lundi 30 novembre 2009

Les conditions de vie de Yoani Sánchez

Extrait de l'article de Salim Lamrani, Yoani Sánchez : profession ? « Dissidente »

La bloggeuse cubaine Yoani Sánchez incarne désormais la dissidence politique face au régime castriste. Son site internet en 18 langues a un impact sans commune mesure avec sa fréquentation, et elle a reçu de nombreux prix littéraires ou politiques dans divers pays occidentaux. Pourtant, la chronique qu’elle rédige est pleine de contradictions et sa biographie est confuse, observe Salim Lamrani. Surtout, son site internet dispose de moyens techniques importants et de dérogations administratives aux États-Unis qui laissent apparaître une puissante logistique US derrière ce qui est présenté mensongèrement comme une initiative individuelle et spontanée.

Les conditions de vie de Yoani Sánchez (extrait)

Les médias, relayant les propos de Sánchez, ne cessent de répéter que les Cubains n’ont pas accès à Internet, sans expliquer pour autant comment la blogueuse peut écrire quotidiennement sur son blogue à Cuba. Grande fut la surprise des quelque 200 journalistes internationaux accrédités à la Foire internationale du tourisme à Cuba, le mercredi 6 mai 2009, lorsqu’ils ont aperçu Yoani Sánchez tranquillement installée dans le salon de réception du plus luxueux établissement de tourisme de l’île, l’Hotel Nacional, en train de naviguer sur Internet, alors que le coût de connexion est prohibitif y compris pour un touriste étranger [40].

Deux questions surgissent inévitablement : comment Yoani Sánchez peut-elle se connecter à Internet à Cuba, alors que les médias occidentaux ne cessent de répéter qu’elle n’y a pas accès? D’où vient l’argent qui lui permet de mener un train de vie qu’aucun Cubain ne peut s’offrir, alors qu’elle ne dispose officiellement d'aucunes source de revenus?

En 2009, le Département du Trésor des États-Unis a ordonné la fermeture de plus de 80 sites Internet commerciaux en rapport avec Cuba qui violait la législation sur les sanctions économiques. Curieusement, le site de Yoani Sánchez a été épargné alors que ce dernier propose l’acquisition de son livre en italien, de surcroît à travers Paypal, système qu’aucun Cubain vivant à Cuba ne peut utiliser en raison des sanctions économiques (qui interdit, entre autres, le commerce électronique). De la même manière Sánchez dispose d’un Copyright pour son blogue « © 2009 Generación Y - All Rights Reserved ». Aucun autre blogueur cubain ne peut en faire autant en raison des lois de l’embargo. Comment s’explique ce fait unique [41] ?

D’autres questions nécessitent également une réponse. Qui se cache derrière le site de Sánchez desdecuba.net dont le serveur est hébergé en Allemagne par l’entreprise Cronos AG Regensburg (qui héberge également des sites d’extrême droite), et enregistré au nom de Josef Biechele? On découvre également que Sánchez a enregistré son nom de domaine à travers l’entreprise états-unienne GoDaddy, dont la principale caractéristique est l’anonymat. Le Pentagone l’utilise également pour enregistrer des sites de manière discrète. Comment Yoani Sánchez, une blogueuse cubaine vivant à Cuba, peut-elle enregistrer son site auprès d’une entreprise états-unienne alors que cela est formellement interdit par la législation portant sur les sanctions économiques [42] ?

Source Voltaire.org pour lire l'intégrale de l'article

Chercher l'erreur!

[40] Guillermo Nova, « Bloguera cubana Yoani Sánchez descubierta escribiendo sus artículos desde el wi-fi de hoteles », Rebelión, 11 mai 2009

[41] Norelys Morales Aguilera, « Si los blogs son terapéuticos ¿Quién paga la terapia de Yoani Sánchez ? », La República, 13 août 2009.

[42] Ibid

Guatemala , Relents de guerre civile

de Brian Myles

Le Guatemala se remet peu à peu de 36 ans de guerre civile. Les militants des droits de l'homme risquent encore leur vie pour défendre des principes qui paraissent acquis dans les démocraties occidentales.

Nery Rodenas et Mario Domingo mènent une vie dangereuse. Sur la place publique et dans les cours de justice, ils crient la liberté, l'État de droit et la justice. Des mots si lourds que ces hommes vivent avec la hantise quotidienne d'être assassinés.

Les deux avocats sont responsables de l'Office des droits de l'homme de l'archevêché du Guatemala (ODHAG), un organisme à l'avant-scène du mouvement pour les droits civiques au Guatemala. Aussi bien déplacer des montagnes. Le Guatemala, un pays de 13 millions d'habitants, peine à faire table rase d'une culture d'impunité qui profite à ses bourreaux.

Le prédécesseur de MM. Rodenas et Domingo à la tête de l'ODHAG, l'évêque Juan José Gerardi Conedera, a été assassiné en 1998, deux jours après la publication par l'Église d'un rapport accablant sur les crimes commis durant la guerre civile. Le projet de «récupération de la mémoire historique» de l'ODHAG a permis de recenser quelque 55 000 violations des droits de l'homme, principalement attribuées à l'armée, durant le conflit interne qui a décimé le pays de 1960 à 1996.

En 2001, deux militaires et un prêtre ont été condamnés pour le meurtre de Mgr Gerardi. Les têtes dirigeantes de ce complot morbide n'ont jamais été inquiétées, déplore Nery Rodenas, qui était récemment de passage à Montréal avec son collègue Mario Domingo. Les menaces adressées autrefois à Mgr Gerardi leur sont aujourd'hui destinées. «Oui, notre vie est en danger. Nous le savons. Nous sommes à l'avant-scène du mouvement des droits civiques, affirme Mario Domingo en riant. On apprend à vivre dans ces conditions. Tous les jours. Si on ne mène pas ce combat, qui va le faire?»

Guerre, génocide et impunité

La guerre civile a fait 200 000 morts au bas mot au Guatemala. Les complicités entre les escadrons de la mort, les militaires, la police et le gouvernement commencent à peine à être examinées sur la place publique. La découverte des archives militaires, demeurées intactes par miracle, devrait permettre de documenter des milliers d'homicides, d'actes de torture et de disparitions qui n'ont jamais été élucidés.

«Nous ne savons pas exactement le nombre de morts. Nous croyons qu'il y en a plus de 200 000, mais c'est impossible de le dire», affirme Mario Domingo, coordonnateur du secteur de défense de la dignité humaine de l'ODHAG.

Des accusations persistantes de génocide à l'encontre des populations mayas planent sur les anciens dirigeants du Guatemala. À ce jour, ils n'ont pas été inquiétés par la justice. Le général Efraín Ríos Montt, qui a pris le pouvoir à la suite du coup d'État de 1982, n'a jamais été poursuivi par la justice du Guatemala, bien que de nombreuses atteintes aux droits de l'homme et deux massacres se soient produits sous son règne. Montt fut député jusqu'en 2004; le dictateur ne put cependant poser sa candidature à l'élection présidentielle de 2003.

Selon Nery Rodenas et Mario Domingo, le fruit n'est pas mûr pour la constitution d'un Tribunal pénal international pour le Guatemala, sur le modèle du Rwanda ou de l'ex-Yougoslavie. «La situation au Guatemala est différente. L'armée au Guatemala a gagné la guerre, et elle est toujours en contrôle de la situation», affirme M. Domingo. Il demeure cependant convaincu qu'un génocide a bel et bien labouré les terres ensanglantées du pays. Des villages entiers ont été rasés dans les communautés aborigènes. Hommes, femmes et enfants ont été massacrés. «C'était similaire à l'arrivée des Conquistadors espagnols», résume M. Domingo.

Commission de l'ONU

L'ONU a lancé l'an dernier la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG), afin de «renforcer l'État de droit» dans ce pays à peine sorti du conflit. La CICIG doit enquêter et démanteler les organisations criminelles qui seraient à la fois responsables de la flambée de violence, de la corruption des institutions étatiques et de la paralysie du système judiciaire.

La CICIG dispose d'un court mandat qu'elle accomplit de concert avec le système judiciaire local et le Bureau du procureur public. Nery Rodenas accorde une grande importance aux travaux de cette commission de l'ONU. «Elle a fait véritablement des enquêtes sur les groupes criminels, les groupes au pouvoir, même si elle a eu peu de temps pour y parvenir, estime-t-il. Il est très important que les gouvernements étrangers appuient la CICIG. Nous espérons qu'ils pourront exiger la mise en oeuvre des recommandations de la Commission sur le recouvrement de la mémoire collective, l'épuration des corps de sécurité et la cessation des inquisitions de l'État et de la justice.»

Le Guatemala a besoin d'appuis de la communauté internationale, explique Nery Rodenas. Il en va de la pérennité des institutions civiles, qui demeurent toujours fragiles. Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) a pu le constater lors d'une mission réalisée avec la collaboration de l'Open Society Institute et la Fondation Soros Guatemala. Dans ce pays marqué par la violence (le taux d'homicide y est 25 fois plus élevé qu'au Canada), la population entretient une certaine défiance à l'égard des institutions. «La culture démocratique est trop peu ancrée, et les "élites" du pays ne paraissent pas mobilisées autour de cet objectif. À l'exception de la CICIG, la communauté internationale, très présente, ne serait paradoxalement pas toujours très exigeante quant aux résultats obtenus avec les financements alloués [en prévention de la violence]», constate le CIPC dans son rapport publié en septembre dernier.

«La violence favorise les éléments les plus réactionnaires d'une société, tétanise la population et l'empêche de s'organiser et d'agir», enchaîne le rapport du CIPC. Nery Rodenas en est trop conscient. «Aucun gouvernement n'a réussi à réduire le niveau de violence au Guatemala. Le risque, c'est que la population veuille élire un gouvernement autoritaire et répressif, qui serait peut-être capable de réduire les taux de violence, mais qui ne pourrait éliminer les origines de la violence. Il faut s'attaquer aux causes structurelles. Nous n'obtiendrons pas ces changements seuls. Nous avons besoin de l'appui de la communauté internationale, simplement pour s'assurer que l'État du Guatemala soit fonctionnel», conclut-il.

Source Le Devoir

dimanche 29 novembre 2009

Suisse et minarets, Victoire de l'extrême droite

La peur de disparaitre sous l'islam fait peur à ceux qui lavent plus blancs que blancs. La conseillère socialiste, Ada Marra, appelle l’UDC ( l'extrême droite ) à prendre ses responsabilités et condamne la position que tient l'UDC sur la construction de minarets qui « représenterait un danger pour les Suisses », selon Oskar Freysinger

« Si nous ne nous défendons pas, si nous n'essayons pas de mettre quelque part des garde-fous, moi, je pense que dans 50 à 100 ans, ce qui a fait l'Occident, ce qui a fait l'esprit du Siècle des Lumières risque de disparaître du continent européen. » Déclare Oskar Freysinger, député fédéral et membre du comité contre la construction de minarets. Source Radio Canada

Les arguments de l’UDC (Union du centre, extrême droite), à l’origine de ce référendum, contre « l’islamisation rampante » de la Suisse ont été entendus par les citoyens, alors même que l’ensemble des autres partis politiques, du gouvernement, des médias appelait au rejet de cette initiative.


« Pour rappel, il y a dans ce pays de près de 8 millions d’habitants 400.000 musulmans (essentiellement des personnes originaires de l’ex-Yougoslavie et de Turquie), 200 mosquées et… 4 minarets. C’est manifestement trop. Dans le même mouvement, notons que les Suisses ont refusé d’interdire l’exportation d’armes de guerre, comme le proposait un autre référendum organisé à l’initiative de l’extrême gauche. Bref, on n’aime pas les musulmans en Suisse, mais on veut bien leur vendre des armes ou accueillir leurs avoirs… »

« Pourquoi parler de cette votation ici? Tout simplement parce qu’une nouvelle fois la démocratie directe fait la preuve de son extrême dangerosité. En laissant s’exprimer la peur de l’autre, le refus de la rationalité, l’intérêt immédiat, le référendum est décidément un instrument dangereux aux mains des démagogues de tous poils. On comprend mieux pourquoi plusieurs pays démocratiques l’ont tout simplement interdit. En France, le Front National a immédiatement réagi en demandant aux « élites de cesser de nier les aspirations et craintes des peuples européens ». Cela ne vous rappelle rien? » Source Coulisse de Bruxelles

C'est pour quand un référendum au Québec interdisant aux banques de nous voler à tour de bras avec leurs taux d'intérêt élevés pour les pauvres et très bas pour les riches?



COMMENTAIRE
J'ai commis une erreur importante concernant madame Ada Marra en l'associant à l'extrême droite alors qu'elle dénonce justement les positions de Oskar Freysinger. Je tiens à souligner que madame Marra m'a prévenu de cette grave distorsion et que je me suis empressé de corriger. Je tiens à remercier madame Marra pour ce correctif.

La question de l’antisémitisme

Le débat sur la question de l’antisémitisme qui fait rage sur la planète et qui oppose l'État d'Israël et ceux qui la critiquent prend beaucoup d’espace dans les différentes tribunes. Chaque fois qu'une voix s'élève pour critiquer la politique israélienne, des voix ne cessent de crier à l'antisémitisme. Karl Marx, un juif allemand a été le premier à condamner la théorie sioniste de Théodore Herzl et la lutte se poursuit encore aujourd'hui comme en témoigne ce vidéo de Paul-Éric Blanrue.

En passant merci à Palestine93 pour l'information sur la vidéo. Vidéo qui est paru sur le site de Alter Info


Paul-Éric Blanrue : les réseaux pro-israéliens
envoyé par clap36. -

Iran la prochaine cible?

Si on en croit l'article paru sur le site de Planete non-violence, l'Iran serait la nouvelle cible.

Extrait

L’AIEA vient d’adopter une résolution entièrement politique contre l’Iran sur proposition du P5 +1 (cinq membres permanents du Conseil de Sécurité + l’Allemagne) condamnant le programme nucléaire iranien, exigeant que l’Iran cesse la construction de son nouveau centre d’enrichissement de Fardoo prés de Qom, garantisse qu’aucun autre centre n’est en construction, et applique les résolutions antérieures du CSONU lui demandant de suspendre son programme d’enrichissement d’uranium à la centrale de Natanz.

Cette résolution n’a aucune base légale : signataire du TNP, l’Iran est autorisé à développer une activité d’enrichissement d’uranium sous le contrôle de l’AIEA, ce qu’il fait. La centrale de Natanz, qui produit du LEU (UE à 3.5 %) est entièrement son contrôle des inspecteurs de l’AIEA, et les exigences du CSONU de suspension du programme d’enrichissement n’ont aucun fondement légal, mais un caractère 100 % politique.

L’Iran a prévenu l’AIEA de la construction de Fardoo en septembre, soit 6 mois au moins avant la fin de la construction de celle-ci, répondant ainsi aux exigences de l’AIEA. De plus les inspecteurs de l’AIEA ont eu récemment et par deux fois accès à cette centrale et selon les dires du directeur général sortant de l’AIEA Mohamed El Baradei – qui fait une sortie des plus pitoyables en cédant aux pressions politiques ce qui décrédibilise un peu plus l’agence – déclarant à propos de Fordoo « c’est un trou dans la montagne… pas de quoi s’inquiéter ».

Les Iraniens ont fourni une explication raisonnable sur les motifs de construction de ce nouveau centre d’enrichissement d’uranium : les menaces répétées depuis plusieurs années – et non condamnées comme elles auraient dû l’être par l’ONU - des US et d’Israël d’attaquer les installations nucléaires de l’Iran les ont amenés à planifier tout un système de construction d’installations souterraines d'urgence pour éviter toute interruption de leur production d’uranium enrichi pour alimenter à des fins pacifiques leur centrale nucléaire de production d’électricité, et protéger leur matériel sensible. Il n’y a rien d’illégal pour un pays signataire du TNP à prendre des dispositions afin de protéger son programme nucléaire de toute attaque extérieure et ce d’autant plus que l’AIEA a eu accès à la centrale de Fordoo.

Il n’y a donc pas eu dissimulation et mauvaise volonté de la part de l’Iran comme le trompettent les médias occidentaux propagandistes qui ont commencé à battre le rappel médiatique des troupes pour justifier une attaque militaire contre l’Iran.

Une analyse indépendante d’imagerie satellite pour « l’Institute for Science and international Security » du centre nucléaire iranien de Fordoo par Paul Brannan, un expert américain de réputation mondiale dans ce domaine avait conclu à la construction d’un tunnel intégré à un système de « centres d’urgence » existant à travers le pays contre des attaques aériennes Américaines et ou israéliennes comme l’ont déclaré les autorités iraniennes dans un courrier adressé le 28 octobre dernier à l’AIEA.

L’AIEA, et son directeur général sortant, Mohammed El Baradei, viennent de montrer à quel point les pressions politiques occidentales ont eu raison de l’impartialité et neutralité politique de l’AIEA, discréditant l’Agence encore un peu plus et la transformant, comme le CSONU, en instrument des grandes puissances pour décider des guerres à venir.

De plus, l’AIEA en interne est de plus en plus manipulée par le directeur du Département de Sauvegarde, Olli Heinonen, qui avait déjà monté en épingle l’histoire du prétendu programme militaire nucléaire iranien basé sur des documents douteux fournis par des services secrets, dont ceux des US de la France et d’Israël et que l’Iran a accusés d’être des faux.

Pour les puissances occidentales, traiter le site de Fordoo comme faisant partie d’un programme nucléaire clandestin iranien leur permet d’accroitre la pression sur l’Iran et vise à imposer illégalement à l’Iran de cesser son activité d’enrichissement d’uranium, une exigence des sionistes qui depuis le début font pression par tous les moyens y compris le chantage au bombardement des installations nucléaires iraniennes, via leur puissant réseau de lobbying mondial.

Israël entend bien rester la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, la seule force de dissuasion du régime sioniste pour s’y maintenir — alors même que son armée, vaincue au Liban en 2006, fortement décrédibilisée par l’Opération Plomb durci l’hiver dernier contre la population de Gaza et accusée de crimes de guerre par le rapport Goldstone – restant la bombe atomique ( 200 et + à sa disposition et les capacités terrestres aériennes et maritimes pour le Big Bang moyen oriental qui verrait son complexe de Massada se concrétiser).

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La Russie achetée par Sarkozy pour dire oui à la résolution.

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Les US font pression sur la Chine en faisant du chantage à une attaque israélienne contre l’Iran.

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Le régime sioniste ayant obtenu ce qu’il voulait des P5 +1 concernant le nucléaire iranien, a annoncé cette semaine – mercredi juste avant la décision de l’AIEA, là aussi simple coïncidence? – un semblant de gel provisoire des colonies (moratoire de 10 mois) pour remercier la communauté internationale de son empressement à servir la cause sioniste et aussi pour diminuer le semblant de pression américaine sur Tel-Aviv et afin de cesser d’être accusé de bloquer les « pourparlers de paix » selon le jargon hypocrite des pays occidentaux.

La résolution illégale et entièrement politique votée par l’AIEA sera transmise au CSONU qui a l’autorité de décider de sanctions contre l’Iran.

En termes crus, la Russie et la Chine vont-elles baisser pantalon, capituler et voter de nouvelles sanctions contre l’Iran au Conseil de Sécurité, l’une pour satisfaire des intérêts à court terme, l’autre en se laissant manipuler par le chantage américano sioniste alors que toutes deux ont amplement les moyens politiques et économiques de répondre non?

L'intégrale de l'article sur le site Planète non-violence

samedi 28 novembre 2009

Réveillon-surprise pour Gaza!

Pas question de garder le silence sur le blocus de Gaza. Tous les moyens sont bons pour en parler et en faire parler. Nous avons ainsi décidé d'organiser un événement festif pour soutenir les Palestiniens et pour montrer que nous ne manquons ni d'imagination et ni de tonus.

Retenez bien cette date : samedi 12 décembre prochain, de 14 h à 17 h retenez bien ce lieu : Beaubourg, près du Centre Pompidou, en plein coeur de Paris. Et venez très nombreux, car les Marcheurs pour Gaza vous invitent à un grand réveillon-surprise pour Gaza!

Les participants à la Marche pour Gaza vous convient à contribuer à cette initiative internationale destinée à briser le blocus israélien de la bande de Gaza, à faire cesser un siège qui affame 1,5 million de femmes, d’hommes et d’enfants, leur interdisant de reconstruire après les massacres israéliens de l’an dernier, de travailler normalement, de se soigner.

Mais les Palestiniens ont droit à la vie et à la fête, comme tout le monde! Nous allons le montrer au monde entier. Nous vous appelons à venir apporter votre part de chaleur et de solidarité à ce peuple qui résiste vaillamment depuis si longtemps.

Vous ne pouvez malheureusement pas venir avec nous à Gaza à la fin de l’année? Nous vous offrons un moyen de transmettre votre soutien personnalisé aux habitants de la bande de Gaza!
Surprises, surprises...

Mais si vous voulez nous aider à préparer ce réveillon, c’est possible, en contactant : info@europalestine.com Source Euro Palestine

Merci à Palestine93 pour l'info.

Cuba, Yoani Sanchez la « blogeuse STAR »

Voici un extrait du texte de Machetera qui décrit la célèbre « star » d'un jour, qu'est Yoani Sanchez.

CUBA : YOANI SÁNCHEZ, LA « BLOGUEUSE STAR » CUBAINE : UNE FOLLE FURIEUSE
De Machetera

La maladie mentale non traitée n'est jamais un très beau spectacle à voir. C'est pourquoi il est très difficile de comprendre la cruauté dont fait preuve le Département d'État US envers Yoani Sánchez, la blogueuse cubaine qui s’autoproclame « censurée », car au lieu de lui suggérer gentiment de demander de l’aide psychologique, il se consacre à divulguer et à répéter ses délires pour la simple raison que ces derniers lui servent d’arme dans la guerre de la propagande qu’il entretient contre Cuba depuis cinquante ans.

Lundi le 9 novembre, ce même Département d'État qui était resté imperturbable et silencieux face aux nombreuses agressions criminelles et aux assassinats perpétrés par ses courroies de transmission putschistes au Honduras durant les derniers mois avait décidé de publier un communiqué dans lequel « il déplorait grandement l'agression contre les blogueurs Yoani Sánchez, Orlando Luis Pardo et Claudia Cadelo ». En prenant le gouvernement cubain une fois de plus sur ses genoux paternalistes, le Département d’État l’a grondé sur la répression et la violence, la liberté et la réconciliation. Toutefois, l'inquiétude émouvante du Département d'État pose un réel problème.

Tout d'abord, il n’y a aucune confirmation indépendante des allégations faites par les trois blogueurs itinérants, selon lesquelles ils auraient été embarqués de force dans une voiture de marque chinoise et de couleur noire conduite par des membres de la sécurité de l'État, puis frappés pour les empêcher de participer à une manifestation vraiment bizarre (contre la violence? À Cuba? Allons, voyons… !). Si l’on tient compte de l’enthousiasme de Yoani avec lequel elle s’accapare la largeur de bande limitée de Cuba pour publier sur le web des photos et des vidéos d’elle-même, l'absence de preuve photographique de l’agression dont elle dit avoir été victime est remarquable. La blogueuse exhibitionniste, qui n'a pas eu la moindre gêne à se déguiser en parodie clownesque de touriste allemande pour se donner en spectacle au beau milieu d’une conférence sérieuse entre journalistes et universitaires, est soudain devenue réticente, timide et renfermée, soignant en privé les blessures — qui, selon elle, lui avait été infligée —, avec l’assistance du personnel de la clinique de son quartier (dont les soins, mais elle ne le mentionne pas, sont gratuits).

Lorsque les doutes sur la nature étrangement dramatique de l'histoire de Yoani ont commencé à apparaitre, celle-ci en a rajouté – toujours sans photo à l'appui de ses allégations – en accusant les sceptiques de culpabiliser la victime. Sa pathologie est vraiment bizarre. Il n’y a que les spécialistes cubains de la santé mentale qui pourront pronostiquer si Yoani Sánchez est une personnalité bipolaire paranoïaque ou paranoïde, mais les indices – des délires de grandeur prononcés et répétitifs avec en même temps d'extravagantes histoires de persécution, fabriquées clairement pour l’usage externe - montrent à première vue que nous avons affaire à une jeune fille perturbée, dont la perception disjonctée de la réalité s’amplifie au lieu de diminuer.

Son mari, Reinaldo Balayer, ex-journaliste raté, trainant derrière lui une longue histoire de torchons brûlés avec la communauté dissidente cubaine, est à mon avis le plus grand fautif. Selon Yoani, elle et Reinaldo sont retournés à Cuba après une vie très difficile en Suisse, où l'âge de son mari — qui n'est pas très jeune — et son incapacité à apprendre une langue étrangère ne lui ont offert que les perspectives d’emploi s’offrant aux immigrants dans la même situation : des boulots pénibles, subalternes et mal payés. Ce n'était pas le niveau de vie que tous les deux attendaient. Effectivement, aujourd’hui ils vivent beaucoup mieux, en se pavanant autour de l'hôtel Meliá Cohiba à La Havane avec des portables et des caméras cachées qui leur permettent de se filmer harcelant le personnel tandis que, leur collaborateur Ernesto Hernández Busto se charge de faire la manche pour récolter de l'argent et les financer depuis Barcelone. (Hernández Busto est un Cubain qui survit sans travail ni revenus déclarés dans la métropole catalane — une ville où tout est très cher —, il a créé son propre blogue, Penúltimos Días, sur lequel il publie les articles de Yoani et collecte des « dons » pour la soutenir.)

Cela fait une éternité que Yoani rêve que la police l’arrête, mais, à son plus grand regret, à Cuba on ne peut pas l'arrêter et on ne l’arrêtera jamais pour ce dont elle voudrait l’être : le fait de se rendre ridicule. Toutefois, elle sait très bien qu’elle pourrait être arrêtée pour avoir reçu de l’argent de l’étranger pour s’en prendre à Cuba, et c’est ici que l'aide de Hernández Busto est inestimable, car elle constitue un sas entre Yoani et ses sponsors.

Je n’ai jamais considéré comme particulièrement productif de s’interroger sur l’affiliation de quelqu’un à la CIA, car la question de savoir si quelqu’un est ou non un agent n'est pas très importante. La question qu’il faut se poser, c’est si les activités de cette personne sont profitables ou non à l’Agence. Dans le cas de Yoani et Reinaldo, la réponse est un oui catégorique. La semaine passée, juste après la prestation de Yoani dans le débat d’Internet sur la culture cubaine sponsorisé par le magazine Temas du Centre Culturel Fresa y Chocolate à La Havane, tandis que Reinaldo organisait, dans la rue, une conférence de presse impromptue avec les journalistes étrangers, elle en profitait pour accorder une interview complètement ouf à rien de moins que Radio Martí, financée, elle, par la CIA.
LA SUITE ICI

Il faut absolument lire la suite sur le site LeTacle et sa couverture médiatique de sa grande souffrance par CNN dont voici le petit vidéo théatrale de la Star.

vendredi 27 novembre 2009

Honduras Élection frauduleuse dimanche

Appelle au boycottage

Dimanche, les Honduriens sont appelés aux urnes pour élire un nouveau président. Ce scrutin est considéré par les putschistes et les États-Unis comme une solution à la crise.

LE Front national contre le coup d’État au Honduras a renouvelé son appel au boycottage des prochaines élections du 29 novembre, les considérant comme une tentative de légitimer la dictature putschiste. Le coordinateur général du Front, Juan Barahona, a insisté sur le fait que les élections, organisées par ceux-là mêmes qui ont usurpé le pouvoir par les armes, sont illégales et frauduleuses.

Carlos H. Reyes (dont la candidature avait les faveurs de la résistance) a décidé de se retirer de la course à la présidence afin de ne pas cautionner le Gouvernement de Roberto Micheletti, César Ham [ci-contre] ne s’est pas encore officiellement prononcé

« C'est la première fois, il n'y a pas de précédent en Amérique latine, que la dictature organise elle-même sous sa tutelle, sans observateurs de l'Organisation des États américains, un processus (électoral). Je regrette que les États-Unis soutiennent cela. » déclare Manuel Zelaya

Même si elle est appuyée par les États-Unis et le Costa Rica, l'élection fait l'objet d'une forte contestation en Amérique latine. Manuel Zelaya a reçu les appuis de grands ténors comme le Venezuela, l'Argentine et le Brésil, qui ont fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat de l'élection.

Vendredi, le président équatorien Rafael Correa a d'ailleurs demandé à l'Union européenne de ne pas reconnaître l'élection présidentielle de dimanche. L'homme s'exprimait à Bruxelles au nom de l'Union des nations sud-américaines (UNASUR), qui regroupe les 12 pays de l'Amérique du Sud.

Source Radio Canada..... Granma.....Letacle

Afghanistan : la mission colonialiste se poursuit

« Le retrait précipité des troupes de l'OTAN ne fera arriver ni la paix, ni le progrès social, ni un gouvernement démocratique. Seulement plus de chaos » affirme, monsieur Boisvert, de La Presse (lire son point de vue).

Contrairement à nos prétentions nous ne changerons pas la situation en Afghanistan et de plus il ne faut pas induire les lecteurs comme le font certains commentateurs en mettant Talibans et Al-Qaeda sur le même pied. Ils n'ont rien en commun. Cette société devra parcourir sa route selon les propres volontés du peuple afghan et de leurs contradictions. La lutte interne que se mènent les différents clans aboutira inévitablement sur une guerre civile et notre effort doit reposer sur les forces les plus progressistes de la société afghane et pour l’instant cette force nous la retrouvons dans les propos de Malalai Joya. (voir article)

Les Alliés des États-Unis annonceront des renforts de 4 000 à 5 000 soldats en Afghanistan, une fois que le président Barack Obama confirmera que son pays va y envoyer des dizaines de milliers d'hommes, ont indiqué vendredi une source militaire à l'OTAN. Source La Presse

Pour certains c'est le « moins mauvais des maux ». Pourtant, il y a bien d'autres solutions que celle proposée par les gouvernements. Ça me fait penser aux Espagnols lors de la conquête de l'Amérique latine pour sauver ces primitifs et barbares, mais qui étaient les plus barbares? Pour de l'or, on a détruit une civilisation, comme le font les nouveaux impérialistes pour le pétrole.

Regarder ce petit vidéo qui fait le compte financier de la guerre en Irak avec le résultat que nous connaissons. Paru sur le site de Gilad Atzmon

Facebook fait des victimes

Il est rare que je m’intéresse à ce genre de sujet, mais vous avez surement entendu parler de cette fille du Québec, victime de Facebook.

Une Québécoise en congé de maladie depuis plusieurs mois pour une grave dépression affirme avoir été privée de ses indemnités quand son assureur a découvert des photos d'elle sur Facebook.

L'histoire de Nathalie Blanchard a fait le tour du monde. En Europe comme aux États-Unis, les médias s'intéressent à ce cas qui révèle une fois de plus les limites de la vie privée en cette ère des médias sociaux.

Nathalie Blanchard souffrait d'une grave dépression et recevait des indemnités mensuelles de sa compagnie d'assurance, Manuvie. Les versements ont cessé subitement cet automne et elle a donc contacté son assureur. On lui a répondu qu'elle pouvait reprendre le travail à en juger par les photos publiées sur sa page du réseau social Facebook, affirme-t-elle.

L'agent d'assurance lui aurait décrit plusieurs des photos, dont certaines prises dans un bar lors d'un spectacle des danseurs nus Chippendales et d'autres lors de vacances au soleil. Selon cet agent, ces photos démontraient qu'elle était sortie de sa dépression.

Source Radio Canada........Canoë

Quand les requins ont faim, tout est bon pour ne pas payer. C'est connu, j’ai moi-même été victime d’un vol qui se montait à plusieurs milliers de dollars et je n’ai jamais été payé à la juste valeur des objets dérobés...

jeudi 26 novembre 2009

Nortel , Les capitalistes s'enrichissent et les travailleurs suffoquent

Alors que les capitalistes se servent avec la bénédiction de nos gouvernements qu’ils contrôlent, les travailleurs se voient forcer de perdre leurs emplois et les retraités eux se retrouvent avec de minables pensions.

Le réseau anglais de Radio-Canada, CBC, a appris que 72 cadres de Nortel se sont partagé des augmentations en salaires et en bonus de 7,5 millions de dollars américains en 2009. De ce nombre, 14 vont recevoir des augmentations de plus de 500 000 $ US.

En juin dernier, l'ancien directeur de Nortel avait défendu sa décision de verser ces primes devant le comité des finances de la Chambre des communes, tout en refusant de verser des indemnités de départ à des centaines d'employés mis à pied et en diminuant les pensions versées aux retraités.

M. Zafirovski a aussi tenté de faire valoir sa qualité de créancier devant une cour américaine en octobre dernier, réclamant 12 millions à l'entreprise, dont la moitié à titre de prestations de retraite. Sa demande est en examen.

L'entreprise canadienne a déclaré faillite en janvier dernier et, de ce fait, a refusé de payer une indemnité de départ à plusieurs employés licenciés. Elle compte aussi mettre fin au versement d'indemnités à 410 employés en invalidité à long terme. Enfin, elle souhaite continuer de réduire les retraites de quelque 70 000 anciens employés.

Source Radio Canada

Il n'existe qu'une seule solution pour la classe ouvrière et elle est simple; il faut former un vaste Front commun, prendre le contrôle des lieux de travail et exiger la nationalisation de toutes les grandes entreprises, nationaliser toutes les banques et mettre fin au financement des guerres inutiles qui ne servent qu'à enrichir les seigneurs de guerre.


Pendant que les capitalistes nous enculent et que nous continuons à leur baiser le cul comme de simples valets, la pauvreté se fait sentir à la grandeur du Canada. Voici quelques chiffres.

La pauvreté au Canada en quelques chiffres

Les revenus des familles plus aisées ont augmenté de 33 % entre 1989 et 2007, contre 16 % chez les plus pauvres.

En 2007, pour chaque dollar que possédait une famille parmi les 10 % les plus pauvres, une famille parmi les 10 % les plus riches en possédait douze fois plus (11,87 $).

Le Canada occupe actuellement le 25e rang sur 33 pays de l'OCDE pour le pourcentage de son PIB affecté aux programmes sociaux.

Le Canada occupe le dernier rang parmi 25 pays de l'OCDE en ce qui concerne des normes minimales pour des services éducatifs et de garde à l'enfance, y compris le nombre de services de garde réglementés et subventionnés, les dépenses publiques dans ce secteur et les congés parentaux.

En 1989, la Chambre des communes adoptait à l'unanimité une résolution visant à éliminer la pauvreté infantile, de belles promesses qui, deux décennies plus tard, ont pris des allures de voeux pieux.

Source Le Devoir

Pour reprendre une phrase célèbre de la Révolution française « aux armes citoyens », le temps presse

Torture en Afghanistan, Hillier perroquet des conservateurs

Hillier qualifie de « grotesques » les propos de Colvin

Lors d'un témoignage très attendu devant un comité parlementaire, le général à la retraite Rick Hillier a livré une version complètement différente quant au sort des prisonniers afghans de celle du diplomate Richard Colvin. (Il ne faut pas se surprendre, il est dans la couche des conservateurs)

Selon Hillier, bien au contraire, la plupart des prisonniers capturés l'avaient été sur le champ de bataille, avaient des résidus d'explosifs sur les mains, et étaient entraînés de façon professionnelle. (Pis Hillier, que faites-vous de la convention de Genève sur les prisonniers?)

Hillier a réfuté l'allégation du diplomate selon laquelle tous les détenus transférés par le Canada avaient été torturés. « Venant d'une personne qui n'a aucune connaissance lui permettant de tenir de tels propos, cette déclaration est ridicule », a-t-il dit. (En plus d'être méprisant à l'égard d'un diplomate, comme s'il ne savait pas que ses valets afghans pratiquaient la torture)

Les multiples rapports de M. Colvin ne lui ont par ailleurs pas été transmis, a-t-il affirmé, parce qu'ils ne contenaient pas d'informations provenant de source directe. Il a toutefois ajouté qu'il les avait révisés depuis le témoignage du diplomate et qu'aucun des rapports qu'il a rédigés en 2006 ne faisait état d'actes ou même de risques potentiels de torture. M. Colvin avait en outre déclaré qu'il avait directement adressé au moins une lettre au général Hillier. (Hillier préférait pratiquer la politique de l'autruche et fermer les yeux. Pratique répandue chez le personnel conservateur)

Commentant l'interruption du transfert de prisonniers, en 2007, il a affirmé que cela n'avait rien à voir avec les documents transmis par le diplomate, qu'il a égratignés au passage. « Nous n'avons pas fondé nos décisions sur des ouï-dire, des hypothèses ou encore des informations émanant de source indirectes », », a-t-il déclaré. « Nous n'avons pas fondé nos décisions sur des témoignages de talibans sans chercher à corroborer leurs dires. » Le gouvernement conservateur avait lui aussi argué que Richard Colvin se contentait de rapporter des rumeurs. (Un vrai perroquet des conservateurs)

Source Radio Canada .......La Presse

COMMENTAIRE
Le mensonge et la protection de ses petits amis conservateurs passent avant la vérité, voilà ce que je pense du général Hillier.
La convention de Genève, monsieur le général, vous la connaissez. Si vous étiez aveugle, ce qui me surprendrait, votre devoir en tant que général était de protéger vos prisonniers contre toutes formes de sévices, même si c'étaient des talibans.
Alors, ne prenez pas le peuple canadien pour des imbéciles. Votre guerre est une guerre sale qui ne sert pas les intérêts du peuple afghan tout comme celle du peuple canadien dont je fais encore partie, pour l'instant.

mercredi 25 novembre 2009

Guerre en Irak,Blair a-t-il menti?

La commission d'enquête sur le rôle de la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak a commencé ses audiences mardi à Londres. Elle tentera de déterminer s'il y a eu tromperie lorsque le premier ministre Tony Blair a entraîné son pays dans la guerre.

Des familles de militaires britanniques tués en Irak ont accusé Tony Blair d'avoir entraîné la Grande-Bretagne dans une guerre illégale et d'avoir trompé l'opinion publique sur les raisons de cet engagement.

Le gouvernement britannique avait justifié l'entrée en guerre en déclarant que Saddam Hussein était en possession d'un arsenal d'armes de destruction massive, dont aucune trace n'a jamais été retrouvée.

Certains en Grande-Bretagne ont déploré le fait que la commission ne comprenne aucun avocat à même d'imposer un véritable contre-interrogatoire aux personnalités appelées à témoigner, notamment l'ancien premier ministre Tony Blair.

John Chilcot a répliqué que cette commission n'avait pas pour objectif de tenir un procès, mais que son but était de déterminer exactement comment a été prise la décision d'entrer en guerre et « les leçons à en tirer » pour l'avenir.

Source Radio Canada

CONCLUSION

Pas de problèmes Tony, tu ne seras pas accusé de crime de guerre et de mensonges et tu pourras vivre ta liberté pleinement. Magnifique justice!

La torture en Afghanistan existe M.Harper

Voici un billet de Michèle Ouimet fort intéressant sur les sévices dont ont été victimes les afghans et de la complicité ou plutôt du laissé faire des Canadiens.

La torture existe, M. Harper
de Michèle Ouimet

Pauvre Richard Colvin. Les conservateurs ont tout fait pour discréditer son témoignage. La semaine dernière, ce diplomate, qui a passé 18 mois à Kandahar et Kaboul en 2006 et 2007, s'est présenté devant la commission parlementaire qui examine les allégations de torture en Afghanistan. Une comparution explosive qui a plongé le gouvernement dans l'embarras.

Colvin a tout déballé : le nombre élevé de prisonniers capturés par les soldats canadiens, puis remis aux redoutables services secrets afghans, la torture, les 18 rapports alarmants qu'il a expédiés à 75 personnes, la censure imposée par les hauts fonctionnaires qui lui ont demandé de ne plus rien mettre par écrit, l'obsession du secret du gouvernement Harper.

Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, a balayé le témoignage de Colvin en affirmant que c'était de la propagande de talibans. Puis, il a tiré sur le messager en discréditant le jeune diplomate.

Richard Colvin est dans une situation intenable. Il est toujours diplomate; il occupe un poste à l'ambassade du Canada à Washington. Il n'a que 40 ans. Pas besoin d'être devin pour comprendre que sa carrière est en péril. Il sera probablement condamné à brasser de la paperasse dans un obscur bureau des Affaires étrangères à Ottawa.

Colvin était coincé. S'il refusait de témoigner devant la commission parlementaire, il risquait six mois de prison pour outrage. Et s'il témoignait, il mettait sa tête sur le billot en jetant ses patrons - les conservateurs - dans l'embarras.

Le ministre MacKay n'a pas ressenti une once de sympathie pour cet homme qui a accepté de passer 18 mois dans un des endroits les plus dangereux de la planète, l'Afghanistan. Pire, le gouvernement a refusé de payer ses frais d'avocat. Du moins, au début. Colvin ne se présente jamais en public sans son avocate.

En dépit de ces tactiques d'intimidation, les conservateurs n'ont pas réussi à étouffer le scandale. La torture dans les prisons afghanes continue de les hanter. Hier, Amnistie internationale a réclamé une commission d'enquête publique. La même demande a été faite par les trois partis de l'opposition.

Cet après-midi, l'ancien chef d'état-major, le général Rick Hillier, et lieutenant-général Michel Gauthier, en poste en Afghanistan en même temps que Colvin, vont témoigner devant la commission. Étaient-ils au courant de la torture? Ont-ils reçu les rapports de Colvin? Si oui, en ont-ils parlé au ministre Peter MacKay?

Les conservateurs ont géré ce dossier de façon désastreuse. Ils ont érigé un mur de silence et ils ont cultivé le secret de façon maladive. J'en sais quelque chose.

Témoignage de Michèle Ouimet

Je suis allée dans la prison de Sarpoza, à Kandahar, en octobre 2007 (voir article) et j'ai rencontré des prisonniers. Les soldats canadiens, m'ont-ils dit, les ont capturés, puis remis aux services secrets qui les ont torturés.

J'ai aussi parlé au directeur de Sarpoza qui m'a confirmé qu'il y avait de la torture. «Quand ils sortent des services secrets, ils viennent ici, dans ma prison, a-t-il affirmé. Je sais qu'ils ont été torturés, parce que c'est moi qui les reçois.»

À l'époque, j'avais été incapable de parler à un Canadien, civil ou militaire, à Kandahar pour qu'il réagisse aux accusations des prisonniers. On me renvoyait à Ottawa où mes demandes d'entrevue étaient tassées sous le tapis. J'ai finalement reçu un courriel du ministère des Affaires étrangères qui me disait, en gros, que le Canada était «déterminé à travailler avec le gouvernement de l'Afghanistan afin qu'il respecte ses obligations internationales».

Après la publication de mon article, j'ai été convoquée par un haut fonctionnaire canadien sur la base militaire de Kandahar. Il était tout miel. «À Ottawa, nous prenons cette question très au sérieux», m'a-t-il dit.

Il voulait connaître le nom des prisonniers que j'avais rencontrés. J'ai refusé en lui disant : «Allez-y dans la prison, elle est à 20 kilomètres d'ici. C'est très facile de retracer les prisonniers qui ont été torturés. « Bref, faites votre travail.

Il n'y a aucune preuve de torture, ont répété les conservateurs la semaine dernière. Pourtant, des preuves, il y en a. Elles sont dans la prison de Sarpoza.

***********

En novembre 2007, le président afghan Hamid Karzaï a reconnu qu'il y avait de la torture dans les prisons de son pays. En avril 2009, la Commission afghane des droits de la personne a publié un rapport. Une vingtaine de personnes ont interviewé des victimes de la torture et leurs familles. Des informations fiables recueillies sur le terrain. Leur conclusion : 98,5% des gens interrogés affirment qu'ils ont été torturés.

La Commission afghane des droits est crédible. Ottawa lui a demandé d'être son relais sur le terrain pour suivre à la trace les prisonniers capturés par les soldats canadiens.

La torture n'existe pas, M. Harper? Vous êtes bien le seul à le croire. ( voir article Torture: Ottawa aurait dû agir plus tôt)

Source La Presse





À LIRE: Barack Obama annonce: "Le travail sera fini en Afghanistan"

Manifestation contre le criminel de guerre Moshe Yaalon

Manifestation à Paris

La responsabilité directe de Yaalon, ancien chef d’Etat-major, a été établie, d’une part en ce qui concerne le massacre délibéré de plus de 100 civils libanais, hommes, femmes et enfants, bombardés par l’aviation israélienne, alors qu’ils s’étaient réfugiés dans un bâtiment clairement placé sous la protection des Nations-Unies, à Qana, au sud-Liban, lors de l’agression israélienne de 1996.

Yaalon est également directement responsable du bombardement d’un immeuble de la ville de Gaza, le 22 juillet 2002. Présenté comme un "assassinat ciblé", visant un des cadres du Hamas, Salah Shehadeh, la bombe d’une tonne larguée sur ordre de Yaalon tua au total 16 Palestiniens, dont 12 femmes et enfants.

"Les Palestiniens sont une sorte de cancer. Il y a plusieurs manières de traiter le cancer. Certains pensent qu’il faut amputer des membres, mais moi, pour le moment, je me contente de leur faire une chimiothérapie", déclarait fièrement la brute, en 2002.

Source Info Palestine.net

Action de protestation contre la venue du criminel de guerre, Moshe Ya'alon.
Dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).



source Boycott Israël

mardi 24 novembre 2009

La malbouffe intellectuelle

de Serge Timmons
L'auteur est un auteur-compositeur de Boucherville.

On n'avale plus n'importe quoi. On vérifie les étiquettes: pas de gras trans, pas trop de sel, de sucre, de colorant artificiel... De plus, on recherche les meilleurs apports caloriques, nutritifs. Bref, on surveille de près l'alimentation de nos enfants pour favoriser une meilleure croissance. On cherche à manger santé pour notre bien-être physique. Bien. Très bien tout ça.

Il serait peut-être bon maintenant de faire la même chose pour le bien-être de notre esprit et surtout celui, en développement, de nos enfants. La malbouffe intellectuelle sévit actuellement. Ce ne sont, bien souvent, que des calories vides dans les divertissements, l'information, l'enseignement. On se bourre de sucre, de sel, et de gras parce que c'est facile et ça goûte bon. Mais il nous faut aussi de la viande, des protéines, du fer, des vitamines.

C'est bien l'humour partout: à la radio, le matin, au bureau via les clips internet, le soir à la télé ou au spectacle d'un des innombrables humoristes, mais ça fait beaucoup de sucre dans une journée. À peu près que du sucre. Pas beaucoup de viande là-dedans.

Dans les informations - surtout les chaînes qui en présentent en continu -, alors là, c'est du sel. Beaucoup, beaucoup trop de sel. On aime ça, c'est plus goûteux, on en rajoute toujours un peu, ça nous fait faire des hon! des woo!, des «ça s'peux-tu!» Ça excite, ça donne soif, mais ça ne nourrit pas. Tout juste hors-d'oeuvre bons à couper l'appétit.

On en recherche toujours et on s'en fait offrir partout: les téléréalités, les émissions trash, les ramassis de vidéos spectaculaires d'accidents, de catastrophes, d'incidents disgracieux. Ça fait beaucoup de sel tout ça dans une journée. Pas bon pour le coeur; ça durcit les artères.

Et mêlé à tout ça, mêlant tout ça, le gras trans épais et omniprésent qu'est la publicité développée et présentée sous la forme du plus petit dénominateur commun. Publicité envahissante, débordante et dégoulinante par-dessus tout ce sel et tout ce sucre. Du bon gros gras trans épais. Rien de bon pour la santé de l'esprit, en plus de procurer de sérieuses crampes à l'humeur quotidienne.

Oui, je sais, on peut bien se retirer à la campagne, sans journaux, sans télé ou internet, mais, comme dans les régimes, un jeûne sévère n'est jamais recommandé. Quand on en revient, on en consomme encore plus en réaction à la carence. On n'y échappera pas sans modifier nos habitudes et notre mode de consommation.

Tous les jours, les philosophes diététiciens vous le diront, il nous faut notre part des principaux éléments: un peu de réflexion, de solitude, d'apprentissage, de lecture, de recherche. Il faut se mettre au contact d'un art et d'une culture substantielle. Sans quoi on perd nos dents d'analyse critique. Nos muscles de réflexion s'atrophient, notre système d'imagination s'affaiblit. On ne digère plus bien les carences, les frustrations et on finit par développer une cirrhose du cerveau. Bon.

Comprenons-nous bien: je n'ai absolument rien contre les sucreries, les croustilles et autres cochonneries - c'est un junkie qui vous parle -, seulement, il ne faut pas que ça devienne tout notre régime alimentaire. Bon. Ce que je dis c'est que je souhaite aussi, un jour, un étiquetage sur tous ces produits de consommation nous avisant avant chaque émission, chaque article de journal, chaque spectacle, des valeurs nutritives contenues: stupide... 27%, insipide... 67%, névrose... 15%, contamine... 22%, protéine intellectuelle... 4%, calories... 1%. Peut contenir des traces d'intelligence.

Je souhaite un étiquetage, mais surtout une pareille attention de notre part sur tout ça comme sur notre consommation alimentaire. L'esprit, comme le corps, doit être quotidiennement nourri des parts essentielles et équilibrées d'éléments nutritifs. Sinon, ça nous fait une société obèse d'insignifiances et de superficialités.


Source La Presse

Visite à Montréal de la députée afghane Malalai Joya

Rencontre avec une femme qui n'a pas froid aux yeux.
De Michel Ouimet

Malalai Joya n'a pas changé. Minuscule - elle mesure à peine cinq pieds -, yeux de braise, longs cheveux noirs. Sous son apparence délicate se cache une femme au caractère trempé comme l'acier. Elle n'a peur de rien. Elle tient tête aux redoutables seigneurs de la guerre qu'elle traite de criminels. Elle crache son mépris pour ces hommes qui ont mis son pays, l'Afghanistan, à feu et à sang et qui, aujourd'hui, se pavanent à côté du président Hamid Karzaï avec la bénédiction des Occidentaux et du Canada.

Elle répète ses accusations sur toutes les tribunes, même si les seigneurs de la guerre et de la drogue essaient de l'assassiner. Elle a échappé à cinq tentatives de meurtre. Et elle n'a que 31 ans.

Je l'ai rencontrée, hier, à Montréal dans un hôtel discret du centre-ville. Ce soir, elle donne une conférence à l'UQAM. Elle va dénoncer la présence de «l'armée d'occupation» et demander le retrait immédiat des soldats étrangers, incluant les canadiens. Elle en profitera aussi pour parler de son livre, A Woman Among Warlords*.

Un livre coup-de-poing qui commence par cette phrase: «Je viens d'un pays marqué par la tragédie, l'Afghanistan.» Un livre qui dénonce et dérange. Un livre écrit sans fioritures où un chat est un chat, un seigneur de la guerre un criminel et Hamid Karzaï et les Occidentaux, des complices de ces criminels.

Elle y décrit aussi sa naissance dans la province reculée de Farah, l'exil de sa famille qui a fui l'occupation soviétique, son errance dans des camps de réfugiés en Iran et au Pakistan, son retour en Afghanistan sous les talibans, son élection au Parlement en 2005, suivie, 18 mois plus tard, par son expulsion. À travers son histoire, c'est la souffrance de son peuple qui est douloureusement étalée page après page. Un livre crève-coeur.

Malalai Joya parle toujours aussi vite et avec le même accent anglais à couper au couteau. Elle enchaîne les phrases qu'elle mitraille avec brutalité et intensité, d'une voix éraillée par la fatigue. Elle oublie de tremper ses lèvres dans son thé, qui refroidit sur la table de sa chambre d'hôtel.

Sa vie est infernale. Elle ne se déplace jamais sans ses gardes du corps et elle change de maison plusieurs fois par semaine. Je l'ai interviewée en 2007 à Kaboul. J'ai fait le tour de la ville en auto pendant une heure avec mon traducteur qui avait son cellulaire collé sur son oreille. Le lieu du rendez-vous changeait constamment. Nous avons finalement atterri dans une maison solidement gardée par des hommes armés.

Malalai Joya parlait aussi vite, sans reprendre son souffle et sans toucher à son thé trop sucré. Elle venait d'être expulsée du Parlement par les seigneurs de la guerre. Elle les avait accusés d'être des criminels, d'avoir saccagé Kaboul pendant la guerre civile qui s'est déroulée de 1992 à 1996 et où 65 000 civils ont été massacrés, de tremper dans le commerce de la drogue et d'être corrompus. Ils l'ont traitée de putain et ont menacé de la violer en lui jetant des bouteilles d'eau au visage. Les députés venaient d'adopter une loi qui les mettait à l'abri des poursuites des tribunaux pour crimes de guerre commis au cours des 30 dernières années.

Malalai Joya était scandalisée. Au cours d'une entrevue à la télévision afghane, elle a dit que le Parlement était un zoo, une étable. «Pire qu'un zoo, a-t-elle ajouté, car au moins les vaches sont utiles et donnent du lait, les ânes transportent des poids et les chiens sont fidèles. Les parlementaires sont des dragons.»

Ses accusations sont sérieuses et solidement documentées. «Pendant la guerre civile, dit-elle, les hommes de Dostom, Sayyaf et Fahim ont pillé Kaboul et violé des femmes. Près de 90% de la ville a été détruite. Aujourd'hui, ils sont avec Karzaï. Ismaël Khan aussi a participé aux exactions. Il a été promu ministre responsable de l'eau et de l'électricité. Et le frère de Karzaï? Il trempe dans le commerce de la drogue à Kandahar.»


Le principal adversaire de Karzaï aux élections présidentielles, Abdullah Abdullah, n'est guère mieux. «Lui aussi a du sang sur les mains», tranche-t-elle.

Elle dénonce la corruption qui est alimentée par les milliards de la communauté internationale et qui transite par des ONG. Les warlords, les druglords, les ONGlords, la sainte trinité de la corruption.

En janvier 2007, Karzaï a nommé Izzatullah Wasifi à la tête d'un comité de lutte contre la corruption. Le problème, c'est que Wasifi est un trafiquant de drogue qui a passé quatre ans dans une prison américaine parce qu'il vendait de l'héroïne. Et qu'ont dit les Occidentaux? Rien.

Ce que Malalai Joya dénonce est connu, archiconnu. C'est le plus grand secret de Polichinelle de l'Afghanistan. Le premier ministre Stephen Harper le sait, son ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, aussi. Même chose pour le président Obama et tous les dirigeants des pays occidentaux engagés en Afghanistan.

Mais tout le monde ferme les yeux. Tous, sauf Malalai Joya et quelques Afghans courageux qui osent parler haut et fort.

Malalai Joya dérange. Ce n'est pas pour rien que les seigneurs de la guerre essaient de la liquider. Si, un jour, ils réussissent, le Canada et les Occidentaux auront sa mort sur la conscience.

* A Woman Among Warlords. The Extraordinary Story of an Afghan Who Dared to Raise Her Voice, 2009.


Source La Presse



LE CANADA SOUTIENT-IL LES SEIGNEURS DE GUERRE ?

Voir le discours de Malalai Joya prononcé en 2006 paru sur le site Grand Soir