samedi 30 avril 2011

L'OTAN tue le fils et trois petits enfants de Kadhafi

Libye : un des fils de Kadhafi tués

Le plus jeune des fils de Muammar Kadhafi a péri lors d'une frappe de l'OTAN sur Tripoli samedi soir, a annoncé dans la nuit un porte-parole du régime. Il s'agit de Seif el Arab Kadhafi, âgé de 29 ans, dont la maison a été la cible de cette attaque. «La maison de Saïf al-Arab Mouammar Kadhafi (...), le plus jeune des enfants du Guide (Mouammar Kadhafi), a été attaquée avec de puissants moyens.

Trois petits-enfants du dirigeant libyen ont également été tués lors des frappes de l'OTAN dans la capitale du pays, survenue peu avant 22 heures. Plusieurs amis et membres de la famille Khadafi ont par ailleurs été blessés.

Selon le porte-parole du régime,Moussa Ibrahim, Muammar Kadhafi et sa femme, présents dans la maison de leur fils au moment du bombardement, seraient en revanche « en bonne santé ». « Nous voyons maintenant clairement que ce qui se passe en Libye n'a rien à voir avec la protection des civils », a-t-il ajouté.


Les rebelles et l’OTAN refusent de négocier

L’OTAN a rejeté l’appel lancé samedi 30 avril par le colonel Mouammar Kadhafi à un cessez-le-feu et des négociations pour sortir de la crise en Libye, affirmant vouloir voir « des actes et non des paroles », a annoncé un responsable de l’Alliance atlantique.

 Source Wizzblog.com

Voilà ce qu'est l'OTAN une machine de guerre que nous les contribuables canadiens soutenons avec nos impôts... Le Canada fait maintenant partie des va-t-en-guerre... il est temps que le peuple canadien reprenne le contrôle de sa destinée et remet en question notre rôle dans ses missions qui n'ont rien d'humanitaire. Au contraire, c'est de l'ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain... qui vont à l'encontre de la chartre et des règles de l'ONU.

À lire

Interview de Michel Collon sur la Libye Radio Express FM (vidéo)

Michel Collon est interviewé par la radio tunisienne, Radio Expres FM, juste après une intervention de Bernard Henri-Lévy. Au programme : la guerre « humanitaire » en Libye, les révoltes arabes, la situation en Tunisie et quelques frasques du philosophe français.




 
Plus les Canadiens paient, plus les pétrolières encaissent
Par Sharon Singleton
Extrait

Les compagnies pétrolières se frottent les mains : d’après Hugh Mackenzie, chaque augmentation de 1 cent du prix du litre d’essence au Canada leur permet d’encaisser 1 million $ de profits.

Exxon Mobil, Royal Dutch Shell et Imperial Oil ont toutes annoncé, jeudi, des bénéfices trimestriels en forte hausse grâce à l’augmentation du prix du brut et des marges de raffinage.

Les profits d’Exxon Mobil, l’une des plus importantes sociétés cotées en Bourse, ont par exemple bondi de 69 % à 10,65 milliards $. Il s’agit de sa meilleure performance depuis le troisième trimestre 2008.

Les profits ont augmenté de 22 % à 6,9 milliards $ chez Shell, alors que ceux de la pétrolière canadienne Imperial Oil, une filiale d’Exxon, ont grimpé de 64 %.

Selon Dan McTeague, le député libéral de Pickering et fondateur du site internet « Tomorrowsgaspricetoday.com », transformer le pétrole brut en essence coûte entre 3 et 5 cents par litre, selon le type de carburant voulu.

« Elles [les pétrolières] récupèrent 23 cents, a indiqué M. McTeague en faisant référence aux marges de raffinage. Les compagnies pétrolières font des profits avec l’assurance que les politiciens ne diront rien. »

La conjonction du prix élevé de l’essence avec l’augmentation de celui d’autres marchandises met de plus en plus de pression sur les finances des Canadiens. Selon une étude récente de RBC, 45 % des ménages estiment en effet que ces hausses ont eu un impact important sur leur budget.

D’après un autre rapport, réalisé par CIBC, l’augmentation du prix de l’essence coûtera, à elle seule, 950$ aux Canadiens en 2011.

« Le pétrole est la seule source d’énergie primaire qui n’est pas réglementée, l’argument étant que les forces du marché encouragent la concurrence et, par conséquent, limitent les profits excessifs, a indiqué Hugh Mackenzie. Mais les événements les plus récents montrent que cela ne fonctionne pas. Il s’agit de l’exemple classique d’un marché défaillant. »

Lettre ouverte d'Aicha Kadhafi au peuple français

Libye,Mensonge,voici la vérité
Vendredi 29 avril

On a voulu faire croire à l’opinion publique internationale que les événements qui frappent tragiquement mon pays opposent de bons démocrates au régime qui est en place depuis la révolution de septembre 1969. C’est à partir de cette fausse prémisse qu’on est arrivé aux fausses conclusions et aux mensonges les plus éhontés. Ce qui se passe dans mon pays depuis février dernier n’est en rien comparable à ce qui s’est passé en Tunisie, en Égypte, et maintenant au Bahreïn. Dans ces pays, des jeunes qui aspirent à la liberté sont descendus dans la rue pour manifester de façon pacifique leur attachement légitime à la démocratie.

En Libye, dès le départ, dans les villes de l’Est, il s’agit d’un soulèvement armé, provoqué par des mercenaires qui ont établi une alliance tactique et stratégique avec les forces du Mal et de l’obscurantisme : les terroristes d’Al-Qayda, qui sillonnent le désert et une bonne partie de l’Afrique depuis déjà quelques années. C’est l’alliance entre les nostalgiques de la monarchie et les activistes de l’islamisme international, qui sont et qui font tout le contraire de ce que l’Islam recommande.

Moustapha Abdeljalil, qui vient de s’adresser à l’opinion française, parle du combat héroïque des résistants contre des « mercenaires et prétoriens » à la solde du colonel Kadhafi. Cet ancien ministre de la Justice, qui avait fait du zèle dans le procès des infirmières bulgares et qui avait même signé leur condamnation à mort avant que mon père les libère à la demande du président Sarkozy et de son épouse, sait pertinemment de quel côté est la résistance et de quel côté sont les mercenaires qui ont mis à feu et à sang mon pays. Il sait très bien que la guerre qui ravage bien malheureusement la Libye est entre une armée nationale et loyale et une bande de mercenaires à la solde de Ben Laden et de son agent de communication et de propagande : l’État télévision du Qatar. Qui est mercenaire, celui qui défend l’intégrité territoriale de son pays ou celui qui appelle des États étrangers à intervenir pour l’installer au pouvoir au prix du déshonneur national et des centaines de vies libyennes sacrifiées?

La question que se pose le peuple libyen, et que doit se poser le bon peuple de France est la suivante : que s’est-il passé entre mon pays et la France pour que les dirigeants de celle-ci décident d’attaquer la Libye, d’y tuer des militaires et « collatéralement » des civils, d’en détruire les infrastructures ainsi que les armements que nous lui avons récemment achetés et d’offrir une couverture aérienne pour les rebelles armés et Al-Qayda? Pourquoi la France s’est-elle précipitée dans ce qui va être pour elle un bourbier, comme l’Afghanistan pour les États-Unis, alors qu’elle avait avec la Libye les meilleurs rapports, des intérêts économiques et stratégiques incontestables, y compris le programme du nucléaire civil? Est-ce tout simplement parce que l’État télévision du Qatar s’est engagé à payer la facture de la prochaine campagne présidentielle de Monsieur Sarkozy? Est-ce dans l’intérêt de la France et même de celui qui veut en rester le président, que de lier son avenir et son honneur à un une oligarchie pétrolière qui cherche depuis des années à semer la discorde dans le monde arabe et à entretenir le choc des civilisations entre l’Orient et l’Occident? Si l’oligarchie du Qatar est tellement attachée à la liberté des peuples et à la démocratie, pourquoi n’affranchit-elle pas de l’esclavage moderne ses milliers d’ouvriers étrangers et pourquoi elle ne se transforme pas en monarchie constitutionnelle?

L’opinion publique française sait ou ne sait pas que dans toutes les crises qui ont fait la une des journaux ces dernières années, Al-Jazeera a joué un rôle abject. Le port du voile en France, la révolte des banlieues françaises, le discours du Pape à Ratisbonne, la déchirure entre l’OLP et le Hamas, l’attaque d’Israël contre Gaza… À chaque crise, le Qatar, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, Al-Jazeera, n’a pas joué l’apaisement, mais a soufflé sur les braises. Tôt ou tard, les Français s’apercevront que les 6 millions de musulmans qui vivent en France sont complètement drogués par le discours intégriste de cette chaine financée par l’oligarque du Qatar et alimentée par l’idéologie des Frères musulmans. Plutôt tôt que tard, la France se rendra compte que le sinistre Qardaoui, qui a émis une fatwa pour tuer mon père, est son pire ennemi.

Tout le monde sait aujourd'hui que toutes les résolutions du Conseil de sécurité sur la crise en Libye sont moralement illégitimes et juridiquement illégales, non seulement en raison de leur incompatibilité avec la Charte des Nations Unies, mais aussi parce que le rôle du Conseil de sécurité est de traiter les conflits qui surgissent entre les États et non pas l’ingérence dans les affaires intérieures des pays. D'autre part, pourquoi le Conseil de sécurité n’intervient-il pas maintenant pour arrêter les opérations de l'OTAN en Libye et proposer une sortie de crise politique et pacifique qui épargnerait bien de vies humaines?

À ce jour, aucun observateur n’a fourni de preuves confirmant le bombardement par l’aviation libyenne des quartiers civils, tels que Fachloum Souk el Jouma et Tajoura à Tripoli, comme le ressasse la propagande de l’État télévision qatarie, relayée par certaines agences de presse arabes et internationales. À Benghazi, les mercenaires à la solde des terroristes et de Moustapha Abdeljalil ont libéré les prisonniers de la prison Alkouaifya, les ont armées pour qu’ils harcèlent les forces de l’ordre et terrorisent les citoyens. Si mon propos est fallacieux, pourquoi empêche-t-on certaines instances internationales d’enquêter sur ce qui se passe en Libye? Mon pays a en effet demandé à la Ligue arabe, à l'Organisation des Nations Unies et à des organisations internationales et régionales d'envoyer des commissions d'enquête pour connaitre la réalité sur le terrain. Pourquoi ces demandes sont-elles restées lettre morte? Plus grave encore, pourquoi a-t-on exercé de fortes pressions sur le « Comité suprême pour la Vérité en Libye », qui a été formé par l'Union africaine, pour retarder sa visite d’observation et d’enquête en Libye? Qui a peur de la vérité sur les atrocités commises contre le peuple libyen? Les mercenaires et leurs protecteurs occidentaux ou l’armée nationale libyenne?

Les jeunes Libyens aspirent eux aussi à la liberté, le peuple libyen désire ardemment la démocratie, mais pas au prix de l’abandon de leur souveraineté sur leur pays, encore moins sur leur renonciation à leurs richesses pétrolières. Le destin de la Libye ne sera jamais celui de l’Irak et le néocolonialisme ne reviendra pas au pays d’Omar el-Mokhtar et de Kadhafi. Ce n’est pas la fille du colonel qui le dit, mais une jeune mère prête à se battre, comme tous les Libyens, pour l’intégrité territoriale d’une Libye souveraine, libre et démocratique.

Docteur Aicha Kadhafi

Secrétaire général de l'Association « WOUATASIMOU » pour les œuvres caritatives.

Présidente d’Honneur de MSPL (Mouvement pour l’amitié et la coopération entre les peuples d’Europe et de la Libye). Élue présidente d’honneur le 1er septembre 2005 suite au décès de l’ancien président d’honneur de MSPL le général Jeannou Lacaze, décédé le 1er août 2005.

Contact : Libye Tel : 00218928718480 Courriel zidanmohammed@yahoo.fr
Paris MSPL 16 rue des écoles paris France Tel : 00 33 (0) 6 12 53 99 13 Mail : msplibyen@gmail.com

Libye, il n'y aura pas de reddition (vidéo)

Six semaines après les premières frappes aériennes de la communauté internationale, visant à faire respecter une zone d'exclusion dans le ciel libyen et à protéger les populations civiles, le régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, ne donne aucun signe tangible de fléchissement.

S'exprimant sur l'antenne d'Al Libiah, un des fils du dirigeant libyen, Saïf al Islam, a déclaré vendredi soir que son père ne se rendrait jamais. « Que les bombardements durent quarante jours ou même quarante ans, il n'y aura pas de reddition », a-t-il dit. « Le drapeau vert (de la Jamahiriya) flottera haut. »

Mais le gouvernement libyen a également annoncé l'envoi de délégations en Europe, en Asie et en Amérique latine pour militer pour une fin du conflit. « Nous sommes les seuls à ne pas avoir peur de la paix », a dit Moussa Ibrahim.




Kadhafi ne partira pas et appelle à négocier

Par Afaf Guelaoui
Tripoli
Extrait

Mouammar Kadhafi a affirmé qu'il ne renoncerait pas au pouvoir et appelé Paris et Washington à négocier une sortie de crise, alors que Tripoli a menacé d'attaquer tout navire entrant dans le port de Misrata assiégé depuis deux mois et invité les rebelles à se rendre.

L'OTAN « doit abandonner tout espoir d'un départ de Mouammar Kadhafi. Je n'ai pas de fonction officielle pour y renoncer. Je ne quitterai pas mon pays et je m'y battrai jusqu'à la mort », a déclaré le dirigeant libyen dans une allocution dans la nuit de vendredi à samedi. Selon la télévision d'État, elle était retransmise en direct.

Il s'exprimait lors d'une cérémonie marquant le centenaire d'une bataille contre les forces d'occupation italiennes en Libye.

« Nous sommes prêts à négocier avec la France et les États-Unis, mais sans condition », a encore dit le dirigeant libyen dans sa première apparition publique depuis le 9 avril. « Nous ne nous rendrons pas, mais je vous appelle à négocier. Si vous voulez le pétrole, nous passerons des contrats avec vos compagnies, ce n'est pas la peine de mener une guerre ».

La France et les États-Unis, avec la Grande-Bretagne, avaient mené les premières opérations militaires en Libye lancées le 19 mars en vertu d'une résolution de l'ONU. Le commandement des opérations est passé à l'OTAN fin mars.

« Nous pouvons régler nos problèmes entre Libyens sans nous battre, retirez vos flottes et vos avions », a lancé le leader libyen à l'adresse de l'OTAN.

De son côté, son fils Seïf Al-Islam a affirmé lors d'une visite aux blessés dans un hôpital de Tripoli, « nous allons combattre l'OTAN 40 ans, et nous ne nous rendrons pas ».

« L'Histoire se répète, l'Italie revient avec ses alliés occidentaux bombarder la Libye et détruire comme elle a détruit Misrata, la plus importante ville industrielle et commerciale » du pays, a-t-il dénoncé à propos de la participation de l'Italie à l'intervention étrangère en Libye.

Sur le terrain, deux explosions ont été entendues à l'aube samedi dans le nord de Tripoli après des survols pendant plusieurs heures des avions de l'OTAN, a rapporté une correspondante de l'AFP.

vendredi 29 avril 2011

Égypte manifestation contre l'ambassade d'Israël (vidéo)

Manifestation en Égypte pour couper les relations avec l'entité sioniste

Des dizaines d'Égyptiens ont manifesté mercredi 27.04 près de l'ambassade sioniste au Caire, appelant à couper les relations avec l'entité sioniste et d'arrêter de lui exporter du gaz égyptien.

Cette manifestation est survenue quelques heures après que des inconnus aient fait exploser le gazoduc égyptien qui fournit l'entité sioniste et la Jordanie pour la deuxième fois en trois mois, ce qui a conduit à la coupure de l'alimentation en gaz.

Les manifestants qui se sont rassemblés sur un pont près de l'ambassade ont répété le slogan « le peuple veut annuler la normalisation » et « le gaz doit être arrêté », en faisant référence aux exportations égyptiennes de gaz naturel à l'entité sioniste.

L'un des manifestants, le blogueur de gauche, Hussam el-Hamalawy, a déclaré que cette manifestation a été organisée en réponse aux déclarations du président de l'entité sioniste, Shimon Pérès, qui a salué la révolution conduisant à la chute du régime du président Mohamed Hosni Moubarak, le 11 février 2011.

« Pérès a publié récemment un communiqué dans lequel il a appelé la jeunesse de l'Égypte à normaliser les relations avec l'entité sioniste et c'est la réponse de la jeunesse égyptienne », a-t-il ajouté, tout en déclarant que « tout le monde est heureux de l'explosion du gazoduc et si le gouvernement égyptien ne coupe pas l'exportation de gaz naturel à l'entité sioniste, le peuple le fera lui-même ».




Slogan de la vidéo (un peu floue) ci-dessous (traduction N. Acoury)

- Ya Flastine Ya Flastine Mahma Tmorr Snine Snine Masr Ma3aki Ya Flastine
(Palestine Palestine T'inquiète bien que le Temps Passe l'Egypte est Avec Toi)
- Hezb Allah Ya Habib Dammer Dammer Tel Aviv
(Hezbollah Bien Aimé Vaz-y Bombarde Tel Aviv)
- Omma 3Arabiya Wahida Houriya Ishtirakiya Wehda
(Une Nation Arabe Une Indivisible, Liberté, Socialisme, Unité)
- AlSha3b Yourid Isqat Camp David
(Le Peuple veut abolir [l'accord de] Camp David

Une nouvelle donne : l’unité des Palestiniens

Après six années de luttes fratricides, les deux principaux partis palestiniens se sont enfin entendus pour enterrer la hache de guerre : le Fatah et le Hamas formeront un gouvernement d’union nationale qui aura pour mission d’organiser des élections d’ici un an.

L’union nationale était un objectif pratiquement indispensable pour l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui se prépare à demander à l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre, de reconnaître l’État palestinien dans les frontières d’avant 1967. Comment en effet aurait-on pu revendiquer une telle reconnaissance alors que l’Autorité palestinienne ne pouvait pas prétendre gouverner les Palestiniens de la bande de Gaza? Lorsque j’ai rencontré Salam Fayyad, (voir le reportage ce soir ici), il me disait que cette division constituait un des plus grands obstacles, sinon le principal, à la naissance de l’État palestinien.

Cet obstacle levé, la reconnaissance internationale de la Palestine par les Nations unies ne serait plus qu’une formalité. En visite à Paris, la semaine dernière, Mahmoud Abbas affirmait que quelque 130 pays appuient à ce jour la proposition. La France, tout comme de nombreux pays européens, dit envisager très sérieusement la reconnaissance de la Palestine.

La participation éventuelle du Hamas à un gouvernement d’union nationale va toutefois donner de nouvelles munitions à Israël, qui mène, de son côté, une intense campagne diplomatique pour limiter les dégâts d’une reconnaissance massive du nouvel État. Israël considère comme inéluctable la reconnaissance de la Palestine, mais cherche à obtenir le refus (ou l’abstention) d’une cinquantaine de pays, dont celui d’alliés habituels, comme le Canada et les États-Unis, mais aussi de l’Union européenne, du Japon, de la Corée du Sud et de l’Australie. Si ce projet réussit, les Israéliens pourront se targuer d’avoir rassemblé derrière leur position une « majorité morale » ou, si l’on préfère, un large front de puissances démocratiques.

Parmi les questions en suspens, on se demande quel sera le rôle joué par l’actuel premier ministre de l’Autorité palestinienne, Salam Fayyad. Il apparaît d’ores et déjà que ni lui, ni le premier ministre du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, ne dirigeront le gouvernement de transition que l’on se prépare à mettre en place. Or, Fayyad est l’homme de confiance de la communauté internationale, en particulier des bailleurs de fonds.

Déjà, en Israël, les tenants de la ligne dure, comme le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, proposent une série de mesures de représailles contre les Palestiniens, à commencer par l’arrêt des transferts de taxes. Mais il est probable que l’État hébreu veuille attendre et voir ce qui va véritablement se passer. Que fera l’Autorité palestinienne si de nouvelles roquettes commencent à pleuvoir depuis Gaza? Le Hamas va-t-il lui-même combattre les milices qui voudraient poursuivre ce type de violence? Et, plus globalement, comment le Hamas va-t-il évoluer dans un contexte où la Palestine cherche à se donner une légitimité internationale? Va-t-il finir par reconnaître le droit à l’existence d’Israël, comme l’exigent beaucoup de gouvernements étrangers, notamment les États-Unis? On peut en douter.

La nouvelle donne de l’unité palestinienne soulève pour le moment plus de questions qu’elle ne donne de réponses. Et elle annonce sans doute beaucoup de changements pour l’année qui s’en vient en Palestine et en Israël.

Un jour de liberté, Le reportage de Luc Chartrand sur les jeunes de Gaza ce soir.

Un printemps arabe en Palestine? Le blogue de Luc Chartrand du 16 mars 2011

Source Radio Canada, Une heure sur terre

Invités au mariage royal de Kate et William

Au moins un million de personnes se sont rassemblées vendredi dans le centre de Londres pour suivre le mariage du prince William et de Kate Middleton, selon une estimation de la police.

De grandes personnalités se retrouvaient sur la liste alors que « L'ambassadeur de la Syrie à Londres se dit embarrassé » que le Foreign Office lui ait retiré son invitation. Entre deux embarras, il a fallu choisir le moindre. Le président syrien pouvant faire face à des accusations de crime contre l'humanité, la semaine était mal choisie pour inviter son représentant à partager l'allégresse nationale. » (1)

Extrait de l'article de Yves Boisvert

Ce qui n’a pas empêché Mswati III, qui règne sur 1,5 million de sujets au Swaziland, d'être là.

Mswati III, piètre démocrate, est en revanche un fameux expert en mariage. Il a 13 épouses et chaque année, il en épouse une nouvelle parmi une cohorte de jeunes vierges lors d'un bal.

Le prince de Bahreïn, lui, a décliné l'invitation, étant retenu à la maison pour écraser quelques contestataires.

On attend néanmoins le prince d'Arabie Saoudite et une poignée de sultans représenteront dignement le despotisme contemporain.

C'est une question de protocole, dit le porte-parole de la reine. Inviter n'est pas approuver. Tous les pays qui ont des relations diplomatiques normales avec le Royaume-Uni sont invités.

Une autre liste, secrète celle-là, fait jaser bien davantage cette semaine.

C'est celle d'une trentaine d'hommes célèbres ou puissants qui ont obtenu un jugement pour éviter que des médias à potins les éclaboussent avec un scandale sexuel

C'est en vertu des dispositions européennes sur le respect de la vie privée, nouvellement applicables ici, que ces personnalités ont obtenu un ordre de la Cour pour empêcher un média de parler de leur histoire.

S'ajoute à ces « injonctions » une innovation juridique : la « super-injonction». Elle interdit aux médias de même révéler que ces personnes ont obtenu une injonction pour les empêcher de parler d'on ne sait quoi...

Source (1) Cyberpresse

Ah... miroir, miroir, dit moi qui est la plus belle!


jeudi 28 avril 2011

La droite américaine veut couper l'aide aux Palestiniens

L'aide américaine aux Palestiniens remise en question par des élus au Congrès
(Curieusement les portes-paroles sont deux femmes!)
Des élus du Congrès américain voudraient que Washington « réexamine » l'aide fournie aux Palestiniens si le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, devait faire partie d'un gouvernement palestinien.

« Si un accord de partage du pouvoir avec une organisation terroriste [le Hamas] devenait une réalité dans les territoires palestiniens, les États-Unis seraient obligés de réexaminer leur aide à l'Autorité palestinienne », a déclaré dans un communiqué la républicaine texane Kay Granger.

Mme Granger est la présidente de la sous-commission de la Chambre des représentants chargée de répartir l'aide de Washington à l'étranger.

Ses propos surviennent au lendemain de la signature d'un accord de réconciliation entre le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Cette entente prévoit notamment la formation d'un gouvernement unique chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'à la tenue des élections présidentielle et législative, d'ici un an.

Mercredi, la présidente des Affaires étrangères de la Chambre des représentants a estimé que la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, condamnée par Israël, mettrait un terme à l'aide américaine. « L'argent des contribuables américains ne devrait et ne doit pas être dépensé pour soutenir ceux qui menacent la sécurité des États-Unis, nos intérêts et notre allié indispensable, Israël », a affirmé Ileana Ros-Lehtinen.

Elle soutient que la loi américaine irait à l'encontre du versement de l'aide à un gouvernement regroupant Fatah et Hamas, la législation prévoyant que tout gouvernement palestinien doit reconnaître le droit à l'existence d'Israël pour obtenir cet argent.

« Les peuples israélien et palestinien veulent la paix. Mais soutenir un gouvernement de l'Autorité palestinienne de ce type ne va pas y mener », a souligné la représentante républicaine.

Le Hamas figure sur la liste des organisations terroristes des États-Unis.


John Rabe le « Schindler de Nankin » (vidéo)

Le nom de John Rabe ne dit sans doute rien à la plupart d'entre vous. Il mérite pourtant qu'on s'intéresse à lui : voilà un homme qui avait tout pour incarner la « banalité du mal » au sens où la philosophe Hannah Arendt l'avait employé à propos d'Adolf Eichmann et qui, confronté au mal absolu, a choisi la direction opposée. Une superproduction cinématographique lui rend un légitime hommage.

John Rabe était dans les années 30 un Allemand un peu guindé, toujours en nœud papillon, représentant de Siemens dans la ville chinoise de Nankin et, en même temps, chef du parti nazi dans cette capitale provisoire de la République chinoise attaquée par l'empire japonais.

Dignitaire d'un pays allié au Japon impérial, il aurait dû saluer comme il se doit les succès militaires nippons sur le sol chinois, dans une blitzkrieg qui fut, à bien des égards, la répétition générale de la Seconde Guerre mondiale.

Le « Schindler de Nankin »

John Rabe restera dans l'histoire comme « l’Oskar Schindler de Nankin », selon la formule d'Iris Chang, auteure du « Viol de Nankin », l'histoire du massacre qui fait référence.

John Rabe est l'homme qui, pensant et agissant contre son camp, aura transcendé tout ce qui faisait sa vie jusque-là et, avec un petit groupe déterminé d'étrangers restés dans la ville martyre, aura sauvé quelque 200 000 Chinois des troupes japonaises déchaînées.

Nankin, 1937. À l'approche des troupes japonaises qui sèment la mort sur leur passage, les quelques étrangers qui ont choisi de rester sur place, missionnaires Américains et Européens, et quelques « privés » comme John Rabe, décident de créer un Comité international pour tenter de sauver la population civile, et trouvent judicieux de mettre à leur tête le représentant de l'Allemagne nazie, un allié du Japon qui saura peut-être calmer leur ardeur meurtrière.

Brassard nazi au bras, il arrête des soldats en train de violer des Chinoises. Plaçant le drapeau à la croix gammée déployé au-dessus de sa maison, il la transforme en camp de réfugiés : John Rabe tentera l'impossible et l'invraisemblable. Il enverra même un mémorandum à Hitler pour le mettre en garde contre la barbarie de son allié nippon!

Cette histoire enfouie dans l'immensité du massacre n'est vraiment ressortie que grâce aux recherches accomplies par Iris Chang, descendante de survivants installés aux États-Unis. Dans le cadre de ses recherches pour « Le Viol de Nankin », la jeune femme a découvert le journal intime de John Rabe qui dormait dans un grenier. Elle l'a fait traduire et publier aux États-Unis (« The good man of Nanking, the diaries of John Rabe, traduit par John Woods, éd. Vintage books, 1998).

Accablée par le fardeau de ce qu'elle aura fait ressurgir, Iris Chang s'est suicidée en 2004, à l'issue d'une longue période dépressive.

Une superproduction franco-germano-chinoise

C'est le destin authentique d'un nazi peu ordinaire que raconte le film “John Rabe, le juste de Nankin”, une grosse production franco-germano-chinoise, à l'initiative du réalisateur allemand Florian Gallenberger. Une fresque historique presque fidèle (production oblige, une Française, Anne Consigny, interprète le rôle d'une institutrice en réalité américaine), entièrement vue et vécue sous l'angle de ces bienveillants héros occidentaux. (Voir la bande-annonce)


Ce n'est pas la première fois que le cinéma s'attaque au massacre de Nankin, même si c'est une thématique récente.

Le cinéaste chinois Lu Chuan a réalisé en 2009 le film « Nanjing Nanjing » (connu à l'étranger sous le nom « City of life and death »), qui a battu tous les records du box-office chinois, sans pour autant être une vision unilatérale de l'histoire.

Il a même été critiqué par les milieux nationalistes pour avoir raconté Nankin à travers le personnage d'un soldat japonais, dès lors humanisé, ce qui reste en Chine une hérésie. (Voir la bande-annonce)


La fiction tente de pallier une carence historique. Le massacre de Nankin, moment tragique de la mémoire collective chinoise, comparable à la place d'Auschwitz pour les Occidentaux, a longtemps été ignoré et mal documenté. Après la guerre et la victoire maoïste, ce n'était pas la priorité : le gouvernement de 1937 était celui du Kuomintang, le grand rival des communistes, et il ne fallait pas en faire un martyr…
Puis dans les années 70, la Chine et le Japon se sont réconciliés, ce n'est que dans la dernière période que l'historiographie chinoise s'est réveillée. Le mémorial du massacre, à Nankin, installé sur le site d'un charnier et auquel on accède en voyant des squelettes dans le sol à travers une paroi de verre, date des années 80.

À quand une « Shoah » sur le massacre de Nankin?
La suite sur Rue 89

Source Rue 89

Une Libyenne s’adresse aux Français (vidéo)

Le tabloïd allemand « Bild Zeitung » a publié le plan secret de l’intervention terrestre en Libye. Le journal a fait un résumé des 60 pages du document détaillé de la coalition internationale. Ce résumé permet de comprendre l’essentiel : la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies autorisant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de Libye dans le but de protéger la population civile de ce pays n’est qu’une simple feuille de papier pour les Occidentaux. Plus exactement une feuille de vigne destinée à camoufler leur participation à une guerre du côté de l’un des belligérants. Le but de cette opération est bien sûr de renverser un régime qui ne convient guère à l’OTAN. Qu’advient-il alors du droit international ? Finalement, on peut tirer un triste constat : la force supplante tout le droit.

Il est impossible de gagner une guerre par de seules frappes aériennes. La Russie en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies ne permettra pas d’élargir le mandat, a récemment déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. C’est l’ingérence des États occidentaux dans le conflit interne libyen qui empêche le régime en place et l’opposition d’entamer un dialogue, est convaincu le chef de la diplomatie russe.

Leonid Ivashov explique :

« Une opération humanitaire a eu lieu en Yougoslavie et cet état a disparu. Et puis, l’État irakien a aussi cessé d’exister. L’OTAN est devenue un personnage trop odieux. L’UE n’a pas d’armée, les Américains ne l’ont pas admis. Il y a ces mêmes soldats de l’Alliance atlantique, mais cette fois agissant dans le cadre d’une fameuse opération humanitaire sous l’égide de l’UE. Les Européens, avant tout la France et l’Italie, se sont fait coincer. Leur situation est critique en ce qui concerne les hydrocarbures. Kadhafi a déclaré que les Européens n’auraient pas un seul baril de pétrole après le triomphe de la révolution libyenne. La mer du Nord ne donne pas assez de gaz, les ressources en pétrole s’épuisent en Norvège. Si les Européens n’ont pas le pétrole libyen, leur situation sera critique. C’est pour cela qu’ils réfléchissent à la façon de renverser Kadhafi. Et ensuite, il y aura une course pour donner au nouveau régime libyen une orientation pro-européenne ou pro-américaine ».

Qu’est-ce que la Libye prépare à ses hôtes inattendus?


Mélanie Laurent a raison (vidéo)

Mélanie Laurent a pointé du doigt les critiques parfois méchantes des journalistes à son égard.

L'actrice pointe du doigt les télé-crochets et les remarques impitoyables des jurés face aux artistes. « T'es nul, tu chantes mal, t'es moche, tu n'iras pas à Baltard... Si je commence à lire la moindre critique, je passe ma vie dans mon lit sous la couette ».(le Figaro)

Pour la jeune femme de 28 ans, la presse écrite et surtout Internet, est une « une ouverture sur la haine (…) La moindre erreur est inhumaine ».



Bravo pour ton commentaire Mélanie, tu as raison... Plusieurs personnes écrivent n’importe quoi sur internet, c'est tellement facile d'autant plus qu'ils se cachent sous l'anonymat ou des pseudonymes... incapables qu'ils sont de s'assumer.

À lire
Mélanie Laurent : "la musique n'est pas un caprice, c'est un rêve de gosse" (vidéo)

mercredi 27 avril 2011

Libye, les vraies raisons de la guerre 200 MLLIARDS DE DOLLARS

200 MLLIARDS DE DOLLARS FAIT COURIR LONDRES ET PARIS
Par Ikram GHIOUA
Extrait

Éparpillés à travers l’Europe, les fonds souverains libyens aiguisent l’appétit des Occidentaux.

En 2004 Tony Blair, alors premier ministre britannique, a été le premier chef d’État occidental à se rendre en Libye devenue fréquentable.

Et en décembre 2007, Paris a pris le soin de dérouler le tapis rouge dans le parc de l’Hôtel Marigny où le colonel El Gueddafi avait planté sa tente. Qu’est-ce qui a changé depuis et qui peut justifier l’acharnement de la Grande-Bretagne et de la France contre le régime de Tripoli qu’ils ont porté à bras-le-corps? La réponse a été donnée par le quotidien américain le Washington Times.

Ce journal a révélé en mars dernier que ce sont les 200 milliards de dollars des fonds libyens qui font courir les Occidentaux.

C’est cet argent qui circule dans les banques centrales occidentales particulièrement britanniques et françaises qui font courir ces deux pays. En proie à des crises financières sans précédent, la France, la Grande-Bretagne et les USA veulent à tout prix s’emparer de ces fonds souverains libyens dont le montant est estimé à quelque 200 milliards de dollars. « Ce sont les vraies raisons de l´intervention des Occidentaux en Libye », note Noreddine Leghliel, un analyste boursier algérien basé en Suède et qui a été l’un des premiers experts à soulever cette question.

Ces 200 milliards de dollars sont actuellement gelés dans les banques centrales européennes et que les Occidentaux n’évoquent qu’à demi-mot. Souvent, ils entretiennent l’amalgame selon lequel cet argent appartient à la famille d’El Gueddafi, « ce qui est totalement faux », souligne M.Leghliel. Les grands groupes financiers entourent d’un secret hermétique le volume de ces investissements dans leurs entreprises et filiales.

« Plus le chaos est entretenu, plus la guerre dure, et plus les Occidentaux tirent profit de cette situation qui les arrange parfaitement », éclaire notre analyste.

Le chaos dans la région ferait l’affaire de tout le monde… occidental. Les Britanniques étouffés financièrement trouveront les ressources nécessaires. Les Américains pour des visées éminemment militaires s’installeront durablement dans la bande du Sahel. Et la France jouera le rôle de sous-traitant dans cette région qu’elle considère comme son no man’s land.

Le seul écueil pour la France dans la région est bien évidemment l’Algérie. C’est ce qui explique l’agressivité du Quai d’Orsay envers Alger. Paris semble privilégier les solutions informelles au lieu de collaborer avec les pays qu’il accuse de ne pas fournir assez d’efforts dans le sens voulu par lui.

Elle ruse pour impliquer l’État algérien dans une polémique initiée par le CNT libyen accusant l’Algérie de soutenir El Gueddafi.

Quand poésie et rock s'unissent (vidéo)

Espagne : Le groupe rock Yeska rend hommage au poète Marcos Ana
Traduit par Esteban G.
Édité par Michèle Mialane

Le poète antifranquiste et ex-prisonnier politique, Marcos Ana, a reçu un hommage personnel de la part des musiciens du groupe Yeska. La chanson « Dorando las olas» fait partie d'un documentaire du même nom, dans lequel les jeunes musiciens ont voulu retracer l’enfermement de Marcos Ana, le détenu espagnol à être resté le plus longtemps et sans interruption dans les geôles de la dictature. La lutte sans rancœur pour des idéaux basés sur le respect et l’égalité est la caractéristique du poète qui a le plus touché les jeunes de Yeska et qui les a motivés à honorer le grand personnage.

Après avoir attiré, dès le début, beaucoup de gens avec la chanson « Diez ases en la manga », Yeska, le jeune groupe de rock de Herencia (Ciudad Real,Espagne), compose aujourd’hui une chanson pour un hommage sincère au poète nonagénaire Marcos Ana.

La fascination exercée sur jeunes rockers par le poète vétéran peut se comprendre sous deux aspects : d’un côté, Marcos Ana est un symbole de la lutte républicaine et antifranquiste, il est le prisonnier espagnol à être resté le plus longtemps incarcéré pendant la dictature (emprisonné durant 23 ans, il a été condamné trois fois à la peine capitale et a souffert toutes sortes de tortures), c’est un pilier de la gauche qui, à plus de 90 ans, continue à croire, avec une foi inébranlable, à des valeurs aussi « infamantes » que l’égalité sociale et la solidarité entre les peuples. D'un autre côté, il y a l’influence de Marcos Ana le poète, l’homme qui a appris à écrire en prison, dont le travail est un chant permanent à la liberté, des mots simples, profonds, et toujours emplis d’espoir.

Marcos Ana, lui-même, a collaboré à l'hommage avec le groupe Yeska, en récitant un de ses poèmes les plus célèbres : « Mi casa y mi corazón ».

Le groupe a enregistrer un clip vidéo « Dorando las olas » (voir la vidéo).
« Dorando las olas » est un single qui rend hommage au poète Marcos Ana, il sera disponible sur les principales plateformes numériques (Itunes, Spotify).

Voir le reportage sous titré en français  au lendemain du 91e anniversaire du poète (20 janvier).


Source TLAXCALA¸


Syrie et la propagande

Facebook en Syrie

Dès le début des manifs à Deraa, une page Facebook a été ouverte sous le titre « Révolution syrienne 2011 » : slogan publicitaire inimaginable pour de vrai révolutionnaire : si on n’y arrive pas en 2011, on laisse tomber? Dans la journée, cette page comptait 80 000 amis, presque tous des comptes Facebook créés le même jour. Ceci est impossible sauf si les « amis » sont des comptes virtuels créés par des logiciels.

À propos de l’affaire Neda en Iran

Si l’on reprend la vidéo de la mort de la jeune Neda en la passant au ralenti, on constate qu’en tombant la jeune fille a le réflexe d’amortir sa chute avec son bras. Or, toute personne touchée par balle — a fortiori dans la poitrine — perd ses réflexes. Le corps devrait tomber comme une masse. Ce n’est pas le cas. Il est impossible que la jeune fille ait été touchée par balle à ce moment-là.  Quelques secondes plus tard, la vidéo montre le visage de la jeune fille. Il est propre. Elle passe sa main sur son visage et il est alors recouvert de sang. L’agrandissement de la main montre qu’elle dissimule un objet dans sa paume et qu’elle étend elle-même le sang sur son visage. La jeune fille est alors emportée par ses amis à l’hôpital. Elle meurt durant le transport. Arrivée à l’hôpital, on constate que le décès est dû à une balle en pleine poitrine. Celle-ci ne peut avoir été tirée que par ses « amis » durant son transport.

À lire :
Que se passe-t-il en Syrie ?
Les événements en Syrie et la désinformation médiatique
par Domenico Losurdo

Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? L’agence syrienne Sana rapporte la découverte de « bouteilles de plastique pleines de sang » utilisé pour produire « des vidéos amateurs contrefaites » de morts et blessés chez les manifestants. Comment lire cette information, que je reprends de l’article de L. Trombetta dans La Stampa du 24 avril ? Peut-être les pages qui suivent, tirées d’un essai qui sera bientôt publié, contribueront-elles à jeter quelque lumière là-dessus. Si quelqu’un se trouvait étonné voire incrédule à la lecture du contenu de mon texte, qu’il n’oublie pas que les sources que j’y utilise sont presque exclusivement « bourgeoises » (occidentales et pro-occidentales). (Voir aussi addenda, NdT).

« Amour et vérité »

Ces derniers temps, par les interventions surtout de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’administration Obama ne rate pas une occasion de célébrer Internet, Facebook, Twitter comme instruments de diffusion de la vérité et de promotion, indirectement, de la paix. Des sommes considérables ont été attribuées par Washington pour potentialiser ces instruments et les rendre invulnérables aux censures et attaques des « tyrans ». En réalité, pour les nouveaux media comme pour les plus traditionnels, la même règle est de mise : ils peuvent aussi être des instruments de manipulation et d’attisement de la haine et même de la guerre. La radio a été savamment utilisée en ce sens par Goebbels et par le régime nazi.

L'intégrale de l'article sur Mondialisation.ca

Des sénateurs américains demandent que Kadhafi soit assassiné (vidéo)

par James Cogan
Extrait

Des sénateurs américains ont profité de leur présence dans l'émission « État de l'Union » de la chaîne CNN hier pour demander que le dirigeant libyen Muammar Kadhafi soit assassiné et que l'on intensifie les frappes aériennes pour parvenir à l'objectif réel de la guerre : la mise en place d'un régime fantoche accommodant.

Le sénateur républicain Lindsey Graham a dit sur CNN : « En ce moment précis, il n'y a vraiment pas une dynamique suffisante chez les rebelles... Donc ma recommandation à l'OTAN et au gouvernement c'est de couper la tête du serpent. Il faut aller à Tripoli, se mettre à bombarder le cercle proche de Kadhafi, leurs résidences - casernes, leurs QG militaires. »

Graham a réitéré la demande répandue au sein de l'establishment américain que le gouvernement Obama déploie ses hélicoptères de combat AC-130 pour des opérations contre les forces libyennes pro-Kadhafi.

Graham a rejeté l'observation de la présentatrice de CNN Candy Crawley qui a dit que les attaques contre des cibles situées dans les quartiers fortement peuplés de Tripoli n'étaient pas couvertes par la résolution de l'ONU qui représente un cache-sexe légal pour la guerre : « Le but est de se débarrasser de Kadhafi, » a-t-il dit. « Il faut que les gens autour de Kadhafi se réveillent chaque jour en se demandant “Est-ce qu'aujourd'hui est mon dernier jour? » Il faut que les commandants militaires qui soutiennent Kadhafi soient pilonnés. Ainsi, je ne laisserais pas le mandat de l'ONU stopper ce qui est la chose correcte à faire. »

Le sénateur républicain et ancien candidat à la présidentielle John McCain qui s'était rendu à Benghazi vendredi dernier pour y rencontrer des membres du Conseil national de transition a demandé la reconnaissance immédiate par les États-Unis de cette institution rebelle afin que l'on puisse envoyer de l'argent et des armes. McCain a déclaré que les anciens ministres de Kadhafi, les personnes liées à la CIA et les islamistes dont on sait qu'ils font partie du Conseil « représentent les aspirations légitimes du peuple libyen. »

En plus de demander une intensification des efforts pour former et armer les forces anti-Kadhafi afin qu'elles mènent leur guerre civile, McCain a insisté pour que la puissance aérienne américaine, tels les hélicoptères AC-130 et Apache, soit déployée « de façon plus intensive. »

En réponse à la demande de Graham d'assassiner Kadhafi, McCain a exprimé son accord général avec le ciblage du dirigeant libyen, mais a déclaré que la stratégie américaine devait se fonder sur le fait de « gagner la bataille au sol » et non pas « la possibilité de l'évincer par hasard avec une frappe aérienne qui par chance l'atteindrait. »

Le sénateur indépendant Joseph Lieberman, candidat un temps à la vice-présidence du Parti démocrate, a rejoint la campagne pour l'escalade et s'est fait l'écho de l'appel de Graham à l'assassinat de Kadhafi. L'OTAN, a-t-il déclaré, « doit se mettre à réfléchir et se demander s'ils veulent plus directement cibler Kadhafi et sa famille. » Lieberman a cyniquement déclaré que la résolution de l'ONU justifiait une politique d'assassinat au motif que « cela protègerait la population civile. »

Prôner de façon aussi flagrante des crimes de guerre pour écarter du pouvoir Kadhafi découle inexorablement des mobiles criminels de la guerre elle-même. Depuis le début, cette guerre a été initiée par les ambitions néo-coloniales de la France, de la Grande-Bretagne et des États unis pour s'emparer des ressources pétrolières lucratives de la Libye aux dépens de rivaux telles la Chine et la Russie. Cinq semaines après le début des bombardements, et sans qu'on en voie le bout, la frustration grandissante à Washington attisent les appels à noyer dans le sang toute résistance.

Des efforts pour tuer Kadhafi ou les membres de sa famille semblent être déjà entrepris.

La semaine dernière, le lieutenant général Charles Bouchard a prévenu les civils de se tenir éloignés des prétendues cibles militaires. Mais les attaques ciblent délibérément des infrastructures civiles. L'agence libyenne d'informations a rapporté durant le week-end que des avions de l'OTAN avaient bombardé les système d'approvisionnement de l'eau et les égouts des villes d' al-Khums et Sirte tenues par Kadhafi. En 1999 durant la guerre aérienne de l'OTAN contre la Yougoslavie, des centrales électriques, des routes, des voies de chemins de fer et des canalisations d'eau avaient été bombardées pour terroriser la population civile.

Source Mondialisation.ca

La coalition n'a pas le droit de tuer le colonel Kadhafi, prévient Poutine


Vladimir Poutine a souligné ce mardi que la coalition occidentale chargée par l'ONUde faire appliquer une zone d'exclusion aérienne dans le ciel libyen n'avait aucun mandat pour chercher à tuer Mouammar Kadhafi. « Ils disaient qu'ils ne voulaient pas tuer Kadhafi. Maintenant certains responsables disent oui, nous cherchons à tuer Kadhafi. Qui a autorisé cela y a-t-il eu un quelconque procès? Qui s'est arrogé le droit de tuer cet homme? », s'est emporté le Premier ministre russe lors d'une visite au Danemark.

L'agence de presse libyenne Jana a fait savoir que la Libye avait demandé dans la journée à Moscou de réclamer une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour débattre de ce qu'elle a présenté comme une « agression occidentale ». Tripoli juge « cette agression croisée coloniale sans retenue » contraire aux accords internationaux et aux résolutions du Conseil de sécurité sur la Libye.


La Côte d’Ivoire sous occupation française

Par Olivier Kouamé Konan

Lorsque le Président Laurent Gbagbo disait : « Je ne suis le sous-préfet d'aucuns pays. Il y a des candidats de l’étranger. Je suis le candidat des Ivoiriens ». C’était si bien dit.

La communauté dite internationale (la France), en dépit des lois et l’existence des institutions, a imposé un Président aux Ivoiriens. Et pour avoir voulu appliquer les textes de loi, la France, sous la couverture de l’ONU, fait la guerre à la Côte d’Ivoire. La France vient de nous imposer son sous-préfet en la personne d’Alassane Ouattara pour qui toutes les grandes puissances se sont mobilisées pour faire partir notre président élu, le président Laurent Gbagbo. Alassane n’est pas non seulement élu, mais, il n’est pas des nôtres. La plupart des pays africains sont dirigés ou ont été dirigés par des non-nationaux prêts à livrer nos richesses à ces puissances. La Côte d’Ivoire qui était épargnée vient de rejoindre ce cercle. Elle vient de se voir attribuer son non-national.

Dès les premières heures de la capture de Laurent Gbagbo par les forces françaises, un pétrolier de l’Hexagone était déjà dans le port d’Abidjan. Ainsi qu’un bateau pour l’exportation du cacao ivoirien dans le port de San Pedro. Ils ont la même mission : voler les richesses minières et agricoles de la Côte d’Ivoire. C’est l’armée française qui est, aujourd’hui, la force pro-Ouattara. Puisqu’elle assure la garde des points stratégiques du pays. Notamment le palais présidentiel, l’aéroport, le port, la télévision ivoirienne. En outre, l’armée française mène des patrouilles à travers toute la ville d’Abidjan. Au même moment, des mercenaires venus du Burkina Faso, du Mali et des analphabètes, coxers, bandits, gardiens, jardiniers, des manœuvres agricoles et prisonniers ivoiriens (libérés) se sont autoproclamés commissaires de police, lieutenants et colonels de douanes. Tout cela a pour but de maintenir les Ivoiriens dans la peur. Et de permettre à la France de s’occuper des richesses du sous-sol de leur pays. Voilà la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la Cote d’ivoire. Un pays sans structure économique, politique et militaire.

mardi 26 avril 2011

Libye, Washington recrute et manœuvre des groupes terroristes.

Terroriste libyen ami de Washington
par Manlio Dinucci

Les plus de 700 documents classifiés sur les détenus de Guantanamo rendus publics par Wikileaks confirment ce qu’en général nous savions déjà. Parmi les 600 prisonniers transférés dans d’autres pays et les 172 qui restent encore dans le centre de détention, il y a soit des militants du Jihad et d’autres opposants, soit des personnes absolument extérieures à la lutte; soit des vieillards, comme l’Afghan Haji Faiz Mohammed, interné à l’âge de 70 ans alors qu’il était atteint de démence sénile; soit des enfants, comme le Pakistanais Naqib Ullah interné à Guantanamo à l’âge de 14 ans et, de plus, atteint de tuberculose, ou le Canadien Omar Khadr, interné à l’âge de 15 ans, accusés d’avoir tué dans un combat un soldat des forces spéciales étasuniennes en Afghanistan, et détenu depuis 9 ans.

Mais d’autres personnages de divers genres sont aussi passés dans les cellules de Guantanamo. Emblématique est ainsi l’histoire du Libyen Abu Sufian Ahmed Hamuda Ben Qumu. Né à Derna en 1959, il s’enrôla dans l’armée comme conducteur de char, mais fut ensuite condamné à 10 ans de prison pour assassinat et trafic de drogue. Enfui en 1993, il partit en Égypte puis en Afghanistan. Après avoir été entraîné dans le camp de Torkham d’Ossama Ben Laden, il participa à l’organisation de la milice taliban. Il fut ensuite transféré au Soudan, où il entra dans la Wadi al-Aqiq, une des compagnies de Ben Laden. Obligé de quitter le Soudan, il partit à Peshawar, au Pakistan, puis à Kaboul en 2001, toujours avec un rôle de dirigeant de la milice taliban. Capturé, on l’emmena à Guantanamo en 2002.

Dans le document classifié du Joint Task Force Guantanamo du Département d’État étasunien de la défense, daté du 22 avril 2005, il est écrit que « le gouvernement libyen indique Qumu, détenu à Guantanamo, comme un des chefs extrémistes des Arabes Afghans (les moudjahidin restés en Afghanistan et au Pakistan après le Jihad anti-soviétique), en lien avec les talibans et Al Qaeda ». Tripoli le considère donc comme « un élément dangereux, sans scrupules pour commettre des actes terroristes ». En syntonie avec ce jugement, le Département d’État étasunien de la défense conclut que « le détenu Qumu constitue un élément de risque moyen élevé, une menace probable pour les É.-U., pour leurs intérêts et leurs alliés ».

Deux ans après seulement, en 2007, Qumu est transféré de Guantanamo en Libye, où l’année suivante il est amnistié et libéré. Aujourd’hui, rapporte le New York Times, il demeure « une figure de pointe dans la lutte des rebelles libyens pour renverser Kadhafi », à la tête d’« une bande de combattants connue comme Brigade Derna », du nom de la ville natale de Qumu où est né le Groupe combattant islamique libyen (dont Qumu lui-même a fait partie). « L’ennemi et prisonnier des États-Unis est à présent un allié », commente le New York Times. Rien d’étonnant : le cas Qumu est emblématique de la façon dont, sous couvert de lutte contre le terrorisme, Washington recrute et manœuvre des groupes terroristes selon ses intérêts du moment.

En oubliant cependant le vieux dicton : qui sème le vent récolte la tempête.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio