latine», en «plate-forme» militaire pour attaquer ses pays voisins.

«C'est de la xénophobie, de l'antisimétisme», estime le ministre israélien, qui est aussi chef du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou.

Il a également déclaré au quotidien El Espectador que le rétablissement des relations avec le Venezuela, rompues par Caracas en janvier après l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, passait par des excuses de M. Chavez.

M. Lieberman ne voit toutefois «aucune raison» de discuter avec le président vénézuélien tant qu'il maintient des «relations avec l'Iran, le Hezbollah et le Hamas (palestinien)».

Source La Presse

Tension entre la Colombie et le Vénézuéla


Le gouvernement vénézuélien a accusé jeudi les autorités colombiennes de mettre en oeuvre une «politique belliciste» qui constitue un danger pour la paix régionale, deux jours après avoir annoncé le gel de ses relations diplomatiques avec Bogota.
Quelques jours plus tôt, il avait dénoncé l'accord de principe annoncé par Bogota le 15 juillet permettant à l'armée américaine d'utiliser au moins trois bases en Colombie pour des opérations antidrogue, accusant les États-Unis de chercher à envahir le Venezuela.
La crise actuelle n'est pas la première entre le dirigeant socialiste vénézuélien et son homologue de droite colombien, Alvaro Uribe. Le 1er mars 2008, le bombardement par l'armée colombienne d'un camp des Farc en territoire équatorien avait entraîné la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie par Quito, puis Caracas, allié de l'Equateur. Source La Presse

L'ONU se prépare à dépénaliser la consommation de coca

L'ONU a lancé jeudi à Genève le processus devant mener à la dépénalisation de la consommation de feuilles de coca, à la demande de la Bolivie, pour qui cette pratique est un «droit des peuples indigènes». La Presse

La Bière et la publicité une caricature



jeudi 30 juillet 2009

Honduras: La proposition de Oscar Arias débattue au parlement

Le Congrès du Honduras va examiner jeudi la proposition avancée par le président du Costa Rica et prix Nobel de la paix Oscar Arias dans son effort de médiation pour régler la crise née de la destitution du président Manuel Zelaya, le 28 juin.

Mais cette proposition est déjà rejetée par le gouvernement de facto de Roberto Micheletti, l'ex-président du Congrès promu chef de l'État, parce qu'elle implique le retour au pouvoir de M. Zelaya. La proposition est basée sur un gouvernement d'union nationale présidé par M. Zelaya, une amnistie générale et un scrutin présidentiel anticipé.

Le Tribunal suprême électoral du Honduras a déjà rejeté l'idée d'une élection anticipée. Lors d'un sommet régional mercredi au Costa Rica, M. Arias a averti que le gouvernement de facto sera frappé d'un "ostracisme absolu", s'il persiste à refuser le retour au pouvoir de M. Zelaya. Le président déchu, invité au sommet du Costa Rica, a préféré demeurer dans la "base de résistance" qu'il a établie au Nicaragua, à une vingtaine de km de la frontière du Honduras.

Les appuis au chef d'État hondurien Manuel Zelaya se multiplient



Les appuis au chef d'État hondurien Manuel Zelaya se multiplient. Les pays membres de l'organisation des États américains (OEA) ont lancé mercredi un ultimatum au gouvernement intérimaire du Honduras.

Le gouvernement de Roberto Micheletti a trois jours pour réintégrer le président déchu dans ses fonctions, sans quoi le Honduras sera exclu de l'OEA.

Le secrétaire général de l'OEA, Jose Miguel Insulza, a fait cette déclaration dans le cadre d'une rencontre des pays membres de l'organisation au Costa Rica. Cela fait suite à la révocation des visas de quatre membres du gouvernement intérimaire hondurien par les États-Unis, mardi.

D'ailleurs une réunion est prévue entre les pays membres de l'OEA et les États-Unis à Washington vendredi, pour tenter de dénouer la crise politique du Honduras.

Soutien des partisans

Pendant ce temps, des partisans de Manuel Zelaya convergent vers le Nicaragua, pays voisin du Honduras où le chef d'État a trouvé refuge.
Ils seraient plus de 500 à avoir traversé la frontière, selon les dires du président Zelaya.
Manuel Zelaya se dit satisfait des appuis qu'il reçoit. Il remet à plus tard toute tentative de retourner au pays.

Le 28 juin dernier, le chef d'État hondurien a pris la fuite à la suite d'un coup d'État qui a plongé le pays dans une crise politique.( Voici encore une fausseté. Un bel exemple de désinformation il n'a pas pris la fuite, l'armé l'a expulsé.)

Source Radio Canada.

mercredi 29 juillet 2009

Honduras et les 5 règles de la propagande de guerre

1. Cacher l'Histoire. Le Honduras est l’exemple parfait de la « république bananière » aux mains des USA. Dépendance et pillage colonial ont provoqué un énorme fossé riches-pauvres. 77% de pauvres selon l’ONU. L’armée hondurienne a été formée et encadrée - jusque dans les pires crimes - par le Pentagone. L’ambassadeur US John Negroponte (1981-1985) était surnommé « le vice-roi du Honduras ».


2.Cacher les intérêts économiques. Aujourd’hui, les multinationales US (banane Chiquita, café, pétrole, pharmacie…) veulent empêcher ce pays de conquérir son indépendance économique et politique. L’Amérique du Sud s’unit et vire à gauche, et Washington veut empêcher l’Amérique centrale de suivre la même voie.


3. Diaboliser l’adversaire. Les médias ont accusé le président Zelaya de vouloir se faire réélire pour préparer une dictature. Silence sur ses projets sociaux : augmentation du salaire minimum, lutte contre l’hyperexploitation dans les usines-bagnes des firmes US, diminution du prix des médicaments, aide aux paysans opprimés. Silence sur son refus de couvrir les actes terroristes made in CIA. Silence sur l’impressionnante résistance populaire.


4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés. On cache le financement du putsch par la CIA. On a présenté Obama comme neutre alors qu’il refusait de rencontrer et de soutenir le président Zelaya. S’il avait appliqué la loi et supprimé l’aide US au Honduras, le coup d’Etat aurait été vite arrêté. Le Monde et la plupart des médias ont blanchi la dictature militaire en parlant de « conflit entre pouvoirs ». Les images de répression sanglante ne sont pas montrées au public. Bref, un contraste frappant entre la diabolisation de l’Iran et la discrétion sur le coup d’Etat hondurien « made in CIA ».

5. Monopoliser l’info, exclure le vrai débat. La parole est réservée aux sources et experts « acceptables » pour le système. Toute analyse critique sur l’info est censurée. Ainsi, nos médias empêchent un vrai débat sur le rôle des multinationales, des USA et de l’UE dans le sous-développement de l’Amérique latine. Au Honduras, les manifestants crient « TeleSur ! TeleSur ! » pour saluer la seule télé qui les informe correctement.

Source Michel Collon

HONDURAS: Lettre ouverte à Oscar Arias

Le Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras



Le Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras, regroupant différentes expressions organisées dans le pays et unies pour faire face à la situation surgie du coup d’Etat, adresse la déclaration suivante à la communauté nationale et internationale :

1. Nous réaffirmons que la position intransigeante de la commission nommée par les putschistes rend impossible toute issue positive pour la médiation en cours à San José.

2. Nous marquons notre plein accord avec le premier point de la proposition formulée par le citoyen Président du Costa Rica, prix Nobel de la Paix, Oscar Arias, exigeant le rétablissement immédiat de Manuel Zelaya Rosales à la Présidence de la République du Honduras, et nous demandons que cette exigence soit sans conditions.

3. Nous rejetons le reste de la dite proposition parce qu’elle ne répond ni à nos attentes ni à nos revendications pour les raisons suivantes : Le point numéro 2 permet l’intégration de personnes liées au coup d’Etat qui se sont donc rendues coupables de crimes de lèse-humanité. Le point 3 signifie la négation du droit des citoyens à une démocratie participative. Le point 4 offre l’impunité à ceux qui ont élaboré, exécuté et avalisé le coup d’Etat. Le point 5 ouvre la voie à une fraude électorale dont les indices apparaissent déjà clairement. Le point 6 ignore notre revendication d’une révision du rôle constitutionnel des forces armées et leur implication dans le coup d’Etat. Le point 7 n’a dès lors plus de raison d’être, si les points antérieurs ne sont pas pris en compte.

4. Nous dénonçons l’attitude d’ignorer tacitement les violations des droits humains que subit la population de la part du gouvernement de fait et de ses appareils répressifs qui est attestée par les chiffres suivants :
4 assassinats, 1,158 détentions arbitraires, le harcèlement et la persécution des représentants du mouvement social ; 14 médias, 14 journalistes et 4 organisations sociales ont été victimes d’atteintes à leur liberté d’expression ; les violations constantes des droits individuels et fondamentaux des citoyennes et citoyens consignés dans la Constitution de la République. Nous dénonçons par la même le recul que souffre le pays en matière de droits humains, la militarisation et le harcèlement de communautés comme à la Guadalupe Carney, à Silín, Colón ; la militarisation d’institutions publiques et les agissements de membres d’escadrons de la mort dans tous le pays ; auxquels s’ajoute la collusion du Ministère Public, des juges et des Tribunaux de la République avec le gouvernement de fait qui laisse la citoyenneté sans défense aucune.



5. Nous réitérons notre souhait de voir se mettre en place des processus politiques participatifs qui permettent l’implication démocratique des hommes et femmes par le biais de l’installation d’une Assemblée Nationale Constituante.

6. Nous restons déterminés dans notre lutte, jusqu’à ce que nous obtenions le rétablissement de l’ordre institutionnel.






Tegucigalpa, M.D.C. 19 julliet 2009

Qui est Rebiya Kadeer la « mère des Ouïgours » !

Xinjiang : 10 000 personnes auraient disparu en une nuit


La chef de la dissidence ouïgoure en exil a affirmé mercredi à Tokyo que «près de 10000 personnes» avaient disparu pendant les émeutes du nord-ouest de la Chine et reproché aux États-Unis leur absence de réaction.
«Près de 10 000 personnes à Urumqi ont disparu en une nuit. Où sont-elles allées? Si elles sont mortes, où se trouvent-elles?» a demandé Rebiya Kadeer, qui s'exprimait en ouïgour, aidée d'un interprète, lors d'une conférence de presse au deuxième jour de sa visite privée au Japon. Source la Presse


Une manipulation sur internet par un membre du Congrès mondial ouïgour à l'origine des émeutes d'Urumqi !

Une vidéo présentant à tort "une jeune fille ouïgoure battue à mort" mais effectivement tournée par CNN à Mossoul en Irak le 7 avril 2007 a été diffusée comme provocation sur internet par un membre clé du Congrès mondial ouïgour, indiquent les autorités chinoises.

L'internaute responsable de cette manipulation vivrait en Allemagne ajoute-t-on de même source et la diffusion de ces images avait pour but d'attiser les mortelles émeutes ethniques du 5 juillet à Urumqi

Cette vidéo, d'une jeune fille vêtue de rouge et lapidée, avait été mise à l'antenne par CNN en mai 2007. C'est cette même vidéo que l'internaute, a diffusé le 3 juillet 2009 sous le pseudonyme de "Mukadaisi", à un groupe de Ouïgours présents sur internet par l'intermédiaire de qq. com en prétendant qu'il s'agissait d'une jeune fille ouïgoure battue à mort par des Hans.

Dans son message au groupe internet, cet internaute a utilisé des mots provocateurs pour encourager les Ouïgours à "contre-attaquer avec violence" et à agir "oeil pour oeil et dent pour dent".
Source: Xinhua


Qui est Rebiya Kadeer ?




Si Rebiya Kadeer est inconnue pour de nombreux jeunes qui vivent dans le district de Wensu du Xinjiang, elle est qualifiée d'avare par ses anciens camarades qui se rappellent qu'elle malmenait les jeunes élèves, qu'elle trafiquait de la drogue et qu'elle se vantait.

Rebiya a vécu pendant 14 ans dans le district de Wensu. Même si elle est considérée, à l'étranger, comme une fervente « défenseuse des droits de l'Homme », Aizihan Aximu, qui vit dans le quartier de Maipahana, n'utilisera jamais ce terme pour la décrire.

La ville de Wensu est située dans une oasis à la lisière nord-ouest du désert de Taklamakan, au pied sud des monts Tianshan. C'est en 1965, à l'âge de 14 ans, que Rebiya, s'est installée dans cette ville et qu'elle est devenue une camarade de classe d'Aizihan.

« Elle malmenait souvent les jeunes élèves et ne s'entendait avec personne », se rappelle Aizihan.

Rebiya a été condamnée à huit ans de prison pour avoir divulgué des secrets d'État à l'étranger. En mars 2005, avant d'être libérée sous caution pour raison médicale, elle a juré de ne plus mener d'actions séparatistes. Mais, une fois arrivée aux États-Unis, elle a immédiatement trahi sa promesse.

Aizihan n'est pas surprise par la perfidie et la versatilité de Rebiya. « À l'école, quand Rebiya se faisait réprimandée par son professeur, elle se comportait sagement, mais, une fois sortie de la classe, elle agissait de nouveau comme avant et ne suivait jamais les conseils du professeur. Elle se croyait au-dessus de tout le monde », a déclaré Aizihan.

Ses anciens camarades se souviennent que Rebiya, qui fut toujours la plus mauvaise élève, a abandonné ses études un an plus tard. Après son mariage, elle s'est lancée dans la vente de vêtements d'occasion, de foulards et de cigarettes. Elle se livrait également au trafic de drogue et de cannabis, ce qui lui a valu les reproches de la population locale. Ce fut notamment la cause de son divorce avec son premier mari.


À la fin des années 1970, Rebiya voulait se rendre à Urumqi pour y faire du commerce. Très fauchée, elle a emprunté à Aizihan 36 yuans, qui à cette époque représentait une importante somme d'argent. Elle ne l'a jamais remboursée, même si elle l'a revu en 1995 et que ses affaires marchaient bien.

En Chine, il existe une tradition selon laquelle, une fois devenu riche, on doit récompenser son pays natal. Rebiya est devenue millionnaire, mais n'a jamais récompensé le Wensu. « La population du Wensu s'est souvent demandé pourquoi Rebiya, une fois devenue riche, n'avait jamais fait construire une école ou une maison du bien-être, ni même aidé les familles nécessiteuses », a déclaré Tuhan Aimaiti, un autre habitant du quartier de Maipahana, qui était dans la même école que Rebiya.

Maimaiti Tuoli, imam de la mosquée Zhuwazi du district de Wensu, a fait l'expérience de l'avarice de Rebiya.

« En 1989, je me suis rendu à Urumqi pour participer à une formation à l'institut d'islamologie. Rebiya était également invitée à cette réunion, au cours de laquelle nous avons évoqué les dons d'argent destinés à l'éducation des ethnies minoritaires. Les autres participants ont versé entre 200 et 400 yuans. Quand on a demandé à Rebiya si elle voulait donner de l'argent, elle a répondu qu'elle n'avait pas les moyens, prétextant qu'elle devait rembourser à la banque le prêt de son immeuble en construction », a déclaré l'imam Maimaiti Tuoli.

Selon des témoignages, Rebiya a arnaqué de nombreux commerçants en vendant ou en louant des locaux dans son immeuble. Quelque 90 marchants ont intenté une action contre elle. Certains d'entre eux s'efforcent de récupérer, par différents moyens, la dette arriérée que leur doit Rebiya.

De nombreux marchands qui ont eu des relations commerciales avec Rebiya ont payé cher. Shalamaiti Maiming, une marchande ouïgoure âgée de 60 ans, a servi en 1998 de garant à Rebiya pour un emprunt de 40 000 dollars américains. Après que Rebiya ait été condamnée à huit ans de prison, Shakamaiti a demandé, plusieurs fois, à Rebiya et à son fils à être remboursée, mais en vain.

« J'ai été obligée de vendre ma grande maison pour m'acquitter de cette dette. Nous vivons désormais entassés à quatre dans un petit logement, et nous menons une vie difficile. Les marchands qui, comme moi, ont été dupés par Rebiya et ont fait faillite, sont nombreux », a déclaré Shalamaiti.

Des personnes âgées du Wensu, telles qu'Aizihan et Tuhan, ont déclaré « ne pas aimer parler de leur ancienne camarade Rebiya », alors que celle-ci est une inconnue pour les jeunes de la région.

« Quand j'étais petit, j'ai entendu dire que c'était une personne riche. Je ne sais rien d'autre », a déclaré Pazilaiti Tuerhong âgé de 20 ans.

En ce qui concerne l'appellation « mère des Ouïgours », Yasen Nur, âgé de 23 ans, a déclaré en écarquillant les yeux : « Comment pourrait-elle devenir la mère de nos Ouïgours ? Je ne lui fais pas du tout confiance ».

« C'est une appellation donnée par certains étrangers. Nos Ouïgours ne la reconnaissent pas. Elle n'a même pas été une bonne mère pour ses propres enfants. À quel titre est-elle appelée ‘mère des Ouïgours' ? », a déclaré Aizihan, également mère.

En décembre 2006, le tribunal d'instance intermédiaire d'Urumqi a jugé que la société Akda exploitée par Rebiya et son fils Alimu Abudureyimu était coupable de fraudes fiscales d'un montant de 4,88 millions de yuans.

De terre stérile, le district de Wensu, qui compte 95 % d'Ouïgours, est devenu une zone agricole et pastorale développée. Le revenu annuel par habitant est passé de 3 100 yuans en 2005 à 4 730 yuans en 2008. Aizihan et Tuhan ont ainsi pu quitter l'ancienne zone urbaine délabrée pour s'installer dans des immeubles.

Selon elles, Rebiya n'a pas le courage de rentrer à Wensu. « Elle ne pourrait pas rentrer. Elle n'a pas assez de courage pour rentrer, surtout depuis les émeutes si violentes du 5 juillet », a déclaré Aizihan.

« Elle a trahi sa patrie et son ethnie », a déclaré Maimaiti Tuoli.

Source French China.org

À lire :

Les visées politiques cachées et inavouées de la visite au Japon de Rebya Kadeer.

Voir site : Les émeutes au Xinjiang

Voir vidéo : Le « Congrès mondial des Ouïgours » et Rebiya Kadeer (vidéo)

Voir l’entrevue de la milliardaire sur France 24

mardi 28 juillet 2009

Iran Irak dans la mire

Vers une contre-révolution
De: Claude Jacqueline Herdhuin **

Depuis le 12 juin, l'encre n'a cessé de couler au sujet des élections iraniennes. Le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, était donné perdant et a pourtant remporté haut la main les élections devant son adversaire, Mir Hossein Moussavi. En lisant ou en écoutant les médias occidentaux, je ne peux réprimer un moment d'irritation. Les analyses sont toutes le fruit d'une réflexion occidentale, c'est-à-dire incomplète, voire orientée.

L'Iran nous est systématiquement présenté comme un pays musulman conservateur et menaçant pour notre sécurité. Bizarre que les États-Unis apparaissent comme des sauveurs alors que leur discours ne laisse aucun doute: dominer par tous les moyens. Après l'ère Bush, dont la volonté guerrière a été prouvée, et avant d'entrer dans l'ère Obama, Hillary Clinton avait déclaré en avril 2008: «si je suis la présidente, nous attaquerons l'Iran.»( ici on devrait lire, propos censuré par la Presse : « Hillary Clinton a tenu des propos on ne peut plus clairs dans le cadre du programme Good Morning America, diffusé par ABC le 22 avril 2008 : « Je veux que les Iraniens le sache, si je suis la présidente, nous attaquerons l’Iran. Et je veux leur faire comprendre que cela signifie qu’ils doivent examiner de très près la question, parce que quel que soit le stade de développement où pourrait être leur programme d’armement nucléaire au cours des 10 prochaines années, au cours desquelles ils pourraient envisager de lancer bêtement une attaque contre Israël, nous serions en mesure de les effacer totalement. »)

Aujourd'hui, le monde vit sous Obama.( ici un passage oublié encore par la Presse: « Mais n’oublions pas que ce dernier représente le même parti que celui pour lequel Hillary Clinton faisait campagne».)Le président américain (je devrais dire, ses conseillers ) a simplement adopté un discours et une conduite plus politically correct, afin de regagner la confiance des États et de la population de la planète. La main tendue par les États-Unis aux pays musulmans cache des pièges.

Les États-Unis aimeraient récupérer l'Iran, qui occupe une position stratégique au Moyen-Orient, à des fins économiques (accès aux ressources pétrolières et gazières d'Asie) et politiques (nous entrons dans une deuxième guerre froide et il est important pour les Américains que l'Iran quitte la Chine et la Russie pour se ranger de son côté). Avec les élections volées du 12 juin en Iran et la Révolution verte qui a suivi, les Iraniens sont soudain devenus sympathiques au monde et surtout à l'Occident en se battant contre un régime insupportable par sa violence et ses idées.

Nous devons toutefois «regarder» ou accueillir le soutien du «monde» au peuple iranien avec la méfiance nécessaire. Le «monde» pourrait facilement faire un amalgame entre le mouvement iranien actuel contre le régime et un mouvement général contre les pays islamiques.(Chacun voit dans les évènements récents ce qu’il veut bien voir. Le 11 juin, veille des élections iraniennes, j’étais à New York. J’ai dit à une amie avocate que je pensais que la jeunesse iranienne pourrait opter, dans un avenir plus ou moins proche, pour une contre-révolution. Sa réponse a été brève : « Impossible. Ils croient en leur religion. » Les évènements n’ont pas tardé à me donner raison.)

Or, la Révolution verte pourrait être le premier pas vers une contre-révolution qui permettrait de dissocier la religion de l'État. Les jeunes Iraniens et Iraniennes commencent à parler d'un pays où la religion retournerait dans le domaine du privé. Ils ne renient pas l'islam, ils condamnent la place qu'il occupe au sein du gouvernement.


Un ami iranien m'a déclaré: «Ce régime (des mollahs) n'attend qu'une guerre pour détourner l'attention des Iraniens ainsi que celle du monde entier des problèmes sociaux, économiques, politiques...»

Le peuple iranien est conscient qu'il doit se rapprocher de l'Occident, mais pas à n'importe quel prix. Il a connu la monarchie, la révolution, le pouvoir religieux. S'il décide de faire une contre-révolution, quelles sont les voies qui s'offrent à lui? Une monarchie «modérée», de type espagnol? Ce serait faire marche arrière. Une dictature militaire semble improbable, car aucune des actions des opposants au régime ne va dans ce sens.(Le même ami m’a expliqué pourquoi en quelques mots : « La raison m’est claire : tous les Iraniens ont déjà eu l’expérience de l’autocratie et de la dictature au cours des cent dernières années. C’est-à-dire la période d’après la grande révolution constitutionnelle de 1906 durant laquelle l’autorité du clergé a été soumise à la volonté du peuple (les mollahs se vengeront plus tard avec la révolution islamique de 1979 qu’ils ont détournée à leur profit) ».)

Reste la démocratie. Cette dernière peut s'accommoder de la religion en la replaçant dans le domaine de la vie privée. Le peuple iranien est-il prêt à se battre pour la démocratie? Les derniers évènements semblent l'indiquer. Mais advenant une contre-révolution, l'Iran pourra-t-il se protéger contre l'intervention de l'Occident, et surtout celle des États-Unis? (qui se targuent d’œuvrer pour la Démocratie tout en ponctuant les discours présidentiels d’un God Bless America, sans ambiguïté sur la mission quasi divine dont cette nation se sent investie. À une autre époque, Hitler scandait Gott Mit Uns... L’Angleterre se recueille au son de God bless the Queen... et la République islamique d’Iran use et abuse du slogan Allah Akbar (Allah est grand)...)


Au-delà des intérêts économiques et politiques de l'Occident en Iran, l'Occident accueille et récupère les évènements récents à des fins de propagande idéologique. L'Iran est un pays musulman qui se lève contre l'oppression d'un régime islamique. En s'appropriant les évènements postélectoraux, l'Occident donne raison aux États-Unis et à la guerre contre le terrorisme... Demandons aux Iraniens qui ont défilé dans la rue s'ils l'ont fait sous la houlette des États-Unis.

J'ai posé la question à plusieurs Iraniens et Iraniennes et leur réaction a été d'abord la stupéfaction, puis la colère. Pourquoi l'Occident, avec les États unis à sa tête, veut-il faire croire et se persuader qu'il peut tout régenter? Le peuple iranien serait-il trop stupide ou ignorant pour décider par lui-même de ses actes et de son avenir? Certes non, car c'est un peuple extrêmement éduqué et très bien informé.(Le pourcentage du groupe d’âge 18-24 ans fréquentant l’université en République islamique d’Iran est passé de 5 % en 1979 à 24 % en 1997 (1) , l’Iran compte aujourd’hui plus de 3,5 millions d’étudiants universitaires dont 60 % sont des jeunes filles.)

(Enfin dans cette guerre de religion qui oppose l’Occident aux pays musulmans, l’Iran occupe une place très particulière. En effet, la religion de la Perse était le zoroastrisme, avant que le peuple perse ne soit converti de force à l’Islam avec la conquête de la Perse par les Arabes à partir de 636. La défaite des Sassanides à marqué la fin du zoroastrisme dont il ne reste aujourd’hui que quelque 50 000 fidèles en République islamique d’Iran. Le zzoroastrisme était également pratiqué en Inde. Il repose sur la notion du dualisme du Bien et du Mal qui coexistent dans tous les êtres vivants. Toute personne se doit de répondre de ses actes par la bonne pensée et de chercher le Bien. Peut-être y a-t-il là quelque chose que l’Occident pourrait apprendre des Iraniens.)

Notes 1- Abbas Bazargan, L’enseignement supérieur : étude de cas iranienne, Perspectives, vol. XXXII, no 3, septembre 2002.

** L'auteure est scénariste, assistante-réalisatrice et auteure. Installée au Québec depuis une vingtaine d'années, elle a été élevée en Iran de 1965 à 1979 et prépare un documentaire sur l'avenir de ce pays.

Source La Presse qui a coupé certains passages et que j'ai rajouté entre parenthèse l'intégrale ayant été publié sur le site Info Palestine et le Grand Soir

Pendant que nous discutons sur qui devrait diriger ou non l'Iran, la délégation américaine prépare le terrain avec l'État d'Israël concernant l'Iran et l'Irak voir info qui suit.



L'Iran est au coeur des discussions entre Robert Gates et Ehoud Barak

Israël n'exclut «aucune option», y compris militaire, face à l'Iran, a souligné hier le ministre israélien de la Défense Éhoud Barak lors d'un entretien à Jérusalem avec son homologue américain Robert Gates.

Outre Robert Gates, George Mitchell, l'émissaire spécial de Barack Obama pour le Proche-Orient, le conseiller à la sécurité nationale James Jones et le conseiller spécial d'Hillary Clinton, chargé de l'Iran et du Proche-Orient, Dennis Ross doivent s'entretenir avec les responsables israéliens.

L'entretien d'hier matin entre MM. Barak et Gates a plus particulièrement porté sur l'Iran. «Israël reste sur sa position fondamentale selon laquelle aucune option ne doit être écartée, même si la priorité à ce stade doit être donnée à la diplomatie», a commenté le ministre israélien de la Défense.

L'offre de dialogue américaine, a de son côté expliqué son homologue américain, n'est pas «à durée indéterminée». «Nous traiterons la situation au moment approprié», a-t-il commenté. Des sanctions sont une possibilité si la diplomatie échoue, a ajouté Robert Gates, en mentionnant également des projets pour un «parapluie de défense», aux contours vagues, destiné à protéger les alliés américains dans la région.

Source le Devoir

Ballet diplomatique de longue haleine
Deux conflits, deux envoyés. La tournée diplomatique américaine se concentre mardi sur le conflit israélo-palestinien et l'Irak. Voir article

Un camp d'opposants iraniens pris de force


Les forces de sécurité irakiennes ont pris mardi le contrôle d'un camp des Moudjahidine du peuple, des opposants au régime iranien réfugiés dans le nord de l'Irak, près de la frontière avec l'Iran.

Selon la police, au moins 260 personnes ont été blessées lors de l'assaut du camp Ashraf, soit 200 résidents du camp et 60 membres des forces de sécurité. Une cinquantaine d'exilés iraniens ont aussi été arrêtés.

Un porte-parole des Moudjahidine du peuple a pour sa part affirmé que quatre résidents avaient été tués lors des affrontements, ce que la police n'a pas confirmé.
En tout, 800 soldats irakiens ont tenté de pénétrer dans le camp, mais se sont butés à une forte résistance des habitants, qui s'est rapidement transformée en émeutes.

La suite Radio Canada

La tension grimpe d'un cran.

Au Canada la justice rapporte !

Voici un extrait fort intéressant sur comment certains avocats font de petite fortune avec l'argent de l'État.

Les parasites de Thémis
de Michel Rioux
Extrait


Ces porteurs de seringues ont pris des airs si rogues,
Ce n’est qu’au prix de l’or qu’on achète leurs drogues!
Qui pourrait s’en passer et mourir tout d’un coup,
De son vivant sans doute épargnerait beaucoup.

C’est en ces termes que le vieux Géronte, dans Le légataire universel, une pièce de Regnard, parlait des médecins.

Mais s’est ajoutée depuis, et la chose va galopante ces derniers temps, cette crème d’avocats dits d’affaires, payés la plupart du temps à même les fonds publics et à prix d’or, et qui sévissent à coups d’honoraires pas du tout honorables.
.......

Sans doute connaissez-vous l’histoire. Celle de ce jeune avocat tout fier d’annoncer à son avocat de grand-père qu’il a réussi à régler un dossier sur lequel le grand-père, et son fils après lui, avaient consacré des heures et des heures sans pour autant y trouver de solution. « Tu es trop pressé, mon garçon. Ton père et moi, on a élevé nos familles avec ce dossier-là ». On comprend le mode d’emploi.

Les temps présents semblent des plus propices, et des plus lucratifs, pour un grand nombre de disciples de Thémis, devenus artificiellement incontournables pour le règlement des petites et surtout de ces grandes causes qui occupent l’actualité. La Presse, qui n’a pourtant plus de chronique syndicale depuis les beaux jours des Pierre Vennat et Lisa Binsse, c’est-à-dire depuis plus de vingt ans, leur consacre par ailleurs une page par semaine, où on apprend les départs et les arrivées de ces grands plaideurs dans des bureaux d’avocats en constante transformation.


On ne cesse d’y faire l’apologie des avocats d’affaires, y allant de titres comme : Une année faste pour les avocats québécois, ou encore : Les avocats canadiens des pétrolières, où on apprend que « les pétrolières font des affaires d’or. Les avocats aussi ».

Les commissions d’enquête représentent un puits sans fond pour ces défenseurs de la veuve et de l’orphelin. Les contribuables ont casqué plus de 2,1 millions de dollars pour les frais d’avocats de Brian Mulroney, soupçonné par le gouvernement fédéral d’avoir empoché des pots-de-vin d’Airbus.

Le même Mulroney a reçu encore une fois près de deux millions pour sa défense devant le juge Oliphant. Celui qui officiait en son nom, Me Guy Pratte, est le même qui prenait la défense de l’ex- lieutenant-gouverneure Lise Thibault, celle-là même qui avait, à l’instar de Padre Pio, le don d’ubiquité, prenant trois repas à la même heure, dans la même journée, mais dans des villes différentes.

Jean Pelletier, chef de cabinet de Jean Chrétien, l’avait aussi choisi pour défendre ses intérêts devant Gomery. Un petit 382 000 dollars était venu arrondir ses fins de mois.

Me Pratte, ci-devant frère de l’homme-lige de Power à La Presse, André, est aussi le fils de l’ex-juge de la Cour suprême, Yves Pratte. Les nombreux préteurs qui se sont activés devant le juge des commandites ont touché plus de 3 millions de dollars publics.

Il ne faut pas croire que le secteur privé (rescapé par l’argent public cependant…) se prive des conseils de ces grands cabinets. La Presse nous apprenait qu’une armée de 500 avocats, dont « certains facturent jusqu’à 1000 $ l’heure », se penchait sur le sort de Chrysler et de GM.
.......

Il faudrait consacrer un chapitre entier à l’un de ces mieux rémunérés chevaliers de la toge, Me Lucien Bouchard (ex premier ministre du Québec ), qui a officié ces dernières années pour Quebecor, pour l’OSM, pour Olymel, pour l’UQAM, pour Corus, pour Transcontinental, pour la SAQ, où, pour à peine deux mois et demi de travail, il a touché des honoraires de 199 500 dollars. On y reviendra.

Source : Le Texte intégral est disponible sur L' Aut'Journal

lundi 27 juillet 2009

Honduras La mobilisation pour Zelaya continue

Contrairement à la nouvelle de l'agence de presse Reuters titrée « La mobilisation pour Zelaya s'essouffle »,(à lire pour comprendre comment on désinforme) le Honduras en est à son quatrième jour de grève nationale.

Cela fait 29 jours que le Front de Résistance contre le Coup d’État est en lutte, et certains de ses dirigeants se trouvant dans la capitale ont tenu dimanche 26 juillet une réunion dans les locaux du Syndicat des Travailleurs des Boissons et Assimilés (STIBYS), situés dans la zone des brises de Comayagüela, à Tegucigalpa.

L’appel a été lancé samedi après-midi par la Commission Nationale du Front afin de trouver des accords et de définir les actions à réaliser au cours de la semaine à venir. Celui-ci a été couronné de succès puisque plus de 5.000 personnes se sont présentées au rendez-vous, venant de différentes régions du pays. Lors de cette réunion, la commission a pris les décisions suivantes :

Poursuivre la lutte. Demain, lundi 27 juillet 2009, à 8 h du matin, le point de rencontre se situe en face de l’Université pédagogique Francisco Morazán, ensuite nous irons bloquer les routes de la capitale. Ailleurs dans le pays, les actions seront similaires dans nos villes et villages respectifs. Les mobilisations se feront à l’échelle nationale, et des routes seront également bloquées.

En ce qui concerne la Fédération des Organisations d’Enseignants du Honduras, elle se réunira cet après-midi et décidera de ses actions. Ses représentants n’étaient pas présents à cette réunion et ce sont eux qui décident.

Rappelez-vous les trois revendications fondamentales pour lesquelles nous poursuivons notre lutte : la première est la restauration de l’ordre constitutionnel, la seconde est le retour du Manuel Zelaya à la présidence du pays, et la troisième est la mise en place d’une l’Assemblée Nationale Constituante.

Après que les dirigeants sociaux aient tenu lecture de ces accords, les camarades présents ont été invités à se joindre aux obsèques de Pedro D. Muñoz Salvador, ce jeune qui a donné sa vie pour notre combat, et qui a été assassiné ce matin par la police nationale par plus de 40 coups de couteau dans la ville de Danlí à El Paraiso, d’après des témoins oculaires, alors qu’il était en train de manifester.

Là-bas, de nombreux camarades sont encore présents, et ce depuis trois jours. Ils ne peuvent pas bouger, car la police et l’armée ne les laissent pas se rendre vers le poste frontière de Las Manos . Dans cette zone, le gouvernement putschiste maintient l’état de siège et des couvre-feux en permanence, de telle sorte que les manifestants ne peuvent ni avancer ni rentrer chez eux.

Par ailleurs, les personnes présentes à cette réunion ont été encouragées à se rendre au siège de Radio Globo pour y amener des vivres qui puissent être acheminés aux camarades encerclés par l’armée et la police dans l’est du pays et qui sont en train de mourir de faim. Il a également été demandé à ce que des personnes se rendent à l’ambassade du Venezuela au Honduras afin d’accompagner et de se solidariser avec les diplomates vénézuéliens qui sont réprimés par ce gouvernement putschiste.

Après la mi-journée, alors que le cortège qui devait se rendre aux obsèques était sur le point de quitter les lieux, un bruit sourd a surpris tous ceux qui étaient dans les locaux du syndicat. Une bombe venait d’exploser et certains camarades ont vu des policiers prendre la fuite à toute vitesse. Leur intention est d’intimider la population. Après avoir entendu l’explosion, les personnes sont sorties, abasourdies et effrayées. Une patrouille de police est immédiatement arrivée sur les lieux pour enquêter sur les faits. Mais nous avons qu’ils ne feront rien puisque ce sont eux-mêmes qui commettent ces attentats contre le peuple

Mais ce n’est pas tout. Quelques minutes plus tard, alors que les camarades accompagnaient les membres de la famille à l’enterrement du jeune Pedro, trois membres de la Direction Nationale des Enquêtes Criminelles (DNIC) ont été aperçus, infiltrés dans la foule. Ces trois agents étaient fortement armés et habillés en civil. Lorsque ces délinquants ont été repérés, la colère est montée dans les rangs, ils ont été poursuivis et arrêtés, avant d’être remis aux forces de police. Il a été très compliqué de convaincre certains de ne pas agresser ces trois agents, car ils étaient furieux que ces scélérats aient empêché le bon déroulement des obsèques de ce jeune martyr, qui aurait dû être enterré avec tous les honneurs qu’il méritait. Cet incident n’a heureusement pas dégénéré, grâce à l’intervention de certains dirigeants, parmi eux Rafael Alegría (3) ; cela a permis d’éviter des débordements et le pire a pu être évité.

Par ailleurs, le dirigeant du Conseil Civique des Organisations Indigènes du Honduras (COPINH), Salvador Zúñiga, a indiqué dans la matinée qu’il se trouvait proche du poste frontière de Las Manos depuis quelques jours, accompagné de plusieurs membres de son organisation et d’autres membres de la communauté noire du Honduras. Il a signalé qu’ils étaient poursuivis par des militaires honduriens alors qu’ils se trouvaient dans les montagnes, à 4 kms de la frontière (4).
D’après La Jornada (5), après s’être rendu quelques heures au Nicaragua, un groupe d’environ 200 personnes, avec à sa tête Salvador Zúñiga et Berta Cáceres du COPINH, ainsi que Alfreddo López, de l’Organisation Fraternelle Noire du Honduras, a été arrêté par l’armée une fois revenu au Honduras. Le Comité des Familles de Disparus du Honduras (COFADEH) a annoncé que le groupe de détenus avait été transféré dans des camions militaires vers la ville de Danlí. Cette information a été confirmée par des journalistes de l’Agence Bolivarienne d’Information (ABI) s’étant rendus au poste de police de Danlí, où ils ont pu vérifier que les dirigeants de la COPINH étaient détenus, accompagnés de femmes et de mineurs (6).

Aujourd’hui lundi 27 juillet 2009, le Honduras en est à son quatrième jour de grève nationale.

Transmis par Christophe Kenderian,
pour Info Sud Télé
http://infosud.tele.free.fr/

NOTES
(1) Ce texte est la traduction d’extraits des trois articles, Capturan tres infiltrados en entierro del joven asesinado el sábado, de Mabel Marquez, Ejército hondureño detiene a dirigentes y simpatizantes zelayistas, denuncian, Publié par La Jornada, et Detenido Rafael Alegría por la dictadura de Micheletti, Publié par Alba TV. Traduction : Info Sud Télé. http://infosud.tele.free.fr/

(2 )Dans cette région, les villes de El Paraíso au Honduras et Las Manos au Nicaragua, marquent la frontière entre les deux pays.

(3) Rafael Alegría est un des dirigeants du Front de Résistance contre le Coup d’État. Il a participé à la fondation du Parti d’Unification Démocratique en 1992, organisation qui regroupe une bonne partie de la gauche hondurienne. Il a été secrétaire général de la Commision de Coordination des Organisations Paysannes du Honduras. Il a été membre du Secrétariat International de Vía Campesina.

(4) Toutes les informations qui précèdent sont tirées de la traduction de l’article de Mabel Marquez, de Vía Campesina Honduras. Voir Capturan tres infiltrados en entierro del joven asesinado el sábado, Minga Informativa de Movimientos Sociales, 27 juillet 2009. Consulté sur http://www.rebelion.org

(5) Voir La Jornada, Ejército hondureño detiene a dirigentes y simpatizantes zelayistas, denuncian, 26 juillet 2009. La Jornada.unam.mx

(6) Voir Alba TV, Detenido Rafael Alegría por la dictadura de Micheletti, 26 juillet 2009. http://www.albatv.org


Source le Grand Soir , Blogue Honduras Résists

À Lire: MENSONGES ET MANIPULATIONS MÉDIATIQUES POUR LÉGITIMER LE COUP D’ÉTAT AU HONDURAS

Israël: Washington déploie ses diplomates

Les colonies juives, l'Iran, les déchirements internes des Palestiniens, la Syrie et le Liban; les États-Unis déploient leur arsenal diplomatique dans l'espoir de parvenir à « une paix globale » au Proche-Orient. Quatre des principaux conseillers de la Maison-Blanche se trouvent dans la région cette semaine.

Lundi, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, est arrivé en Israël. M. Gates a rencontré son homologue israélien Ehoud Barak, avant de s'entretenir avec le premier ministre Benyamin Nétanyahou. Les deux discussions ont porté sur les moyens de débloquer les négociations sur le processus de paix avec les Palestiniens.

Les colonies juives au menu
Principale pierre d'achoppement des discussions actuelles, les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens ont occupé l'essentiel des rencontres. L'administration Obama exige un gel total de la colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.

M. Mitchell a précisé qu'il s'agissait d'une discussion « entre amis ». Quant à Ehoud Barak, il a affirmé que son pays ferait tout pour parvenir à un accord de paix, mais sans sacrifier ses « intérêts vitaux ».

Israël soutient que la construction devrait continuer dans les colonies pour répondre à leur expansion naturelle.

En attente d'une réponse de l'Iran
M. Gates a aussi évoqué le programme nucléaire iranien. Israël, comme les États-Unis, accuse Téhéran de vouloir se doter d'un armement atomique, ce que l'Iran dément.

« Le président [Barack Obama] prévoit ou espère certainement une réponse cet automne, peut-être au moment de l'Assemblée générale des Nations unies » de mi-septembre, a déclaré M. Gates lors d'une conférence de presse avec M. Barak.

Ce dernier a de son côté redit qu'« Israël demeurait sur sa position de base selon laquelle aucune option ne doit être écartée ». Et d'ajouter: « Pour le moment la priorité devrait toujours être accordée à la diplomatie et aux sanctions. »

LA RÉPONSE VIENT de Hilary Clinton

La secrétaire d'État américaine a lancé une mise en garde à l'Iran.

Dans un long discours devant le Council of Foreign Relations, à Washington, Hillary Clinton a pressé le régime iranien de répondre à l'offre de dialogue du président Barack Obama, avertissant qu'elle ne durera pas éternellement.

« Nous restons prêts à discuter avec l'Iran, mais l'heure de passer à l'action a sonné [...] La fenêtre d'opportunité ne restera pas ouverte indéfiniment. » Hillary Clinton

Selon Mme Clinton, le dialogue demeure le « meilleur moyen » de parvenir à une solution, même si elle juge qu'il n'est pas garant de succès.

Selon la secrétaire d'État, Téhéran doit maintenant choisir son camp. « Nous comprenons aussi l'importance qu'il y a à proposer le dialogue à l'Iran et à donner à ses dirigeants un choix clair: ou bien devenir un membre responsable de la communauté internationale ou bien continuer sur une voie vers davantage d'isolement ».

Réconcilier le Fatah et le Hamas
Quant à George Mitchell, il doit se rendre lundi après-midi à Ramallah, en Cisjordanie, pour s'entretenir avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Plus tôt dans la journée, il a rencontré le président égyptien Hosni Moubarak au Caire. L'Égypte mène une médiation entre le Hamas et le Fatah afin de tenter de parvenir à un gouvernement d'union nationale. Elle veille aussi aux pourparlers entre Israël et le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit capturé en 2006.

Source Radio Canada
On comprends dans ce contexte, toute la propagande médiatique sur l'Iran.

Iran et Gaza victimes des médias



Victime: définition.
1- Personne ou groupe qui subit un préjudice par la faute de qqn ou par sa propre faute.
2- Personne tuée ou blessée dans une guerre, une catastrophe, un accident, lors d’une épidémie
3- Être vivant offert en sacrifice à une divinité. Immoler, égorger une victime sur un autel.

Gaza ou Irak: Uranium appauvri et ses conséquences
Pendant que nos médias consacrent leur temps d'antenne sur les problèmes internes de l'Iran, on oublie de parler du coup d'État au Honduras et plus particulièrement de Gaza, victime de bombardement intense, laissant sa population se « démerder » seul, avec ses problèmes. Les bombardements intensifs d'Israël sur cette étroite bande risquent d’affecter une grande partie de sa population. Israël ayant utilisé des armes au phosphore blanc ainsi que de l'uranium appauvri, qu’arrivera-t-il aux Gazaouis?

Si on se fie aux informations provenant de rapport sur l'Irak, les risques pour la population de Gaza sont énormes. Le blocus imposé à cette population risque en effet d’empirer une situation qui est déjà inacceptable.

Un article dont je publie quelques extraits ne devrait pas nous faire oublier que la population palestinienne a toujours besoin de notre soutien, Victime qu'elle est, de l'indifférence de nos médias.

Les habitants de Gaza subiront-ils le même sort que les habitants de Bassora ?
de Peter Eyre - Palestine Telegraph
Extrait
L’histoire de l’uranium est tellement horrible qu’il est extrêmement difficile à qui que ce soit de l’affronter... Nous avons vu et entendu tant de tristes histoires de victimes d’armes à base d’uranium, dans tant de théâtres d’opérations — guerre des Balkans, Koweït, Irak, Afghanistan, Liban, Gaza, et à présent peut-être le Pakistan.

Mais est-ce que nous comprenons réellement les conséquences de ces armes maléfiques qui sont fabriquées aux États-Unis et utilisées par toutes les forces de l’OTAN et d’Israël?

Il faut bien comprendre que sur tous les théâtres d’opérations cités plus haut, la contamination à l’uranium a affecté non seulement leurs propres forces militaires OTAN/IDF, mais aussi les civils innocents dans les zones respectivement ciblées et les régions avoisinantes (y compris Israël lui-même). C’est la nature indiscriminée de ces armes et le fait que leur contamination associée a la propriété de franchir de grandes distances, qui permettent de les classer dans la catégorie des actes les plus abominables contre l’humanité.

Les terribles conséquences de l’uranium appauvri ont été mises à la disposition des médias par un certain Dr Leonard Dietz qui avait travaillé pour le Knolls Atomic Power Laboratory pendant 28 années.

Après la Guerre du Golfe en 1991, le Dr Dietz a fourni au Congrès l’aide de la physique concernant des particules d’uranium en suspension provenant de munitions à l’uranium appauvri, ainsi qu’à des écologistes et à des chercheurs qui étudiaient la dispersion et les risques sanitaires de ces particules radioactives. Il a produit un rapport extrêmement intéressant intitulé : « Contamination de Vétérans de la guerre du Golfe et d’autres par l’UA ».

Dans son résumé il déclarait : « Nous développons une information générale sur l’uranium appauvri (UA) pour décrire un modèle physique sur la manière dont un grand nombre de combattants non protégés de la Guerre du Golfe sur les champs de bataille du Koweït et de l’Iraq ont facilement pu absorber de dangereuses quantités d’UA dans leur corps ». Il en donne l’analyse suivante : « Les radiations alpha, bêta et gamma produisent les mêmes effets biologiques sur les cellules et les organes, et beaucoup des dommages de ces radiations sur les tissus corporels peuvent s’accumuler pendant le temps de l’exposition. C’est pourquoi il semble raisonnable que non seulement l’irradiation permanente des tissus corporels par des particules alpha de l’U-238, mais aussi les particules d’énergie bêta et les rayons gamma de ses descendants de désintégration Th-234 et Pa-234, doit être pris en considération dans l’évaluation des risques potentiels de cancer et de dommages génétiques ».

Il a été très critique des rapports de l’armée étatsunienne en ajoutant : « Le taux de retombées de poussières aérosol d’UA en suspension est virtuellement illimité. Ces microparticules peuvent être facilement inhalées et ingérées et c’est ce qui les rend dangereuses pour la santé humaine. L’évaluation environnementale de sites qui traitent de l’UA ou testent des munitions de tir à l’UA minimise l’importance potentielle des retombées lointaines de particules d’UA ». Par exemple, une de ces études de l’impact environnemental réalisées en 1992 par le Laboratoire de Recherche Balistique de l’armée US déclarait : « En raison de la masse et de la densité de la particule d’UA, elle ne voyage que sur de courtes distances quand elle est en suspension. Ces deux facteurs seuls excluent la libération hors site d’UA ». Le Dr Dietz est en désaccord avec cette allégation et il poursuit : « Cela ne vaut pas pour des particules de la taille du micromètre du métal uranium ou de ses oxydes. En fait, le transport de particules aérosol d’UA en suspension était bien connu longtemps avant que ne soit écrite l’étude sur l’impact environnemental par le Laboratoire de Recherche balistique de l’armée US, puisqu’en 1976 il avait été mesuré jusqu’à une distance de 8 km. Ce qui n’a peut-être pas été apprécié à sa juste mesure c’est que les particules aérosol d’UA en suspension pourraient être transportées par l’action du vent sur des distances bien plus grandes ».

Le Dr Dietz concluait son rapport en affirmant : « L’armée des États-Unis et l’administration des anciens combattants ont fait preuve de mauvaise volonté à investiguer les problèmes de santé associés à la toxicité et à la radioactivité de particules d’UA aérosol inhalées et digérées pour être absorbées par le corps. Toutes deux ont refusé de tester la présence d’UA dans l’organisme d’un grand nombre d’anciens combattants ».

Il est particulièrement troublant de constater le taux élevé d’anomalies à la naissance dans les familles d’anciens combattants de la Guerre du Golfe. Laura Flanders rapporte par exemple que l’administration des anciens combattants a mené une étude sur 251 familles de vétérans de la Guerre du Golfe dans tout l’état du Mississippi. 67 % de leurs enfants conçus et nés depuis la guerre ont des maladies jugées graves ou ont des yeux manquants, des oreilles manquantes, des infections du sang, des problèmes respiratoires et des doigts fusionnés. Flanders poursuit en disant que les anomalies de naissance correspondent aux effets des radiations UA.

Avant de parler de la contamination de Gaza, il nous faut revenir à l’expérience irakienne pour évaluer correctement les problèmes en amont, pas seulement à Gaza, mais aussi au Liban.

Tout d’abord les données sur l’Irak, d’après le rapport détaillé du Dr Souad N. Al-Azzawi, Professeure associée à l’Université Mamoun des Sciences et Technologies (Bagdad), intitulé : « Contamination radioactive par l’uranium appauvri en Irak », commence par cette affirmation forte : « Les armes à l’uranium appauvri (UA) ont été utilisées en Irak pour la première fois dans l’histoire des guerres récentes. L’ampleur des complications et des dommages liés à l’usage de ces armes radioactives et toxiques sur l’environnement et la population humaine résulte essentiellement de la dissimulation, du déni et des informations trompeuses diffusées par le Pentagone sur les quantités, les caractéristiques et les zones d’Irak où ces armes ont été utilisées ».

Le Dr Al-Azzawi a déclaré que la révélation d’informations concernant ce qu’on appelle le Syndrome de la Guerre du Golfe parmi les anciens combattants étatsuniens a aidé les chercheurs irakiens et les docteurs en médecine à comprendre la nature de l’effet de ces armes.

L’usage ininterrompu d’UA après la Guerre du Golfe dans d’autres territoires irakiens via les zones de non-survol interdites à l’aviation irakienne, et la vaste attaque de missiles de croisière UA en 1998, tout cela a contribué à rendre le problème de plus en plus complexe....

Au cours de l’année 2003, les opérations militaires menées en Irak par les forces d’invasion ont encore utilisé de l’UA dans des zones densément peuplées comme Bagdad, Samawa et d’autres provinces. Il est juste de conclure que depuis 1991 l’environnement de l’Irak et sa population ont été exposés continuellement aux armes UA ou à ses rémanents contaminants. Par conséquent, des millions d’Irakiens ont reçu des doses de radioactivité plus élevées que les niveaux de référence. Depuis 1995, une multiplication des affections liées à l’exposition à des radiations de faible intensité (RFI) a donc été enregistrée. Augmentation des leucémies infantiles, malformations congénitales, cancers du sein, etc.

Ce document vital a révélé des faits intéressants : le changement des taux d’incidence de la leucémie infantile durant ces dernières années, et son association à des zones contaminées géographiquement réparties, présentent de fortes preuves de la corrélation entre l’exposition RFI et les dommages sanitaires qui en résultent.

Avec les sanctions globales imposées à l’Irak, les USA et leurs alliés ont délibérément utilisé des armes radioactives et toxiques pour épuiser la force et la population de l’Irak afin de préparer l’invasion de 2003. Des centaines de tonnes dépensées en UA ont également été utilisées pendant l’invasion de l’Irak, ceci afin de renforcer l’impact de la contamination radioactive. En outre, les forces d’occupation ont interdit toute espèce de programmes d’exploration ou recherche liés à l’UA. Elles ont également dissimulé et nié tous effets sanitaires dommageables liés à l’UA, et ont refusé de fournir l’information concernant les quantités, types et localisations de ces armes en Irak. Par conséquent, des milliers d’enfants irakiens et leurs familles souffrent de diverses affections liées à des RFI telles que malformations congénitales, tumeurs malignes, affections cardiaques congénitales, aberrations chromosomiques et malformations multiples. Les femmes dans les zones contaminées souffrent de taux élevés de fausses-couches et de stérilité.

Les forces d’occupation américaines et britanniques sont entièrement responsables des points suivants :

1. l’interdiction de toute fourniture de statistiques liées à des victimes civiles après l’occupation.

2. Le refus de nettoyer les zones contaminées.

3. Le refus opposé par les forces d’occupation US aux agences internationales et aux chercheurs irakiens du droit de mener des programmes d’exploration exhaustifs liés à l’UA en vue de prévenir d’autres dommages est la meilleure preuve que ces forces dissimulent leurs preuves certainement concluantes sur les impacts sanitaires nocifs de l’UA.

Tous ces actes sont des crimes contre l’humanité parce que ces armes causent des nuisances et des souffrances indifférenciées aux civils dans toutes les zones contaminées. Les effets sanitaires vont de la fatigue et de la douleur musculaire aux troubles génétiques, aberrations chromosomiques, et tumeurs malignes. L’existence d’UA dans l’environnement maintiendra une exposition permanente aux effets à la fois toxiques et radioactifs, qui représentent des agressions systématiques continuelles contre les civils dans un conflit armé (article 4 des règlements officiels et article 7 de la CPI).
Outre les souffrances humaines considérables, il faut ajouter la zone de contamination résultant de l’agression notamment :

1 718 km de sols contaminés par des oxydes et des particules UA,
140 000 m de sédiments des voies d’eau,
845 100 tonnes de couverts végétaux.
Nous nous sentons obligés de faire savoir au monde que certaines de ces recherches coûtent la vie à leurs auteurs. Le Dr Alim Abdul Hamid Yacoub, tué avec son fils quand son véhicule fut éjecté de l’autoroute alors qu’il retournait dans sa ville de Bassora, après qu’il eut été attaqué à deux reprises à son domicile par des milices pro-occupation deux semaines avant sa mort. Elles ont coûté leur liberté à d’autres chercheurs, comme le Dr Huda Ammash, qui fut accusé d’être « Lady Anthrax » et emprisonné sans vraie inculpation pendant trois ans. L’assassinat de 250 scientifiques irakiens après l’invasion de l’Irak par des milices d’occupation est le meilleur moyen de faire cesser tout type de recherche en Irak occupé, y compris la recherche sur l’UA.

Conclusion :

1. les USA et le RU ont utilisé en permanence des armes à l’UA contre la population et l’environnement en Irak de 1991 à maintenant;

2. les forces d’occupation en Irak ont intentionnellement dénié et dissimulé les types, localisations et quantités d’armes utilisées, pour empêcher que soient prises des mesures qui pourraient réduire les dommages sanitaires résultant à l’exposition à des RFI;

3. les forces d’occupation ont interdit au PNUE, à l’OMS et à d’autres agences internationales de mener tout programme exploratoire pour évaluer les risques sanitaires infligés au peuple d’Irak par ces contaminants radioactifs;

(Souvenez vous de Tchernobyl)


4. l’interdiction de toute statistique sur les victimes par le ministère de la Santé en Irak juste après l’occupation participe du crime qui a été commis en permanence contre l’Irak et les Irakiens;

5. des programmes d’exploration et des mesures de sites prouvent sans aucun doute possible que l’existence de contamination radioactive liée à l’UA sur la majorité du territoire irakien (à l’exception de la zone nord du Kurdistan);

6. les études épidémiologiques publiées à Bassora présentent une corrélation nette entre expositions à des RFI liées à l’UA et la multiplication de tumeurs malignes, de malformations congénitales et de malformations multiples dans les zones détectées contaminées UA;

7. d’autres études pathologiques et hématologiques indiquent l’existence d’aberrations chromosomiques et ADN et d’anormalités chez les anciens combattants de la Guerre du Golfe de 1991; d’autres études ont démontré leurs effets réduisant les activités du système immunitaire humain chez les individus exposés;

8. les mesures de sites par des chercheurs irakiens en 2000 ont révélé le fait que la province de Muthana et la ville de Samawa étaient contaminées depuis 1991; ce fait a été établi par les troupes néerlandaises en 2003, ensuite les Gardes nationales étatsuniennes qui servirent dans cette zone après l’invasion et eurent confirmation par le Dr Drakovic de l’exposition à une contamination UA après leur retour à la maison;

9. l’usage continu intentionnel d’UA contre le peuple et l’environnement de l’Irak est un crime contre l’humanité en raison de ses impacts sanitaires indistinctement nocifs sur les civils longtemps après les opérations militaires; la contamination UA existante dans l’environnement immédiat est une source permanente d’exposition à des RFI pour les civils, qui peut être considérée comme des attaques systématiques sur des civils dans un conflit armé. Article 4 des règlements officiels et l’article 7 de la CPI.

Nous, membres de la communauté internationale, nous soucions-nous de la contamination à Gaza et du fait que ces lieux devraient être sécurisés et fermés au public (en particulier aux enfants) ?


Qui va décontaminer Gaza?
Notes : Israël à utilisé ces armes au Liban.