vendredi 23 juillet 2010

Québec une émeute dans la prison (vidéo)

Les prisons sont surpeuplées
Procès des Hells Angels Robert Bonomo libéré en attendant le procès



Les prisons sont surpeuplées

«Il n'y a pas de problème de surpopulation» à la prison d'Orsainville, a assuré hier Johanne Beausoleil, du ministère de la Sécurité publique.
Le Ministère indique que l'établissement compte présentement 631 détenus pour 710 lits fixes. La Presse a tenté en vain d'obtenir des précisions sur ces chiffres contestés.

«Il faut distinguer entre capacité totale, qui inclut tous les lits de la prison, et capacité opérationnelle, soit le nombre limite de lits pour assurer un fonctionnement régulier. La capacité opérationnelle est certainement plus petite que 710 lits», avance Éric Bélisle, intervenant au Groupe de défense des droits des détenus du Québec.

Évidemment, on ne peut établir de lien direct entre la surpopulation carcérale et l'émeute de mercredi soir, mais il s'agit tout de même d'un problème majeur, martèlent Éric Bélisle et Stéphane Lemaire, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.

En 2009-2010, les établissements provinciaux ont compté en moyenne 4587 détenus. Selon M. Lemaire, c'est 1000 de plus que la capacité opérationnelle. «La population carcérale augmente, mais pas nos effectifs», résume-t-il.

Le sujet n'est pas nouveau. En 1989, déjà, le Protecteur du citoyen avait dénoncé la surpopulation qui sévissait dans les prisons. Près de 800 nouvelles places ont été crées entre 2003 et 2009, mais le taux d'occupation est passé de 101,7% à 116,3% (taux calculé en fonction de la capacité d'accueil opérationnelle).

«Ce n'est pas parce que le crime augmente, dit M. Bélisle. Statistique Canada vient de nous prouver encore cette semaine que le taux de criminalité diminue depuis au moins 10 ans.» Selon lui, le problème vient plutôt de la hausse du nombre de prévenus - les gens incarcérés en attente de leur procès. Depuis 20 ans, leur proportion dans les établissements provinciaux est passée de 20 à 50%.

Source La Presse

Procès des Hells Angels Robert Bonomo libéré en attendant le procès

Superprocès des Hells: des accusés libérés en attendant le procès
Par Caroline Touzin
La Presse

Accusé de 22 meurtres, de trafic de drogue et de gangstérisme, le membre fondateur du chapitre de Montréal des Hells Angels, Robert Bonomo, a été libéré en attendant son procès

La juge Sophie Bourque a consenti à mettre en liberté quatre des sept accusés qui lui ont présenté une requête en ce sens, dont Bonomo, aujourd'hui, au centre judiciaire Gouin. Les motifs de sa décision sont frappés d'un interdit de publication.

Ces sept hommes ont été inculpés en avril 2009 en même temps que 149 autres personnes dans l'opération SharQc, la plus vaste opération anti-motards au Canada.

La poursuite n'a pas encore décidé si elle allait interjeter appel de cette décision. «On en est à une étape préliminaire du processus. Éventuellement, toutes ces personnes devront répondre de leurs actes dans un procès. Pour certains accusés, la juge Bourque a estimé que, s'il y avait un risque, il était gérable pour la société. On prend acte de sa décision», a dit le procureur de la Couronne, Me Martin Chalifour.

Bonomo fait l'objet de 29 chefs d'accusation qui vont du trafic de stupéfiants au meurtre. L'homme de 63 ans a dû verser 5000$ et signer un engagement personnel de 100 000$. De plus, ses proches se sont engagés à verser 14 000$ si jamais il manquait aux conditions de sa libération. Il devra respecter un couvre-feu de 19h à 6h. Il n'a pas le droit de posséder d'arme à feu et ne peut quitter le pays.

Richard Hudon, Michel Rivard et René Bibeau ont également été libérés. Les deux frères de Bibeau ont signé un engagement de 100 000$. «La famille de mon client est très contente de sa mise en liberté. Cela facilite de beaucoup la préparation d'une défense quand le client n'est pas détenu», a commenté son avocate, Me Lucie Joncas, à sa sortie de la salle d'audience.

Source La Presse

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