dimanche 31 janvier 2010

Afghanistan, région convoitée

Si on se fie à cet article, on comprendra pourquoi la guerre fait rage en afghanistan et pourquoi les afghans résistent.

1000 milliards de dollars dans sous-sol afghan

L'Afghanistan, l'un des pays les plus pauvres du monde, a dans son sous-sol des ressources pétrolières et minérales estimées à un millier de milliards de dollars.
Cette estimation provient d'une étude réalisée par l'Institut de géophysique américain (USGS), qui doit être achevée «dans deux mois».

L'Afghanistan dispose de gisements de cuivre, de fer, d'or, de minerai de fer, ainsi que de gaz naturel, de pétrole et de pierres précieuses et semi-précieuses, qui ont été peu exploités

On comprend maintenant pourquoi « plus de 100 000 soldats étrangers, en majorité américains, sont déployés actuellement dans ce pays montagneux en proie à une rébellion afghanes .»

Source La Presse

STOP à L’ISLAMOPHOBIE.

Collectif « Unis face à l’Islamophobie »

Aujourd’hui, la haine incontrôlable est le résultat de cette politique de l’Identité nationale qui s’est imposé comme une évaluation grossière des menaces que feraient peser l'islam et l’immigration extra-européenne sur les valeurs républicaines.

Un programme raciste qui ne manque pas de semer outrageusement la confusion lorsque simultanément est encouragée, au plus haut niveau de l’État, la promotion de la diversité en politique et dans l’emploi.

Plusieurs associations viennent de se regrouper pour se mobiliser contre le Grenelle de l’Islamophobie. Un premier rassemblement à l’Assemblée nationale le 27 janvier dernier a réuni une quarantaine de personnes. Le prochain rendez-vous sera communiqué prochainement.



STOP AU GRENELLE DE L’ISLAMOPHOBIE !
envoyé par belkacem_93. -

Source Euro Palestine

samedi 30 janvier 2010

Iran, présence militaire américaine accrue



Selon le New York Times, les États-Unis accélèrent le déploiement de systèmes anti-missiles dans le Golfe afin de parer à une éventuelle attaque iranienne et calmer les Israéliens.

Le quotidien, qui cite des responsables militaires et de l'administration Obama, précise que Washington déploie des navires spécialisés au large des côtes iraniennes ainsi que des intercepteurs de missiles dans quatre pays : le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït.

Oman a également été approché, mais aucun missile anti-missile n'a encore été installé dans ce pays, a indiqué le journal.

Selon le NYT, les pays arabes sont de plus en plus enclins à accueillir des équipements de défense américains par crainte des ambitions et des capacités militaires de l'Iran.

« Notre premier objectif est de dissuader les Iraniens » de s'en prendre à leurs voisins, a déclaré un haut fonctionnaire cité par le journal. « Le deuxième est de rassurer les États arabes afin qu'ils ne se sentent pas obligés de se procurer eux-mêmes l'arme nucléaire. Mais il s'agit aussi en partie de calmer les Israéliens », a-t-il dit.

Ces préparatifs militaires visent à prévenir d'éventuelles représailles iraniennes qui suivraient un renforcement des sanctions internationales contre Téhéran. Ils pourraient aussi dissuader Israël de frapper militairement les installations nucléaires iraniennes.

Le Sénat américain a adopté jeudi un projet de loi permettant au président Barack Obama de sanctionner les importations d'essence iraniennes pour obliger Téhéran à se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire.

Washington et cinq autres pays (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) tentent de se mettre d'accord sur des sanctions accrues contre l'Iran, mais la Chine affirme vouloir poursuivre la négociation avec Téhéran.

Source La Presse

Irak: Blair n'a aucun regret

de Mali Ilse Paquin, collaboration spéciale

Tony Blair n'a pas exprimé l'ombre d'un remord sur l'Irak hier. Ferme et résolu, il n'a pas craqué malgré l'interrogatoire de six heures à la commission d'enquête. Le centre de conférence Élisabeth II s'était transformé en cirque médiatique pour l'occasion. Des dizaines de patrouilles policières, des centaines de photographes et environ 200 manifestants se disputaient le devant de l'édifice.

D'entrée de jeu, il a nié avoir conclu un pacte militaire avec George Bush en avril 2002. «Nous ignorions toujours comment nous allions faire face à Saddam Hussein», a-t-il déclaré, contredisant l'existence d'un contrat «signé dans le sang», suggérée par l'ancien ambassadeur britannique à Washington, Christopher Meyer.

Les renseignements sur les armes de destruction massives du dictateur lui semblait «indubitable» à l'époque. Les attentats du 11 septembre avaient changé la donne et l'avait obligé à «prendre des risques» face à l'Irak, a maintenu Tony Blair.

«Comme premier ministre, je devais prendre une décision, a-t-il dit. C'était une responsabilité immense et pas un jour ne passe sans que j'y pense.»

À ses yeux, la voie diplomatique, via l'ONU, avait été épuisée et «davantage de temps n'aurait rien réglé.»

L'audience a presque tourné au duel lorsque l'enquêteur Sir Roderic Lyne a abordé la question controversée de la légalité de la guerre. Il a tenté de savoir pourquoi Blair n'avait pas demandé l'avis de son ministre de la Justice, Lord Goldsmith, avant de déployer des troupes aux frontières de l'Irak.

Lord Goldsmith avait affirmé le 7 mars 2003 deux semaines avant l'invasion- qu'une attaque serait probablement illégale sans l'aval de l'ONU. Une semaine plus tard, il changeait son fusil d'épaule.

Déstabilisé, Tony Blair a paru nerveux dans ses réponses. Son front est devenu brillant, son regard, fuyant. Ce moment de faiblesse s'est rapidement dissipé lorsqu'il a insisté qu'il aurait accepté l'avis de son ministre de la Justice peu importe sa décision.

Source La Presse

La Chine suspend ses relations militaires avec Washington

La Chine a suspendu samedi ses échanges militaires avec les Etats-Unis pour protester contre de nouvelles ventes d'armes américaines à Taïwan, un dossier ultra-sensible de nature à tendre des relations déjà éprouvées par l'affaire Google.

Pékin a en outre demandé à Washington d'annuler ce nouveau contrat, dans une protestation officielle urgente adressée à l'ambassadeur des Etats-Unis, Jon Huntsman, par le vice-ministre chinois des Affaires étrangères He Yafei.

Dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères annonce également le gel des discussions à un haut niveau sur la sécurité et la mise en oeuvre des «sanctions appropriées envers les compagnies américaines impliquées dans les ventes d'armes à Taïwan».

«La coopération entre la Chine et les Etats-Unis sur des problèmes-clés internationaux et régionaux sera aussi inévitablement affectée», souligne par ailleurs le ministère.

Le Pentagone a fait état vendredi de la vente à Taïwan de 114 missiles Patriot (2,81 milliards de dollars), de 60 hélicoptères Black Hawk (3,1 milliards), d'équipements de communication pour les chasseurs F-16 taïwanais et de navires chasseurs de mines sous-marines, pour un montant global de 6,4 milliards de dollars.


Les Etats-Unis ont reconnu la Chine communiste en 1979, cessant du même coup de reconnaître Taïwan, mais une loi votée par le Congrès américain la même année a autorisé les Etats-Unis à vendre à cette île des armes défensives.

Les relations diplomatiques sino-américaines sont entrées dans une zone de turbulences depuis la dénonciation par le géant américain de l'internet Google de cyberattaques massives venant de Chine et de la censure dans ce pays, qui ont poussé Washington à demander des explications à Pékin.

De nombreux autres sujets de friction demeurent, qu'il s'agisse du changement climatique, de différends commerciaux et de la valeur du yuan, que les Occidentaux jugent sous-évalué.

Des analystes considèrent que la Chine pourrait, en guise de représailles, aller cette fois jusqu'à refuser de soutenir l'adoption de sanctions internationales contre l'Iran, une priorité du gouvernement américain.

Source La Presse

Quand on sait que les États-Unis ont une dette importante avec la Chine... et qu'elle traverse une crise financière importante, méfions-nous des aventures américaines en préparation (l'Iran étant la nouvelle cible des États-Unis).

Le Parti québécois penche à droite

Les sorties des derniers jours de la chef péquiste Pauline Marois sur les syndicats et sur le «dégraissage» du secteur public ont ulcéré la gauche du Parti québécois. «J'étais surpris et choqué de ça. On n'est absolument pas contents», a confié Marc Laviolette au Devoir hier. M. Laviolette est président du SPQ Libre, les Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre, club politique de gauche créé au PQ en 2004. Depuis l'arrivée de Mme Marois à la tête du PQ, en mai 2007, le groupe s'était montré très réservé dans ses critiques à l'égard de la chef; contrairement à l'époque où André Boisclair fut chef et dont il avait à un moment réclamé la tête.

Au caucus du PQ cette semaine à Orford, la chef péquiste a qualifié d'«un peu élevées» les demandes de hausse salariale de 11,25 % sur trois ans du front commun des employés du secteur public. «C'est du monde ordinaire dans le secteur public!», s'est indigné M. Laviolette, avant d'ajouter: «Dire qu'ils demandent trop... Quand les riches de la société, tous des pourris, comme ceux qui ont pris le beurre à la poignée, les Norbourg ou l'autre Jones, tout le racket de la construction, les PPP et ceux qui ne paient pas leurs impôts... C'est eux qui demandent trop! Pas les simples travailleurs qui se dévouent pour soigner la population du Québec. Au PQ, on devrait se déchaîner là-dessus plutôt que de dire "ils en demandent un peu trop"!»

Source Le Devoir

L'aile gauche du parti québécois pas content des positions de leur « chef »... Ce n’est pas nouveau et c'est pourquoi Québec Solidaire existe.

Quant on-dit que la droite prend de l'expansion, même les nationalistes québécois se positionnent sur les PATRONS... lucides!!!

vendredi 29 janvier 2010

L'hypocrisie des conservateurs canadiens se manifeste

Le gouvernement conservateur « heureux » de ne pas être obligé de rapatrier Omar Khadr

Le gouvernement canadien s'est dit « heureux » de la décision rendue vendredi par la plus haute cour du pays qui ne l'oblige pas à rapatrier Omar Khadr, un citoyen canadien détenu depuis 2002 à la prison de Guantanamo.

« Conformément à la séparation des pouvoirs [exécutif et judiciaire] et à la réticence légitime des tribunaux à intervenir dans les questions relatives aux affaires étrangères, la réparation appropriée consiste à prononcer, en faveur de M. Khadr, un jugement déclaratoire confirmant la violation des droits qui lui sont garantis par la Charte, tout en laissant au gouvernement une certaine latitude pour décider de la manière dont il convient de répondre. »
— Extrait du jugement

« Le gouvernement est heureux que la Cour suprême ait reconnu la responsabilité constitutionnelle de l'exécutif de prendre les décisions concernant les affaires étrangères », a déclaré le ministre de la Justice Rob Nicholson dans un communiqué, citant le jugement.

La Cour suprême du Canada a estimé vendredi que les droits du Canadien Omar Khadr avaient été violés par Ottawa, mais a refusé de contraindre le gouvernement de Stephen Harper à ordonner son rapatriement. Elle estime néanmoins que les violations qu'a subies M. Khadr méritent réparation.

« Le gouvernement étudiera avec soin la décision de la Cour suprême et quelles mesures additionnelles il prendra », a ajouté M. Nicholson sans plus de précisions.

Omar Khadr a été arrêté en Afghanistan en 2002, à l'âge de 15 ans, par l'armée américaine qui l'accuse d'avoir tué un de ses soldats en lançant une grenade, ce que nie le Canadien

Source la Presse et Radio Canada

Les juges de la Cour suprême du Canada se rangent derrière les conservateurs... On sait maintenant à quoi s'en tenir avec ce gouvernement bidon.

Le Québec et la menace islamiste!

Une menace islamiste?
de Jean Francois Fournier

Imaginons une laïcité vraiment québécoise au lieu d’essayer de copier les Francais

Le constat était frappant au récent colloque sur la laïcité tenu à l'UQAM (Université du Québec à Montréal) par la revue « À Bâbord » : le débat sur la laïcité au Québec est lourdement contaminé par le « débat » sur l'islam.


(La Photo ci -dessus lors d'une conférence à Joliette)

Je mets « débat » entre guillemets, parce qu'il n'y a pas débat en fait, mais énonciation de certitudes : les islamistes ne sont plus seulement à Kaboul ou au sud d'Alger, ils sont ici, au Québec, et ils ont un plan. « L'intégrisme religieux cogne aux portes de nos institutions publiques », tonnait le plus sérieusement du monde Louise Mailloux du « Collectif citoyen pour l'égalité et la laïcité » (Cciel), chef de file, avec le site « Point Bascule », d'un mouvement pour ouvrir les yeux des naïfs. Le discours de Louise Mailloux a été bruyamment applaudi par une bonne moitié de l'assistance, dont une ancienne ministre.

Discuter de la pertinence d'interdire ou non le port de signes religieux visibles dans les services publics est une chose parfaitement légitime, mais attacher ce débat au grelot d'une « offensive intégriste » que l'on énonce comme une évidence sans jamais se donner la peine de la démontrer en est une autre.



Dans chacun de nos quotidiens nationaux francophones, il y a un ou deux chroniqueurs ou éditorialistes qui se font le relais de ce qu'il faut bien appeler un néo-maccarthysme : on assiste, en effet, à la popularisation des théories de la conspiration, de l'infiltration et du grignotage, on passe de la chasse aux sorcières à la chasse aux musulmanes voilées.

Dans ce même colloque, on a pu entendre Daniel Baril, ex-président du Mouvement laïque québécois, assener une autre certitude : « La logique du voile conduit à la logique de la burqa. » Eh misère! Avons-nous perdu tout sens de la mesure?

Toute cette rhétorique est copiée collée de la France. Mentalité de colonisés? Le Cciel propose une charte de la laïcité dont plus de la moitié des articles est une copie conforme, virgules comprises, de la Charte de la laïcité dans les services publics adoptée par la France en 2007. Ce n'est plus de l'inspiration, c'est un plagiat pur et simple que l'on tait. GÊNANT.

Plutôt que de « mettre ses culottes », Françaises en plus, ne pourrait-on pas songer à mettre un peu plus de rationalité dans tout ce débat et aller au fond des choses : entre autres, qu'en est-il vraiment de cette « menace islamiste » planant sur le Québec? Serait-ce trop demander à nos journalistes d'enquêter sur cette question?

Et, par ailleurs, tant qu'à y être, plutôt que de se faire le relais zélé d'une conception franco-française qui a sa propre histoire et son propre programme, ne serions-nous pas capables d'imaginer une laïcité vraiment québécoise, faites en fonction de nos besoins et de notre contexte?

Parue dans la Presse vendredi 29 janvier 2010

COMMENTAIRE

L'ignorance et la menace que représenterait les quelques femmes qui porte le voile ne sont qu'une campagne de peur orchestrée par la droite qui est de plus en plus remise en question, tant sur le plan international que national par des groupes aux tendances diverses qui revendiquent une plus grande justice et une meilleure répartition de la richesse entre les nations. Et curieusement nous retrouvons beaucoup de personnes d'origine musulmanes qui participent à ce mouvement de contestation ce qui dérange comme toujours les purs et durs de la prétendue « gogauche »... L'exemple haïtien sur les communautés religieuses qui vient en aide au peuple haïtien montre bien à quel point le débat sur la religion est plus complexe que les tenants de la laïcité le laissent sous-entendre...

Cessons d'ostraciser inutilement les personnes qui ont des croyances religieuses et attaquons-nous aux vrais problèmes qui résident dans l'exploitation quotidienne des hommes et des femmes de nos entreprises capitalistes qui chaque jour ici comme ailleurs sur la planète... les font suer dans la pauvreté.

La laïcité est un débat effectivement juste, mais ne constitue pas la garantie d’une meilleure vie... Hitler avec ses « laïques » nous a montré jusqu'où allait l'intolérance... à l'égard des juifs, des communistes,des catholiques... noir et blancs... gitans et autres... Le voile est comme la casquette à palette de nos ados, il dérange... pis après... Si vous voulez débattre du sexe des anges... tous les soirs, les prolos sont disponible, mais à onze heures ils se couchent, car le lendemain ils doivent aller au travail se faire suer pour un salaire de misère pendant que leur BOSS se dore la bedaine au sud loin de leurs préoccupations. Et si la religion devient de l'oppression , nous la combatterons.

Le palestinien Mahmoud Al Mabhouh assassiné à Dubaï

Le Hamas accuse Israël d'avoir assassiné un de ses chefs à Dubaï

Le Hamas a accusé, ce vendredi, « Israël » d'avoir « assassiné » l'un des fondateurs de sa branche armée, Mahmoud Abdel Raouf Al-Mabhouh, décédé le 20 janvier à Dubaï.

Selon son frère, Faëq Al-Mabhouh, « les premiers résultats de l'enquête conjointe du Hamas et des Émirats (Arabes unis) montrent qu'il a été tué par un équipement électrique tenu contre sa tête ». « Ce matériel a été expédié dans un laboratoire de Paris qui a confirmé qu'il avait été tué par choc électrique », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié à Gaza, le Hamas affirme que « Mahmoud Abdel Raouf Al-Mabhouh est mort en martyr à Dubaï le 20 janvier 2010 ». « Nous imputons à “Israël” la responsabilité de l'assassinat de notre frère et dirigeant », a ajouté le mouvement palestinien, en affirmant que le Hamas « ripostera à ce crime sioniste au moment opportun ».

« Je ne peux pas révéler les circonstances (de l'assassinat). Nous travaillons avec les autorités des Émirats arabes unis », a ajouté Richk, qui est membre du bureau politique du Hamas.

Il a précisé que Mabhouh était un membre « important » des brigades Izz el Dine al Kassam, le bras armé du Hamas, qui porte le nom d'un nationaliste syrien religieux ayant combattu les forces coloniales britanniques dans les années 1930.

Né à Gaza il y a 50 ans, Mabhouh vivait en Syrie depuis 1989. Selon Richq, il a été assassiné le jour de son arrivée à Dubaï. Israël a déjà éliminé physiquement plusieurs dirigeants du Hamas.

Selon Richk, Mabhouh a organisé dans les années 1980 l'enlèvement de deux soldats israéliens. Il a été emprisonné à plusieurs reprises par Israël, qui a rasé sa maison à Gaza.

Pour un diplomate en poste à Damas, il est trop tôt pour dire si la mort de Mabhouh est directement liée à son passé. « Les Israéliens ont de la mémoire, c'est sûr, mais on ne peut pas encore tirer des conclusions. Il serait certes plus facile pour les Israéliens de le tuer à Dubaï qu'à Damas », a-t-il dit.

Source Le Point.fr..........Al ManarTv......Radio Canada

Haïti et le showbiz

Voici un commentaire assez pertinent qui demande notre attention et mérite qu'on s’y arrête un instant.

Quand le showbiz s'empare d'Haïti
de Fabien Loszach

«C'est l'invasion des mièvreries, c'est le grand gala du show du coeur.» Philippe Murray

Il y aurait, selon certains observateurs, trop de journalistes sur le terrain en Haïti, ce qui ralentirait le travail des secouristes et des ONG. Cela fait débat. Pourtant, s'il y a bien un terrain qui est occupé, c'est celui de la charité, et par les vedettes du show-business. Et c'est ici que ça se passe.

La chose semble entendue: à chaque grande catastrophe humanitaire, outre les collectes de fonds menées par les associations caritatives, le monde du show-business se «mobilise» pour organiser une pléthore de spectacles-bénéfice, de mégashows solidaires et humanitaires.

On dirait que les organisateurs de ces grand-messes culturelles sont déjà dans les starting-blocks avant même que les catastrophes n'aient eu lieu et qu'ils les voient venir comme les animaux anticiperaient les tremblements de terre. Ainsi, quelques heures après l'annonce du tremblement de terre, les gérants de spectacle et les artistes organisaient les premiers préparatifs. Attention, il ne faut pas louper le train de la générosité; quand il est en marche, il ne s'arrête plus (on l'oublie, c'est différent).

Pour vous tirer des larmes

Le catéchisme collectif prend de multiples formes et est extensible à l'infini: spectacles en tous genres, concerts, théâtre, cirque, et bien sûr, comme de juste, la fameuse chanson qui regroupe un pot-pourri de tout de qui se fait de mieux comme bonnes âmes solidaires. À Montréal, on pouvait aller se recueillir, cette semaine, au Gesù en compagnie d'Ariane Moffatt pour un spectacle intitulé L'union fait la force au profit de l'organisme Médecins sans frontières. Le lendemain, si vous étiez encore en forme, le festival de l'altruisme se transportait dans votre salon puisque «L'habituelle concurrence des grandes chaînes de télévision et de radio québécoises [faisait cette fois] place à l'entraide», et l'on pouvait regarder sur tous les postes le spectacle Ensemble pour Haïti, coanimé par France Beaudoin et Luck Mervil.

En France, des chanteurs et acteurs se sont «mobilisés» autour du rappeur oublié Passi, de Charles Aznavour, Anthony Kavanagh et Ophélie Winter (sic) entre autres, pour enregistrer la désormais classique chanson du temps de crise humanitaire. La chanson, musicalement indigeste, est à placer à la suite d'une longue série de mièvreries solidaires: en 1985 en pleine crise éthiopienne, Michael Jackson et Lionel Richie écrivent We Are the World, la même année, Renaud et les Chanteurs sans frontières (français, mais vivant parfois en Suisse) interprètent la chanson Éthiopie. Plus près de nous à la même époque la fondation Québec Afrique enregistre Les Yeux de la faim.

Toujours le même leitmotiv: vous tirer les larmes des yeux en ne parlant que des enfants qui souffrent, exit la politique et les vrais responsables de la famine (la junte militaire de Mengistu).

Mobilisation de vedettes

Laurence Haim, correspondante à Washington pour la chaîne d'information iTélé raconte que l'«on n'a jamais vu autant de journalistes se mettre en scène, et de stars se mobiliser pour Haïti». Elle cite l'exemple de Jennifer Lopez qui a fait la veille à la télévision américaine un téléthon en direct où elle répondait elle-même en direct et en sanglots pour dire sa peine.

Elle n'était pas la seule sur le créneau du téléthon puisque George Clooney Madonna, Steven Spielberg, Julia Roberts, Alicia Keys, Shakira, Bruce Springsteen et Stevie Wonder entre autres ont aussi organisé le leur. Enfin, à Toronto, c'est notre Céline Dion nationale (pourquoi était-elle là-bas plutôt qu'ici?), James Cameron et Michael J. Fox qui ont uni leurs forces pour lancer un appel aux Canadiens (on n'oubliera pas dans les médias d'ici de comparer la générosité réticente des Canadiens et celle sans commune mesure du peuple québécois, plus altruiste et entretenant avec Haïti une vraie relation fraternelle...),

Pour Laurence Haim, «c'est comme si les stars d'Hollywood découvraient que depuis des années, voire des siècles, Haïti est un des pays les plus pauvres du monde». Cela est «très gênant pour tout observateur indépendant de voir ce mélange de star-système et de vedettes journalistiques se mettre en scène...».

Une fête avec le Bien

Car c'est bien de cela qu'il s'agit: la mise en scène de la charité et de la solidarité et de la mise en spectacle du Bien par des artistes vertueux, pleins de bons sentiments et de compassion, censés nous sensibiliser du haut de leur humanisme (consubstantiel à leur identité d'artiste). À la manière des féministes qui dans les années 60 criaient «ne me libérez pas, je m'en charge», j'aimerais leur dire «ne me sensibilisez pas, je vous en prie, j'y arrive très bien tout seul».

«Quand j'étais enfant», racontait cet automne Pierre Foglia dans La Presse, «le Bien se faisait discrètement. On faisait l'amour à son prochain comme on le faisait à son épouse, sans gymnastique particulière, à la missionnaire si j'ose dire, et surtout sans en parler sur la place publique». Aujourd'hui, il faut que le bien devienne une fête, qu'il s'affiche et puis il faut de l'émotion, beaucoup d'émotion, à en vomir; il faut montrer des enfants parce que les enfants incarnent le bien absolu, le «passe-partout intouchable» (Philippe Muray); il faut que Céline pleure aussi: Take a Kayak!

Peut-on remettre en doute la bonne foi et la générosité des vedettes du show-business? Qui oserait le faire publiquement sans craindre le courroux? A-t-on le droit de soupçonner l'opportunisme de quelques-uns? Sûrement pas et, dans ces moments extrêmement tragiques, le monde médiatique devient si consensuel que le moindre pas de côté vous assure un lynchage.

Évangile médiatique

Pourquoi? Simplement parce que l'artiste incarne la conscience morale de notre société, c'est le citoyen contestataire et le rebelle solidaire au grand coeur par excellence. Voilà le nouvel évangile médiatique: l'artiste fait le bien, sa mission est juste, et comme dans tout bon évangile, elle n'accepte aucune critique sous peine d'excommunication.

Pourtant, ces galas de bienfaisance sont une bonne publicité pour les vedettes, publicité qui demande peu d'investissement et qui permet une belle rétribution en capital sympathie et donc en ventes futures... La solidarité est-elle un placement sans risque à taux élevé? Un rêve de financier, une réalité du show-business.

Foglia explique qu'en son temps, la guerre contre la pauvreté se menait individuellement, dans la retenue et sur le terrain politique, à travers des mesures sociales, une idéologie... Pourquoi personne n'a milité pour un impôt exceptionnel, une taxe solidarité perçue au prorata des capacités de chacun? À cause de l'urgence de la situation? Non, mais parce que notre société a déserté le monde de la politique pour le spectaculaire et le médiatique. Imaginez Céline Dion sur TVA en train de montrer que, rationnellement, il est plus efficace de collecter l'impôt: exit l'émotion, exit la chanson, exit les larmes... et l'investissement sans risque à taux élevé.

Source le Devoir

ET pendant ce temps là:

Devant le forum économique mondial (WEF) organisé comme chaque année à Davos, en Suisse, M. Clinton, a appelé en tant qu'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti les chefs d'entreprises à investir dans le pays.

L'investissement en Haïti doit être vu comme «une occasion de faire des affaires» plus que comme une forme d'assistance, a-t-il dit, faisant l'éloge du dynamisme et des efforts des Haïtiens.
Source La Presse

jeudi 28 janvier 2010

Canada les pratiques de communication du gouvernement Harper

En 2006, Stephen Harper prenait le pouvoir au Canada en promettant de diriger un gouvernement transparent et responsable. Quatre ans plus tard, on l'accuse de museler la fonction publique, de mépriser le Parlement et de saper les bases de la démocratie par un contrôle abusif de l'information.

Enquête se penche sur les pratiques de communication du gouvernement Harper...

Voir l'émission sur le site de Radio Canada

Haïti,méfiez vous des requins...

Haïti, occasion d'affaires

L'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti, Bill Clinton, a profité du Forum économique de Davos, en Suisse, pour demander aux multinationales du monde de voir la reconstruction d'Haïti comme une occasion d'affaires.



« Je crois qu'un pays peut renaître de ses cendres dans une très courte période de temps », a dit l'ancien président américain, notant spécifiquement le cas d'Aceh, en Indonésie, après le tsunami de décembre, et celui du Rwanda, au lendemain du génocide de 1994.

M. Clinton, enrôlé aux côtés de son successeur Georges W. Bush par le président Barack Obama pour amasser des fonds destinés à Haïti, a souligné diverses statistiques pour appuyer ses dires. Il a par exemple noté que 60 % des Haïtiens et 70 % du territoire n'ont pas été touchés par le séisme du 12 janvier.

«C'est une occasion de réimaginer l'avenir pour le peuple haïtien, de construire ce qu'ils veulent devenir, plutôt que de reconstruire ce qu'ils étaient. » Bill Clinton

Il a également défendu la décision de la Royal Carribean Line de faire accoster un bateau de croisière à Labadie, dans le nord du pays, pendant que des gens étaient ensevelis sous les décombres à Port-au-Prince ou ailleurs dans le pays.

Sur 800 000 touristes venus en Haïti l'an dernier, 500 000 sont arrivés sur un bateau de cette entreprise. Ces passagers, dit-il, injectent des fonds d'une importance vitale dans l'économie haïtienne.

Source Radio Canada

Tout cet argent venant du tourisme a servi à qui? À quoi?
Les Haïtiens eux-mêmes se prennent en main comme l’écrit Valerian Mazataud. dans l'article qui suit

La faim est encore plus pesante que l'insécurité
de Valerian Mazataud

Alors que des milliers de Casques bleus et d'humanitaires s'activent au quartier général de la MINUSTAH (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti), à proximité de l'aéroport de Port-au-Prince, des dizaines de milliers de sans-abri n'ont toujours pas accès à l'aide alimentaire.

Dans la zone, où l'on recense plus de 10 000 morts déclarés, les habitants, faute de recevoir l'aide tant espérée, ont pris les choses en main et se sont organisés en comités. Ravitaillement, entraide, assainissement, recensement, collectes, soins médicaux, les tâches ne manquent pas pour ces citoyens qui ont sorti leurs voisins des décombres par la seule force de leurs bras. « Beaucoup de gens quittent la ville et partent dans leur famille en province, mais nous avons choisi de rester, car nous sommes des fils du quartier », explique Gerald Meyer.

Aujourd'hui, si nous avons peur, c'est de ne pas voir l'aide arriver jusqu'ici. Nous vivons abandonnés à nous-mêmes », ajoute le journaliste de 34 ans, qui déplore aussi l'ampleur du traumatisme psychologique des sinistrés. Ici, comme dans d'autres quartiers, les bonnes volontés et les compétences ne manquent pas, mais les Haïtiens volontaires ne savent pas à qui s'adresser et se heurtent au mur de la coordination logistique de la MINUSTAH. Selon les derniers rapports de l'OCHA (United Nation Office for the Coordination of Humanitarian Affairs), le Programme alimentaire mondial en Haïti aide 120 000 personnes dans les meilleures journées. Encore bien peu en regard des 600 000 sans-abri de la région.

Dans le camp de réfugiés de Mont-Joie, sur les hauteurs de Port-au-Prince, on n'a pas encore vu l'ombre d'un carton d'aide alimentaire, et les plaies soignées par la Croix-Rouge s'infectent à nouveau. Après l'accès aux soins et à l'eau, la nourriture sera vraisemblablement la troisième priorité des organisations humanitaires, mais de troublantes inégalités s'installent déjà entre les survivants. Sur le Champ de Mars, l'immense place centrale de Port-au-Prince transformée en gigantesque camp de réfugiés, seules les quelques dizaines de tentes situées en face de l'ambassade de France ont reçu de l'électricité grâce au travail d'urgence d'une équipe antillaise d'Électricité de France.

Source le Devoir

Décès de l'historien américain Howard Zinn

L'historien émérite américain Howard Zinn est décédé hier d'une crise cardiaque à l'âge de 87 ans. Professeur à l'Université de Boston, il s'est notamment fait connaître pour sa participation très active au mouvement des droits civique, ainsi que pour son opposition systématique à la guerre du Vietnam.

Son livre le plus célèbre, Une histoire populaire des États-Unis, vendu à des millions d'exemplaires, a été traduit en plusieurs langues. Historien d'abord, il a aussi écrit pour le théâtre. Conférencier exceptionnel doté d'une énergie peu commune, il parcourait le monde depuis qu'il avait pris sa retraite de l'université afin d'offrir ses analyses de la politique américaine à de vastes auditoires. Howard Zinn était souvent considéré, avec son ami Noam Chomsky, comme l'un des principaux phares de la gauche américaine. On a pu l'entendre à quelques occasions au Québec.

Source le Devoir

La «machine de mort» des Khmers rouges

La «machine de mort» des Khmers rouges décryptée à Sundance
de Romain Raynaldy

Fruit de dix ans de travail et de centaines d'heures d'entretiens avec le numéro deux des Khmers rouges, un documentaire exceptionnel décrypte au Festival de Sundance l'effroyable machine de mort mise en place par le régime des Khmers rouges dans les années 70.

Le journaliste cambodgien Thet Sambath co-signe avec le Britannique Rob Lemkin ce documentaire, Enemies of the people (Ennemis du peuple), en compétition au festival de cinéma indépendant, qui se tient jusqu'à dimanche à Park City, dans les montagnes de l'Utah.

Les historiens évaluent à deux millions le nombre de personnes exécutées, mortes sous la torture, d'épuisement ou de malnutrition, sous le régime des Khmers rouges (1975-1979), soit un quart de la population de l'époque.

La famille de Thet Sambath a payé un lourd tribut au régime, responsable de la mort de son père, de sa mère et de son frère aîné. C'est pour essayer de comprendre ce déchaînement de violence qu'il a décidé, il y a dix ans, de lancer son enquête en partant à la recherche des responsables des massacres.

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Thet Sambath a également rencontré et fait parler des meurtriers, là encore après un long et patient travail de mise en confiance. Leurs récits font froid dans le dos, tout comme leur détresse et leur honte face à leurs actes passés.

«Il faut que tout cela soit éclairci avant que ces gens meurent», déclare Rob Lemkin. «Sinon, la prochaine génération va se construire sur un sentiment de trou noir et ce n'est pas sain».

Lors de ses entretiens, Thet Sambath a toujours tenu à mettre de côté son histoire familiale. Et plus qu'à une quelconque revanche, «il fallait penser à ce qui était le plus utile pour les gens», dit-il.

«Mais toute l'enquête qu'il a menée est une sorte de vengeance personnelle non-violente», observe Rob Lemkin. «Car sa revanche, c'est la vérité».

Source La Presse

mercredi 27 janvier 2010

Après les minarets et le voile, c'est pour quand, la circoncision?

Au moyen-âge on débattait du sexe des anges, maintenant on débat du voile, c'est pour quand celui de la circoncision?
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Voici ce qu'écrit Spencer Delane, pour Mecanopolis.

Diego Hätenschwiler, membre du bureau du Parti écologiste suisse, considère que la circoncision est une « atteinte à l’intégrité physique » comparable à l’excision, et c’est pour cette raison qu’il veut que le sujet soit discuté lors de la prochaine séance de son parti. « C’est un sujet dont on a très peu parlé en Suisse. Il faut briser ce tabou et en discuter »affirme-t-il au Tages-Anzeiger?

Un autre tabou qu’il faudrait songer à briser est celui de l’islamophobie, mais apparemment, le parti des Verts est plus prompt a jouer la surenchère sur le terrain de l’extrême droite, qui a obtenu, il y a quelques semaines, l’interdiction de la construction des minarets en Suisse.

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Pendant que nos « gogos » débattent sur les toits de nos médias et accaparent tout le terrain, la crise continue , les peuples opprimées continuent d'être opprimés et l'impérialisme gagne du terrain...« Peuple à genoux attends ta délivrance ». Le sarcasme s'impose à l'occasion.



Moubarak , Arabie saoudite et Yémen font bon ménage !

Un «melting pot» régional

Moubarak le grand Leader, où sont passés les droits des Travailleurs ?

Le site internet de Al Quds al Arabi cite ce jour une dépêche United Press International (UPI) selon laquelle des dizaines d'ouvriers de la Société Lin et Huiles qui protestaient hier dimanche contre le non-paiement de leurs salaires, se sont affrontés aux policiers dans la ville de Tanta (département de Gharbyieh, à mi-chemin entre Le Caire et Alexandrie, à quelques kilomètres de Mahallah al Kubra, haut lieu de la lutte des ouvriers du textile).

Le bouquet dans tout ça est que cette société appartient à un investisseur soudien.

La Société Lin et Huiles de Tanta a été privatisée en 2005 et vendue à Abdel Ilah Saleh al Ka'ki, un investisseur saoudien, pour la somme de 83 millions de Livres Egyptiennes (LE) échelonnée sur 3 ans, alors que la valeur réelle de la société était évaluée à 500 millions de LE. Des sources syndicales ont déclaré que l'investisseur saoudien n'a pas réglé le bonus annuel prévu par le contrat de privatisation depuis juillet 2008, et s'est abstenu de payer la participation au bénéfice depuis 2005. Source ISM.fr

Allié des États-Unis, l'Arabie saoudite un « État très démocratique!!! » ne subit pas trop de contraintes de notre bon gouvernement....On préfère démoniser l'Iran, le Vénézuéla et laisser l'Arabie saoudite écraser son peuple et les autres peuples de la région, le Yémen par exemple... ça sert bien nos intérêts mesquins, monsieur Cannon (notre ministre des affaires étrangères).

Yémen l'autre côté de la médaille

Yémen: Ce n'est pas Al-Qaïda que les USA combattent, mais la démocratie
Interview de Mohamed Hassan
Par Grégoire Lalieu et Michel Collon

Un pantalon prend feu dans un avion près de Détroit et des missiles pleuvent au Yémen : l’effet papillon ? Pour Mohamed Hassan, la menace terroriste n’est qu’un prétexte. Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », notre spécialiste nous explique le véritable enjeu du Yémen : combattre la démocratie dans le Golfe pour garder le contrôle du pétrole.

Depuis l’attentat manqué de l’avion Amsterdam-Détroit, le Yémen fait la une des journaux : c’est là que le jeune terroriste nigérian aurait été entraîné. Comment ce pays, allié des Etats-Unis, serait-il devenu un refuge pour Al-Qaïda ?

Tout d’abord, nous devons observer ce phénomène qui se répète : chaque fois qu’un régime soutenu par Washington est menacé, des terroristes apparaissent. Dans le cas de pays musulmans, ça tombe sur Al-Qaïda. Ce groupe terroriste fantôme apparaît partout où des mouvements nationalistes ou anti-impérialistes ébranlent des gouvernements marionnettes soutenus par les Etats-Unis. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Yémen. Ce pays est dirigé par un régime corrompu allié de Washington. Mais il est menacé par des mouvements de résistance.

Et voilà qu’apparaît ce jeune Nigérian qui embarque avec des explosifs dans un avion à destination de Détroit. Ca n’a pas de sens. Ce présumé terroriste était placé sur des listes de surveillance depuis que son père avait prévenu les autorités américaines. De plus, les Etats-Unis disposent d’importants dispositifs de sécurité et de matériel de pointe : avec leurs satellites, ils pourraient dire si vous mangez un sandwich au thon ou au poulet ! Cette histoire de terrorisme ressemble à une popote interne qui montre que la situation du Yémen échappe aux Etats-Unis et que leurs intérêts sont en danger.

Pourquoi le Yémen est-il devenu si important aux yeux de Washington ?

La suite sur le site de Michel Collon

mardi 26 janvier 2010

Haïti, questions à monsieur Barak Obama

Haïti, les militaires et les victimes : questions au Nobel de la Paix
de Jean M. Araud

Nous pouvons admettre qu'une population affamée doit être contrôlée : la faim pourrait la rendre dangereuse. Mais cette tâche devraient revenir à des spécialistes entrainés et équipés pour maintenir l'ordre public. Non pas à des commandos et des parachutistes équipés d´armes de guerre, comme le sont ceux de votre 82º Division Aéroportée. La même qui s´est illustrée glorieusement en débarquant sur les plages de Normandie, pour aider l'Europe menacée par le nazisme. Mais qui a participé aussi aux guerres du Vietnam, de Corée, d'Afghanistan et d'Irak pour des raisons moins nobles et avec de piètres résultats : des défaites, des demi-victoires, des « marines » embourbés. Quelle bataille menez-vous maintenant ?

La catastrophe naturelle est évidente : un important séisme a touché ce petit pays et causé des milliers de victimes. Mais… êtes-vous sûr Mister Obama que le tremblement de terre soit l'unique cause ayant provoquée des dizaines de milliers de victimes ? Les médias occidentaux présentent, avec une certaine discrétion, le fait que ces victimes se doivent aussi à d´autres motifs, étrangers au phénomène naturel. Cela oblige à réfléchir, à regarder en arrière et à poser les bonnes questions aussi.

Quelle préparation et ressources avait la population d´Haïti pour faire face à une catastrophe naturelle ?

Pratiquement aucune Mister Obama. La population d´Haïti est une victime pauvre et désemparée. Quelle étrange situation pour un peuple qui, durant plus de deux siècles a été envahi et occupé par de grandes puissances, particulièrement la France et votre grand pays, Mister Obama. En 200 ans, quels ont été vos programmes d´éducation, de santé et d´infrastructure sur cette petite ile ? Les uniques programmes que votre pays démocratique ont constitué : piller les ressources naturelles, le bois, le sucre... laissant ce pays dans un état de misère. Mister Obama, aujourd’hui le résultat est là, avec ces dizaines de milliers de morts et de sans abris.

Votre pays, Mister Obama, depuis plusieurs décennies « satanise » Fidel Castro. Chacun est libre de penser ce qu'il veut de Fidel Castro et du « régime castriste », ce qui en réalité incombe plus aux cubains de Cuba qu´aux cubains de Miami ou aux politiques de Washington. Car là, vous n'avez guère de leçon à donner : en parlant de justice, il ne fait aucun doute que la prison située sur le territoire cubain, où se violent le plus les droits humains et où l'on pratique la torture systématique, est bien celle de Guantanamo, sur laquelle ne flotte pas précisément le drapeau cubain.

Mister Obama, d’autres catastrophes naturelles dans les Antilles, comme les ouragans, déferlent souvent sur les iles des Caraïbes avant d´arriver parfois au Mexique ou en Floride. Si vous analysez les dégâts causés ces dernières décennies, vous découvrirez qu'à Cuba, il n´y a pratiquement pas de victimes alors qu'en Haïti, chaque ouragan en cause de nombreuses.
Pourquoi plus de victimes en Haïti qu'à Cuba Mister Obama ?

Simplement parce que la population d’Haïti est vulnérable et sans protection alors que Cuba possède une logistique d'évacuation, des programmes d´aide et une population correctement préparée. Mister Obama, que cela vous plaise ou non, il est évident que pour protéger une population face à des situations de catastrophes naturelles, Fidel Castro obtient de meilleurs résultats que les grandes puissances qui ont occupé Haïti.

Que fait un Prix Nobel de la Paix en envoyant 20.000 soldats s’installer à Haïti ?

Mister Obama, le peuple d’Haïti vit de plus aujourd’hui une seconde tragédie. Celle d´une petite nation violée au plus profond de son identité par l’invasion et l'occupation de son territoire. Serez-vous, Mister Obama, le premier Prix Nobel de la Paix qui profiterait d’une catastrophe naturelle et de sa terrible tragédie pour envahir et occuper un pays ? S'il n'en est pas ainsi, veillez nous éclairer sur les raisons de cette militarisation.

Sous quel droit un prix Nobel de la Paix et son administration peut :

occuper militairement quatre aéroports d’Haïti ;

•interdire les atterrissages, sans la moindre explication, à six avions de Médecins Sans Frontières pour y débarquer des hôpitaux de campagne ;

•donner l'ordre, sans plus d´explications, que les correspondants étrangers évacuent la zone “sous deux heures”, leur interdisant d´accomplir leurs reportages ?

Non, Mister Obama, les explications données par votre général du Commandement Sud en conférence de presse devant une salle pratiquement vide, occupée par sept journalistes, ne sont pas convaincantes.

Cela vous dérange-t-il, Mister Obama, que les correspondants étrangers soient témoins des opérations de vos troupes en Haïti ?

Mister Obama, que voulez-vous cacher au monde de ce qui se passe ou se passera à Haïti ?

Quelle idée a derrière la tête, un prix Nobel de la Paix qui envoie des bateaux de guerre pour obliger d´autres organisations de débarquer l'aide humanitaire à Saint-Domingue, freinant ainsi l’arrivée de vivres et de médicaments aux sinistrés ?

Mister prix Nobel de la Paix : en ce moment précis Haïti a besoin de secouristes, de médicaments, de vivres, d´eau et de solutions d´hébergements pour une population désemparée. Haïti n’a nul besoin de vos marines, ni de leur armement de guerre sophistiqué. Ne trouvez-vous pas, Mister prix Nobel de la Paix, pathétiques les images du spectacle de vos « marines » bien nourris, avec leurs armes de dernière génération face à une population qui meurt de faim, de soif et menacée par des épidémies ?

Ainsi, aujourd’hui, une partie du monde assiste impuissante à une nouvelle invasion et occupation par les Etats-Unis d'un pays victime d´une tragédie. L´autre partie du monde - les “grandes puissances” – garde un silence complice, de la même complicité qui a consisté à préparer le peuple d´Haïti à sa situation actuelle : l'une des nations les plus pauvres au monde.

Pour cette invasion, Mister Obama, vous n´avez pas besoin de 20.000 « marines ». Mais ces 20.000 permettent de se rappeler qu'il n´y a pas si longtemps, d´autres de vos hommes ont arrêté et expulsé « manu militari » un président d´Haïti élu démocratiquement pour le remplacer par un « aligné » à Washington. Avec lui, vous n'aurez aucune difficulté à installer de nouvelles bases militaires sur cette ile stratégique militairement et riche énergétiquement.

Est-ce donc cela, l’objectif caché de la présence de 20.000 « marines » ?

Lorsqu'un autre désastre naturel a frappé la Louisiane, sur le propre territoire des Etats-Unis, nous avons assisté aussi à une occupation militaire, en même temps que vos services de secours se plaignaient d'être confinés, sans pouvoir intervenir afin d'aider la population.

Il est vrai qu'à l'époque les Etats-Unis vivaient sous la présidence d´un « cow-boy », contrairement à aujourd'hui ou gouverne un prix Nobel de la Paix, premier président noir d'un pays enrichi par l'esclavagisme. Qu'il s’agisse, dans les deux cas, de populations noires, cela doit certainement retenir votre attention. Non ?

Mister Barack Obama, prix Nobel de la Paix, président des Etats Unis, pouvez-vous, s´il vous plait, donner l'ordre à vos soldats de laisser les secouristes, les médecins et les professionnels de l'humanitaire accomplir leurs taches à Haïti pour sauver les vies qui peuvent encore être sauvées ? Pouvez-vous donner l’ordre que les journalistes, envoyés sur place par de nombreux pays, puissent informer le monde ?

Sinon, Mister Président, ayez l'honnêteté d´annoncer au monde que le programme des Etats Unis est de s´approprier une partie de l'ile – et qui sait ? l'autre partie aussi, la République Dominicaine – en profitant de cette situation de désastre.

Cela sera votre tragédie. Votre peuple devra y répondre.

Information de dernière minute : nouvelle réclamation pour l'interdiction d´atterrissage d´un avion d´aide humanitaire sur l'aéroport pris militairement par les troupes US. Cette fois, aide en provenance du Brésil.

Traduction relue et corrigée par Cédric Rutter pour Investig'Action - michelcollon.info

Source Michel Collon voir autre dossier sur le site

Radio-Canada lance Tou.TV

Radio-Canada lance TOU.TV, une nouvelle plateforme gratuite pour écouter la télé en ligne. Il s'agit d'un partenariat avec les télédiffuseurs publics de la francophonie et des producteurs privés.

Non seulement on y retrouve notamment des émissions diffusées sur Radio-Canada, mais aussi sur Télé-Québec et TV5, entre autres. Des émissions en provenance de la Belgique et de la Suisse peuvent notamment être visionnées.



La nouvelle plateforme propose des émissions qui sont actuellement diffusées ainsi que des séries dont la diffusion est terminée. Déjà, plus de 2000 heures de contenu sont disponibles en ligne. D'ici l'été 2010, ce chiffre va doubler. De plus, le contenu est appelé à varier pour répondre aux demandes du public.

La technologie choisie est thePlateform, soit la même que celle utilisée par la BBC et PBS.

Pour trouver une émission, il est possible de faire une recherche par ordre alphabétique ou encore par genre, soit films, documentaires, magazines, séries, webtélés, etc.

« Notre objectif est de faire de TOU.TV la référence en matière de divertissement web francophone », affirme Geneviève Rossier, directrice générale d'Internet et Services numériques à Radio-Canada.

Avec son offre, TOU.TV devient la plus importante webtélé francophone au pays.

TOU.TV est également présent sur Twitter et sur Facebook. -

Source Radio Canada