samedi 31 juillet 2010

Ils nous braquent, braquons-les! (vidéo)

C'est en lisant l'article de Serge Halimi et en revisionnant le film « Ennemis publics» qu'il m'est venu l'idée de vous présenter ce court vidéo « 10 millions d'esclaves ».

Quel rapport à faire avec l'article? C'est à vous de réfléchir!



Haute société, Bas-Empire

Une rafale de révélations suscite la stupéfaction en France.
Par Serge Halimi

Des dirigeants politiques côtoieraient en permanence — et en bonne amitié — hommes et femmes d’affaires. Les seconds financeraient les partis des premiers. Ils obtiendraient en échange une réduction appréciable du taux de leurs impôts. Plus renversant encore, la baisse de la fiscalité sur les hauts revenus (près de 100 milliards d’euros en dix ans) aurait surtout avantagé... les hauts revenus, protégés depuis 2006 par un « bouclier » conçu à cette intention. Enfin, soucieux d’éprouver par eux-mêmes les rigueurs de la nouvelle loi commune, les gouvernants (et leurs familles) seraient plus nombreux à se reconvertir dans les affaires que dans le syndicalisme.

Ainsi, l’« affaire Bettencourt » a rendu visible ce qui l’était déjà (1). En avril dernier, les journalistes d’investigation dormaient-ils donc, et les professeurs de vertu avec eux, quand Mme Florence Woerth décrocha un poste d’administratrice chez Hermès, elle qui se consacrait déjà — sans que cela provoque le moindre émoi — aux finances de Mme Liliane Bettencourt, troisième fortune de France? M. Éric Woerth avait réagi ainsi : « Je suis ministre de l’égalité homme femme, j’aurais bien tort de vouloir freiner la carrière de ma femme (...) parallèle à la mienne » (AFP, 21 avril 2010). Nul ne le soupçonnait vraiment de contrarier l’épanouissement professionnel de sa femme, mais personne ne s’alarma non plus du « parallélisme » ainsi tracé entre le parcours d’une gestionnaire de grande fortune soucieuse d’« optimisation fiscale » aux Seychelles et celui d’un ministre du travail qui s’apprêtait à amputer la retraite des ouvriers. Tout cela, c’était avant l’affaire Bettencourt. Les rapports entre argent et pouvoir étaient exactement ce qu’on en révèle aujourd’hui. Mais, à l’époque, tout allait bien...

L’impact du « scandale » actuel tient peut-être à des détails qui tuent : un jeune et ambitieux secrétaire d’État à l’emploi qui profite d’un voyage officiel à Londres pour supplier des gestionnaires de fonds spéculatifs de la City de financer son groupuscule, baptisé Nouvel Oxygène; un taux d’imposition des revenus se situant entre 1 % et 6 % par an (2) dans le cas de Mme Bettencourt (le bouclier fonctionne...); une journaliste vedette qui décroche un entretien sur TF1 avec la propriétaire de L’Oréal en précisant : « Je la connaissais pour avoir dîné avec elle et son mari chez des amis communs. Il nous arrivait aussi de nous croiser à l’occasion d’expositions. »

Pour que cette affaire tentaculaire devienne le « collier de la reine » de l’oligarchie française, il faudrait cependant, au minimum, qu’elle débouche sur la fin des pantouflages entre public et privé, sans oublier les « ménages » des journalistes qui ont ainsi contractualisé leur connivence avec l’argent. Le brouhaha du dernier mois n’aura en revanche servi à rien si l’espoir de purifier une atmosphère de Bas-Empire conduit à porter à l’Élysée un frère siamois de M. Nicolas Sarkozy. Comme, par exemple, le directeur général du Fonds monétaire international (3). Les grandes fortunes célébreraient la victoire d’un socialiste d’affaires dans un autre Fouquet’s. Et tout recommencerait.


(1) Lire notre dossier de huit pages sur l’argent et la politique, paru début juin.

(2) Selon Thomas Piketty, dans « Liliane Bettencourt paie-t-elle des impôts? », Libération, 13 juillet 2010

(3) Lire Olivier Toscer, « À gauche... mais proches des milieux d’affaires », Le Monde diplomatique, décembre 2003.

Source Monde diplomatique

Israeël bombarde Gaza

Israël bombarde le centre de Gaza faisant dix-sept blessés

Aux environs de 23h30 la nuit dernière ( vendredi 30 Juillet 2010) , « Le Complexe de Yasser Arafat (Collège de police) dans le centre de la ville de Gaza a été bombardé pardes F-16 israéliens , dans le domaine de « Al Montada ' blessant dix-sept personnes , dont trois grièvement . Trois enfants ont été également parmi les blessés .

L'une des frappes a tué Issa Batran, 42 ans, un commandant de l'aile militaire du Hamas.

Source International Solidarity Movement

vendredi 30 juillet 2010

Analyse sur l'appel BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions)

L’appel BDS, lancé le 9 juillet 2005 par 171 organisations palestiniennes, aurait du être le vecteur d’une réorientation et d’une remobilisation du mouvement de soutien sur des bases politiques claires.

Cet appel affirme l’unité du Peuple palestinien, son droit à l’autodétermination et pose trois revendications majeures : la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes et le démantèlement du mur ; l’égalité des droits des Palestiniens vivant en Israël ; le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers

C’est pourquoi « l’appel de BDS affirme la primauté du droit à l’autodétermination et traite les droits fondamentaux des trois principales composantes du peuple palestinien : Vivre libre de l’occupation israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem Est ; la fin du système israélien de discrimination raciale institutionnalisée contre ses citoyens palestiniens ; et, pour les réfugiés palestiniens et les personnes déplacées, la grande majorité du peuple palestinien, le bénéfice de leur droit au retour dans leurs foyers et la perception des réparations. »

Lire l'intégral «En défense de BDS» sur International Solidarirty Movement
et
Plus que jamais, le BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) de Omar Barghouti ICI.

La Chine désapprouve les sanctions de l'UE contre l'Iran

La Chine n'est pas favorable aux sanctions adoptées par l'Union européenne contre l'Iran. Beijing a encore une fois souhaité un règlement du dossier iranien par la « voie diplomatique, grâce au dialogue et à la négociation ». Déclaration, ce vendredi, de la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, lors d'une conférence de presse à Beijing.


L'Iran, de son côté, a déclaré ces derniers jours à l'Agence internationale de l'Énergie atomique que le pays était prêt à reprendre les négociations sur un échange de combustible nucléaire. Une décision saluée par la Chine, qui espère que les pays du groupe de Vienne (les États-Unis, la Russie et la France) engagent des négociations pour résoudre ce problème. « Cela permettra de promouvoir un moyen pacifique pour résoudre la question », a estimé la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Source Radio Chine Internationale

Gaza le record du monde de vol de cerfs-volants (vidéo)

Plus de 6 200 enfants se sont réunis sur une plage de la bande de Gaza et ont battu le record du monde de vol de cerfs-volants, selon des responsables de l’ONU. Chaque enfant a choisi le sien et tous les cerfs-volants se sont envolés en même temps (voir la vidéo). L’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA), qui a organisé le rassemblement, avait déjà établi un précédent record à Gaza avec 3 710 cerfs-volants déployés en même temps.

Depuis 2007, l’UNRWA organise tous les ans ses Jeux d’été afin de « permettre aux enfants de Gaza de s’amuser, de développer leurs talents et de se faire des amis ». C’est aussi l’occasion d’imaginer des records à battre pour attirer l’attention internationale. Il y a quelques jours, plus de 7 000 enfants ont ainsi fait rebondir un ballon de basket simultanément pendant cinq minutes, pulvérisant le record du monde.



« Deux records du monde en une semaine, ça doit bien représenter un autre record du monde », rigole John Ging, le directeur de l’UNRWA. Pourtant, ils ne figureront pas encore dans la bible des records, le Guinness, car les inspecteurs n’ont pas pu se rendre dans la bande de Gaza en raison des restrictions de déplacement.

Source Le Monde voir les commentaires


C’est dommage de voir ces enfant enfermés par le blocus israélien, dans une zone qui est considéré comme la zone la plus peuplé au monde.
J’ai hâte de voir les autres records du monde une fois que GAZA sera libre.

jeudi 29 juillet 2010

Stop aux licences de vente d’armes à Israël

Par Association belgo-palestinienne

Suite à une interpellation parlementaire, Monsieur Jean-Luc Vanraes, ministre du gouvernement de la région Bruxelles-Capitale, chargé des Finances, du budget et des relations extérieures a donné des explications sur la licence d’exportation de matériel à usage militaire vers Israël. Cette licence a été accordée par le gouvernement bruxellois dans le courant du deuxième semestre 2009.

Il s’agit de pièces pour les ailes de F-16 qui sont assemblées en Israël avant d’être envoyées à la Lockheed Martin Aeronautics Compagny aux États unis annoncés comme destinataire final.

Et pourtant, les sites spécialisés sont clairs sur le sujet :

Les pièces commandées par Israël pour fabriquer des ailes de F16 sont destinées aux F16 israéliens (1). Loockheed équipe les F16l avec le matériel fabriqué par Israel Aircraft Industries (IAI), à savoir les ailes, des sections de la queue, le réservoir, le système de communications satellite et d’autres composantes liées au système de communication .

Dès lors, la licence accordée pour le matériel dont la destination première est Israël et dont le ministre dit que la destination finale est Loockheed USA est bien destinée en dernier ressort à des avions commandés et produits pour Israël.

Or, Le Conseil des ministres européens a adopté un code de conduite (contraignant) sur l’exportation de technologie et d’équipements militaires à destination de pays tiers.

Ce Code de conduite, devenu depuis le 8 décembre 2008 juridiquement contraignant pour les pays de l’UE, oblige les États européens à refuser des exportations d’armes vers tout pays destinataire en fonction de 8 critères relatifs au droit international, aux droits de l’Homme et à la paix et à la sécurité internationale.

Parmi ces critères :

- Respect des droits de l’Homme dans le pays de destination final

- Préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionales

- Comportement du pays acheteur à l’égard de la communauté internationale, et notamment son attitude envers le terrorisme, la nature de son alliance et le respect du droit international

Ces critères, comme l’a montré dernièrement l’opération « Plomb durci » sur Gaza ou l’arraisonnement dans les eaux internationales d’un navire de la flottille humanitaire destinée à Gaza, ne sont pas respectés par l’État d’Israël. Le rapport Goldstone a amplement démontré que le droit humanitaire n’était pas respecté; et on ne compte plus le nombre de résolutions de l’ONU qu’Israël n’applique pas, signe évident s’il en est, du non-respect du droit international. Quant aux attaques contre le Liban et les menaces contre l’Iran ou la Syrie, elles ne contribuent sûrement pas à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale.

Il est donc indispensable que le gouvernement bruxellois gèle toute licence d’exportation d’arme ou de matériel militaire à destination d’Israël tant que celui-ci continue à occuper le Territoire palestinien et à violer impunément le droit international.

Source Mondialisation. ca

L'Arabie saoudite importateur de marchandises d'Israël

L'Arabie saoudite est l'un des premiers pays arabes à avoir noué des liens économiques et commerciaux avec le régime sioniste, c'est ce qu'a révélé la chaine iranienne, en langue arabe, Al-Alam.

Selon cette source, l'Arabie saoudite importe notamment d'Israël des équipements relatifs à l'extraction du pétrole, des pièces détachées de machines agricoles, ainsi que des fruits et des légumes.

La chaine Al-Alam a également cité les témoignages des ouvriers de la compagnie « Aramco » de l'Arabie saoudite. Ces ouvriers affirment que sur la plupart des pièces détachées, qu’utilise leur compagnie, il est inscrit « Made in Israël ».

Source Al Manar Tv

Les migrants victimes de la crise

Le cauchemar mexicain des migrants
Par Emmanuelle Steels

Ixtepec, Mexique) «Quand le train est arrivé dans la région de Veracruz, des hommes masqués armés de machettes et de fusils ont arrêté le convoi et nous ont fait descendre du toit. Ils nous ont mis un pistolet sur la tempe et nous ont dit qu'on allait mourir. Ils nous frappaient tout le temps. Jusqu'à ce que nos familles envoient l'argent. Alors, au bout de 24 heures, ils nous ont libérés.»

Luis veut aller vivre à Acapulco. La station balnéaire de la côte pacifique mexicaine n'était pas le premier choix de ce Guatémaltèque de 26 ans en route vers une autre vie. Mais les souvenirs traumatisants de son enlèvement lors de sa première traversée du Mexique l'incitent à écourter son voyage. C'est pourquoi, arrivé à Ixtepec, petite ville du Sud et carrefour ferroviaire des trains de marchandises, il compte s'écarter de l'itinéraire que suivent habituellement ses compatriotes qui filent vers les États-Unis. Lui, il restera dans le Sud. «Continuer est trop dangereux.»

À la Casa del migrante, le refuge d'Ixtepec où les migrants viennent se reposer un jour ou deux avant de reprendre un train, l'histoire de Luis se répète à l'infini dans les récits d'autres Centro-Américains. Des histoires d'abus, d'agressions, de vols et de viols. Et dans leur narration, à un moment ou à un autre, arrive ce commentaire : «L'argent qu'ils nous ont pris, c'est la moindre des choses. C'est l'agression en elle-même, la brutalité qui laisse des marques.»

( Il n'y pas qu'Israël qui construit des murs mais l'Arizona aussi )


Violences sexuelles

Cette brutalité, dans tout ce qu'elle a de révoltant, est exposée méthodiquement dans le rapport sur les violations des droits des migrants centro-américains au Mexique qu'Amnistie internationale vient de publier : d'après cette organisation, 6 femmes centro-américaines sur 10 sont victimes de violence sexuelle lors de leur passage dans ce pays.

D'après les associations locales qui travaillent avec les migrants, certains passeurs exigent que les femmes prennent des contraceptifs pour éviter qu'elles ne tombent enceintes en cas de viol.

Mais la violence sexuelle ne s'exerce pas uniquement contre les femmes. Daniel, frêle adolescent guatémaltèque, avait 14 ans lorsqu'il a été kidnappé près des voies du train. Quatre hommes l'ont emmené dans une maison isolée. Un an plus tard, le récit des tortures qu'il y a subies lui brise la voix : « Pendant huit jours, ils ont abusé de moi. Chaque fois qu'un homme entrait dans la pièce, je me disais qu'il revenait me violer. Ils m'ont frappé et ils m'ont dit que si je ne donnais pas le numéro de téléphone de ma famille, ils allaient s'amuser avec moi. »

Les ravisseurs tentent de soutirer à leurs victimes les numéros de téléphone de leurs familles, car c'est la seule voie pour obtenir une rançon. En réclamant environ 2500 $ par otage, les gangs criminels liés aux cartels de narcotrafiquants amassent chaque année un butin évalué à 50 millions de dollars uniquement en enlevant des migrants centro-américains.


Corruption des autorités

La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH), qui a sonné l'alarme l'an dernier au sujet de cette industrie macabre, évalue à 20 000 le nombre d'enlèvements de migrants perpétrés chaque année au Mexique. Elle a récemment sommé les autorités d'agir pour faire cesser ce fléau et de traîner les coupables en justice.

« Mais les autorités ne font rien! Personne ne fait rien pour aider les migrants! » s'emporte le père Alejandro Solalinde, qui dirige le refuge pour migrants d'Ixtepec. Lorsqu'un Centro-Américain sans papiers est arrêté au Mexique, les services de migration se soucient peu de savoir s'il a été victime d'un délit et s'empressent de le renvoyer dans son pays d'origine.

Face à l'inaction des pouvoirs publics, l'équipe du refuge aide les migrants à porter plainte et mène ses propres enquêtes : sur la base de milliers d'entretiens menés avec des victimes d'agressions, le personnel du refuge est parvenu à créer un registre informatique d'agresseurs présumés. « Fonctionnaires publics, policiers, narcotrafiquants, machinistes du train... Ils sont tous impliqués dans le commerce des attaques de migrants, dénonce le père Solalinde. Non seulement les représentants de l'autorité ne font rien, mais en plus il faut se méfier d'eux, car ils sont aussi impliqués! »

L'expérience qu'ont vécue Marta et Evidio illustre parfaitement ces accusations. Parti du Guatemala il y a un peu plus d'un mois, le jeune couple a été victime d'une agression directe des autorités. «Notre train été pris d'assaut. On a d'abord cru que c'était une bande de kidnappeurs, car ils étaient très violents, puis on a réalisé que c'était la police fédérale. Les policiers sont montés sur le toit, ils nous ont fait descendre en nous donnant des coups de pied et nous ont jetés par terre. Ils ont brutalisé les femmes, ils les ont fouillées en les touchant sur tout le corps et en les insultant. Enfin, ils ont pris tout l'argent qu'on avait et ils ont tiré des coups de feu pour nous faire fuir.»

Malgré les cauchemars que leur réserve la traversée, malgré les avertissements que répète sans relâche le père Solalinde, l'appel du Nord est trop fort pour les migrants qui font une halte au refuge d'Ixtepec. Les États-Unis les attendent, même si certains disent préférer le Canada parce que, là-bas, « ils sont plus accueillants avec les étrangers ». Grisés par les rêves qu'ils échafaudent, les Guatémaltèques, les Honduriens, les Salvadoriens et les Nicaraguayens attendent de pied ferme le départ du train suivant. Ce train, ils l'appellent pourtant « La Bestia », « La Bête ». Car il ne leur attire que des ennuis.

Source La Presse

Les mouvements contre les migrants semblent prendre de l'ampleur en période de crise.

mercredi 28 juillet 2010

Québec et la dérive politique en santé

Au Québec, on finance la fécondation in vitro (32 millions pour 2010) et on abandonne les enfants du doc Julien pour un million... Sans compter que dans notre plusss beau pays qu'est encore le Canada on dépense pour une sale guerre en Afghanistan... Bienvenu dans le monde des priorités.

« Il y a une dérive politique. On s’attarde plus aux préoccupations de Julie Snyder (qui milite pour la gratuité de la fécondation depuis des années) » qu’à celles du docteur Julien dont le rôle est de protéger les enfants de quartier défavorisé.

Dans mon beau Québec, on trouve le moyen de financer les couples infertiles, mais on laisse la médecine préventive et sociale des quartiers défavorises se dégrader... Le lobby Péladeau propriétaire de Québécor (TVA, Canoë et j'en passe) a plus de force que l'oeuvre du Docteur Julien. Péladeau qui a mis ses employés du Journal de Montréal en Lockout depuis plus de 1 an.

On finance les « pauvres » riches et on réduit les services aux pauvres. Vive le Québec de Charest... Bienvenue les riches dans mon beau pays de Disney. Les priorités sociales sont claires!

Je vous invite à lire l'article suivant :

Le modèle du Dr Julien miné par un manque de fonds
(Le Devoir) et le commentaire de Patrick Lagacé

Privé du million promis par Québec, le pédiatre social a congédié la moitié de son personnel et s'apprête à vendre son siège social

Le Dr Gilles Julien, pédiatre social réputé et maintes fois louangé, peine à boucler ses fins de mois. Aux prises avec un déficit anticipé de près d'un million, le Dr Julien a confirmé qu'il mettra en vente la maison qui abrite le siège social de sa fondation, rue Sainte-Catherine Est. Pire, il a dû congédier la moitié des 18 membres de son personnel, dont plusieurs spécialistes, des psychoéducateurs et des travailleurs sociaux.

Afghanistan, Mission « Task Force 373 » : assassinats ciblés

Les fuites sur l'Afghanistan lèvent un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

WASHINGTON (AP) — La diffusion par le site WikiLeaks de milliers de documents militaires américains confidentiels lève un coin du voile sur une unité spéciale de l'armée américaine, chargée sous le nom de code « Task Force 373 » de traquer et de tuer des combattants ennemis en Afghanistan, talibans ou chefs d'Al-Qaïda répertoriés sur une liste d'objectifs.

Les documents révèlent des détails sur des missions de cette unité, mentionnant de nombreux incidents et bavures aux conséquences mortelles pour la population civile, dont des enfants.

La « Task Force 373 », selon les rapports divulgués, a pour mission de capturer ou éliminer, hors de toute procédure judiciaire, des cibles figurant sur une liste appelée JPEL (acronyme en langue anglaise de Joint prioritised effects list, traduisible par Liste commune prioritaire). Des juristes s'interrogent sur la légalité des exécutions et de la détention, sans procès et pour une longue durée, de certaines des personnes capturées.

Des responsables militaires à Washington ont réfuté les accusations de crimes de guerre, faisant valoir que les listes de cibles nominatives sont un des éléments inévitables de tout conflit armé.

Dommages collatéraux

Parmi les rapports cités par WikiLeaks figurent les comptes-rendus d'opérations comme celles du 11 juin 2007. Ce jour-là, la TF 373, accompagnée d'éléments des forces spéciales afghanes, est partie à la recherche d'un commandant taliban nommé Qari Ur-Rahman. À la tombée de la nuit, une fusillade a éclaté alors que l'unité approchait de l'objectif. Elle a appelé en renfort un avion AC-130, appareil d'attaque au sol et d'appui aérien, une véritable canonnière volante qui a arrosé d'obus le secteur.

Le bilan de l'opération n'a été découvert que plus tard : sept morts et quatre blessés parmi des membres de la police afghane, ce dont les communiqués officiels diffusés par la suite ne firent pas mention, pas plus que de la participation de la TF 373 à cette mission.

Une autre opération de la TF 373 fit également des « dommages collatéraux », selon la formule consacrée, dans la province de Paktika (sud-est). La cible était un chef d'Al-Qaïda, Abou Laith al-Libi, soupçonné de diriger plusieurs camps d'entraînement terroristes dans cette région frontalière du Pakistan. Cinq roquettes furent tirées contre un groupe de bâtiments. Al-Libi ne figurait pas parmi les victimes du bombardement, qui a tué sept enfants dans une madrasa, une école coranique.

Ce rapport interne était classé secret, mais aussi « Noforn », c'est-à-dire qu'il ne devait pas être divulgué aux membres étrangers de la coalition alliée.

Selon Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, des « milliers » d'attaques américaines en Afghanistan seraient susceptibles de faire l'objet d'enquêtes pour crimes de guerre si des tribunaux se penchaient sur la question.

Tom Parker, un des responsables d'Amnesty International USA, n'est pas certain que tous les incidents relèvent du crime de guerre et note que la guerre d'Afghanistan soulève des questions complexes. « Il est vraiment de difficile de savoir où se terminent les assassinats et où commence la guerre » même si, dit-il, les listes nominatives « mettent mal à l'aise les gens ».

Pour le député démocrate Adam Smith, la question ne se pose pas : « nous sommes en guerre. L'ennemi nous tire dessus, nous lui tirons dessus. » Le parlementaire juge « absolument injuste et inéquitable » que l'on « condamne nos troupes ". Juan Zarate, ancien responsable chargé du contre-terrorisme sous l'administration Bush, souligne, lui, que tenter de tuer ou capturer les dirigeants ennemis, « c'est précisément ce que font les pays en guerre ».

Les listes d'objectifs de l'armée, et notamment de la TF 373, diffèrent des cibles répertoriées par la CIA, l'agence centrale américaine de renseignement dont des unités paramilitaires opèrent en Afghanistan. L'armée ne peut intervenir que dans des zones de guerre, alors que la CIA est autorisée à mener à agir dans des pays ou secteurs où les États-Unis ne sont pas en conflit.

Les quelque 90.000 documents -rapports, notes internes, messages couvrant la période 2004 -2009 - divulgués dimanche par le site WikiLeaks pourraient constituer une des plus importantes « fuites » de l'histoire du renseignement. Des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer l'origine des fuites et leurs conséquences. AP

Source NouvelObs.com

mardi 27 juillet 2010

Afghanistan le terrain convoité

Pendant que les critiques de la guerre en Afghanistan s'amplifient aux États-Unis et dans notre pays impérialiste, on oublie que l'Inde et la Chine se disputent l’Afghanistan. Je remercie Changement de société pour ce rappel de l'article de Sarah Davison parue dans le Monde diplomatique dont je reproduis l'intégralité.

Inde et Chine se disputent l’Afghanistan
Par Sarah Davison

Dans le « grand jeu » qui se déroule en Afghanistan, la Chine est en train de gagner. Pas l’Inde. Bien que New Delhi ait apporté une contribution de plus de 1 milliard de dollars à Kaboul cette année que les deux pays partagent une histoire commune vieille de plus de cinq cents ans, Pékin, lui, marque des points politiques plus importants en Afghanistan et dans la région.

Au lieu de fournir de l’aide, la Chine met l’accent sur le commerce et les investissements directs étrangers, qui ont battu tous les records. En avril 2009, l’entreprise d’État China Metallurgical Construction Corporation a payé 3,5 milliards de dollars — plus du double de la somme escomptée — pour acquérir la mine de cuivre d’Aynak, à cinquante kilomètres au sud de Kaboul, dans la province du Logar contrôlée par les talibans.

« Autant la présence de la Chine s’affirme comme une série de succès diplomatique et politique, autant celle de l’Inde est une chronique d’échecs retentissants », estime l’ancien diplomate indien M. K. Bhadrakumar. Selon lui, la Chine gagne, car elle est concentrée sur ses objectifs. Pendant ce temps, l’Inde demeure obnubilée par son opposition au Pakistan, ce qui l’empêche de nouer des liens plus étroits avec Kaboul dans la crainte que ceux-ci tournent au seul bénéfice d’Islamabad.

L’exemple le plus flagrant est celui du gazoduc entre l’Iran, le Pakistan et l’Inde, que New Delhi néglige malgré ses énormes besoins. Ce projet très important aurait pu lui permettre de réduire sa pénurie énergétique et de stabiliser les relations régionales. Traversant l’Afghanistan de part en part, il aurait généré des milliers d’emplois pour la main-d’œuvre afghane, tout en développant les capacités techniques qui font cruellement défaut au pays. Mais New Delhi a peur de devenir dépendant de son voisin, ce gazoduc franchissant le territoire pakistanais.

Tandis que les autorités indiennes conçoivent l’Afghanistan comme un lieu où se joue leur opposition avec Islamabad, Pékin le considère comme un fournisseur de richesses pétrolières, gazières ou minérales, et un futur partenaire commercial. Une stratégie pragmatique qui apparaît plus solide et plus cohérente. Combinée avec un arsenal financier musclé, elle contribue à établir une confiance régionale.

(Agrandir la carte )

Le contenu des projets soutenus révèle parfaitement la différence entre les gouvernements chinois et indien — plus que l’ampleur même des programmes. Pékin a investi dans Aynak, qui constitue la deuxième réserve de cuivre du monde (plus de onze millions de tonnes). Outre les huit mille emplois directs attendus, la Chine s’est engagée à construire sur place une centrale électrique de quatre cents mégawatts, une fonderie, une ligne de chemin de fer jusqu’au Tadjikistan, et à faire de substantiels investissements dans l’enseignement, le logement et la santé.

Ces investissements sont typiques de sa façon de concevoir le développement, tant en Asie centrale qu’en Afrique. La Chine utilise en effet la création d’emplois et le développement économique pour promouvoir la stabilité, tout en veillant à satisfaire ses propres besoins en ressources naturelles. Ces engagements, expliquent les sources diplomatiques chinoises à Kaboul, prouvent que Pékin croit en la future stabilisation de l’Afghanistan. Au-delà, le soutien de la Chine aux pays voisins en difficulté vise également, selon eux, à assurer l’avenir, et singulièrement les échanges commerciaux au bénéfice de chacun des pays.

« Il faut placer ces choix dans le contexte du programme chinois de développement du “Grand Ouest”, qui a donné lieu à des investissements massifs dans les régions occidentales de la Chine, ainsi qu’au-delà de ses frontières, en Asie centrale, Asie du Sud et Iran », explique M. Niklas Norling, expert pour la Chine et l’Asie centrale auprès de l’Institute for Security and Development Policy de Stockholm (1). Il donne quelques exemples de ces investissements chinois : l’autoroute du Karakoram au Pakistan, le port de Gwadar, le gazoduc reliant le Turkménistan au Xinjiang, et un contrat énergétique de 100 millions de dollars sur vingt-cinq ans avec l’Iran.

En revanche, c’est l’Inde qui a construit le réseau apportant de l’électricité sept heures par jour à Kaboul et qui, ainsi, met fin aux constantes coupures de courant — ce qui est évidemment très populaire auprès des Afghans. L’électricité vient directement d’Ouzbékistan grâce à de nouvelles lignes à haute tension qui ont coûté cher, car elles franchissent le col de Salang, à plus de quatre mille mètres d’altitude. New Delhi a aussi créé une série de petits projets de développement majoritairement situés dans la région fort instable de la frontière nord entre l’Afghanistan et le Pakistan. Il investit également de fortes sommes dans des programmes sanitaires et alimentaires qui offrent des services de qualité bien supérieure à ceux dont bénéficient ses propres citoyens.

Tous ces efforts n’ont cependant rien changé. Le 8 octobre 2009, une bombe dissimulée à bord d’une voiture a explosé devant l’ambassade indienne à Kaboul — le second attentat en moins d’un an. Ces deux explosions, mises au compte du réseau Haqqani, lié à Al-Qaida, ont tué plus de cent cinquante personnes et blessé des centaines d’autres. Elles sont considérées comme une réaction à la montée de la présence indienne dans un pays que le Pakistan voit comme sa chasse gardée.

Tandis que l’Inde affirme sa présence diplomatique avec une ambassade imposante dans la capitale, et quatre consulats dans l’ensemble du pays, la Chine a choisi la voie opposée : une ambassade modeste, peu fournie en personnel et bien dissimulée derrière une porte rouge rarement ouverte. Volontairement, à l’image de son aide, elle fait profil bas. Son projet le plus important se chiffre à 25 millions de dollars, au bénéfice de l’Hôpital de la république à Kaboul, doté de trois cent cinquante lits; inauguré en août, il se révèle maintenant le mieux équipé de tout le pays. Mais la priorité est donnée aux investissements sur des projets qui apportent un retour immédiat pour Pékin, tout en stimulant le développement économique local.

Désormais, les sociétés indiennes tentent de rivaliser. De nouveaux gisements viennent d’être découverts, dont deux de cuivre, plusieurs autres contenant cuivre et or. Sans oublier le gisement de fer de Hajigak, à cent trente kilomètres à l’ouest de Kaboul, avec un milliard huit cents millions de tonnes de réserves, dont l’exploitation fait l’objet d’un appel d’offres. Cinq compagnies indiennes sont en concurrence avec une société d’État chinoise. Kaboul demande en échange une aciérie, une ligne ferroviaire et une usine de fertilisants pour l’agriculture — autant de projets qui devraient permettre de multiplier les emplois. Selon des sources afghanes, les Chinois seraient favoris en raison de leur expérience avec la mine d’Aynak. Compte tenu du nombre de travailleurs qui pourraient être recrutés, celui qui gagnera verra son aura s’accroître, dans un pays où sont encore basés plus de cent mille soldats venant de pays occidentaux.

Savoir en fin de compte qui de la Chine ou de l’Inde tirera profit de ses relations avec l’Afghanistan dépend en grande partie de l’évolution politique sur le terrain. Mais la Chine semble être en mesure d’obtenir d’ores et déjà un meilleur retour sur investissement.

1 Interview à http://www.eurasianet.org/, l’organisme fondé par le milliardaire George Soros

* Journaliste à Kaboul. Ce texte est extrait d’un article publié par Far Eastern Economic Review, Hongkong, novembre 2009.

Source Monde diplomatique décembre 2009

Montréal, La raffinerie sauvée par un pilier israélien?

Par Marco Silvestro*

Les tergiversations se poursuivent quant à l'avenir de la raffinerie Shell à Montréal-Est. Le groupe Delek pourrait « sauver » 500 emplois et préserver la sécurité énergétique de Montréal. Voilà les deux raisons évoquées pour sauver ces installations « névralgiques ». Il ne semble pas y avoir d'autre variable pour envisager la situation. Le réchauffement climatique? Le pic pétrolier? L'aspect dinosauresque et rétrograde des énergies fossiles? Le développement durable? La santé publique, peut-être? Que dalle, semble-t-il.

De même en est-il de la situation palestinienne : il ne vaut pas la peine qu'on s'interroge sur l'entreprise Delek Petroleum U.S., qui va peut-être « sauver » notre raffinerie. Delek est l'avatar actuel (et passablement différent) de la Israel Fuel Corporation, entreprise nationale qui a accompagné la création de l'État hébreu. Privatisée depuis, Delek Petroleum Ltd demeure toutefois l'une des principales compagnies pétrolière, gazière, chimique et de désalinisation d'eau dans ce pays.

Par exemple, elle fait partie du consortium qui a découvert l'an dernier le plus gros gisement off-shore de gaz naturel dans la Méditerranée, près de la frontière libanaise. Le consortium demande actuellement à l'État un traitement « fast track » pour la construction d'un terminal gazier en zone densément peuplée. Ça ne vous rappelle rien? Ses dépanneurs et ses stations-service sont présents dans les colonies juives.

Delek est un holding possédé à 60 % depuis 1998 par M. Isaac Tshuva, un des plus influents hommes d'affaires israéliens. Son groupe Delek a été classé huitième entreprise israélienne par Forbes en 2009. Depuis le début des années 2000, il poursuit une politique d'expansion mondiale et est présent maintenant en Europe et en Amérique du Nord. Sa filiale immobilière est établie à Montréal via, notamment, l'immeuble Nordelec dans Pointe-Saint-Charles et les Pyramides olympiques dans Rosemont.

Un des piliers de l'économie israélienne, Delek participe pleinement aux velléités politiques de son pays. Elle vend, notamment, des produits chimiques et du carburant à l'armée, fait des forages dans des zones contestées, fait des affaires dans les Territoires occupés palestiniens et s'est déjà associée à un sioniste militant (le patron des cafés Starbuck). L'entreprise apparaît de plus en plus dans les listes d'entreprises ciblées par la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), qui vise à combattre la politique d'apartheid pratiquée contre les Palestiniens par l'État d'Israël.

Je me demande lequel, de l'orgueil montréalais face à sa raffinerie ou de la situation palestinienne, pèsera le plus lourd dans la balance, si Delek se montre réellement intéressée à acheter la raffinerie Shell, ce dinosaure symbolisant l'ère industrielle dans sa plus grande erreur.

* L'auteur est un Montréalais qui détient un doctorat en sociologie.

Source La Presse

Une Française blessée en Cisjordanie (vidéo)

Par Pierre Barbancey

Les soldats israéliens se sont déchaînés ce week-end contre ceux qui soutiennent les Palestiniens. Venue de France, Colombe a été blessée par une grenade assourdissante.

Pas de vacances pour l’occupation et encore moins pour l’armée et la sinistre police des frontières israéliennes. Vendredi, une jeune Française, Colombe, venue avec une délégation solidaire de Génération Palestine, a été blessée lors d’une manifestation pacifique dans le village palestinien de Beit Ummar, dans le district d’Hébron (sud de la Cisjordanie). Le lendemain, trois autres Français étaient arrêtés dans cette même ville d’Hébron (Al-Khalil pour les Palestiniens) où règnent une poignée de colons israéliens violents et armés. Une colonie illégale, comme toutes les autres, véritable verrue dans cette cité millénaire. Moins de 800 colons narguent, en toute impunité, plus de 30 000 résidents palestiniens.

« J’ai cru qu’ils allaient me casser le cou »

« Nous participions à une manifestation non violente pour la réouverture de la rue Ash-Shuhada », souligne Jean-François, l’un des trois Français, tout juste sorti du tribunal de Jérusalem où on lui a signifié une interdiction de se rendre à Hébron, Bi’lin et Ni’lin pendant cent jours. « Quand nous nous sommes trouvés devant le check-point de l’armée israélienne, les soldats se sont déchaînés. J’ai été plaqué au sol. Nous nous sommes accrochés les uns les autres pour ne pas être embarqué. » Jean-François a encore mal des coups de pieds et des coups de poings qu’il a reçu. « J’ai cru qu’ils allaient me casser le cou. Ils m’ont finalement embarqué dans l’enceinte de la colonie. Une demi-heure après ils m’ont dit que j’étais arrêté pour rébellion. »



Colombe a vu un soldat la viser

C’est en essayant d’aider Jean-François que Nessim a reçu des gifles et des coups de pieds. « Ils m’ont tiré derrière le check-point et ont continué à me frapper en me parlant en arabe. Ce n’est que lorsque je leur ai montré mon passeport français qu’ils se sont calmés. Sûr que mon visage et mon nom arabes y sont pour quelque chose. » Nessim a surtout été choqué par les menottes aux pieds et aux mains, qu’on l’a obligé à porter jusqu’au tribunal, « comme des animaux ». Le consulat général de France, qu’ils ont pu appeler, a dépêché le consul général adjoint, Damien Cristofari, qui a pu s’assurer, non sans avoir dû procéder à quelques recherches pour retrouver leurs traces, que les droits des trois ressortissants français étaient respectés.

Colombe, la jeune Française, pourrait peut-être sortir aujourd’hui de l’hôpital palestinien où elle a été admise. « On manifestait contre le mur, comme on le fait aussi à Bi’lin et à Ni’lin, quand les soldats ont commencé à lancer des grenades assourdissantes », raconte-elle. Elle a vu un soldat la viser, comme on jette une pierre. Elle a juste eu le temps de détourner la tête. La grenade a violemment heurté sa tempe avant d’exploser au sol. Pour l’heure, sa perte d’audition est importante. À Gaza, en 2003, les soldats israéliens avaient écrasé avec un bulldozer l’Américaine Rachel Corrie. En Cisjordanie, ils lancent des grenades et tabassent tous ces jeunes venus du monde entier apporter leur solidarité aux Palestiniens.

Source Humanité voir article sur ISM

lundi 26 juillet 2010

Lawrence Cannon sanctions contre l'Iran bénédiction à Israël

Lawrence Cannon et sa démagogie mensongère sur l'Iran

Dans un article paru dans La Presse, le ministre canadien des affaires étrangères Lawrence Cannon déclare et je cite :

« Depuis presque 20 ans, maintenant, l'Iran a dissimulé son programme nucléaire et violé ses obligations internationales de non-prolifération. La prolifération nucléaire est la plus grave menace à laquelle fait face l'humanité. Et l'Iran continue de garder cette menace en vie. Le Canada est d'avis que ces sanctions supplémentaires (interdit désormais de faire de nouveaux investissements dans les secteurs pétrolier et gazier de ce pays, ainsi que la présence d'institutions financières iraniennes au Canada, ou canadiennes en Iran ) envoient un message clair à l'Iran : la communauté internationale est unie dans ses visées et ses engagements. Aucun État ne peut menacer la paix et la sécurité internationale sans en subir les conséquences ». (La Presse)

Monsieur Cannon, vous êtes un fieffé menteur et en plus un démagogue de bas étage tout comme votre chef Stephen Harper, car « l'Iran a proposé le 17 mai aux grandes puissances, avec le Brésil et la Turquie, d'échanger en territoire turc 1.200 kg de son uranium faiblement enrichi (3,5 %) contre 120 kg de combustible enrichis à 20 % destinés au réacteur de recherche médicale de Téhéran. Cette initiative a été ignorée par les grandes puissances, qui ont soutenu le vote par le Conseil de sécurité de l'ONU, le 9 juin, d'une quatrième série de sanctions contre l'Iran. » (IRNA)

Cessez d'aboyer et de vociférer votre haine belliqueuse et mensongère, on reconnait bien là le comportement d'un valet de service de l'impérialisme. Ce même impérialisme qui s'en met plein les poches sur le dos des peuples.

Israël depuis 60 ans ne respecte aucune des résolutions de l'ONU. Elle n'a jamais signé, comme l'Iran, le Traité de non-prolifération des armes atomiques et dispose d'arme atomique. Elle ostracise la population palestinienne, en pratiquant un apartheid, sans compter les atrocités commises au Liban et dans la bande de Gaza et pourtant aucun valet de l'impérialisme ne s'est levé pour faire cesser ce comportement odieux d'un prétendu État dit « démocratique ». Et qu'avez-vous proposé, monsieur Cannon? RIEN, aucune sanction. Alors, cessez de nous mentir, monsieur Cannon... avec vos propos belliqueux, on n'a pas de leçon à recevoir de la part d'un dirigeant comme vous qui soutenez des criminels de guerre et laisser nos soldats mourir dans une guerre inutile en Afghanistan.

Avec votre message belliqueux, vous serez peut-être, confronté avec des problèmes de plus grande envergure. Souvenez-vous de la Crise d'Oka quand un peuple décide qu’assez c'est assez, tous les moyens sont bons pour se faire entendre.

Afghanistan l'OTAN responsable de la mort de civils


Les bombes « intelligentes » se foutent éperdument des civils et frappent aveuglément les civils. Nos impérialistes prennent-ils leur leçon d'Israël qui a frappé Gaza faisant plus de 1400 morts?

Selon une enquête des services secrets (NDS), une maison dans le district de Sangin, dans la province du Helmand, un bastion taliban du sud de l'Afghanistan, a été touchée vendredi « par une roquette, tirée par les troupes de l'OTAN et qui a tué 52 civils, dont des femmes et des enfants », a annoncé un communiqué des services du président Karzaï. ( La Presse )


Afghanistan: des documents révèlent la face cachée de la guerre

Quelque 90 000 documents militaires américains ayant fait l'objet d'une fuite lèvent le voile sur la face cachée d'une période couvrant six ans de la guerre en Afghanistan, faisant état d'incidents lors desquels des civils afghans ont été tués et d'opérations secrètes contre des personnalités talibanes, ont rapporté dimanche deux journaux et un magazine.

L'organisation Wikileaks a publié les documents en question sur son site Web, dimanche. Le New York Times, le Guardian de Londres, et l'hebdomadaire allemand Der Spiegel y avaient auparavant eu accès.

La Maison-Blanche a condamné la fuite, affirmant qu'elle mettait en danger la vie des citoyens américains et de ses partenaires.

Source La Presse

Iran et l'hypocrisie des valets de l'impérialisme.

« On envoie un message aux États qui ont un programme ou des ambitions nucléaires? : ils ne peuvent pas constamment violer les normes internationales sans en subir les conséquences ».

Alors, que faites-vous d'Israël?

Notre gouvernement ConServateur avec Harper et Cannon à la tête vient d’annoncer d'autres mesures coercitives contre l'Iran, suivant en cela leurs maitres impérialistes américain et européen. Il préfère vendre nos compagnies à des Israéliens et fermer les yeux sur les crimes de guerre commis par Israël et sur les armes nucléaires qu'ils possèdent, en plus de ne pas respecter les décisions de la communauté internationale.

Le gouvernement du Canada se range dans le camp des criminels de guerre et les gens épris de justice et de paix ont comme devoir de lutter contre les criminels de guerre. Alors citoyen, il ne dépend que de vous de choisir le moyen de lutter contre les criminels de guerre.

Opposons-nous à la politique belliqueuse du Canada de Cannon.

Article
Sanctions contre l'Iran: Ottawa durcit le ton, La Presse
Afghanistan: des documents révèlent la face cachée de la guerre
, La Presse

dimanche 25 juillet 2010

Hébron, Militant de Génération Palestine et de ISM arrêtés (Vidéo)

Arrestations de trois militants de Génération Palestine et un d’ISM (International Solidarity Mouvement) durant une manifestation pacifiste à Hébron en Palestine occupée
par Génération Palestine

Samedi 24 juillet 2010, trois militants français se sont fait arrêter à Hébron, en Cisjordanie lors de la manifestation non violente hebdomadaire organisée avec des Israéliens, des Palestiniens et d’autres internationaux contre la colonisation de la ville.

Ces jeunes militants sont en Palestine avec l’association Génération Palestine, dans le cadre du projet « Tous témoin tous acteurs » qui vise à faire connaitre la situation politique sur place.

Selon nos dernières informations, après un interrogatoire au commissariat de Hébron ils seront transférés demain matin à Jérusalem-Ouest où ils seront jugés en comparution immédiate à 9 h au tribunal de Jérusalem-Ouest. Des informations seront données demain matin après le jugement devant le tribunal de Jérusalem-Ouest.

Après avoir été maltraités, puis interrogés, nos 3 jeunes militants auraient écopé d’une interdiction de séjour dans les villages résistants de Ni’lin, Bil’in, al Ma’asara ainsi qu’à Hebron même. Un des trois risquerait de se faire expulser de Palestine (Israël) sous peu.

Dans un autre groupe, 1 militante blessée à l’oreille (touchée par une bombe assourdissante) à la manif d’Al Ma’asara (Bethléem). Elle reste en observation.

Voyez sur la vidéo ci-dessous la violence avec laquelle ils sont malmenés et certains arrêtés par les soldats de l’armée d’occupation.

Surarmés au milieu de cette foule de manifestants pacifistes (composée d’Israéliens, de Palestiniens et d’internationaux), ceux ci n’hésitent pas user de la force pour faire régner le calme et empêcher les militants de faire valoir le droit des Palestiniens à ne pas vivre sous la contrainte constante de colons juifs extrémistes.

En effet, rappelons que la ville d’Hebron Al Khallil se situe en plein cœur de la Cisjordanie, et que donc, l’occupation par les soldats et les colons israéliens s’y déroule en parfaite violation du droit international : la vidéo témoigne de cet état d’occupation et de la violence que déploient ces fanatiques pour parvenir à leurs fins, sur la base de leurs convictions.

Hébron héberge en son sein le nid de colons juifs le plus virulent, c’est au cœur même de la vieille que 400 d’entre eux sont installés et soigneusement protégés par plus de 2000 soldats, rendant tout activité impossible pour les Palestiniens.




Source Les Indigènes de la république

Emprisonnement de Sheikh Raed Salah un dirigeant palestinien

Sheikh Raed Salah : un dirigeant palestinien dévoué à sa cause
Par Fadwa Nassar

Ce dimanche 25 juillet, Sheikh Raed Salah sera arrêté et emprisonné par les autorités sionistes. Qui est cheikh Raed Salah, appelé depuis plus de dix ans « Sheikh al-Aqsa »? Qui est ce cheikh dont le sourire confiant exaspère tellement les sionistes qu’ils n’hésitent pas à enrôler des gens pour l’assassiner, par crainte des effets incalculables que son assassinat direct pourrait entraîner?

De famille modeste, cheikh Raed Salah est originaire de la ville d’Umm al-Fahem, dans la région du Triangle (Muthallath) en Palestine occupée en 48. Il est donc considéré par l’État colonial comme « citoyen israélien ».

Marié, il est père de huit enfants. Il a étudié dans les écoles primaires et secondaires de Umm al-Fahem, avant d’obtenir sa licence en sciences légales musulmanes (sharî ‘a) à l’université d’al-Khalil, en Cisjordanie.

En 1989, il se présente pour la première fois aux élections municipales et est élu maire de sa ville natale. Il demeure à ce poste pendant trois mandats, pour ensuite se consacrer à des tâches plus lourdes et plus vastes : la direction du mouvement islamique de l’intérieur, la défense de la mosquée al-Aqsa et des lieux saints en Palestine ainsi que toutes les activités relatives à ces tâches.

La récente arrestation de cheikh Raed Salah avait été prononcée par le tribunal sioniste, suite à l’affaire « Bab al-Maghariba», lorsque le cheikh avait protesté en février 2007, avec ses compagnons, contre la destruction de ce lieu, à l’entrée de la mosquée al-Aqsa. À cette époque, les sionistes ont profité de l’effondrement d’une partie d’un pont historique qui donne accès à la mosquée al-Aqsa pour le raser et le remplacer par une vaste entrée, de quoi permettre l’entrée massive de la police et des colons. Sheikh Raed et ses compagnons de lutte ont protesté, sur le site même de la catastrophe, réclamant l’arrêt des travaux israéliens. La police sioniste a chargé contre les manifestants et les protestataires. Un des policiers a semble-t-il, été repoussé par cheikh Raed Salah.

C’est juste pour cet acte, avoir repoussé le policier qui l’empêchait de protester, que sheikh Raed Salah va être détenu pendant 5 mois, alors que la condamnation initiale était de dix mois de prison fermes. Comme l’ont dénoncée les avocats du sheikh, dès la proclamation de la condamnation, celle-ci est effectivement de nature politique, et bien que tout le mouvement palestinien de l’intérieur ne fait aucunement confiance aux tribunaux sionistes et qu’ils ne les considèrent même pas comme étant aptes à les juger, l’équipe de la défense du cheikh avait fait appel contre le premier jugement. Il y a quelques semaines, le tribunal a confirmé l’emprisonnement pour 5 mois fermes.

La suite sur International Solidarity Movement

Megadeth donne un concert surprise et gratuit

Prestation surprise de Megadeth
Par Hugo Meunier
La Presse


AVERTISSEMENT : les inconditionnels de métal et fans finis de Megadeth risquent d'être tiraillés entre la jalousie extrême, la colère et un zest de dépression à la lecture de ce reportage.
Tout a débuté hier soir autour de 22 h, lorsque Megadeth, tête d'affiche du premier jour du Heavy MTL se préparait à embarquer sur la scène principale du parc Jean-Drapeau.

Une étrange rumeur a commencé à se répandre. Discrète.

Les réseaux sociaux ont commencé à la faire circuler (merci CL), puis les gens d'Evenko, promoteur de cette grande messe métal, l'ont ensuite confirmé: Megadeth donnera un concert surprise et gratuit cette nuit (la nuit dernière donc) au Métropolis.

Les règles étaient claires. Les 2000 premiers fans qui se présentent à la salle de spectacle du centre-ville vont assister au concert secret.

Pendant que l'on mâchouillait la nouvelle, un peu perplexe, la bande à Dave Mustaine servait aux milliers de fans du parc Jean-Drapeau une véritable leçon de métal, en livrant la quasi-totalité des pièces de l'épique Rust in peace.

Galvanisés par la perspective de voir un spectacle intime de Megadeth, nous avons donc foncé vers le Métropolis, pendant que résonnaient dans le ciel les premières notes de Peace sells...but who's buying.

À notre arrivée rue Ste-Catherine, à peine une cinquantaine de personnes faisaient la file sous la marquise du Métropolis. À peine plus nombreux que les fumeurs qui en grillaient une à l'extérieur d'un bar hip-hop à côté de la salle.

Un peu incrédules, quelques fans se demandaient d'ailleurs s'ils n'étaient pas victimes d'un canular, ou les cobayes d'une expérience pour démontrer le pouvoir de Twitter

Même les gens d'Evenko dépêchés sur place semblaient dans le brouillard. « On s'est fait dire qu'ils viendront jouer vers une heure du matin. Je n'en sais pas plus », résumait une employée vers minuit et demi.

Les portes se sont finalement ouvertes vers 1 h. 300 personnes tout au plus, dont la moitié avait des passes VIP.

À quelques pouces de la scène, les soupçons n'étaient pas tous dissipés. «Est-ce que c'est un spectacle hommage à Megadeth?», demandait un jeune homme, à qui on a tendu un billet sur la rue à sa sortie des Foufounes électriques juste à coté.



«C'est peut-être un stunt publicitaire», avançait un voisin de parterre. En fait, les spectateurs étaient si peu nombreux, que presque tout le monde était à une distance de postillon de Dave Mustaine.

Puis, le rideau s'est levé sur le coup de deux heures. Le groupe attaquait déjà un jam instrumental. Les quatre musiciens maltraitaient frénétiquement leurs instruments. Mustaine au centre, dissimulé derrière sa crinière blonde-rousse bouclée. Comme toujours.

Une scène minimaliste au maximum. Quatre gars, deux guitares, une basse, une batterie et aucun artifice. Durant une heure, Megadeth, icône mondiale du métal, était redevenu band de garage. Bon, pas tout à fait.

Observer ces virtuoses du Thrash plaquer les premiers accords d'In my darkest hour et les doigts de Mustaine, 49 ans, s'activer à une vitesse folle sur son manche, confirmaient aux gens qu'ils assistaient à un véritable happening.

Et les membres du groupe ont vraiment semblé s'amuser, même si la salle était presque vide. On a même vu Dave Mustaine sourire derrière ses cheveux à quelques reprises. Quant au bassiste David Ellefson, il se comportait comme s'il jouait devant 30 000 personnes, haranguait la petite foule et la fouettait lorsqu'il la trouvait trop tranquille.

Si Megadeth a gâté ses fans durant cette heure, le groupe semble aussi s'être offert un cadeau en interprétant des pièces qui ne font pas partie de leur répertoire habituel.Les privilégiés ont donc eu droit à Skin O' my teeth, Angry again (trame sonore du film Last action hero avec Schwary) et une reprise béton de Paranoid de Black Sabbath.

Le groupe a achevé le public en transe avec les épiques et ancestrales Hook on my mouth et The Mechanix (Il s'agit d'une version de Four Horsemen, que Mustaine avait co-écrite avec Metallica).

Le nombre de spectateurs n'a pas empêché quelques séances de Thrash plutôt virulentes et du body surfing en boucle. Quelques spectateurs sont aussi parvenus à se faufiler sur scène, pour ensuite sauter tête première dans la foule. Surréaliste de voir les gens se donner un élan sur les planches, à côté d'un Dave Mustaine immobile derrière son micro et qui ne lève même pas les yeux vers les plongeurs.

«Vous êtes chanceux, vous avez droit à deux concerts de Megadeth en une soirée», a lancé le bassiste Ellefson, une des seules interventions du groupe.

Peu loquace comme d'habitude, Mustaine n'a pratiquement rien dit, sauf merci à quelques reprises, la main sur le coeur avant de quitter la scène.

Après avoir jeté dans la foule des dizaines de pics de guitare, de basse et des baguettes, le groupe est reparti.

Les lumières se sont allumées. Les gens se sont regardés, l'air de se dire «On vient de se taper une heure de Megadeth en privé pour vrai là!»

300 personnes, tout au plus, se pincent encore ce matin.

samedi 24 juillet 2010

Les défenseurs du sionisme (vidéo)

Il ne faut pas oublier qui sont ses sionistes défenseurs d'Israël et leur message mensonger que nos médias ne cessent de nous marteler oubliant l'histoire que le peuple palestinien subit depuis 62 ans.

Ces deux vidéos ne sont qu'un rappel pour ne pas oublier le vieux proverbe « séparer le bon grain du mauvais.



Montréal, Shell vendrait à Delek un groupe israélien

Quand on dit qu'on vendrait sa mère pour du fric, voilà un bel exemple ou syndicat et patron sans compter la députation s'accordent pour favoriser la vente de Shell à une compagnie qui finance l'État d'Israël qui ne respecte en rien le droit international... Réveillez-vous et nationalisez cette entreprise, si c'est trop vous demander que nos gouvernements la rachètent, mais ne la cédez pas à une compagnie qui soutient un État apartheid...

Boycottons cette entente.

Le groupe israélien Delek (l'un des principaux contributeurs d'Israë)accepte de rencontrer Shell

La pétrolière Shell a déclaré samedi que le groupe israélien Delek a accepté de reprendre les pourparlers concernant la possibilité de vendre la raffinerie de Montréal-Est.

Invoquant des raisons de confidentialité, Shell a indiqué qu'il « ne publiera aucun communiqué sur les détails ou sur l'avancement de ces entretiens jusqu'au moment approprié ».

Jeudi dernier, Shell Canada avait lancé un ultimatum de 48 heures à Delek.

Shell avait l'intention de transformer sa raffinerie en centre de distribution. Toutefois, la pétrolière avait affirmé mardi dernier en commission parlementaire qu'elle pourrait vendre sa raffinerie si les conditions étaient raisonnables.

Le groupe Delek avait jusqu'à samedi après-midi pour signifier à Shell Canada son intention de reprendre les pourparlers sur la vente de sa raffinerie de Montréal-Est.

Cette nouvelle a aussi été confirmée par le député fédéral de Bourassa, Denis Coderre. Il a longtemps dénoncé la décision de Shell Canada de fermer cette raffinerie malgré la présence d'un acheteur sérieux.

Parlant « d'optimisme réaliste », Denis Coderre, qui était parti prenante de la commission parlementaire, promet d'être vigilant en tout laissant la chance aux coureurs.

« Nous comme parlementaires, il y aura toujours la possibilité de ramener au besoin le Comité de l'industrie, mais pour aujourd'hui, je pense qu'il faut se réjouir pour les travailleurs ».
— Denis Coderre

Il y a 800 employés qui travaillent à la raffinerie Shell de Montréal-Est en plus des 3500 emplois indirects qui en dépendent.

Source Radio Canada