La Ligue des droits et libertés a demandé mardi au gouvernement du Canada une enquête publique indépendante sur la conduite des autorités policières à Toronto lors de la dernière fin de semaine, alors que la métropole ontarienne accueillait le G20.La Ligue se dit en fait fortement préoccupée à la suite des événements du G20 et pense que de nombreuses violations auraient été commises par les forces de l'ordre.
Selon ce que déclare Nicole Filion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés, plusieurs témoignages portent à croire que le comportement policier a été «hautement disproportionné en regard de la menace que représentaient les manifestants».
Elle dit aussi avoir été informée de conditions de détentions «inacceptables», dont des des espaces trop exigus, un manque de nourriture et d'eau, de l'intimidation et l'usage démesuré de la force de la part des agents.
«Une journaliste du Centre des médias alternatifs a rapporté avoir été menacée de viol collectif. Plusieurs jeunes femmes auraient été contraintes de se dévêtir et ont subi une fouille à nu par des officiers de police de sexe masculin. L'une d'entre elles aurait indiqué avoir subi des sévices sexuels. Ce qui est totalement inacceptable !» affirme la coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés.
L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC), qui demande aussi une enquête indépendante, a publié mardi un rapport où il est soutenu que les forces de l'ordre n'ont pas respecté les droits constitutionnels des citoyens dans plusieurs cas.
Le rapport est publié sur le site de l'ACLC.
Plus de 900 personnes ont été arrêtées par les policiers lors des manifestations de la fin de semaine à Toronto.
Source Branchez vous.com
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