samedi 31 décembre 2011

Syrie, ce que nos médias ne montrent pas (vidéo)

Quand les gentils rebelles syriens... tirent sur le bus de la Ligue arabe...

Par Alain Conny

Voilà une vidéo fournie par le site de la Radio francophone iranienne où l'on voit très clairement les prétendus révolutionnaires, manipulés par les services secrets occidentaux tirer sur les représentants de la Ligue arabe. Dommage que les médias ne montrent pas ce genre de scène, au lieu de répéter ce que Londres et Washington leur soufflent à l'oreille pour justifier une invasion!

Source Écrire sous les tropiques



2011 aurait été l'année des fins de règne (vidéo)

Par le Journal de personne

Feu 2011 aurait été l'année des fins de règne. C'est ce que vous croyez, mais ce n'est pas ce qui est.
Je disais que c'est l'année des morts scénarisées. Incroyables et même pas vraies...
Ben Laden... avec la fébrilité américaine... Ghadafi avec la débilité française...
... Et enfin Kim jong-il avec la réactivité coréenne.
Quelle leçon en tirer sinon que toute tyrannie est avant tout et après tout une mise en scène.
Nous avons eu droit à trois modes de tyrannie...
Ma préférence va à la coréenne, moins hypocrite et beaucoup plus insolite.
Encore une bonne année!

Encore une bonne année !


Les tâches par lejournaldepersonne


J’ai été conviée au dernier conseil des ministres en tant que porte-parole de tous ceux qui ont un problème d’identité…

J’étais assise à côté de notre ministre de l’intérieur… et juste au moment de retirer ma plume de l’encrier, je l’ai un peu éclaboussé… taché un tout petit peu son beau costume… tous les regards se sont aussitôt jetés sur mon âme désolée… pour la déchiqueter et la réduire en poussières… j’exagère?

Non… pour eux, c’était une déclaration de guerre… la tâche a tout tâcher…

Et comme pour rectifier le tir ou effacer mon péché, je me suis emparée de l’encrier et je l’ai vidé sur la tête de monsieur Claude… Guéant… c’était géant comme acte inconséquent… médusé le ministre des infractions m’a aussitôt sauté dessus pour me mettre hors d’état de nuire puis m’a demandé avec son sens du sérieux légendaire de justifier au moins mon forfait Monsieur Claude lui dis-je… je ne voulais pas être chassée de votre beau pays pour une tâche insignifiante… j’ai cru bon renverser toute la vapeur, pour que, ni vous, ni moi, ne regrettions ma reconduite à la frontière… pour que justice soit pour une fois justifiée… bonne et malheureuse année.

Marine s’est rendue en Israël… j’en reviens pas… encore un détail qui ne va pas passer inaperçu… ils vont le lui faire payer… les juifs parce qu’elle a osé changer l’histoire et les chrétiens pour avoir tenté de l’accomplir… c’est drôle, mais ça m’a éclairé d’un trait sur une expression : judéo-chrétienne. Depuis Judas je m’interrogeais sur le trait d’union. Maintenant, j’y suis… bonne année tout de même.

Le Journal de personne

Colère des Kurdes contre le « massacre collectif » (vidéo)

La colère des Kurdes grandit et la rupture avec le régime turc s'annonce ouvertement, après la mort de 35 villageois kurdes. Deux associations des droits de l'homme en Turquie concluent dans un rapport préliminaire qu'il s'agit d'une « exécution extrajudiciaire » et de « massacre collectif », tandis que l'Amnesty International demande une enquête indépendante et transparente sur le meurtre de civils.

Le 28 décembre peu après 21 h, 35 personnes ont été massacrées lors d'un raid aérien turc contre le village de Ortasu (Roboski en kurde), dans la région de Sirnak. 27 heures après le massacre, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a regretté la mort de villageois, tentant de justifier le raid par le fait que dans le passé les militants du PKK avaient emprunté le même chemin « pour transporter à dos de mules leurs armes et munitions afin d'attaquer des postes militaires. »

Le pays est divisé

Le co-président du principal parti kurde BDP, Selahattin Demirtas, a sévèrement critiqué le gouvernement lors des funérailles de 35 civils. « Aujourd'hui le pays est divisé. Le nom de cette région est Kurdistan même si vous tuez 50 milles fois » a-t-il dit.

Les victimes étaient des jeunes pour la plupart, âgés de 16 à 20 ans, le plus vieux avait 28 ans et ils faisaient tous de la contrebande de cigarettes entre l'Irak et la Turquie avec des mules et des ânes, selon le rapport préliminaire de deux associations des droits de l'homme, IHD et MazlumDer.

Hadji Encu, âgé de 19 ans, l'un des trois jeunes survécus, raconte : « Nous étions deux groupes, en tenue civile et sans arme (...) l'attaque a duré 1 h. Nous faisons ce travail depuis longtemps. Deux personnes étaient mariées, les autres étaient des élèves. »

Rapport : exécution extrajudiciaire et massacre collectif

Le rapport indique que ces civils et leur trajet étaient connus par des soldats qui étaient au courant du commerce transfrontalier. Le rapport démente la déclaration l'état-major des armées selon laquelle « la zone où se sont produits les faits est celle de Sinaht-Haftanin, situé au Kurdistan irakien, qui n'abrite pas de population civile et où se trouvent des bases de l'organisation terroriste ».

Affirmant que la région de Sinat-Haftanin était loin du lieu du massacre, le rapport souligne qu'aucune autorité ne s'est mobilisée pour transporter les corps des victimes qui ont été emmenés à dos d'ânes par des villageois. Les corps entaient calcinés et mutilés, selon les défenseurs des droits de l'homme qui ont constaté l'utilisation des bombes incendiaires.

« Notre délégation a conclu qu'il s'agit d'une exécution extrajudiciaire et d'un massacre collectif en tenant compte du nombre des personnes tuées » affirme le rapport.

Amnesty demande une enquête indépendante

Amnesty International a appelé les autorités turques à enquêter immédiatement sur la mort de 35 civils. «Les circonstances de l'opération militaire qui a causé la mort de tant de civils, dont certains étaient des enfants, doivent être enquêté de toute urgence, de manière complète, indépendante et transparente », a déclaré Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale de l'organisation. Soulignant que les regrets du gouvernement sont les bienvenus, mais insuffisants face à ce qui semble avoir été un échec complet de distinguer une cible militaire et les civils, elle appelle les autorités turques « à prendre des mesures pour prévenir d'autres attaques et de fournir une compensation pour les familles des personnes tuées. »

PS consterné, évite de condamner le massacre

Le Parti socialiste français dit avoir appris avec consternation la mort de 35 villageois kurdes, réaffirmant « sa position en appelant une nouvelle fois à une résolution politique et pacifique de la question kurde en Turquie. »

« Il n'est pas admissible que les revendications justes et légitimes d'un peuple de plusieurs millions de personnes puissent être assimilées à une seule organisation telle que le PKK, pour refuser dans le même temps une solution politique préconisée par des partis kurdes légaux et représentés au Parlement tel que le BDP, et par beaucoup d'autres en Turquie » déclare dans un communiqué Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'international.

Joël Dutto : Erdogan a provoqué ce drame

Pour le conseiller municipal et communautaire PCF de Marseille, Joël Dutto, « l'acharnement aveugle du gouvernement de Mr Recep Tayyip Erdogan à l'encontre du peuple Kurde et du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a provoqué ce drame, il doit être condamné par la communauté internationale. »

« Il conduit à l'assassinat de civils, à l'emprisonnement d'opposants, de journalistes, d'avocats et d'élus, encouragés par le silence de la France et de l'Union européenne. La Turquie membre de l'OTAN menace notre pays coupable à ses yeux de reconnaissance du génocide des Arméniens, et chaque jour use de la répression pour anéantir le peuple kurde, ça suffit!!! Il est temps que les voix de l'indignation et de la réprobation se fassent entendre au plus haut niveau de l'État. »

Manifestations au Kurdistan et en Europe

Alors que plus de 30 mille personnes en colère ont enterré vendredi 30 décembre les corps de 35 civils au village de Guzelyazi, dans la province de Sirnak, des dizaines des milliers d'autres ont manifesté à travers le pays et en Europe pour protester contre le gouvernement AKP.


À Diyarbakir, capitale du Kurdistan de Turquie, des dizaines de milliers de personnes rassemblées pour montrer leur colère ont demandé la démission du premier ministre, criant « Erdogan assassin!»

À Paris, quelque 3 mille personnes, selon les organisateurs, ont défilé de la Place de République jusqu'au Chatelet.


À Marseille, la police a empêché des centaines de manifestants rassemblés sur la Canebière de se rendre au Consulat de Turquie. Les manifestants, 1500 selon l'association kurde, ont protesté contre l'attitude de la police et ont crié des slogans tels que « Erdogan, terroriste », « Turquie fasciste » et « nous sommes tous du PKK ».

Des manifestations ont eu lieu aussi à Creil et à Strasbourg avec la participation des centaines de personnes.

À Zürich en Suisse, quelque 500 manifestants ont protesté contre le gouvernement turc lors d'une marche jusqu'au Consulat de Turquie.

Des milliers de personnes ont également descendu dans les rues de Hambourg, Hanovre de Magdebourg en Allemagne, de Linz et de Bregenz en Autriche, de Helsinki en Finlande, de Malmö en Suède et de Londres en Grande-Bretagne. (Avec ActuKurde)

vendredi 30 décembre 2011

Pourquoi le monde déteste les États-Unis (vidéo)

Des citoyens Américains expliquent...

Syrie , nos médias sont-ils bien informés?

Nous sommes en droit de nous poser des questions. Radio Canada titre : « Des centaines de milliers de Syriens dans les rues » montrant une photo tirée d'une vidéo véhiculée sur la page Facebook du groupe Syrian Revolution 2011 qui montre des manifestants à Qamishli, ville près de la frontière de la Turquie, le 30 décembre. L'authenticité de cette vidéo n'a pu être vérifiée de façon indépendante.

Désinformation... Propagande!!!

Pourtant sur les vidéos on distingue à peine une centaine de personnes. Radio Canada ne fournit aucun lien dans son article... Voir ces vidéos du groupe véhiculées sur la page Facebook du groupe Syrian Revolution 2011... Rien de vraiment convaincant...






ICI ON PARLE DE MORTS ET SEULEMENT 2 CORPS..!?!?!?


La presse atlantiste et du Golfe face à ses contradictions

La presse internationale est troublée par les déclarations du directeur de la Mission d’observation de la Ligue arabe, Mohamed Ahmad al-Dabi, selon qui la situation à Homs est « rassurante ».

Dès lors, les journaux se divisent entre ceux qui s’expriment avec prudence, craignant sans le dire d’avoir été intoxiqués et d’avoir déformé où exagérer les événements; et ceux qui accusent les observateurs de « faux témoignages », mettant directement en cause la probité de M. al-Dabi et de ses collègues.

Pour expliquer leur revirement, les médias qui exigeaient la venue des observateurs et les récusent aujourd'hui assurent que le général al-Dabi a été imposé à la Ligue par le « régime » syrien. Ce faisant, ils oublient que la Syrie a été suspendue de la Ligue et ne peut donc y exercer la moindre influence.

Voir document PDF ICI

Source Voltaire

jeudi 29 décembre 2011

Irak, une catastrophe humanitaire encore jamais vue

« On dit que le calife Haroun Errachid envoya comme cadeau à Charlemagne empereur d’Occident, à Aachen, une clepsydre, une horloge à eau la première au monde à pouvoir mesurer le temps. Charlemagne envoya ce qu’il avait de mieux comme cadeau, des lévriers. »

Voilà résumé en une phrase le niveau de Bagdad il y a de cela 1200 ans comparé à l’Occident d’alors.
Extrait de l'article :
L’Irak totalement détruit par l’invasion et l’occupation
Dirk Adriaensens **

Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), António Guterres, a constaté que la guerre de l’Irak est le conflit le plus retentissant au monde, mais également la crise humanitaire la moins connue. Examinons donc quelques-uns des « résultats » destructeurs de cette guerre et de cette occupation de ce même Irak que l’élite américaine qualifie de « démocratie florissante » :

•1,45 million de victimes. Le nombre est choquant et dégrise. Il est au moins dix fois plus élevées que la plupart des estimations citées dans les médias américains, mais il s’appuie sur une étude scientifique portant sur les morts irakiens par violence suite à l’invasion de mars 2003 dirigée par les États-Unis;

•la mortalité infantile irakienne a augmenté de 150 pour 100 depuis 1990, lorsque, pour la première fois, les Nations unies ont imposé des sanctions;

•en 2008, 50 pour 100 seulement des enfants en âge de fréquenter l’école primaire allaient en classe, contre 80 pour 100 en 2005;

•en 2007, l’Irak comptait 5 millions d’orphelins, selon les statistiques officielles du gouvernement;

•l’Irak compte entre 1 et 2 millions de veuves;

•d’après des chiffres de l’UNHCR, il y a 2,7 millions d’Irakiens expatriés et 2,2 millions de réfugiés, surtout dans les pays voisins. Un Irakien sur six a quitté son pays. Le Croissant-Rouge irakien estime que plus de 83 pour 100 des expatriés irakiens sont des femmes et des enfants, dont la majorité de moins de 12 ans ;

•on estime que 8 millions d’Irakiens ont besoin d’aide humanitaire;

•70 pour 100 des Irakiens n’ont pas accès à l’eau potable. Le taux de chômage est officiellement de 50 pour 100 et, officieusement, de 70 pour 100 43 pour 100 des Irakiens vivent dans une pauvreté profonde. 4 millions de personnes souffrent d’un manque de nourriture. 80 pour 100 des Irakiens n’ont pas accès à des équipements sanitaires décents;

•60 pour 100 seulement des 4 millions de personnes dépendant de l’aide alimentaire ont accès aux rations distribuées par le Système de distribution publique (PDS) contre 96 pour 100 en 2004 ;

•l’Irak n’a plus d’argent pour le paiement des indemnités aux veuves, les plantes servant dans l’agriculture et autres programmes pour les pauvres, a déclaré le président du Parlement, le 21 novembre 2010, et ce, dans une des nations les plus riches en pétrole de la terre;

•diverses minorités confessionnelles irakiennes (Chaldéens, orthodoxes syriens, chrétiens assyriens et arméniens, communautés yezidi et mandéennes) courent le risque d’être éradiquées parce qu’elles sont confrontées à des niveaux inouïs de violence, d’après un rapport de Minority Rights Group International;

•d’après un rapport d’Oxfam, 33 pour 100 des femmes n’ont pas reçu la moindre aide humanitaire depuis 2003 ; 76 pour 100 des veuves n’avaient pas reçu la moindre pension; 52 pour 100 étaient au chômage; 55 pour 100 s’étaient expatriées depuis 2003 et 55 pour 100 avaient été victimes de violence (s) ;

•des années d’instabilité et de guerre ont fait qu’entre un et deux millions de femmes sont chefs de famille (FHoH) en Irak : veuves, divorcées et soignante de leur époux malade. À peine 2 pour 100 de ces femmes-chefs de famille travaillent régulièrement, selon l’Organisation internationale de la migration (OIM).
Prendre la vie à des personnes innocentes est devenu une composante de la vie quotidienne.

** Dirk Adriaensens est le coordinateur de SOS Iraq et il est membre du BRussells Tribunal. Entre 1992 et 2003, il a dirigé plusieurs délégations en Irak afin d’y observer les effets des sanctions. Il est également coordinateur de la Global Campaign against the Assassination of Iraqi Academics (Campagne mondiale contre l’assassinat d’universitaires irakiens).

Lire l'intégral sur le site de Michel Collon Investig'action

et l'article intéressant
Retrait des Américains d’Irak : Le chaos en cadeau d’adieu
par Prof. Chems Eddine Chitour
Site Oulala

Voulez-vous jouer avec Sarko, c'est ici

Vous prenez votre souris et pointez là sur Sarko et faites le bouger dans le sens que vous voulez. C’est ici... Humour du jeudi soir...
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La Ligue arabe « pute » de l'occident!

Les « États arabes » otages de leur « Ligue » : entre l’immobilisme, la subordination et l’attrape-nigaud

Par Amar DJERRAD
illustration Pluma y Fusil

1ère partie :

Depuis sa création en 1945 par sept pays arabes, dont la Syrie, la « Ligue des États arabes » a pour objectif d’unifier la « nation arabe », de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région. Elle se voulait aussi une force de proposition et d’impulsion. Mais les divergences sont telles que ses actions et initiatives, même de paix, restent au mieux à effets modestes. Les 22 États membres connaissent des divisions liées aux vicissitudes des relations dues à la nature de leurs systèmes politiques souvent antinomiques.

Deux visions politiques s’affrontent à ce jour. Lune « pro-occidentale » que mène l’axe monarchique, l’autre plus indépendantiste que mène l’axe républicain. Sur la trentaine de sommets organisés entre 1946 et 2011, dont 12 sommets en urgence — où les résolutions les plus importantes concernent la Palestine — on ne relève aucun qui eut un impact signification. Le semblant d’unité apparait plutôt dans l’hostilité à Israël; quoique… car, le dossier palestinien n’a pas vraiment uni les membres même lors de l’agression israélienne contre Gaza, le Qatar, pays hôte du sommet de 2009, avait tenté de mener un camp favorable au Hamas contre l’Autorité palestinienne, ou contre le Liban. Il y a aussi ce « lâchage » de la Syrie qui avait refusé, avec le Liban, d’adhérer à la convention sur le « terrorisme » qui ne distingue pas ceux qui luttent pour la liberté et l’indépendance; allusion au Hezbollah. Ajoutons la partition du Soudan, le chaos de la Somalie, l’invasion de l’Irak, l’agression du Liban et de la Libye et maintenant les provocations et menaces sur la Syrie. La ligue arabe a été non seulement d'aucunes utilité, mais a joué un rôle négatif contre certains de ses propres membres.

La géniale maxime anonyme (elle n’est pas d’Ibn Khaldoun) qui dit que « les Arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre » est d’une réalité affligeante qui va plus loin puisque c’est la première fois qu’ils « s’entendent », dans la même année, mais pour… autoriser l’agression par l’OTAN de la Libye; suspendre, sanctionner et menacer la Syrie. Une première dans l’art de se faire châtier par l’organisation censée protéger ses membres. Un grand progrès dans le… ridicule et l’abaissement!

Les peuples arabes savent que cette organisation a perdu son sens pour s’être laissé pervertir en un instrument au service du Grand Capital comme le sont toutes les organisations internationales, y compris droits de l’homme, l’AIEA. La plupart dépendantes des multinationales, leurs donatrices. L’ONU et ses institutions ne servent plus qu’à produire des alibis contre les pays ciblés; que les ONG et les « journalistes » font dans l’espionnage; que la CPI s’utilise pour criminaliser les dirigeants indociles; que le FMI sert à ruiner et gager les pays; que la presse dite « mainstream » se consacre à la manipulation, la tromperie et le contrôle de l’opinion; que l’OTAN se réserve pour l’agression et dévastation.

La Ligue arabe ne peut échapper aux plans des lobbies militaro-financiers, de quadrillage du monde pour mieux se servir. Ce sont ces lobbies qui commanditent les guerres, déstabilisent et assassinent et qui, après l’Irak, l’Afghanistan, le Liban et la Libye, bousculent à une confrontation avec l’Iran via la déstabilisation de la Syrie. L’Afrique en paie le prix le plus cher avec l’assassinat de 21 présidents depuis 1960 : de Sylvanus Olympio en 1963 Président du Togo à Kadhafi.

Quel autre moyen le plus sûr pour déstabiliser États arabes — qui présentent un danger pour leurs intérêts et Israël ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les Arabes eux-mêmes en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens! La Syrie reste le dernier « verrou » tenace pour sa résistance, dans la région.

L’État le mieux indiqué pour mener la tâche de manipuler et de piéger, tel un cheval de Troie, la Ligue Arabe — après l’éviction par leur peuple des deux renégats Moubarak et Ben Ali — est bien le Qatar en la personne de son Émir — ce vaguemestre des américano-sionistes, celui qui a renversé son père, —, et ce, pour sa forte dépendance de l’Occident et ses prédispositions à la félonie. Ce Qatar qui offre aussi des possibilités d’actions militaires proches des zones convoitées. Il est assisté par la Turquie d’Erdogan, un nouvel ottoman, chargé de servir de base pour les actions armées et subversives.

Le choix de la Libye, en priorité, est stratégique — car un carrefour entre le MO, l’Afrique et l’Occident et constituant de plus, une porte moins risquée pour l’Afrique — puis tactique, car, pays riche, moins peuplé et moins puissante militairement, dont la chute donnerait d’une part, selon leur vision, un exemple aux autres africains et d’autre part plus d’ardeur pour faire abdiquer la Syrie; le point d’achoppement des velléités occidentales et sionistes. Cette indomptable Syrie qui fait le poids dans l’équilibre des forces entre l’Occident et l’Asie que représente en particulier la Russie et la Chine, dans ce que l’on appelle l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) créée à Shanghai en 2001 dont l’Iran est membre.

Ce complot de l’Occident que pilote les EU pour le contrôle des richesses du MO — qui vise à neutraliser ces puissances adverses traditionnelles afin de les rendre plus dépendante et donc plus vulnérables - semble trouver en la Ligue un allié de taille au moment où des États Arabes traversent une période d’incertitudes politiques que l’Occident n’arrive pas à décrypter. D’où ses ingérences pour récupérer ces « révoltes » incontrôlées — qui remet en cause les fondements et structures politiques archaïques — dans le sens de leurs intérêts sinon en susciter d’autres « contrôlées » pour ensuite intervenir et recomposer dans le sens souhaité en usant des fallacieux prétextes humanistes et nouvellement de la grotesque « protection des populations civiles ».

Ce masochisme de la Ligue arrange bien certains. Nietzsche disait bien que « si la souffrance, si même la douleur a un sens, il faut bien qu’elle fasse plaisir à quelqu’un… ». Ce sont bien les États-liges du Golfe – organisés dans le « Conseil de Coopération des États arabes du Golfe », qu’appui la Turquie d’Erdogan — qui sont chargés d’engager le bellicisme diplomatique en dictant à la Ligue ce qui doit et ne doit pas se faire. Ces monarchies ont le même rôle dans les institutions et organisations arabes que les sionistes dans les organisations et gouvernements occidentaux; celui de déstabiliser tous ceux qui présentent un danger « idéologique » pour les monarchies ou « d'intérêt » pour le Grand Capital. D’où ce « Conseil » des « six pétromonarchies » — qui se voulait un « bloc commercial » —, mais qui travaille en fait pour des objectifs sournois ceux de servir les intérêts stratégiques de domination américaine et sioniste. Son influence est telle que ce CCG est surnommé le « bureau politique » de la Ligue puisque les résolutions sont décidées avant même que cette Ligue se réunisse. Avec le CCG, les valeurs sont inversées dans le sens où ce sont les monarchies qui gouvernent leurs contrées sans légitimité, que celle que leur fournit leurs protecteurs occidentaux, qui prennent le bâton de pèlerin pour imposer la démocratie et la liberté aux « républiques ». Et la Turquie? Les analyses soutiennent qu’Obama aurait répondu favorablement aux dirigeants d’Ankara pour un « sous-impérialisme néo-ottoman » contrôlé par Washington après les inquiétudes de la Turquie de la domination exercée au M.O par Israël et les USA.

mercredi 28 décembre 2011

Française de souche (vidéo)

par le Journal de Personne

Bleu Marine : je m’appelle Bleu Marine
Ciel Bleu : Je m’appelle Bleu Ciel
Bleu Marine : je suis patriote. J’aime mon pays et je fais tout pour lui
Ciel Bleu : Je suis patriote; je fais tout pour qu’on aime mon pays
Bleu Marine : nous sommes envahis. Et je m’élève contre les envahisseurs
Ciel Bleu : c’est le principe du marché : la porte ouverte à toutes les fenêtres comme le dit si bien un juif marocain.
Bleu Marine : la préférence française… je ne vois rien de mieux pour gommer tous les abus, tous les excès, tous les déchets
Ciel Bleu : la référence française parce qu’il n’y a que les autres pour nous rendre fiers de nous-mêmes.
Bleu Marine : quels autres? Les agents de dissolution de notre identité française?
Ciel Bleu : Parce que la France n’est pas un pré carré mais un champ de possibilités…
Bleu Marine : un champ dévasté par les enfoirés de tous les pays… qui y trouvent matière à tisser et à ratisser.
Ciel Bleu : non, un champ magnétique qui se vend au plus offrant et s’étonne de voir proliférer les clients.
Bleu Marine : c’est un problème juridique qui réclame une volonté politique.
Ciel Bleu : non, c’est un problème économique que je peux résumer en deux mots, le capital a piégé tout le monde.
Bleu Marine : si tu veux, n’empêche qu’on a vendu la France… et moi je me propose de la racheter
Ciel Bleu : on ne peut pas racheter le passé… c’est hors de prix
Bleu Marine : on peut changer l’avenir en réhabilitant la nation française, la monnaie française, la tradition française.
Ciel Bleu : les hommes cherchent des ressources et ne sont plus tentés par un retour aux sources.
Bleu Marine : pas de ressources sans retour aux sources, c’est le b-a-ba de tout mon combat.
Ciel Bleu : avec la mondialisation ils ont plutôt retenu l’inverse: qu’on se ressource plutôt ailleurs que chez soi.
Bleu Marine : d’où la crise… des finances et de la matière grise. Cette fuite en avant est la pire des sottises
Ciel Bleu : tu n’as donc pas encore compris que le profit n’a ni race, ni couleur ni odeur… c’est un mélo tout terrain.
Bleu Marine : un profit qui ne profite qu’aux autres, j’appelle ça un désastre économique et politique.
Ciel Bleu : je le répète : les hommes n’y sont pour rien… c’est le système qui fausse la donne
Bleu Marine : non, c’est la volonté politique qui s’évertue à pourrir une situation que je cherche à assainir.
Ciel Bleu : encore un argument idéologique : une bourgeoise qui dénonce la bourgeoisie et l’embourgeoisement des esprits.
Bleu Marine : je ne suis pas une bourgeoise… mes racines sont marines.
Ciel Bleu : dans ce cas, pourquoi tu cherches à enfermer l’océan dans une bouteille ?
Bleu Marine : pour le préserver figure-toi, de toute pollution et pour que nos poissons ne finissent pas dans les filets du voisin
Ciel Bleu : le nationalisme n’est pas la solution…
Bleu Marine : tu es en train d’insinuer que le problème c’est qu’il n’y a pas de solution?
Ciel Bleu : je suis en train de te dire que TA SOLUTION n’est pas la solution du problème
Bleu Marine : le problème, je n’en vois qu’un : bientôt plus de France ni de français
Ciel Bleu : ce n’est pas en chassant tous les étrangers que tu vas retrouver… ta maison, ta raison ou ta 5ème saison
Bleu Marine : m’y retrouver c’est déjà ça et après on verra
Ciel Bleu : tu as raison c’est plus facile de rejeter les pauvres Algériens que les riches Américains
Bleu Marine : les uns, puis les autres… mais les plus menaçants en premier
Ciel Bleu : c’est l’Islam qui te fait cet effet?
Bleu Marine : l’islamisation des esprits, oui cette culture de la soumission et de l’endoctrinement à tout bout de champ
Ciel Bleu : c’est de l’argent ni plus, ni moins. Pourquoi tu ne rejettes pas le Qatar, l’Arabie, le Koweït et tout l’or noir?
Bleu Marine : sans hésitation… mais en attendant, je commence par les chasseurs de dot.
Ciel Bleu : Tu me fais de la peine parce que ton combat ne rime à rien
Bleu Marine : il n’y a en pas d’autre
Ciel Bleu : j’ai la naïveté de croire que le vrai patriotisme est inconcevable sans un brin de communisme
Bleu Marine : tu es bien naïve… en effet… ton brin de muguet à une longue histoire : le totalitarisme.
Ciel Bleu : aussi scabreuse que celle du nationalisme
Bleu Marine : on dirait que tu as signé un pacte avec le diable
Ciel Bleu : lequel? Celui qui relie l’extrême gauche à l’extrême droite?
Bleu Marine : je ne me sens concernée ni par l’une, ni par l’autre
Ciel Bleu : avec ta culture du rejet tu finiras par te rejeter toi-même
Bleu Marine : et avec ton sens du compromis tu es promise à un avenir sans avenir
Ciel Bleu : si on te donnait les moyens de faire le vide, qui mettras-tu à la porte le chasseur, le pêcheur ou le berger ?
Bleu Marine : le berger qui ne prend pas soin de ses brebis, le chasseur qui chasse en dehors de ses terres et le pêcheur qui pêche le poisson destiné à une autre population que la sienne
Ciel Bleu : bizarre tu viens de dresser en deux temps trois mouvements le portrait robot de l’occident.



Française de souche par lejournaldepersonne

Un ancien de la CIA expose la guerre secrète d’Obama en Syrie et en Iran

Paru le 13 décembre 2011

Philip Giraldi
Alors qu’une frappe militaire contre l’Iran demeure une option réelle et que la pression s’accroît sur la Syrie, la guerre secrète s’est intensifiée, notamment sous la houlette de la présidence Obama. Selon l’ancien officier de la CIA Philip Giraldi, expert en lutte antiterroriste, la Maison Blanche a récemment communiqué plusieurs directives à la communauté du renseignement, autorisant des actions clandestines accrues contre Damas et Téhéran. « Compte tenu des opérations de renseignement majeures actuellement menées au Liban, cela s’assimile à une guerre secrète contre l’Iran et ses alliés au Moyen-Orient. »

Depuis 2008, écrit Giraldi sur le site anti-impérialiste américain antiwar.com, « les États-Unis considèrent les Gardiens de la Révolution iraniens comme une organisation terroriste », ce qui autorise l’assassinat de ses cadres, explique-t-il. Déjà en 2003, l’administration Bush « autorisait à entraver l’activité de la Garde révolutionnaire dans les zones frontalières (…) en 2007, une directive émise par George W. Bush autorisait des attaques contre les équipements et les chercheurs iraniens associés au nucléaire, ainsi que le développement, coordonné avec les Israéliens, de virus informatiques ».

Selon Giraldi, les assassinats perpétrés en vertu de ces directives ne sont pas menés par Israël ou les États-Unis, dont les agents « ne pourraient pas opérer sur le sol iranien », mais par l’Organisation des moudjahidin du peuple iranien (OMPI) – le mouvement de résistance armée que l’UE et le MI-5 ont retiré de leurs listes antiterroristes en 2008 et 2009, et qui est notamment financé par les réseaux anglo-saoudiens –, ainsi que par les séparatistes baloutches du Joundallah et du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK). « Les nouvelles directives contre l’Iran viennent donc étendre ces opérations existantes dans le but d’étrangler l’Iran en créant des insurrections le long de toutes ses frontières ».

De même en Syrie, malgré les mises en garde de la Russie et de la Chine, l’intervention étrangère est bien réelle, décrit-il, « par la mise en place d’un réseau clandestin de soutien à l’insurrection contre le gouvernement de Bachar Al-Assad » : les rebelles opèrent depuis la ville turque d’Iskenderun; ils sont approvisionnés en armes provenant des surplus libyens et directement transportés par l’aviation de l’OTAN; 600 combattants du CNT libyen les formeraient à la guérilla; les forces spéciales françaises et britanniques seraient également présentes sur le terrain; les États unis fournissent de l’équipement de communication et des renseignements aux rebelles, tandis que les cadres de la National Endowment for Democracy (NED — très active en Russie) dispensent des cours sur « comment construire la démocratie »...

mardi 27 décembre 2011

Londres publie son plan pour une invasion de la Syrie!

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La Henry Jackson Society de Londres, un think tank de l’impérialisme libéral britannique, vient de publier son plan pour une invasion anglo-américaine de la Syrie. Une telle opération, pour laquelle tous les moyens sont actuellement mis en œuvre par Londres, précipiterait le monde vers un conflit nucléaire entre les États-Unis et la Russie. La HJS a été fondée à Cambridge en 2005 par des membres de l’établissement impérialiste britannique et leurs disciples néo-conservateurs américains.

Dans leur scénario, les partisans de Scoop Jackson (un sénateur américain va-t-en-guerre de la période Maccarthyste) proposent à l’OTAN ou à une coalition anglo-franco-americano-turque, de commencer par une campagne de frappes aériennes préventives afin de neutraliser les défenses antiaériennes de la Syrie, suivie d’opérations réduites au sol. Le SAS britannique et les forces spéciales des États-Unis, de Turquie et du Qatar se déploieraient en coordination avec les forces rebelles pour établir une « zone de sûreté en Syrie » – une « Benghazi syrienne » – servant de base d’opérations pour les insurgés et où seront installés des équipements de cryptage et de télécommunication, notamment pour diffuser des programmes radio et télé « Syrie libres ».

En ce qui concerne la justification légale de l’attaque, la HJS suggère : « Une résolution de l’ONU critiquant simplement le régime Assad pourrait toujours être utilisée comme prétexte à une intervention ». Mais comme la Russie et la Chine bloqueraient toute décision du Conseil de sécurité, poursuit le document, l’Assemblée générale de l’ONU pourrait invoquer la résolution 377A d’« Union pour le maintien de la paix » utilisée en 1950 pour autoriser le recours à la force en Corée malgré le véto soviétique.

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Évidemment, le rapport affirme que les risques sont quasiment nuls, car l’armée syrienne est faible, vieillissante et démoralisée; il suffira d’empêcher l’infiltration de forces du Hezbollah côté Libanais et de force chiites côté irakien. En outre, la HJS affirme que la Russie ne s’engagera pas militairement en cas de conflit, la présence de ses navires de guerre n’étant qu’une « posture symbolique » visant à dissuader l’OTAN; affaibli par la contestation et faisant face à la 6e flotte américaine, Poutine ne s’engagera pas dans « une épreuve de force militaire internationale ». La HJS promet tout au plus des « désagréments géopolitiques »; une simple « pression américaine, britannique et européenne devrait être exercée sur le Kremlin pour qu’il retire ses forces navales de Syrie ». Et l’on promet que le renversement du régime Assad « sera vraisemblablement accueilli avec reconnaissance ».

Il s’agit donc de précipiter les dirigeants occidentaux dans un conflit mondial en leur faisant miroiter, comme en Irak et en Afghanistan, une opération facile pour aller tuer un méchant, à la veille d’élections où tant Obama que Sarkozy sont en manque de popularité. Et le grand problème, c’est que l’alliance anglo-américaine est déjà à pied d’œuvre en Turquie pour déclencher ce scénario. Mais comme ce fut le cas en Libye, une intervention en Syrie (et aussi en Iran) serait impossible sans les forces américaines, le plus court chemin pour enrayer cette escalade vers un conflit mondial est d’évincer le président narcissique fou qu’est Obama.

Source Alter Info article original paru sur Solidarité et progrès

À lire :
1- La décision d’attaquer la Syrie a été prise lors d’une réunion à Camp David le 15 septembre 2001 
2- Un ancien de la CIA expose la guerre secrète d’Obama en Syrie et en Iran 
Solidarité et progrès

Le passé génocidaire de la France en Algérie

Par Youssef Girard

La colonisation de l’Algérie par la France débuta en juin 1830 lorsque la soldatesque française débarqua à Sidi-Ferruch dans la région d’Alger. Après la capitulation du Dey d’Alger le 5 juillet 1830, face à la résistance du peuple algérien, la « pacification » du pays fut obtenue au prix de la systématisation des « razzias » par le général Lamoricière et de la mise en place d’une politique de la « terre brûlée » par le maréchal Bugeaud. La première phase de la conquête, appelée « pacification », se termina en 1857 après le « nettoyage de la Kabylie ». Durant la période allant de 1830 à 1871, la France se lança dans une politique génocidaire émaillée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité plus horribles les uns que les autres.

Dans la nuit du 6 au 7 avril 1832, la tribu des Ouffia fut exterminée près d’El-Harrach (Maison-Carrée) par le gouvernement du duc de Rovigo. A ce moment, Pellissier de Reynaud affirmait : « Tout ce qui vivait fut voué à la mort ; tout ce qui pouvait être pris fut enlevé, on ne fit aucune distinction d'âge ni de sexe. Cependant, l'humanité d'un petit nombre d'officiers sauva quelques femmes et quelques enfants. En revenant de cette funeste expédition, plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances et une d'elles servit, dit-on, à un horrible festin. » (1)

Par la suite, l’assassinat de tribus entières se renouvela à plusieurs reprises. En 1844, le général Cavaignac procéda à l’enfumage de la tribu des Sbéahs pour obtenir leur reddition. Décrivant cette « opération », le général Canrobert écrivait : « On pétarada l'entrée de la grotte et on y accumula des fagots de broussailles. Le soir, le feu fut allumé. Le lendemain quelques Sbéahs se présentèrent à l'entrée de la grotte, demandant l'aman à nos postes avancés. Leurs compagnons, les femmes et les enfants étaient morts. » (2)

En 1845, dans le Dahra, devant les difficultés à réprimer une insurrection menée par un jeune chef maraboutique surnommé Boumaza, le colonel Pélissier décida d’enfumer les Ouled Riah. Ceux-ci s'étaient retranchés par centaines dans des grottes de montagnes. De grands feux furent allumés et entretenus devant les issues des grottes. Loin d’être un acte isolé, l’« enfumage » des Ouled Riah fut encouragé par le gouverneur général d’Algérie, le maréchal Bugeaud, qui ordonna au colonel Pélissier d’employer cette méthode le 11 juin 1845 : « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbeha. Fumez-les à outrance comme des renards/ » (3)

Quelques semaines après l’« enfumage » des Ouled Riah, le colonel de Saint-Arnaud fit procéder à l’emmurement d’autres membres de la tribu des Sbéahs : « Alors, je fais hermétiquement boucher toutes les issues et je fais un vaste cimetière. La terre couvrira à jamais les cadavres de ces fanatiques. Personne n'est descendu dans les cavernes; personne... que moi ne sait qu'il y a là-dessous cinq cents brigands qui n'égorgeront plus les Français. Un rapport confidentiel a tout dit au maréchal simplement, sans poésie terrible ni images. » (4)

Au-delà de ces multiples crimes contre l’humanité, les correspondances et les mémoires des acteurs de la conquête abondent en témoignages qui attestent des velléités génocidaires des conquérants et du caractère systématique de l’entreprise exterminatrice. La chasse à l’homme fut le titre de l’ouvrage du Comte de Hérisson (5). Dans ses Lettres, le lieutenant-colonel de Montagnac évoquait clairement son projet exterminateur : « Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que, s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils reçoivent une volée de coups de plat de sabre. » (6). Face à la résistance algérienne, l’anéantissement et la déportation étaient les solutions proposées par Montagnac : « Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger des bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs; en un mot, en finir, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens… » (7).

Bugeaud
Gouverneur général de l’Algérie et à la tête du corps expéditionnaire, Bugeaud justifia toutes les exactions commises par les troupes françaises. En 1842, il affirmait : « Il n’y a pas d’autres moyens d’atteindre et de soumettre ce peuple extraordinaire. » (8). Parlant de la guerre exterminatrice menée en Algérie par l’armée française, le colonel de Saint-Arnaud affirmait : « Voilà la guerre d’Afrique; on se fanatise à son tour et cela dégénère en une guerre d’extermination. » (9). Ces citations des principaux acteurs de la conquête de l’Algérie illustrent les projets génocidaires des autorités coloniales françaises.

Les militaires français étaient loin d’être les seuls partisans de cette conquête génocidaire de l’Algérie. Médecin à Alger, le docteur Bodichon exprimait les mêmes velléités exterminatrices dans un article publié en 1841 : « Sans violer les lois de la morale, nous pourrons combattre nos ennemis africains par la poudre et le fer joints à la famine, les divisions intestines, la guerre par l’eau-de-vie, la corruption et la désorganisation […] sans verser le sang, nous pourrons, chaque année, les décimer en nous attaquant à leurs moyens d’alimentation. » (10).

Des intellectuels renommés et respectés, appartenant à des courants de pensée différents, voire opposés, s’enthousiasmaient pour la colonisation et allaient jusqu’à justifier « philosophiquement » crimes et massacres. Un penseur « libéral » comme Alexis de Tocqueville écrivait en 1841 : « J'ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n'approuve pas, trouvé mauvais qu'on brûlât les moissons, qu'on vidât les silos et enfin qu'on s'emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, selon moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. » L’auteur de De la démocratie en Amérique ajoutait : « Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l'époque de la récolte, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu'on nomme razzias et qui ont pour objet de s'emparer des hommes ou des troupeaux. » (11).

Défenseur du droit et des humbles, Victor Hugo n’en exprimait pas moins une ferveur coloniale débordante. Dans son journal, Choses vues, Hugo rapportait un débat qu’il avait eu avec le général Bugeaud en janvier 1841. Face au manque d’enthousiasme colonial de Bugeaud, Hugo expliquait : « Je crois que notre nouvelle conquête est chose heureuse et grande. C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde, c’est à nous d’illuminer le monde. Notre mission s’accomplit, je ne chante qu’Hosanna. Vous pensez autrement que moi c’est tout simple. Vous parlez en soldat, en homme d’action. Moi je parle en philosophe et en penseur. » (12).

Un penseur révolutionnaire comme Friedrich Engels se montrait lui aussi favorable à la conquête de l’Algérie par les armées françaises même s’il en critiquait les « excès ». En janvier 1848, il écrivait à propos de la conquête génocidaire de l’Algérie : « C'est très heureux que ce chef arabe [Abd el-Kader] ait été capturé. La lutte des Bédouins était sans espoir et bien que la manière brutale avec laquelle les soldats comme Bugeaud ont mené la guerre soit très blâmable, la conquête de l'Algérie est un fait important et heureux pour le progrès de la civilisation […]. Et la conquête de l'Algérie a déjà obligé les beys de Tunis et Tripoli et même l'empereur du Maroc à prendre la route de la civilisation. […] Le bourgeois moderne avec sa civilisation, son industrie, son ordre, ses « lumières» relatives est préférable au seigneur féodal ou au voleur maraudeur, et à la société barbare à laquelle ils appartiennent. » (13).

Les positions de ces différents acteurs – militaires français, penseurs libéraux ou révolutionnaires – montrent l’enthousiasme quasi unanime que suscitaient les conquêtes coloniales au sein des opinions publiques européennes en général et de la population française en particulier. Les crimes les plus horribles étaient acceptés, voire soutenus et justifiés, car les colonisés n’étaient pas considérés comme des êtres humains à part entière, mais comme une sous-humanité entièrement à part. Au mieux cette sous-humanité devait être « civilisée » pour avoir l’« honneur » d’être hissée, dans un futur improbable, au niveau de l’humanité occidentale. Pour les colonisés, l’inhumanité était érigée en règle par les Européens qui divisaient les Hommes en deux catégories : les occidentaux/humains et les autres/infrahumains.

Au niveau démographique, la conquête génocidaire menée par les troupes françaises provoqua une importante baisse de la population algérienne. En quelques années, le peuple algérien fut véritablement décimé. Avant la conquête française de 1830, l’Algérie comptait entre 3 et 5 millions d’habitants sur son territoire. La population algérienne a connu un recul démographique quasiment constant durant la période de la conquête jusqu'à son étiage le plus bas en 1872. La période de la conquête de l’Algérie (1830-1871) fut marquée par trois grandes phases démographiques d'évolution de la population algérienne. De 1830 à 1856, la population algérienne tomba d’environ 5 à 3 millions d’habitants à environ 2,3 millions. Par la suite, elle remonta jusqu'à 2,7 millions en 1861 avant de connaître sa chute la plus brutale à 2,1 millions d’habitants en 1872. La population algérienne ne retrouva son niveau d’environ 3 millions d’individus qu’en 1890 (14).

En nous basant sur ces chiffres, nous pouvons établir que l’Algérie a perdu entre 30 et 58 % de sa population au cours des quarante-deux premières années (1830-1872) de la colonisation française. Des pertes humaines d’une telle ampleur, volontairement provoquées par une autorité politique responsable, ne peuvent être qualifiées que par le terme de génocide (15).

Durant la première phase de la conquête de 1830 à 1856, la décroissance démographique de la population algérienne s’explique par l’extrême violence des méthodes utilisées par l'armée française. Les massacres de masse, les « enfumages » et autres procédés génocidaires décimèrent la population algérienne. De plus, la politique de la « terre brûlée », décidée par Bugeaud, eut des effets dévastateurs sur les équilibres socio-économiques et alimentaires de l’Algérie. Elle provoqua des famines et favorisa le développement d’épidémies qui permirent d’accélérer le processus de conquête du pays et de mettre en œuvre une politique d’éradication du peuple algérien.

Après une période de baisse d’intensité de la violence suite à la fin de la première phase de conquête en 1857, la période 1866-1872 a vu à nouveau la population algérienne fondre sous les coups de la politique coloniale française. De 1866 à 1872 – en raison du développement d'une épidémie de choléra en 1867, de typhus et de variole de 1869 à 1872 et de la famine en 1868, de la répression de l'armée française après la grande révolte de 1871 et d’un tremblement de terre – la population algérienne diminua de plus de 500.000 personne. La famine de 1868 aurait été responsable de la mort de 300.000 à 500.000 Algériens alors que la répression de la révolte de 1871 aurait causé la mort d’environ 300.000 personnes. Etudiant cette période, Djilali Sarri estime qu’un million d’Algériens seraient morts durant les années 1866-1872. Il parle de véritable « désastre démographique » (16).
En 1880, le déclin démographique de la population algérienne était tel que, dans une étude intitulée La démographie figurée de l’Algérie (17), le docteur René Ricoux, chef des travaux de la statistique démographique et médicale au bureau de statistique du gouvernement général de l'Algérie, prévoyait la disparition des Algériens. Selon lui, les Berbères et les Arabes, « races inférieures » et surtout « races dégénérées », devaient tendre « à disparaître d’une façon régulière et rapide » (18).

Étudiant l’évolution démographique de la population algérienne depuis l’invasion française de 1830, le docteur Ricoux expliquait : « À notre arrivée, en 1830, la population indigène était évaluée à trois millions d’habitants. Les deux derniers recensements officiels, à peu près réguliers, donnent en 1866 : 2.652.072 habitants, et en 1872 : 2.125.051; le déchet en 42 ans a été de 874.949 habitants, soit une moyenne de 20.000 décès par an. Durant la période 1866-72, avec le typhus, la famine, l’insurrection, la diminution a été bien plus effrayante encore : en six ans il y a eu disparition de 527.021 indigènes ; c’est une moyenne non de 20.000 décès annuel mais de 87.000! » (19). Au regard de ces chiffres, le docteur Ricoux affirmait qu’« un déchet aussi considérable (nous pouvons ajouter qu’il se reproduit régulièrement chaque année) suffit à démontrer […] que les indigènes […] sont menacés d’une disparition inévitable, prochaine. » (20).

Les prédictions apocalyptiques du docteur Ricoux ne se réalisèrent pas, mais elles exprimaient clairement le « désastre démographique » frappant la population algérienne depuis le début de la conquête française en 1830. Même de farouches partisans de la domination française, comme le docteur Ricoux, reconnaissaient les conséquences dramatiques de la colonisation pour le peuple algérien qui était voué à disparaitre, à l’instar des Amérindiens ou des premiers habitants de la Tasmanie.

L’oppression du peuple algérien ne cessa pas après la période de la conquête (1830-1871). Elle se perpétua sous d’autres formes notamment par une politique de destruction de l’identité culturelle et civilisationnelle du peuple algérien. À la suite de la conquête génocidaire, la France mit en place une politique ethnocidaire visant à faire disparaître l’ensemble des caractères sociaux et culturels du peuple algérien en s’attaquant prioritairement à l’islam et à la langue arabe qui fut déclarée langue étrangère dans son propre pays. Les structures d’enseignement prévalant avant la colonisation, les mosquées et autres lieux de culte musulmans furent largement détruites.

Les massacres de masse reprirent au lendemain de la guerre 1939-1945 afin de lutter contre le mouvement national algérien qui voulait libérer l’Algérie du joug colonial français. Les massacres de mai 1945 dans le nord-constantinois firent plusieurs milliers de victimes. Après le déclenchement de la Révolution algérienne, en novembre 1954, les massacres de masse perpétrés par les troupes françaises prirent une nouvelle ampleur. Massacres, viols collectifs, tortures systématiques ou internement de populations civiles dans des camps de « regroupement », la répression française fut, durant près de huit ans (1954-1962), une suite de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Dans sa lettre de démission adressée à Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, le secrétaire général de la police d’Alger, l’ancien résistant Paul Teitgen, qui avait été torturé par la Gestapo, n’hésita pas à comparer l’action des militaires français à celle de la police secrète du Troisième Reich (21).

Au total, cent trente-deux ans de colonisation française en Algérie (1830-1862) auraient fait, selon l’historien Mostafa Lacheraf, environ 6 millions de morts algériens (22).

Loin de s’interroger sur son histoire coloniale, la France officielle reste dans une attitude négationniste quant à son passé génocidaire en Algérie. Pour elle, la colonisation de l’Algérie est toujours vue sous un angle favorable malgré les travaux faisant état des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ayant été perpétrée durant cent trente-deux années d’occupation française de la terre algérienne.

La loi du 23 février 2005 portant « reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés » est venue graver dans le marbre cette vision révisionniste de l’histoire de la colonisation française. Présenté par l’UMP, le projet de loi originel avait été discuté à l'Assemblée nationale le 11 juin 2004 sans qu’il n’y ait d’opposition particulière de la gauche parlementaire. Lors de la discussion du texte de loi au Sénat, le 16 décembre 2004, aucune objection ne fut soulevée et le groupe socialiste vota en faveur du texte main dans la main avec la droite. Finalement, le texte fut définitivement adopté le 10 février 2005 et la loi fut promulguée le 23 février 2005.

L’article 4 alinéa 2 de cette loi prévoyait que les « programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. » Cependant, après de multiples protestations, le Conseil constitutionnel a constaté le caractère règlementaire de l’alinéa 2 de l'article 4 afin de permettre sa suppression par simple décret.

La suppression de l’article 4 alinéa 2 a permis de passer sous silence les autres articles de la loi du 23 février 2005 qui s’inscrivent tout autant dans une perspective révisionniste. Par exemple, l’article 1 stipule que « la Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. »

De quelle « œuvre » cette loi parle-t-elle? Des « enfumages », des viols collectifs, des tortures et autres massacres de masse? De quels crimes de guerre et de quels crimes contre l’humanité la loi du 23 février 2005 fait-elle l’apologie? De l’ethnocide visant à détruire la culture arabo-musulmane en Algérie ? Qui sont ces femmes et ces hommes à qui la nation française exprime « sa reconnaissance » pour « l'œuvre accomplie » ? Bugeaud, Saint-Arnaud, Montagnac, d’Hérisson ou Cavaignac? Bodichon, Tocqueville ou Lavigerie? Naegelen, Soustelle, Lacoste, Massu, Salan ou Bigeard ? Tous ces hommes n’ont fait que planifier, commanditer, justifier et mettre en œuvre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui seraient reconnus comme tels si la France officielle reconnaissait les Algériens comme des êtres humains à part entière.

En effet, si les crimes d’Hitler sont pleinement reconnus comme tels par la France officielle, c’est avant tout parce que ses victimes sont considérées comme appartenant de plein droit à l’humanité. À l’instar de l’ensemble des peuples non occidentaux, les Algériens n’ont pas ce privilège. Comme durant la période coloniale, la France officielle continue à traiter les Algériens et l’ensemble des non-Occidentaux comme des sous-hommes. Le négationnisme de la France officielle quant à son histoire coloniale nous rappelle ce qu’Aimé Césaire dénonçait déjà au lendemain de la guerre 1939-1945 dans Discours sur le colonialisme. Selon lui, les Occidentaux ne reprochent pas à Hitler « le crime en soi, le crime contre l’homme, » « l’humiliation de l’homme en soi, » mais « le crime contre l’homme blanc », c’est-à-dire « d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. » (23).

Dans une France postcoloniale structurée par le racisme, seuls les crimes de masse contre l’homme blanc peuvent être pleinement reconnus comme des crimes contre l’humanité puisque les attributs de l’humanité ne sont pas entièrement reconnus aux non-Occidentaux.

Notes de lecture :

(1) Julien Charles-André, Histoire de l'Algérie contemporaine. La conquête et les débuts de la colonisation (1827-1871), Paris, P.U.F, 2 édition, 1979, page 92. Cf. Sellam Sadek, « Conquête de l’Algérie : crimes de guerre et crimes contre l’humanité », in. Parler des camps, penser les génocides, Paris, Albin Michel, 1999
(2) Ibid., page 320
(3) Nouschi André, Prenant André, Lacoste Yves, Algérie, passé et présent, Paris, Ed. Sociales, 1960, page 305
(4) Julien Charles-André, Histoire de l'Algérie contemporaine. La conquête et les débuts de la colonisation (1827-1871), op. cit., page 321
(5) Comte d’Hérisson, La chasse à l’homme, Paris, Ed. Paul Ollendorf, 1866
(6) Colonel de Montagnac, Lettres d’un soldat, Paris, 1885
(7) Ibid.
(8) Maréchal Bugeaud, « A propos de la destruction des villages et des récoltes opérées chez les Béni Menaçer » (Lettre au Maréchal Soult, avril 1842)
(9) Saint-Arnaud, « Lettre du 28 mars 1843 », in Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, Cf. Le Cour Grandmaison Olivier, Coloniser exterminer, Sur la guerre et l’Etat colonial, Paris Ed. Fayard, 2005, page 190
(10) Cf. Kateb Kamel, Européens, « indigènes » et juifs en Algérie (1830-1962), Paris, Ined/PUF, 2001, page 40
(11) de Tocqueville Alexis, « Travail sur l'Algérie », 1841. in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1991, pages 704 et 705
(12) Hugo Victor, Choses vues, Paris, Ed. Gallimard, Folio Classique, 1972, page 168
(13) Engels Friedrich, Northern Star, 22 janvier 1848.
(14) Cf. Kateb Kamel, Européens, « indigènes » et juifs en Algérie (1830-1962), op. cit.
(15) Même s’il ne s’agit pas de comparer les crimes de masse entre eux, durant la guerre 1939-1945 les nazis exterminèrent environ 46% de la population juive européenne (environ 5,1 millions sur une population de 11 millions) et 33% de la population tzigane (environ 250.000 sur une population de 750.000).
(16) Kateb Kamel, Européens, « indigènes » et juifs en Algérie (1830-1962), op. cit., page 30
(17) Ricoux René, La démographie figurée de l’Algérie, Paris, Ed. Masson, 1880
(18) Ibid., page 260
(19) Ibid.
(20) Ibid., page 261
(21) Cf. Teitgen Paul, « Lettre de démission à Pierre Lacoste ministre résident en Algérie », 24 mars 1957. Publiée dans le journal Le Monde le 1ier octobre 1960.
(22) Cf. Lacheraf Mostefa, L’Algérie : Nation et Société, Alger, Ed. Casabah, 2004
(23) Césaire Aimé, Discours sur le colonialisme, Paris, Présence Africaine, 2004, page 14

Toyer un psychopathe criminel

Arrêtez tout, ne passez pas à côté de Toyer, le roman de Gardner McKay. Sorti en 1998, mais jamais publié en France. Il est temps de rattraper le retard de ce thriller mythique, dans la veine du Silence des agneaux ou d'Au-delà du mal.

Toyer est le nom donné par la presse à un psychopathe criminel qui a mutilé une dizaine de femmes à Los Angeles. Sa particularité? Il ne viole pas, il ne tue pas. Il approche ses victimes, les séduits, joue avec elles comme un chat avec une souris, puis au moment où elles cèdent, il les plonge dans une mort cérébrale et les laisse à l'état de légume.

Au-delà de la narration passionnante, du côté thriller, ce livre interpelle le rôle de la presse : jusqu'où est-on prêt à aller pour faire de l'audience et vendre des journaux.

Un sujet en or pour Brian De Palma qui adaptera Toyer au cinéma en 2012.




Source TF1

lundi 26 décembre 2011

Einstein et le sionisme, un rappel historique

Voici un texte publié en 1948 dans le New York Times co signée Albert Einstein que l'on ne
peut accuser d'être un anti juif.
Les dirigeants israéliens sont des fascistes
A l'éditeur du New-York Times
New York, 2 Dec. 1948

Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l'Etat nouvellement créé d'Israël, l'apparition du "Parti de la Liberté" (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes.

Il a été formé par les membres et partisans de l'ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d'Extrème-Droite et nationaliste en Palestine.
La visite actuelle de Menahem Begin, le chef de ce parti, aux Etats-Unis est évidemment calculée pour donner l'impression d'un soutien américain à son parti lors des prochaines élections israéliennes, et pour cimenter les liens politiques avec les éléments Sionistes conservateurs aux Etats-Unis.

Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour accueillir sa visite. Il est inconcevable que ceux qui s'opposent au fascisme dans le monde entier, si correctement informés quant au passé et aux perspectives politiques de M. Begin, puissent ajouter leurs noms et soutenir le mouvement qu'il représente.

Avant que des dommages irréparables ne soient faits par des contributions financières, des manifestations publiques en soutien à Begin et avant de donner l'impression en Palestine qu'une grande partie de l'Amérique soutient des éléments fascistes en Israel, le public américain doit être informé sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement.

Les déclarations publiques du parti de Begin ne montrent rien quant à leur caractère réel. Aujourd'hui ils parlent de liberté, de démocratie et d'anti-impérialisme, alors que jusqu'à récemment ils ont prêché ouvertement la doctrine de l'Etat Fasciste.

C'est dans ses actions que le parti terroriste trahit son véritable caractère. De ses actions passées nous pouvons juger ce qu'il pourrait faire à l'avenir.

Attaque d'un village Arabe

Un exemple choquant fût leur comportement dans le village Arabe de Deir Yassine Ce village, à l'écart des routes principales et entouré par des terres Juives, n'avait pas pris part à la guerre et avait même combattu des bandes arabes qui voulaient utiliser comme base le village.

Le 9 Avril, d'après le New-York Times, des bandes de terroristes ont attaqué ce village paisible, qui n'était pas un objectif militaire dans le combat, ont tué la plupart de ses habitants - 240 hommes, femmes et enfants - et ont maintenu quelques uns en vie pour les faire défiler comme captifs dans les rues de Jérusalem.

La majeure partie de la communauté juive a été horrifiée par cet acte,et l'Agence Juive a envoyé un télégramme d'excuses au Roi Abdullah de Trans-Jordanie. Mais les terroristes, loin d'avoir honte de leurs actes, étaient fiers de ce massacre, l'ont largement annoncé et ont invité tous les correspondants étrangers présents dans le pays à venir voir les tas de cadavres et les dégâts causés à Deir Yassin.

L'incident de Deir Yassin illustre le caractère et les actions du Parti de la Liberté. Au sein de la communauté juive, ils ont prêché un mélange d'ultra-nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale. Comme d'autres partis fascistes, ils ont été utilisés pour casser les grèves et ont eux-même encouragé la destruction des syndicats libres. Dans leur Convention, ils ont proposé les syndicats de corporation sur le modèle fasciste italien.

Lors des dernières années de violences sporadiques anti-Britanniques, l'IZL et le groupe Stern ont inauguré le règne de la terreur parmi la communauté juive de Palestine. Des professeurs ont été battus pour s'être exprimés contre eux, des adultes ont été abattus pour ne pas avoir laissé leurs enfants les rejoindre. Par des méthodes de gangsters, des tabassages, des bris de fenêtres et des vols largement répandus, les terroristes ont intimidé la population et ont exigé un lourd tribut.

Les hommes du Parti de la Liberté n'ont pas pris part aux accomplissements constructifs en Palestine. Ils n'ont repris aucune terre, n'ont construit aucune colonie et ont seulement amoindri l'activité de la Défense Juive. Leurs efforts dans l'immigration, très divulgués, étaient minutieux et consacrés principalement à faire venir des compatriotes fascistes.

Contradictions

Les contradictions entre les affirmations "en or" faites actuellement par Begin et son Parti et les rapports de leur performance passée en Palestine donnent l'impression d'un parti politique peu ordinaire. C'est la marque indubitable d'un parti fasciste pour qui le terrorisme (contre les Juifs, les Arabes ainsi que les Britanniques) et les fausses déclarations sont des moyens, et dont un "Etat Leader" est l'objectif.

À la lumière des observations précédentes, il est impératif que la vérité au sujet de M. Begin et de son mouvement soit connue dans ce pays. Il est encore plus tragique que la haute direction du Sionisme américain ait refusé de faire campagne contre les efforts de Begin, ou même d'exposer à ses propres éléments les dangers pour Israel que représente le soutien à Begin.

Les soussignés prennent donc ces moyens pour présenter publiquement quelques faits frappants au sujet de Begin et de son parti et pour recommander à tous ceux qui sont concernés de ne pas soutenir cette dernière manifestation du fascisme.

ISIDORE ABRAMOWITZ,
HANNAH ARENDT,
ABRAHAM BRICK,
RABBI JESSURUN CARDOZO,
ALBERT EINSTEIN,
HERMAN EISEN, M.D.,
HAYIM FINEMAN,
M. GALLEN, M.D.,
H.H. HARRIS,
ZELIG S. HARRIS,
SIDNEY HOOK,
FRED KARUSH,
BRURIA KAUFMAN,
IRMA L. LINDHEIM,
NACHMAN MAJSEL,
SEYMOUR MELMAN,
MYER D. MENDELSON, M.D.,
HARRY M. ORLINSKY,
SAMUEL PITLICK,
FRITZ ROHRLICH,
LOUIS P. ROCKER,
RUTH SAGER,
ITZHAK SANKOWSKY,
I.J. SHOENBERG,
SAMUEL SHUMAN,
M. ZNGER,
IRMA WOLPE,
STEFAN WOLPE.

Commentaires de Qumsiyeh : L'Herut est le précurseur du parti israélien du Likud (conformément à l'idéologie de Vladimir Jabotinsky). Begin (un terroriste recherché) est devenu plus tard le Premier Ministre d'Israel (Likud) et sous son gouvernement, des dizaines de milliers de civils libanais et palestiniens ont été tuées dans les années 80. Les successeurs de Menachem Begin au Likud (et en tant que premiers ministres israéliens) dont Netanyahu et Sharon sont responsables d'innombrables autres décès de civils. Tandis que les auteurs mentionnent les excuses de l'Agence Juive "envoyée au Roi Abdullah" qui n'est pas même Palestinien, des recherches postérieures démontrent la participation de la Hagannah et de l'Agence Juive dans le massacre de Deir Yassin ainsi que la participation de l'Agence Juive et du Fonds National Juif dans le nettoyage ethnique.

 
Menahem Begin