lundi 31 janvier 2011

Égypte, l'armée juge « légitimes » les revendications du peuple

L'armée égyptienne a annoncé lundi soir qu'elle jugeait « légitimes » les revendications du peuple, qui manifeste depuis une semaine contre le gouvernement, et qu'elle ne recourrait pas à la force contre les manifestants.

S'adressant au « grand peuple d'Égypte », l'armée a jugé « légitimes » ses revendications et assuré qu'elle ne recourrait « pas à l'usage de la force contre le peuple égyptien ».

« La liberté d'expression de forme pacifique est garantie pour tous », a affirmé le porte-parole de l'armée, cité par l'agence officielle Mena et la télévision d'État.

Les forces armées égyptiennes ont assuré qu'elles n'utiliseraient pas la force contre les manifestants, a rapporté la télévision d'État lundi, à la veille d'une « marche d'un million » de personnes prévue mardi au Caire et à Alexandrie (nord) pour réclamer la chute du président Hosni Moubarak.

Source Cyberpresse

Le statut de cette déclaration du porte-parole de l'armée, rapportée par les agences de presse, est troublant. Le président, le vice-président, et le premier ministre égyptien sont tous les trois des militaires, et c'est évidemment Hosni Moubarak, en tant que chef de l'État, qui reste le commandant en chef des forces armées.

Dans l'équation politique qui se développe depuis une semaine, Hosni Moubarak a fait un premier geste en nommant Omar Suleiman, le chef de ses services secrets, un officier supérieur de 74 ans, au poste de vice-président, qui n'avait jamais été occupé depuis un quart de siècle.

Suleiman, homme de toutes les négociations diplomatiques, mais aussi homme des basses oeuvres de torture des islamistes, n'est pas acceptable pour remplacer éventuellement Moubarak aux yeux des manifestants.

Quelle armée s'exprime donc au travers de cette déclaration du porte-parole? Celle de l'état-major, contrôlé par Hosni Moubarak et Omar Suleiman? Ou y a-t-il une prise de distance entre cette armée et le pouvoir suprême?

C'est avec cette question sans réponse, mais fort de la promesse de l'armée de respecter leur « liberté d'expression », que les manifestants descendront dans la rue mardi au Caire et dans les grandes métropoles égyptiennes, pour une journée qui pèsera lourd.

Source Rue 89

Égypte, L'opposition se concerte (vidéo)

Selon Associated Press, des représentants de mouvements d'opposition, dont les Frères musulmans, se rencontrent lundi après-midi afin de considérer la possibilité que Mohammed Elbaradei, ex-directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la paix 2005, ne devienne officiellement le porte-parole des manifestants.

Des porte-parole de ces groupes soutiennent que 30 à 40 personnes discuteront d'une stratégie unique pour forcer Moubarak à quitter son poste. Ils disent souhaiter le départ du président d'ici vendredi.

Un porte-parole des Frères musulmans, Rashad al-Bayoumi, dit s'attendre à ce que la coalition de mouvements d'opposition exige la libération de prisonniers politiques, la création d'un gouvernement de transition pour diriger le pays jusqu'à ce que des élections libres aient lieu et des poursuites contre les individus qui ont trempé dans le meurtre de manifestants.

Bien qu'ils constituent la principale force d'opposition au président Moubarak, les Frères musulmans ne sont pas à l'origine de l'actuelle révolte. Le mouvement a plutôt été initié par des jeunes, mais des gens de toutes les couches de la société s'y sont joints

Source Radio Canada

Netanyahu agite le spectre d'un régime à l'iranienne, dans le cas où « Un mouvement islamiste organisé prendrait le contrôle de l'État ». « Il est exact que l’islam extrémiste n’est pas à l’origine de l’instabilité. Ce n’était certainement pas le cas en Tunisie, et je ne pense pas que cela le soit en Égypte », a-t-il déclaré. « Mais il est aussi vrai que dans une situation de chaos, un mouvement islamiste organisé peut prendre le contrôle de l’État. C’est arrivé en Iran et ailleurs », a-t-il ajouté.
( Encore l'épouvantail qui s'agite. C'est au peuple égyptien de décidé qui doit diriger son pays et à eux seul.)

Source Libération

Égypte, Appel à la grève générale (vidéo)

Israël, inquiet de préserver ses liens avec l'Égypte, seul pays arabe avec la Jordanie à avoir signé un traité de paix avec l'État hébreu, a demandé dans un message secret aux États-Unis et à des pays européens de soutenir le régime égyptien, selon le quotidien Haaretz.

Par Inès BEL AïBA
Le Caire

Le mouvement de contestation en Égypte a lancé un appel à la grève générale lundi et à une marche géante mardi, une semaine après le début d'une révolte sans précédent pour chasser le président Hosni Moubarak, qui a fait au moins 125 morts.

Lundi matin, des milliers de personnes étaient rassemblées sur la place Tahrir (place de la Libération), épicentre de la révolte dans le centre du Caire. Les manifestants comptent sur le bouche-à-oreille pour diffuser leur appel, l'internet restant bloqué et le service de messagerie mobile perturbé.

Certains manifestants y ont passé la nuit malgré le couvre-feu en vigueur dans la capitale, à Suez (est) et à Alexandrie (nord) de 15 h (13 h GMT) à 8 h (6 h GMT).

Autour de la place, cernée par des chars, les militaires contrôlaient les identités des manifestants sans empêcher leur accès.

Des membres de comités populaires vérifient qu'aucun policier en civil ne s'infiltre parmi les manifestants. « Ils veulent entrer et briser notre unité », a indiqué un membre d'un comité populaire.

Non loin de là, des soldats frottaient vigoureusement leurs chars couverts de graffitis anti-Moubarak, sous le regard de leurs supérieurs.


Source Cyberpressse

Les Palestiniens appellent à se révolter contre Mahmoud Abbas

Des militants palestiniens ont lancé sur le site internet Facebook une campagne à la demande du renversement du pouvoir de l’Autorité palestinienne et leur président Mahmoud Abbas.

Les slogans de cette campagne : « Les peuples tunisiens et égyptiens ont fait entendre leurs voix, nous devons aussi en faire autant », indiquant que le peuple de la résistance face à l’occupation doit se soulever contre les assassins de leurs résistants et contre les renonciateurs à la question palestinienne.

Les slogans de la campagne de protestation ont également appelé à se venger des assassins qui ont été reconnus coupables selon les « documents confidentiels divulgués par Al-Jazeera », causant le martyr de certains dirigeants palestiniens de la résistance palestinienne.

Les promoteurs de ladite campagne ont fixé le vendredi prochain comme le début de leur soulèvement appelant les Palestiniens à se révolter : « Notre rendez-vous sera vendredi, nous nous révoltons contre la bande de corrompus qui a trahi la nation et vendu notre cause sacrée, nous mourrons en martyr les têtes hautes il n’est pas question de vivre sous l’humiliation de ses traîtres, Abbas et son groupe doivent dégager ».

« Nous devons nous révolter contre les agents de l’occupation à Ramallah qui ont torturé, assassiné les résistants et trahit le peuple palestinien, en particulier contre Mahmoud Abbas, Mohammed Dahlan, Yasser Abed Rabbo, Saeb Erekat, Nasser Youssef et Ahmed Qoreï, ces responsables amis de l’ennemi sioniste qui collabore avec lui en signant es accords dans les coulisses » a souligné le communiqué de la campagne publié dimanche soir sur « Facebook ».

Source Al Manar Tv

ALERTE CITOYENNE : Menace à la liberté d'expression (vidéo)

NON À ACTA (Accord commercial anti-contrefaçon)

Une animation infographique pour expliquer les dangers démesurés du traité ACTA envers un Internet libre et ouvert. Mobilisons-nous avant que le Net ne soit verrouillé, filtré, censuré!


dimanche 30 janvier 2011

Lettre d'un père qui a perdu son fils.

Semaine nationale de prévention du suicide du 30 janvier au 5 février

En 2009, 1068 personnes se sont enlevé la vie au Québec...

C'est à la lecture du billet Josée Blanchette que j'aimerais vous inviter à lire « Lettre à Vincent » d’Éric Godin et Zilon que l'ONF a mis en ligne (version interactive). La lettre a été reprise ici, gratuitement.

Il s'appelait Vincent Godin. « Une vieille âme » dans la peau d'un adolescent à l'esprit critique exacerbé qui refusait les réponses toutes faites et voulait « poser des bombes pour faire sauter la connerie ». Un esprit libre, un vrai, à fleur de peau, mais aussi un être fragile en proie à une profonde détresse, qui s'est donné la mort le 14 décembre 2009. Il avait tout juste 16 ans.

Extrait de « Briser le mur du silence » Le Devoir


Les enfants de Moubarak auraient quitté le Caire, pour Londres (vidéo)

Le Caire. Au moment où leur père Hosni jouait, hier au Caire, le dernier quart d’heure pour sa survie, ses deux enfants, Alaâ Edine et Gamal Moubarak, se sont enfuis à Londres, selon des informations données par la chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera. Ils ont rejoint l’Angleterre avec leurs épouses.

Gamal Moubarak devait succéder à son père. Le sujet avait occupé le devant de la scène politique égyptienne il y a quelques mois et la situation a failli dégénérer avant cette semaine. Le président Moubarak a été jusqu’à annoncer qu’il sera candidat à sa propre succession pour calmer un tant soit peu les esprits. L’on comprend bien aujourd’hui pourquoi le maître du Caire n’a pas pourvu le poste de vice-président comme le stipule la Constitution. Il le prédestinait en réalité à son fils Gamel.



Depuis plusieurs années, ce dernier montera en flèche dans l’organigramme du Parti national démocratique (PND) au pouvoir. Il y occupe un rôle central, en tant que secrétaire chargé des politiques générales. C’est en fait le vrai patron de ce parti dont le père Hosni est président. Le chef de l’État égyptien âgé de 82 ans, dont 29 ans au pouvoir, malade, voulait léguer la présidence en héritage à son fils. Et les dernières élections législatives – émaillées de fraudes et très contestées par l’opposition –, où le PND avait raflé la majorité, étaient une sorte de répétition générale pour le scrutin présidentiel de décembre prochain. Tout a été verrouillé pour que ce scénario aboutisse.

La loi électorale, cousue de fil blanc au profit de Gamal Moubarak exige d’un candidat indépendant à la magistrature suprême d’obtenir le soutien de 250 élus, dont au moins 65 membres de l’Assemblée nationale, 25 membres du Conseil consultatif et au moins dix élus des conseils municipaux. Il manquait juste de lui dérouler le tapis rouge. Alaâ Moubarak, fils aîné du président, est le bras droit de son frère.

Grande gueule, Alaâ est lui dans les affaires.
Il est aussi l’homme des coulisses et de la sale besogne, il gère une cour aussi large que variée d’affidés.

Par ailleurs, il n’y a pas que les membres de la famille Moubarak qui ont quitté Le Caire, les Sawiris, propriétaires du groupe Orascom auraient également fui le pays.

Source El Watan.com



Égypte : plusieurs pays évacuent leurs ressortissants

Les passagers fortunés ont disposé d'autres options. En l'espace de quatre heures, 45 avions privés ont décollé de l'aéroport du Caire dimanche matin, avec à leur bord des Arabes, des Occidentaux et dans certains cas des célébrités égyptiennes, a déclaré une responsable de l'aéroport. Un jour plus tôt, au moins 19 autres jets étaient partis avec à leur bord les familles de riches hommes d'affaires.

Source Cyberpresse

États-Unis, Manifestation de soutien au peuple égyptien (vidéo)

Les États-Unis perdent leur « crédibilité » en continuant de soutenir le président Hosni Moubarak, a dénoncé dimanche l'opposant égyptien Mohamed ElBaradei, interrogé sur la chaîne de télévision américaine CBS.

« Le gouvernement américain ne peut pas demander au peuple égyptien de croire qu'un dictateur qui est au pouvoir depuis 30 ans sera l'homme qui instaurera la démocratie », a estimé l'opposant, interrogé dans l'émission « Face the Nation » depuis Le Caire.

« Chaque jour vous perdez votre crédibilité », a-t-il lancé à l'endroit des États-Unis.

« D'un côté vous parlez de démocratie, d'état de droit, de droits de l'homme et, de l'autre, vous apportez toujours votre soutien à un dictateur qui continue d'opprimer son peuple », a-t-il affirmé, répétant qu'Hosni Moubarak devait « absolument partir ».

Les États-Unis doivent clairement se placer du côté des manifestants, a-t-il estimé.

« Il est préférable pour le président Obama de ne pas apparaître comme le dernier à dire au président Moubarak qu'il est temps de partir », a-t-il ensuite affirmé sur CNN.

L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique a été chargé de « négocier » avec le régime du président Moubarak par la Coalition nationale pour le changement, qui regroupe plusieurs formations d'opposition, dont les Frères musulmans.

La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a de son côté estimé dimanche qu'Hosni Moubarak n'avait pas encore fait assez de pas vers la démocratisation de son pays, se prononçant pour « une transition en bon ordre ».

Omniprésente dans les émissions politiques du matin aux États-Unis, Mme Clinton a assuré sur CNN que l'administration Obama « ne fait pas campagne pour quelque issue politique que ce soit », soulignant que le destin de l'Égypte devait demeurer entre les mains du peuple égyptien.

Pour Mohamed ElBaradei, le départ d'Hosni Moubarak est inéluctable, « si ce n'est pas aujourd'hui, demain ». « Je ne vois pas d'autre solution », a-t-il affirmé sur CNN.

La nomination d'un nouveau Premier ministre et, pour la première fois en 29 ans de règne, d'un vice-président issu de l'armée, est « une tentative désespérée de Moubarak pour rester au pouvoir ", a jugé l'opposant.

Ces nominations n'ont en rien calmé la colère des Égyptiens qui continuent de manifester dans les rues des grandes villes du pays.

Source Romandie News

Moubarak surveille la maitrise de la sécurité (vidéos)

Des dizaines de milliers d'Égyptiens se sont rassemblés dès les premières heures de ce dimanche matin à la place de Tahrir au centre du Caire, réclamant le départ d'Hosni Moubarak.

« Le peuple veut la chute du régime », « Moubarak dégage! », scandaient les manifestants. « Moubarak, Omar Souleimane (le nouveau vice-président), Ahmed Chafic (le premier ministre) doivent tous partir. Ça fait 30 ans que ce régime est au pouvoir, ça suffit », crient-ils.

Laïcs, islamistes, jeunes et plus vieux se mêlent dans ces contestations sans précédent en Égypte, dirigée depuis 1981 par Moubarak qui a annoncé la nomination d'un nouveau Premier ministre et la création du poste de vice-président, octroyé au chef des renseignements, pour tenter d'apaiser la population.

Des avocats et des juges se sont aussi ralliés aux manifestants. La police, quant à elle, s'est retirée des rues en début d'après-midi, alors que des survols massifs d’avions appartenant aux services sécuritaires ont été effectués dans le but de maintenir la sécurité et poursuivre les fauteurs de troubles.



L'armée a, elle, bouclé le centre du Caire avec des chars d'assaut. « L'armée doit choisir entre l'Égypte et Moubarak », pouvait-on lire sur une grande banderole déployée dans le centre-ville.

« Le gouvernement veut que la population pense que Moubarak est la seule option face au chaos », estime Sameh Kamal, un jeune manifestant, en écho à une idée largement répandue selon laquelle le régime cherche à semer l'anarchie.

La révolte, qui en de nombreux endroits a tourné à l'émeute et dégénéré en de violents affrontements entre manifestants et police qui a ouvert le feu en leur direction, a fait 150 morts et plus de 4.000 blessés, en majorité des civils, selon les premiers chiffres fournis par des sources médicales, alors que des sources bien informées affirment que le nombre des victimes est beaucoup plus élevé.



Suite sur Al Manar tv

Manifestation de soutien à Stephane Hessel (vidéo)

De Tunis à Paris, résister... Indignez-vous, la liberté d'expression est menacée par la droite et sa démagogie... Mobilisons-nous. Non à la censure.

Source UJFP (Union juive française pour la paix)

Manifestation de soutien à l'Égypte (vidéo)

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Paris leur soutien au mouvement de contestation contre le régime du président égyptien aux cris de "Moubarak dégage".





Révolte égyptienne à Paris devant l'ambassade ! 29 janvier
envoyé par Resistance_palestinienne. - .

Pour suivre la situation en Égypte
Par catherine Bolduc
Radio Canada

Si vous voulez suivre ce qui se passe du côté de l’Égypte, je vous rappelle que vous pouvez consulter la liste de compte Twitter préparée par mon collègue Florent Daudens. Storyful, qui met régulièrement à jour son dossier sur l’Égypte, a aussi créé une telle liste.

Tunisie, exclusif, extrait du compte de Ben Ali

Non, ce n’est pas son salaire, c'est juste de l'argent qu'il reçoit régulièrement chaque mois, exactement le même système de la Mafia.

C'est une petite agence d'une banque en Tunisie, il a des centaines de comtes comme ça, non seulement en Tunisie, mais aussi dans beaucoup de pays du monde.

Merci à Med Freeman pour l'info. Cliquer pour agrandir

Égypte Al-Jazira interdite

En plus des démonstrations de force, le pouvoir égyptien s'en prend également à la presse, empêchant les journalistes de descendre dans la rue et d'y effectuer des entrevues. La correspondante de Radio-Canada au Caire, Ginette Lamarche, rapporte que des journalistes font circuler une pétition demandant le départ du président Moubarak.

Plus tôt, le ministre de l'Information, Anas el-Fekki, a ordonné la cessation des activités au pays de la chaîne satellitaire Al-Jazira, qui diffuse en continu les manifestations antigouvernementales en Égypte.

Les autorités égyptiennes annulent toutes les accréditations et cartes de presse des employés d'Al-Jazira, ferment les bureaux de la chaîne au Caire et révoquent la licence qui lui permet de diffuser en Égypte.

Al-Jazira dénonce les mesures prises par le gouvernement égyptien et affirme qu'elle poursuivra sa couverture des événements dans ce pays.

« En cette période de troubles et de bouleversements dans la société égyptienne, il est crucial que toutes les opinions puissent être entendues. La fermeture de notre bureau par le gouvernement égyptien vise à censurer et à museler la parole du peuple égyptien », affirme la chaîne dans un communiqué.

Dimanche matin, la programmation d'Al-Jazira en anglais était toujours disponible en Égypte, même si la retransmission était interrompue sur un des satellites.

Source Radio Canada

Tunisie, les miliciens et la police du parti RCD terrorisent la population.(vidéo)

Témoignage de Oumeima sur les milices à Tunis, Av. Habib Bourguiba le 29/01/2011

Aujourd'hui, samedi 29 janvier, nous avons vu des énergumènes armés de gourdins énormes et encadrés par des agents en civil, l'un d'eux a même reconnu ma mère à qui il a dit : « je te connais tu es du Bardo, emmène ta fille et rentrez » pourchasser de jeunes manifestants place de l'Indépendance.

Des BOP (brigade d'ordre public) communément appelés « ninja » qui assuraient ses arrières ont jeté des bombes lacrymogènes sur la foule.

Plus tard, des manifestants de la marche des femmes et des promeneurs ont formé des groupes de discussion. Ma mère et moi avons rencontré plusieurs amis et connaissances et nous sommes arrêtées parfois pour les saluer ou pour échanger nos coordonnées. Nous étions devant l'Hotel El Hana, quand un groupe de jeunes ont encerclé ma mère et leur chef, manifestement, un jeune d'environ 25 ans l'a agressée verbalement. Nos amis sont intervenus et se sont interposés sans résultats. Le jeune les a agressés exhibant même un préservatif pour illustrer ses propos.

Nous nous sommes éloignées en attendant que nos amis veuillent bien nous accompagner jusqu'à notre voiture. Alors, le même jeune s'est mis à nous prendre en photo, et ce, devant tout le monde.

Finalement, un ami s'est proposé pour nous accompagner et ainsi nous avons pu partir!
Merci Mahommed pour l'info et le lien

Égypte, affrontement avec la police de Moubarak (vidéo)

Voilà un peuple déterminé.... Un peuple uni jamais ne sera vaincu.
« El pueblo, unido, jamás será vencido » Slogan Chilien toujours d'actualité.

Comme le souligne CAPJPO-EuroPalestine, Mahmoud Abbas devra réfléchir à son sort.




Fuite des proches de Moubarak

Dix-neuf avions privés ont quitté dimanche l’aéroport du Caire, avec à leur bord des dizaines de familles d’hommes d’affaires Arabes et Égyptiens, ont annoncé des sources à l’aéroport, précisant que ces vols ont eu lieu en dix heures seulement.

Selon ces sources, les avions ont pris la destination de Dubaï et ont transporté entre autres la famille de l’homme d’affaires proche de Moubarak, Hussein Salem, composée de neuf personnes et portant 17 valises.

Des responsables à l’aéroport du Caire ont fait savoir que plusieurs pays arabes, dont l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Liban et la Jordanie, tout comme la Turquie, ont organisé des vols supplémentaires pour transporter leurs ressortissants et les familles de leurs diplomates accrédités en Égypte.

Source Al Manar Tv

samedi 29 janvier 2011

Mahmoud Abbas et Benyamin Nétanyahou soutient de Moubarak

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé Hosni Moubarak, pour lui faire part de son soutien et affirmer « son engagement pour sa sécurité et sa stabilité ».Selon un communiqué de son bureau, « il a exprimé le souhait que Dieu bénisse l'Égypte et son peuple qui se sont toujours tenus au côté du peuple palestinien ».

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a quant à lui demandé aux membres de son gouvernement de ne pas commenter la situation en Égypte, avec qui Israël a signé un traité de paix en 1979.

Selon des diplomates israéliens, l'État hébreu s'inquiète toutefois d'éventuelles répercussions sur ses relations avec l'un de ses rares partenaires dans le monde arabe.Bien que les dirigeants israéliens ne croient pas à un renversement du président Moubarak par la révolte populaire, soutient l'un des responsables, Israël redouterait une nouvelle donne politique où les Frères musulmans auraient plus de poids.

Sous couvert de l'anonymat, un haut responsable israélien s'est cependant dit sûr que « le régime allait tenir », mais peut-être non sans quelques changements au sommet.

Le ministère des Affaires étrangères israélien a aussi annoncé samedi le rapatriement des familles des diplomates israéliens en Égypte. L'ambassadeur demeure toutefois au Caire.

Source Radio Canada

Égypte, Moubarak au pied du mur

par Kharroubi Habib

Quelle que soit l'ampleur de leur mouvement de contestation anti-Moubarak, les Égyptiens ne se débarrasseront pas dans l'immédiat de leur dictateur honni. Car le raïs égyptien ne sera lâché ni par son armée et sa police, ni par les États-Unis et l'Union européenne. Mais c'est désormais une certitude qu'il ne se représentera pas fin 2011 pour un autre mandat présidentiel et qu'il lui sera impossible d'imposer la candidature de son fils Gamel à sa succession.

Pour les Américains et les Européens, l'Égypte est un pion d'importance primordiale sur l'échiquier moyen-oriental. Ils ne peuvent en conséquence laisser ce pays devenir la proie du vide politique et constitutionnel qu'un départ précipité de Moubarak du pouvoir ouvrirait. Ils font et feront donc pression sur le vieux dictateur pour qu'il accepte de lâcher du lest sous la forme de concessions donnant satisfaction à certaines revendications qui s'expriment dans la rue égyptienne. Celle notamment de permettre au peuple égyptien de s'exprimer pacifiquement, de choisir son futur président en des formes démocratiques acceptables.

Ce qui passera par une révision de la constitution égyptienne actuelle qui, par ses dispositions, exclut de la course à l'élection présidentielle toute personnalité politique n'ayant pas l'onction du président et de son parti.

C'est ce que d'ailleurs a formulé Mohammed El Baradei à son retour en Égypte pour prendre part à la contestation populaire qui s'est étendue à l'ensemble des provinces du pays. Figure de proue de l'opposition à Moubarak et à son régime, le prix Nobel de la paix et ancien directeur général de l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA) n'a pas été au-delà de ces revendications. Il n'a pas exigé, comme le scande la rue égyptienne, le départ immédiat du vieux dictateur, sachant qu'il n'aura pas l'approbation de l'armée et des principaux partenaires occidentaux de l'Égypte. El Baradai a appelé à la mise en place d'une transition négociée.

La crainte bien réelle en Égypte que la chute brutale de Moubarak et de son régime ne profite qu'au courant islamiste, principalement à l'organisation des Frères musulmans dont l'influence dans le pays est incontestable, fait que les autres segments de l'opposition politique égyptienne se gardent d'encourager la revendication maximaliste du départ immédiat du vieux dictateur. Ils appelleront au calme aussitôt que celui-ci annoncera, très probablement sur les conseils de Washington et d'autres capitales occidentales, qu'il renonce à se porter candidat en 2011 pour la prochaine élection présidentielle.

Contrairement donc à ce qui s'est passé en Tunisie, la révolte du peuple égyptien n'aura pas pour aboutissement spectaculaire l'effondrement du régime en place. Mais elle va tout de même enclencher un long et lent processus qui conduira le pays vers l'ouverture politique, la démocratisation et plus de respect pour la souveraineté populaire et les libertés civiques et individuelles.

Perspective qui était proprement impensable pour un pays arabe avant la Révolution du jasmin. La voilà en voie de se concrétiser en Égypte, mais aussi ailleurs en Jordanie, au Yémen et au Soudan. L'Algérie n'en sera pas exempte.

Source Le Quotidien d'Oran et Info Palestine.net

Manifestation en Égypte, les loups tremblent (vidéo)

Les loups se manifestent. Certains régimes tremblent et appel aux calmes

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite
a été le premier dirigeant d'un pays arabe à réagir aux violentes manifestations qui ébranlent l'Égypte depuis mardi. Après avoir appelé son homologue égyptien, samedi matin, pour lui exprimer sa solidarité, le roi saoudien a dénoncé « les atteintes à la sécurité et la stabilité ».

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a lui aussi appelé Hosni Moubarak, pour lui faire part de son soutien et affirmer « son engagement pour sa sécurité et sa stabilité ».

Baraque Obama a réitéré son appel au calme, demandant au régime égyptien et à ses détracteurs de ne pas utiliser la violence.

Lawrence Cannon a aussi rappelé que l'Égypte était un allié du Canada et que « la stabilité politique de la région est très importante ».

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a déclaré que l'Union européenne était « gravement troublée » par la spirale de violence en Égypte. Il espère que les réformes promises par M. Moubarak « se traduiront par des actions concrètes ».

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a quant à lui demandé aux membres de son gouvernement de ne pas commenter la situation en Égypte, avec qui Israël a signé un traité de paix en 1979.

Selon des diplomates israéliens, l'État hébreu s'inquiète toutefois d'éventuelles répercussions sur ses relations avec l'un de ses rares partenaires dans le monde arabe.

Répercussions au Soudan
Les manifestations égyptiennes ont aussi des répercussions au Soudan, où 10 000 personnes ont rejoint sur Facebook un groupe appelant à des manifestations, dimanche. Intitulé « 30 janvier, à l'attention de la jeunesse soudanaise », il dénonce « l'injustice et l'humiliation ».

Source Radio Canada




Paris : soutien aux Égyptiens près de l'ambassade (vidéo)

De nombreux Égyptiens, Algériens, Tunisiens de France se sont rassemblés devant l'ambassade d'Égypte à Paris, ce samedi, pour soutenir leurs compatriotes. Ils réclament également le départ imminent du président Hosni Moubarak.

À l’issue de ce rassemblement, vers 17 h 40, près de 120 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre pour vérification d’identité, alors qu’elles se rendaient sur les Champs-Élysées et Place des Ternes pour une manifestation improvisée, a-t-on appris auprès de la Préfecture de police de Paris qui ne dénombrait pas de blessés.

Une militante du NPA, Sarah Benichou, qui s’était jointe aux manifestants, a contacté l’AFP, affirmant « avoir vu trois personnes à terre sans connaissance après avoir reçu des coups de bâton des forces de l’ordre ».

Source Ouest France.fr

Belhassen Trabelsi veut obtenir le statut de réfugié

Le beau-frère du président tunisien déchu tente de demeurer au Canada en tant que réfugié politique, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, samedi. Belhassen Trabelsi a déposé une demande pour obtenir le statut de réfugié, a mentionné le ministre lors de son passage sur le plateau de CBC Newsworld.

Une demande d'asile pourrait bloquer les efforts d'Ottawa pour extrader M. Trabelsi et pourrait enclencher des années de procédures judiciaires.

Le milliardaire est arrivé à Montréal avec sa famille à la suite des manifestations populaires qui ont provoqué la chute du gouvernement du président Zine El Abidine Ben Ali.

M. Trabelsi possède le statut de résident permanent au Canada, mais le ministre Cannon a indiqué qu'Ottawa souhaitait le lui retirer. Lawrence Cannon a rappelé que si la famille Trabelsi n'est pas la bienvenue au pays, le Canada doit respecter sa législation en la matière.

Les autorités avaient laissé entendre, jeudi, que le statut de M. Trabelsi pourrait lui être révoqué parce qu'il n'a pas séjourné au moins deux ans sur cinq au Canada, comme exigé par la loi.

Le gouvernement Harper a déjà entamé les démarches pour geler les avoirs de M. Trabelsi.

À Tunis, un mandat d'arrêt international a été lancé contre le beau-frère de l'ancien président tunisien.

M. Cannon a indiqué qu'Ottawa avait les mains liées ( alors délié vos mains) par la loi. Il a ajouté qu'en vertu de la législation canadienne, M. Trabelsi et sa famille ont la possibilité de saisir les tribunaux pour défendre leur cas.

Source Cyberpresse

Retournons Belhassen Trabelsi en Tunisie
Deux poids deux mesure

Omar Khadr a passé 8 ans à Guantanamo et vous n’avez rien fait et maintenant vous allez permettre à un milliardaire de rester au Canada... WTF. Il doit répondre devant les tribunaux de son pays alors qu'il retourne faire face à ses juges en Tunisie.

Le respect à l'égard des lois s'applique seulement quand ça fait votre affaire?

Libye Kadhafi charmé par la révolution tunisienne

Changement de tonalité à Tripoli. Dans une interview diffusée sur Nesma TV, Mouammar Kadhafi ne jette plus la pierre aux Tunisiens, dont il déclare désormais comprendre la révolution.

« On ne peut pas être contre la volonté du peuple tunisien. Nous sommes avec le peuple tunisien », a-t-il déclaré dans une interview diffusée mardi soir par la chaîne privée tunisienne Nesma TV. « Si le peuple a déclenché la révolution, il doit se gouverner lui-même. Je ne peux que soutenir cette orientation, si elle s'achemine vers le pouvoir des masses », a-t-il ajouté, costume blanc et lunettes noires, réitérant sa velléité de faire la promotion de son propre régime.

« Je ne défends pas la famille Trabelsi », a encore affirmé Kaddafi. « Ce qui se passe en Tunisie est d'un intérêt prioritaire pour la Libye. Mais j'ai peur que la révolution du peuple tunisien ne lui soit volée. Il y a des manœuvres à l'intérieur et de la part d'intérêts étrangers », a-t-il prévenu dans cet entretien enregistré dimanche, juste avant avant la visite à Tunis, lundi et mardi, du sous-secrétaire d'État américain Jeffrey Feltman.

Source Jeune Afrique



ÉGYPTE - Le colonel Kadhafi s'entretient au téléphone avec Hosni Moubarak

Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi s'est entretenu samedi au téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, "pour se rassurer sur la situation en Égypte", au cinquième jour de manifestations appelant à la chute du régime, a rapporté l'agence libyenne Jana. "Le frère leader de la révolution, président du sommet arabe, a appelé samedi matin le président Hosni Moubarak (...) pour se rassurer sur la situation en Égypte", a indiqué l'agence, qui ne donne pas de détail sur la teneur de l'entretien.

Source Le Point.fr

C'est ça le peuple tunisien (vidéo)

Les martyrs tunisiens, c'est l'histoire d'une épopée glorieuse qui restera à jamais gravée dans les annales de l'histoire nationale. Une lutte héroïque menée par le peuple pour l'indépendance de la défense des valeurs sacrées du pays et la préservation de l'identité de la nation.

Honneur à nos martyrs de la liberté

Vive la résistance populaire.

Georges Adda né le 22 septembre 1916 à Tunis et décédé le 28 septembre 2008 à Tunis « Pour la libération de mon pays, j'ai connu les prisons, les camps de concentration et les déportations des colonialistes français»

Algérie, Bejaïa, manifestation contre le pouvoir (vidéo)

Les pays du Maghreb s’agitent. Une manifestation pacifique contre le pouvoir a eu lieu dans les rues de Bejaîa... aujourd'hui.
Les flammes de la révolte s'étendent dans la région... La Tunisie semble avoir donné le ton à ses mouvements de protestation.
À suivre...

Algérie: manifestation samedi en Kabylie pour "un changement du régime"

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Béjaïa (250 km à l'est d'Alger) en Kabylie pour demander "un changement du régime" en Algérie, à l'appel d'un parti d'opposition, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Répondant à l'appel du Rassemblement pour la culture et la Démocratie (RCD), un parti d'opposition bien implanté en Kabylie, les manifestants ont défilé dans le calme dans les rues de Béjaïa.

"La manifestation a rassemblé plus de 10.000 personnes", a assuré à l'AFP le président du RCD Saïd Sadi.

Les manifestants scandaient des slogans inspirés par les récents événements en Tunisie. "Pour un changement radical du régime", criaient-ils notamment, selon un Sénateur du RCD Mohamed Ikahervane.
Source Agence France Presse

Tunisie entrevue de Ahmed Mestiri

Ahmed Mestiri sur France info, le lendemain du remaniement gouvernemental (28/01/2011) : Il voit un danger certain de retour en arrière si on ne coupe pas tout lien avec le système Ben Ali, écouter, il dit clairement les choses vers la fin (entre la minute 4 et 7)

Le conseiller de l'ombre de Ben Ali tire encore les ficelles

Ses opposants ont découvert mercredi que son conseiller le plus proche n'était autre que Hédi Baccouche.

Or, ce dernier n'a pas seulement été un Premier ministre de Ben Ali ; il est le théoricien du fameux « coup d'Etat médical » qui a permis à Ben Ali de démettre le Président Habib Bourguiba le 7 novembre 1987 et de prendre le pouvoir. Auteur du discours prononcé par Ben Ali à cette occasion, il sera pendant vingt-trois ans l'une d'une pièces maîtresses de son système. Source Rue 89


Israël mise sur Moubarak

Tandis que les Égyptiens descendaient dans les rues par centaines de milliers vendredi malgré toutes les interdictions et menaces, et que Moubarak prenait la parole à 23 h 30 pour annoncer la dissolution du gouvernement et faire des promesses verbales au peuple en colère, Israël espérait le maintien du dictateur, déclarant qu’il « survivrait à cette vague de manifestations ».

« Nous pensons que le régime égyptien est assez fort pour surmonter cette vague de manifestations », a déclaré à l’AFP un ministre israélien demandant courageusement à garder l’anonymat. Et ce, pendant que le personnel de l’ambassade d’Israël au Caire prenait tout aussi courageusement la fuite.

« Moubarak n’est pas Ben Ali, a commenté le même dirigeant israélien. Il existe une énorme différence. Le gouvernement égyptien est bien enraciné, y compris dans l’appareil de défense.en termes de moyens de défense. Bien sûr nous sommes en faveur de la démocratie, mais ces manifestations ne sont pas le meilleur moyen d’y accéder. Et si l’on considère la situation au Moyen-Orient, je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment. Nous concevons leur démocratisation comme un processus beaucoup plus long ». ( http://www.blogfrommiddleeast.com/? )

Malgré 5 morts et des centaines de blessés annoncés ce vendredi dans plusieurs villes d’Égypte, la colère n’est pas retombée et les jeunes manifestants ont réussi à remporter une énorme victoire en fin d’après-midi quand des équipes de police ont refusé de tirer sur eux et se sont retirés. Certains policiers ont quitté leurs uniformes, rendu leurs armes et se sont ralliés aux manifestants. Ces derniers auraient demandé à l’armée de les protéger de la police qui intensifiait sa répression. De nombreux soldats ont sympathisé avec les manifestants, en discutant avec eux et en brandissant des petits drapeaux.

Ainsi, Moubarak a eu beau couper tous les moyens de communication, tels l’Internet, les réseaux de liaison des chaînes de télévisions étrangères et des téléphones portables, c’est la rue qui a eu le dernier mot vendredi.

À tel point qu’à 23 h 20 Hosni Moubarak a cru bon d’essayer de calmer la population en prononçant un discours dans lequel il déclare que les revendications des manifestants sont légitimes, qu’il va accorder davantage de démocratie, améliorer la situation des plus démunis, et qu’il dissout le gouvernement.

Allez, dégage Mubarak! Va retrouver ton collègue Ben Ali.

Le gouvernement israélien va perdre son pari et l’administration américaine va essayer de te trouver un remplaçant docile, car la partie en jeu est de taille. Avec une population de 80 millions d’habitants et un rôle stratégique de gendarme israélo-américain au Moyen-Orient, les enjeux sont plus élevés que pour la Tunisie. Obama et Netanyahou ont des raisons des se ronger les ongles et peser de toutes leurs forces dans la balance. Mais la partie est loin d’être terminée.

Source CAPJPO-EuroPalestine

Égypte, les manifestations de samedi font trois morts (vidéo)

Des milliers d'Égyptiens sont de nouveau descendus dans les rues samedi 29 janvier, affrontant parfois violemment les forces de l'ordre, pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak, qui a promis un nouveau gouvernement dans la journée

Selon la chaine de télé Al Jazeera, les manifestations de samedi auraient fait déjà trois morts...

Moubarak continue a réprimé son peuple.




La révolte continue dans la rue ! Egypte 29/01
envoyé par Resistance_egyptienne_CCY. -

Égypte, répression et torture

Ce que WikiLeaks nous apprend sur l'Egypte de Moubarak

L'usage routinier de la torture


Trois notes diplomatiques américaines évoquent l'usage de la torture par la police égyptienne, devenue « une habitude ». « La torture et la brutalité policière sont endémiques et très répandues. La police utilise des méthodes brutales notamment pour arracher des aveux à des criminels, mais aussi à des manifestants, des prisonniers politiques », lit-on dans une note de janvier 2009.

Ces pratiques seraient liées « au manque de formation, au sous-effectif et à l'absence de sanction officielle », ajoute-t-elle. Une autre note, datée de février 2010, souligne que les pires cas ont été enregistrés « dans des affaires de meurtres où la pression venue du ministère de l'Intérieur pour obtenir des aveux était très forte ».

Certes, le gouvernement égyptien ne nie plus l'existence de telles dérives depuis cinq ans : 15 policiers ont même été condamnés à des peines de prison pour torture et meurtre depuis 2007, selon ces documents. Mais les autorités n'ont « pas réussi à transformer la police et les services de sécurité en institutions qui servent l'intérêt public, malgré les slogans officiels qui le prétendent. Ce sont encore des instruments du pouvoir dont la mission est de protéger le régime. »

Source L'Express.fr

Égypte les manifestations se poursuivent

En attendant le nouveau gouvernement, la rue gronde

Le discours du président égyptien Hosni Moubarak vendredi n'a visiblement pas convaincu les citoyens.

Des milliers de personnes sont actuellement rassemblées au Caire et dans d'autres villes, réclamant le départ du président Moubarak.

Par ailleurs, les enterrements des victimes des affrontements de vendredi se transforment, eux, aussi en manifestations de colère dans différents quartiers de la capitale égyptienne.

En l'absence de bilan officiel des morts et des blessés lors de « la journée de la colère », des chiffres avancés par agences de presse font état de dizaines de morts et de centaines de blessés.

Ainsi, grâce à des informations recueillies sur le terrain, Al-Jazira fait état de 95 personnes tuées depuis le début des troubles.

Reuters, pour sa part, évalue leur nombre à 74 pour les deux derniers jours. Vendredi, au seul hôpital El Damardach du Caire, trente cadavres auraient été amenés, rapporte l'agence. À Suez, les corps de douze personnes, victimes des troubles, reposeraient à la morgue.

L'armée est déployée aux principaux carrefours de la capitale en renforts à la police.

Le gouvernement a allongé la durée du couvre-feu au Caire, à Alexandrie et à Suez, qui s'étend dorénavant de 16 h à 8 h le lendemain.

L'armée égyptienne a prévenu samedi par communiqué que quiconque violerait le couvre-feu serait en danger. Dans un précédent communiqué, l'armée a indiqué que son rôle était de protéger les biens et la sécurité des personnes.

Source Radio Canada

vendredi 28 janvier 2011

Tunisie les médias toujours sous contrôle (vidéo)

Tunisie, la liberté d'expression a-t-elle changé?

Malgré le mouvement de révolte du peuple tunisien, les médias sont toujours maitrisés par le RCD camouflé sous différents profils... Selon certains journalistes la censure serait toujours présente.

« Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé. »(André Guillois)

Égypte, la police de Moubarak à l'oeuvre (vidéo)

C'est dans la répression que Moubarak et ses chiens de garde répondent aux aspirations du peuple comme en fait foi la vidéo...

Comme le souligne un correspondant d’Al Jazeera, au cours des affrontements, des policiers en civil attaquaient aussi les manifestants. À la mosquée Fatah dans le Ramses Square, plusieurs milliers de personnes ont été confinées à l’intérieur et attaquées avec des gaz.

Dans la ville de Suez, au moins deux personnes ont été tuées pendant les manifestations, et des véhicules blindés auraient été incendiés.

Lire l'article
« Égypte : les manifestants défient le couvre-feu et Moubarak envoie l’armée» sur le site Info Palestine.net


Tunisie manifestation av. Habib Bourguiba aujourd'hui (vidéo)

Suite au gazage de la kasbah, les manifestants pacifistes se sont repliés en partie sur l'avenue Habib Bourguiba où ils ont été par la suite gazés par les forces de l'ordre.

Égypte : l'armée se déploie dans les rues (vidéos)

Voila une information importante pour nos frères en Égypte pour accéder à Facebook, tweeter, et Google.

Pour ouvrir, faites entrer les codes suivants à la place des adresses
Face book : 69.63.189.34
Tweeter : 128.242.240.52
Google : 72.14.204.99
Merci à Gwen Jean
Les internautes appellent à aider les réseaux sociaux égyptiens à être réouverts, à tous ceux qui ont des compétences informatiques allez sur ce site : (anglais) https://www.accessnow.org/proxy-cloud/page/join-the-cloud

Journée de la rage

L'armée égyptienne s'est déployée vendredi dans les rues du Caire pour la première fois depuis le début de la crise. La télévision étatique rapporte aussi que le quartier général du parti au pouvoir est en flammes.

La chaîne Al-Jazeera rapporte de son côté que le président égyptien Hosni Moubarak devrait prendre la parole sur les ondes de la télévision sous peu. Elle ajoute que des coups de feu et des explosions ont été entendus au Caire et que les manifestants ont incendié un blindé sur le pont du 6 octobre.

Des milliers de manifestants égyptiens armés de pierre, de bouteilles de verre et de bâtons ont réussi à chasser les centaines de policiers déployés sur la principale place du centre-ville du Caire. Plusieurs des policiers ont retiré leurs uniformes pour joindre les rangs des manifestants

Source Cyberpresse




État de siège en Égypte : téléphonie, internet, eau, électricité coupée et intensification de la répression

Pour empêcher les manifestations prévues dans tout le pays, Moubarak a bloqué tous les opérateurs téléphoniques, de même que Facebook et twitter. L’eau et électricité sont également coupés dans de nombreux endroits, tandis que la police a reçu ordre d’empêcher de ramasser les blessés et morts par terre pendant les manifestations. Mobilisation générale en soutien au peuple égyptien dans le monde entier!


La dictature intensifie la répression. Flashballs, gaz lacrymogènes, balles en plastique, arrosage des rues au pétrole pour mettre le feu et bloquer les manifestants renversés, et souvent tués, par les voitures de police, sans compter les infiltrés envoyés avec des couteaux dans les manifestations par le gouvernement pour terroriser la population : tel est le bilan en ce vendredi 28 janvier en Égypte.

Les Egyptiens nous appellent au secours. Même si les médias sont empêchés d’envoyer des infos et photos, ils nous demandent de réagir partout pour dénoncer le carnage, et les aider à se débarrasser du dictateur qui fait régner la terreur depuis 29 ans sur tout un peuple.

Rassemblements dans toutes les villes, dans tous les pays!

Source CAPJPO-EuroPalestine



Marée Humaine au Caire ! Révolte Egypte ! 28th
envoyé par Resistance_egyptienne_CCY. -


Siège parti au pouvoir PND en feu ! Révolte Egypte ! 28 th
envoyé par Resistance_egyptienne_CCY

. - L'info video en direct.

Trabelsi sera expulsé du Canada

Ottawa donnera suite à la demande d'extradition de Belhassen Trabelsi par la Tunisie, selon RDI. Le beau-frère de l'ex-président tunisien, qui a demandé l'asile politique, pourrait être arrêté par les autorités au cours des prochaines heures.
Hier, le ministère de l'Immigration a révoqué le statut de résident permanent de Belhassen Trabelsi, qui est arrivé à Montréal le 20 janvier dernier avec sa femme, ses quatre enfants et leur gardienne. Ils ont séjourné pendant plusieurs jours au Château Vaudreuil. Ils auraient quitté l'établissement hier après-midi pour se rendre dans un endroit qui n'a pas été dévoilé.

À Ottawa, l'ambassadeur de la Tunisie a officiellement demandé, hier, l'arrestation de Belhassen Trabelsi.

En visite officielle au Maroc, le premier ministre Stephen Harper a déclaré, hier, que les membres de l'ancien régime tunisien «ne sont pas les bienvenus» au Canada.

Plus de détails à venir. Source Cyberpresse

Égypte : les manifestants se heurtent à la police

Hania El-Malawani
Le Caire

Les policiers déployés en force ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser des dizaines de milliers de manifestants réclamant la chute du président Hosni Moubarak vendredi en Égypte, au quatrième jour d'une contestation sans précédent.

Malgré un déploiement massif des forces de sécurité, les manifestations, marquées par les cris « À bas Hosni Moubarak » et « le peuple veut la chute du régime », se sont étendues à tout le Caire, une métropole de 20 millions d'habitants, selon les journalistes de l'AFP sur place.

L'internet, qui a joué un rôle-clé dans la mobilisation populaire, était inaccessible dans le pays, une première par son ampleur, selon des experts.

M. Moubarak, 82 ans, un allié de l'Occident qui s'est appuyé pendant près de 30 ans sur un redoutable appareil policier et un système dominé par un parti qui lui est entièrement dévoué, s'est illustré par son silence depuis le début mardi de la contestation, la plus importante depuis son arrivée au pouvoir en 1981.

L'opposant égyptien le plus en vue, Mohamed ElBaradei, qui s'était dit prêt à mener une éventuelle transition au pouvoir, a participé aux manifestations dans le centre de la capitale.

Les protestataires sont descendus dans les rues du Caire après les prières hebdomadaires musulmanes pour ce « vendredi de la colère ».

Des accrochages ont éclaté avec les policiers devant une mosquée et M. ElBaradei, qui présent à la prière, s'y est réfugié, selon un photographe de l'AFP.

Plus au nord, à Alexandrie, la deuxième ville d'Égypte, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser plusieurs milliers de manifestants qui criaient « On ne veut pas de lui », en allusion au président égyptien.

À Mansoura, dans le delta du Nil, les forces de sécurité dont le nombre dépassait celui des manifestants ont tiré des gaz lacrymogènes pour faire fuir les manifestants et certains imams de la ville ont appelé dans leurs prêches à « sortir dans la rue et demander le changement ». Des affiches du parti de M. Moubarak ont été arrachées.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes, de balles caoutchoutées tirées en l'air ainsi que des canons à eau pour disperser les manifestants dont le mouvement semble s'amplifier après avoir fait en trois jours sept morts et des dizaines de blessés et entraîné plus d'un millier d'arrestations.

Les manifestants réclament de meilleures conditions de vie dans un pays où l'état d'urgence est imposé depuis près de 30 ans et où plus des 40% des 80 millions d'habitants vivent avec moins de 2 dollars par jour et par personne.

Parallèlement, les chaînes de télévision arabes Al-Jazira et Al-Arabiya ont fait état de brutalités de la police contre certains de leurs journalistes au Caire, alors que les Affaires étrangères françaises ont annoncé l'arrestation de quatre journalistes français.

Les Frères musulmans, principale force d'opposition, ont annoncé leur participation aux rassemblements lancés à l'appel du Mouvement du 6 avril, un groupe de jeunes pro-démocratie inspirés par la « révolution du jasmin » ayant chassé le président Zine El Abidine Ben Ali de Tunisie.

L'internet et le téléphone mobile ont été largement utilisés pour appeler à ces rassemblements. Mais le réseau internet était coupé depuis le matin dans le pays, selon des hôtels et de nombreux usagers contactés par l'AFP.

Les services de messagerie téléphoniques ne fonctionnaient plus non plus et le réseau des mobiles était fortement perturbé.

M. ElBaradei, l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a demandé au pouvoir l'arrêt «de la violence, des détentions et de la torture». Et l'organisation des droits de l'Homme Human Rights Watch a dénoncé un usage de la force « totalement disproportionnée » de la police.

Le président américain Barack Obama a affirmé que la violence n'était « pas une solution aux problèmes en Égypte ». Tout en qualifiant M. Moubarak de « partenaire important », la Maison-Blanche a dit ne pas vouloir prendre parti.

Conséquence des troubles, les matchs du championnat de soccer prévus vendredi et samedi ont été reportés.

Source Cyberpresse

Tunisie. Facebook fait-il la révolution?

Sadok Hammami **

L’idée selon laquelle la révolution tunisienne est le fruit des nouveaux médias est en passe de s’imposer comme une idée partagée, voire comme un cliché.

Pourtant, si on soumet cette idée à l’analyse factuelle d’une part et à l’examen théorique d’autre part, on découvre clairement la vision techniciste et déterministe qu’elle recèle. Faire de Facebook le moyen par excellence de la révolution revient à postuler que la technologie est par essence révolutionnaire sans aucune prise en compte du contexte social et politique.

La révolution se fait dans la rue, pas face aux ordinateurs

Il ne s'agit pas de nier le rôle des réseaux sociaux, mais d'analyser ce rôle au sein d’un processus complexe pour plusieurs raisons.

D’abord, les populations qui se sont soulevées contre le régime à Sidi Bouzid et Kasserine sont pauvres et exclus du développement. Et l’internet haut débit est très peu présent dans ces régions.

Ensuite, l’ancien pouvoir censurait de façon systématique tous les sites et pages Facebook qui relataient les événements, cette censure n’a été levée qu’un jour avant la chute du régime, sans parler de la prudence des Tunisiens ordinaires.

De l’étranger nous avons l’impression que Facebook a joué un rôle crucial, mais nous oublions que ce nous voyons sur Facebook est différent de ce que les Tunisiens voient. Internet n’échappe pas en cela à la géographie.

Cependant et durant les derniers jours, Facebook a été aussi un moyen de coordination d’actions collectives telle que les manifestations. D'un autre côté, Facebook constituait un outil puissant pour contourner les barrières mises en place par le pouvoir pour empêcher les médias étrangers de couvrir les événements. Malgré l’absence de correspondants étrangers, les vidéos filmées sur le terrain et diffusées sur Facebook ont été massivement exploitées par les télévisons étrangères pour relater les faits sur le terrain et informer l’opinion publique internationale et nationale sur l’évolution de la situation.

Les nouveaux médias sapent le dispositif de censure

Il s’agit d’une une situation assez inédite où médias classiques et nouveaux médias ont concouru ensemble, selon une logique bi-média, et de convergence entre médias classiques (je pense surtout aux nombreux programmes réservés aux événements) et nouveaux médias à saper le dispositif de censure mis en place par le pouvoir pour dissimuler les événements.

Sur un autre plan plus théorique, il faut s’inscrire en faux contre ce discours techniciste qui voudrait surdéterminer le rôle des nouveaux médias. La révolution se fait dans la rue et non pas face aux ordinateurs. Pour renverser le régime, il fallait sortir dans la rue, manifester, s’opposer aux forces de l’ordre. Il y a eu plus de cent morts et des centaines de blessés. Ces victimes ne sont pas tombées devant leurs écrans en publiant des notes sur leurs murs Facebook. La révolution tunisienne a été enclenchée par un acte individuel, qui s’est déjà produit un an avant à Monastir, mais dont les effets étaient dévastateurs pour le régime, parce que la situation sociale et politique était mûre pour le changement.

Tout cela ne veut pas dire pour autant la minimalisation du rôle des nouveaux médias qui était important dans la représentation médiatique de la révolution.

Bref, les choses sont moins simples qu’on ne le croit. Facebook est très répandu dans plusieurs pays arabes, et cela ne veut pas pour autant qu’il y aura des révolutions. Le potentiel d’expression, de coordination, de contestation des réseaux sociaux a été activé dans un contexte social et politique tunisien particulier. C’est cette articulation qui mérite réflexion.

La suite sur le site Kapitalis

** L’auteur est enseignant-chercheur au College of Communication à Sharjah (Émirats arabes unis) et à l’Institut de Presse de Tunis, fondateur et rédacteur en chef du portail arabe des sciences de l’information et de la communication, auteur d‘‘Extension du domaine des médias. Analyse des médias et de la communication et dans le monde arabe »’ (ed. Sahar, Tunis, 2010).