mardi 31 janvier 2012

Étranges otages iraniens de l’Armée syrienne libre

par Bahar Kimyongur

Le 26 janvier 2012, la brigade Farouk, une branche de l'Armée syrienne libre qui combat le gouvernement de Damas, annonçait la capture de mercenaires iraniens. Images à l'appui, le mouvement d'opposition entendait dénoncer le soutien de Téhéran à la répression de Bachar el-Assad. Pourtant, ces images soulèvent quelques questions. Les mercenaires ressemblent étrangement à des ingénieurs dont on avait déjà annoncé la capture plusieurs semaines auparavant. La brigade Farouk aurait-elle organisé une mise en scène? Si oui, dans quel but? (IGA)

 A Homs, la brigade Farouk, filiale de l’Armée syrienne libre, d’abord autoproclamée « Mouvement contre l’expansion chiite », annonçait le 21 décembre avoir capturé sept ingénieurs iraniens qui travaillaient à la construction d’une centrale électrique à Jandar dans le sud de Homs.

Dans son numéro du 5 janvier 2012, Paris Match publie une photo dans laquelle on voit quatre otages attachés dans le dos. Ils apparaissent assis sous un drapeau syrien de l’époque du Mandat français, symbole de la rébellion actuelle, et sur lequel est inscrit « Brigade Farouk » en arabe. L’un des otages est debout face au « lieutenant Tlass » de l’Armée syrienne libre (ALS). Ce dernier pause d’un air martial en tendant un passeport ouvert à la page d’identité de son infortuné titulaire.

Le 26 janvier, la brigade Farouk diffuse un communiqué dans lequel elle explique détenir cinq Pasdaran, des Gardiens de la révolution iranienne et deux civils. Le lendemain, Al Jazeera diffuse une vidéo des otages réalisée par la brigade Farouk. On y voit cinq des otages iraniens.
Photos des ingénieurs électriques iraniens capturés par l'ALS à Homs en décembre...

transformés en tireurs d'élite du régime des mollahs en janvier"
À regarder de plus près, on reconnaît aisément trois des otages du groupe des sept ingénieurs capturés le 21 décembre et dont la photo est parue dans Paris Match. Mais l’ALS a fait croire à deux enlèvements séparés.

 Elle a également bluffé en exhibant des documents censés être des cartes de soldats d’active alors qu’il s’agit de documents prouvant que les ingénieurs ont accompli leur service militaire, un document que les Iraniens portent souvent sur eux.

Pour accroître le doute, les membres de l’ALS ont poussé la mise en scène jusqu’à revêtir leurs victimes d’uniformes noirs caractéristiques des Gardiens islamiques de la révolution iranienne.
 Ils ont soigneusement placé un Dragunov, arme de prédilection des snipers, entre les otages pour compléter le décor.

Sous la menace, ces derniers ont déclaré appartenir à une unité chargée de réprimer les manifestants syriens selon des directives de l’Armée de l’air syrienne.

Après avoir exprimé leurs regrets d’avoir tiré sur des femmes et des enfants, ils ont appelé le Guide iranien de la révolution islamique Ali Khamenei à intercéder en leur faveur. Cette mise en scène propagandesque ne semble choquer aucun média gouvernemental.

La présence en Syrie d’ingénieurs électriques iraniens en vue de suppléer aux besoins énergétiques de ce pays n’a rien d’un primeur, le pays étant exposé à des actes de sabotages à répétition qui plongent des villes entières dans l’angoisse et la pénurie.

 On peut à contrario supputer que les otages iraniens ne travaillaient pas que dans le civil.

Après tout, la Syrie et l’Iran sont liés par un partenariat stratégique scellé à Damas en février 2010.

D’autant qu’ils ont face à eux une opposition radicale syrienne instrumentalisée par les alliés des USA dans la région.

En effet, sous l’uniforme de l’ALS, les rois sont nus : pétro-monarques du Conseil de coopération du Golfe (CCG) conduit par la théocratie putschiste qatari Hamad Bin Khalifa al Thani, lui-même flanqué du padichah turc Recep Tayyip Erdogan et du tandem Hariri-Bandar Ben Sultan, pilier de l’axe terroriste libano-saoudien, tous veulent se libérer coûte que coûte de la « menace iranienne ».

Depuis le début du soi-disant « printemps arabe », ces roitelets et non moins pièces maîtresses du Projet Grand Moyen Orient conçu par l’administration Bush et concrétisé par Obama s’adonnent à leur combat favori : la guerre contre l’hérésie chiite et ses avatars politico-confessionnels (Iran, Irak, Hezbollah libanais, alaouite, opposition bahreïnie, etc.).

Tous ces nouveaux apôtres de la démocratie pro-occidentale arrosent de leurs pétrodollars, hébergent et entraînent leurs nouvelles légions regroupées dans l’Armée syrienne libre (ALS) dont le discours se sectarise à vue d’œil.

Quant à Idleb, Homs et Deraa, respectivement les lignes de front turques, libano-saoudiennes et jordaniennes de la guerre contre la Syrie et principaux foyers de l’insurrection conservatrice, ils grouillent de salafistes qui, au grand bonheur de Washington et Tel-Aviv, mènent eux aussi leur djihad contre le chiisme.

La « fitna » entretenue par Al Qaida et ses succursales au Liban, en Irak et maintenant en Syrie sur le dos des otages iraniens, nouvelle arme de destruction massive des USA ?

Curieusement sur Facebook, un groupe disant soutenir la Palestine et dont une de ses administrateurs a soutenu l'intervention de l'OTAN en Libye et bien maintenant joint sa voix aux concerts de nos va t'en guerre en Syrie... Chercher l'erreur. C’est à se demander à quels Saints se vouer.

Documentaire sur la crise en Libye (Vidéo)

Les médias ont menti sur la Libye permettant ainsi son démembrement... maintenant quel rôle les médias entendent-ils jouer concernant la Syrie?

On nous a menti sur la Libye avec comme résultat qu'une partie de la population libyenne a fuie dans les pays avoisinants et laissant le chaos s’installer pour des années dans ce pays... permettant aux différentes compagnies impérialistes de poursuivre leur conquête de l'Afrique.

Voici un document qui retrace le conflit qui a mené à son démembrement et faisant plus de 50,000 morts. Sans l'OTAN qui a violé les résolutions de l'ONU, les libyens ne seraient pas dans cette situation tout comme les irakiens qui se retrouvent aujourd'hui dix ans plus tard avec plus de un million de morts...


L'ignorance c'est la force (vidéo)

« L’ignorance c’est la force, la liberté, c’est l’esclavage ».
G. Orwell
George Orwell avait raison.

Gardez votre peuple dans l'ignorance et votre pouvoir n'en sera qu'accru. Et tous ceux et celles qui s'acharnent à leur apprendre à lire, écrire et compter sont des déviants qu'il faut mettre au pas.

Vive la crise (vidéo)

Écrite entre deux chocs pétroliers 1973 et 1979 où le cout du baril a augmenté de 120 pour cent. Cette chanson prouve seulement que depuis rien n’a changé et que malheureusement cette chanson est toujours d'actualité!

lundi 30 janvier 2012

Syrie Iran, les pays impérialistes en crise ont faim

Avec la crise qui secoue les pays impérialistes et face à la colère grandissante des citoyens vis-à-vis leur politique d’austérité, nos amis impérialistes voudraient bien mettre la main sur l'Iran et ses réserves pétrolières en s'ingérant dans le conflit intérieur syrien...

Ce projet mis de l'avant par le père de G.W.Bush (lire ici 1)  et ses sbires (PNAC 2) assistés par des ONG financées par Washington et le pentagone ont donné ses résultats. L'Afghanistan où on retrouve les plus grandes réserve de lithium nécessaire ala fabrication des piles, nécessite la présence militaire AMÉRICAINE... Il n'y avait pas que des militaires en Afghanistan... mais des géologues.

L'Irak avec ses réserves de pétrole est obligé de se reconstruire tout en faisant face à une situation chaotique. Situation qui sert aussi les intérêts des impérialistes qui luttent entre eux pour le contrôle de la ressource.

Clic pour agrandir
La Libye, elle aussi convoitée pour son désert (énergie solaire document PDF 3 et lire article ici 4 ) et ses ressources pétrolières sans compter sa situation géographique pour implanter des bases militaires en Afrique pour contrer l'influence de la Chine...

La Syrie porte d'entrée sur l'Iran... tout se met en place pour une confrontation...

Cet échiquier a été pensé depuis longtemps et nos stratèges ne sont pas des imbéciles, ils placent leurs pions pour servir leurs intérêts et retarder leur chute dans leur propre pays... Les guerres qu'ils fomentent contre la Syrie, l'Iran et toute la propagande qui est mise en place par les médias ne servent pas la cause des peuples... Les impérialistes utilisent leur nouveau concept de guerre humanitaire pour maintenir les nations sous leur joug, violant la souveraineté nationale et le principe qui veut que les États soient les maîtres d'oeuvre de leur politique... Dans le jargon du père Bush, c'est la doctrine du Nouvel Ordre Mondial établi en 1990 ( voir discours de Bush )...

Ne soyons pas dupe de ce jeu d'échec qui se joue sur notre dos et des générations futures qui devront en assumer les coûts, au moment où le chômage chez les jeunes est manifeste et où l'on coupe dans les services alors qu'on trouve les moyens de financer des guerres...

Notre seule réponse a leur plan, refusons de payer pour ces guerres et non à l'ingérence dans les affaires intérieures des pays...

Notes


Syrie , Nouvelle vidéo sur la mort du journaliste français

Nouvelle vidéo sur la mort du journaliste français par les forces d’opposition syrienne et la présence de sa conjointe ( 4 minutes 59 ).... et comment les rebelles pilonnent la ville de Homs.


Un syrien lâchement torturé et pendu par les rebelles!! puni pour avoir témoigné et dit la vérité aux observateurs de la ligue arabe. Photo ci dessous.






Syrie, le rapport de la mission des observateurs arabes

Le Secrétariat général a demandé aux États membres et aux organisations non gouvernementales arabes de notifier les noms des candidats devant rejoindre la Mission d’observation en Syrie. Et à la lumière de cette procédure, la Mission d’observation des observateurs de la Ligue arabe est constituée – à ce jour — par 166 membres en provenance de 13 pays arabes et de six organisations non gouvernementales arabes concernées.

Quelques extraits

La Mission a reçu des communiqués en provenance de l’extérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 16237. Elle a reçu des communiqués en provenance de l’opposition à l’intérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 12005.

Les équipes de terrain de la Mission se sont attelées à vérifier la validité de ces chiffres découvrant ainsi l’existence de déclarations contradictoires, des informations incomplètes, inexactes, et la présence de noms dupliqués. La Mission poursuit son investigation avec les agences gouvernementales concernées pour parvenir à la véracité des chiffres. 

 34 — La Mission a remis au gouvernement syrien toutes les listes reçues et provenant de l’opposition de l’intérieur et de l’étranger, tout en exigeant la libération de ces détenus conformément à la mise en œuvre du Protocole.

 35 – En date du 15/1/2012, le Président Bachar al-Assad a promulgué un décret dont les termes et le contenu sont l’octroi d’une amnistie générale pour les crimes commis dans le contexte des événements qui sont survenus depuis le 15/03/2011 jusqu’à la date de publication du présent décret. L’application de ce décret incombe aux autorités gouvernementales compétentes afin de libérer des détenus dans les différentes régions par vagues successives à l’exclusion des personnes poursuivies pour d’autres affaires judiciaires. La Mission avait pour rôle de superviser la libération des détenus et de suivre l’actualité du problème avec le gouvernement, en assurant la pleine coordination avec le gouvernement et en interpellant le gouvernement qui est tenu d’apporter des réponses.

36 – Le gouvernement syrien a rapporté le 19/1/2012 que 3569 détenus ont été libérés par les juridictions militaires et civiles. La mission a vérifié, jusqu’à ce jour,  la libération effective de 1669 détenus.  Et la Mission continue de poursuivre la mise en application de ce décret tant avec le gouvernement qu’avec l’opposition jusqu’à la confirmation définitive de la libération de tous les détenus, et ce, en présence des Observateurs de la Mission ou par l’authentification des documents relatifs à cette procédure.

 37 – La Mission a constaté, à ce jour, que le nombre total de détenus libérés par le gouvernement syrien est comme suit :
 — Avant le décret d’amnistie : 4035 détenus.
 — Après le décret d’amnistie : 3569 détenus.


LES MÉDIAS

Le gouvernement syrien, par la voix de son ministre de l’information, a confirmé avoir accordé l’agrément à 147 divers médias arabes et étrangers depuis le début de décembre 2011 et jusqu’au 15/01/2012. 112 divers médias étrangers nouveaux ont visité le territoire syrien en plus des  90 médias déjà présents sur le territoire syrien qui disposent de correspondants permanents.

42 — La Mission a suivi cette question et a observé la présence de 36 médias arabes et étrangers et un certain nombre de journalistes dans un certain nombre de villes syriennes. Elle a reçu quelques plaintes qui indiquent que le gouvernement syrien a accordé des autorisations pour certains médias d’opérer en Syrie pour une durée n’excédant pas 4 jours considérés comme durée insuffisante de leur point de vue, en plus de ne pas permettre leur déplacement à l’intérieur du  pays à moins d’indiquer au préalable leur destination et de demander une autre certification pour se rendre à certaines zones sensibles. Le gouvernement syrien se dit prêt à accorder aux médias des mandats de 10 jours renouvelables.

MORT DU JOURNALISTE FRANÇAIS

44 — La ville de Homs a été le témoin de l’assassinat d’un journaliste français travaillant pour France 2, et de la blessure d’un journaliste de nationalité belge. Sur ces deux cas, le gouvernement et l’opposition ont échangé les accusations sur la responsabilité de chacun dans ces  incidents et ils ont publié, chacun, des déclarations condamnant la partie adverse. Le gouvernement syrien a constitué une commission gouvernementale d’enquête sur l’incident pour déterminer ses causes. Il faudrait noter que les rapports de la Mission de la Ligue arabe à Homs indiquent que le journaliste français a été tué à la suite des tirs de mortier par l’opposition.


Pour lire l'intégral ICI
Source:  ITRI: Institut Tunisien des relations internationales

À propos de la révolution syrienne (vidéo)

La « révolution syrienne » ne fait plus rêver les Occidentaux

L’unanimité de la presse occidentale et du Golfe qui a prévalu durant les dix derniers mois est en train de se fissurer. Si de grands journaux présentent l’opération de l’armée syrienne visant à libérer les villes occupées par la Légion wahhabite comme une forme de répression politique à l’encontre de civils désarmés, d’autres médias multiplient les signaux d’alerte : les photos de civils manifestant contre le président el-Assad ont laissé la place à des images d’hommes en armes cagoulés, tandis que des reportages font état d’exactions multiples à caractère confessionnel ou mafieux, et non de contestation politique.

Les médias occidentaux et du Golfe reflètent toujours la position de leurs gouvernements, mais sans chaleur : l’image romantique de la « révolution syrienne » a disparu. Le seul argument qui reste pour convaincre les lecteurs est de présenter les « rebelles » comme des « insurgés », de faire croire qu’ils sont tous des soldats syriens déserteurs et non majoritairement des mercenaires étrangers de la Légion wahhabite, souvent recrutés dans la mouvance Al-Qaida.

Tous les commentateurs attendent la prochaine séance du Conseil de sécurité au cours de laquelle devraient être présentées les propositions de la Ligue arabe et de la Russie.

Source Voltaire



Moscou a annoncé lundi (aujourd'hui) avoir proposé aux autorités syriennes et à l'opposition de se retrouver pour des pourparlers en Russie, Damas ayant déjà répondu positivement.
 (Nouvel Observateur )

dimanche 29 janvier 2012

À propos des élections et de la démocratie (vidéo)

Voici le propos qu'a tenu un de nos dirigeants Tommy Douglas en 1944 au Canada.

Tommy DOUGLAS — Thomas Clement (Tommy) Douglas (né le 20 octobre 1904 à Falkirk (Écosse) et décédé le 24 février 1986 au Canada) est un ancien premier ministre de la Saskatchewan (1944-1961). Il a dirigé le premier gouvernement socialiste en Amérique du Nord, et il a été le premier chef fédéral du Nouveau Parti démocratique (NPD.

Un petit rappel historique... pour ceux qui ont oublié. Écoutez attentivement

Libye, Le delirium tremens et l’hypocrisie crasse des ONG humanitaires

Par Allain Jules
Dans un silence de monastère, les Obama, Sarkozy ou Cameron, les bourreaux du peuple libyen, ne commentent plus les évènements macabres qu’ils ont mis en place en Jamahiriya arabe libyenne. Le sahel est devenu une poudrière. La torture s’est généralisée avec la chasse aux sorcières instituée par les renégats du CNT. Dans ce vacarme infernal, comme par enchantement, Amnesty International fait un bilan tragique et Médecins sans frontières font ses bagages. Mais, où étaient ces Organisations non gouvernementales (ONG) au moment de l’agression de l’OTAN?

Qu’il est facile d’imputer la barbarie aux pauvres Libyens qui ne sont pas non plus exempts de tout reproche! Or, la vraie s’est déroulée avec l’entremise de l’OTAN. En ce temps-là, personne n’entendait ces ONG hypocrites, bourreaux des Libyens au même titre que les puissances occidentales et leurs alliés du golfe. Ce silence complice montre le cynisme abyssal de ces gens qui n’ont cessé de faire des éloges sur la fameuse démocratie naissante qui hélas, est fait d’exactions, de tortures, d’exécutions sommaires, extrajudiciaires et des arrestations arbitraires .

Le CNT a par ailleurs adopté la loi électorale très inspirée des Frères musulmans. Une loi scélérate, très démocratique en fait. Ainsi, les personnes ayant occupé des postes de responsabilité dans les Comités révolutionnaires, de l’ancien régime de Mouammar Kadhafi, et de ses organes de sécurité, ne peuvent pas se porter candidats. Dans quel pays peut-on accepter une démocratie d’exclusion ? Seulement en Afrique bien sûr, et en Libye en particulier, sans que personne ne trouve rien à redire. N’est-ce pas un aveu de faiblesse prouvant que le CNT ne règne que par la terreur en instituant des citoyens de seconde zone ?

Quant aux champions de la démocratie, leur but est atteint. Les dirigeants occidentaux qui n’avaient qu’en ligne de mire l’assassinat du frère guide Mouammar Kadhafi, l’empêcheur de tourner en rond pour la guerre de prédation menée contre son pays, ils se servent sur le dos des Libyens, volant leur pétrole et leur gaz en toute impunité. Vous avez dit guerre humanitaire? Ce conflit préfabriqué fait que, ces monstres se lèchent les babines, se délectant à souhait, tout en se taisant honteusement. Après avoir installé une société où l’impunité abyssale fait force de loi, avec la complicité des ONG, que vaut la vie d’un Libyen? Rien.


samedi 28 janvier 2012

Syrie, un témoignage pathétique

VOICI UN TÉMOIGNAGE À PROPOS DES MASSACRES EN SYRIE... JE CROIRAIS ASSISTER À UNE PIÈCE DE THÉÂTRE GREC... C'EST PATHÉTIQUE. JE ME CROIRAIS EN PLEIN DÉLIRE D'UN ÉVANGÉLISTE AMÉRICAIN... AU QUÉBEC NOUS AVONS NOTRE ÉRIC DUHAIME ET LA FRANCE SEMBLE AVOIR SON SOSIE...

EN PASSANT LE JOURNALISTE FRANÇAIS A ÉTÉ TUÉ PAR LES FORCES DE L'OPPOSITION SYRIENNE... LE PEUPLE SYRIEN EST LE SEUL MAÎTRE DE SA DESTINÉE. NE REPRODUISONS PAS UNE NOUVELLE LIBYE.


Nous parlons des droits de l’homme… et je pense... par MEMORIALCAEN

SOUVENEZ-VOUS DE CETTE HISTOIRE EN 1990




media mensonge guerre d'irak 1990 par simba_the_cat

DES TEXTES APPRIS PAR COEUR

Tunisie, le Canada veut garder une partie des avoirs du clan Ben Ali (vidéo)

La journaliste Anne Panasuk
Radio-Canada a appris que le gouvernement canadien cherche à garder une partie des biens que le clan de l'ex-président déchu de la Tunisie possède au pays.

L'idée de partager ces biens révolte la diaspora tunisienne d'ici. Sonia Djelidi, du collectif Tunisien au Canada, est indignée. « On parle de butin, de quel butin on parle? Qu'est-ce qui reste? Le gouvernement canadien a pris tellement de temps pour geler les biens que le clan a pu dilapider tous ses avoirs ici », dit-elle.

Selon nos sources, le Canada réclamerait jusqu'à la moitié des biens confisqués. Plus tôt cette semaine, le Canada a participé à une réunion en Suisse sur la restitution des biens des dictateurs arabes. L'avocat engagé par le gouvernement tunisien pour récupérer la fortune du clan Ben Ali y était.

« Je trouve ça assez choquant. Ça ne se partage pas comme ça et ça ne se partagera pas comme ça », nous a déclaré l'avocat du gouvernement tunisien Enrico Monfrini, joint au téléphone.

« C'est de l'argent mal acquis, volé, par un groupe mafieux. Et là, le Canada va partager de l'argent volé? C'est ce qui nous scandalise », explique Sonia Djelidi.

Le ministère des Affaires étrangères (John Baird, ce n’est pas nouveau de sa part, il soutient des renégats en Libye)) n'a pas voulu commenter nos informations. Il souligne qu'il faudra s'entendre avec la Tunisie sur cette question du partage.

Voir le reportage d'Anne Panasuk ci-dessous



Source Radio Canada

Libye les rebelles libyens sont des racistes (vidéo)

Coeur sensible, s'abstenir.. Cette vidéo montre les rebelles libyens qui s'en prennent aux noirs à l'hôpital de Benghazi... Cette guerre soutenue par les impérialistes dont notre cher gouvernement Harper montre le vrai visage de ce conflit... Rien à voir avec une révolution...

Sans oublier tous les autres crimes qui ne seront jamais punis. C'est ce genre de révolutionnaire que notre cher French Canadian Charles Bouchard commandant des opérations en Libye a soutenu et que notre gouvernement Harper a félicité... Ah! qu'elle est belle notre démocratie! 

vendredi 27 janvier 2012

Obama et son double discours (vidéo)

Un petit rappel historique

Rachel Maddow, célèbre journaliste américaine et présentatrice du Rachel Maddow Show sur MSNBC, explique le concept de « détention prolongée » souhaité par Barack Obama. Rappelons que le soir du réveillon du Nouvel An, Barack Obama a signé la loi du National Defense Authorization Act (NDAA), une loi qui donne le droit au Pentagone de kidnapper à la fois des étrangers et des citoyens américains, de les détenir de manière indéfinie, de les interroger, de les torturer et même de les tuer. Les victimes n’ont seulement besoin que d’être « associées » avec ceux qui sont en guerre contre les États-Unis. Il n’y aura aucune protection légale, aucun procès, aucune représentation légale. Ceci est la première législation qui abolit l’Habeas Corpus (le droit a une procédure judiciaire légale) et réfute de facto les droits civiques de 1789.


Obama et la loi sur la détention prolongée (loi... par ReOpen911

Vous connaissez la suite... assassinat de Ben Laden... et sa disparition en mer !?... Guantanamo

Grèce, retour sur la crise et les flics du capital à l'oeuvre (vidéos)

CURIEUSEMENT LES MANIFESTANTS NE DEMANDENT PAS L'AIDE DE L'OTAN ET DE L'ONU

Incrimination d’un manifestant par la police grecque
La vidéo que vous allez voir a été prise par un cinéaste qui était présent à la manifestation du 29/6/2011 à Athènes. Le cinéaste confirme qu’aucun montage n’a pas été fait.

Regardez bien au début de la vidéo (première flèche et deuxième flèche) le manifestant qui est sur ses genoux et juste derrière lui, vous pouvez voir son sac à dos noir et un sac en plastique rose.

Ensuite, un homme de la force policière Delta, ramasse le sac à dos du jeune homme.

Un autre policier rapproche et apporte deux bouteilles de bière. Encore une bouteille arrive par un autre membre de la force motorisée de la police grecque.

Puis, vous voyez que toutes les bouteilles sont regroupées pendant que le manifestant est immobilisé avec des menottes par terre.

Enfin, les forces policières ramènent son sac à dos et mettent les bouteilles dedans, dans le but d’accuser — incriminé plutôt — le manifestant en question de possession d’armes (cocktail Molotov).




Manifestations violemment attaquées par la police pendant le vote du nouveau plan d’austérité en Grèce 28-29 juin 2011



Les MAT (CRS) jettent des pierres aux manifestants suite aux ordres de leur chef!





Les MAT attaquent l’entrée du métro, créant un mouvement de foule, risquant de s’avérer dangereux . Ils n’hésitent pas à jeter des lacrymo dans le métro (1:32)



Même attaque et réponse des manifestants



PLUSIEURS AUTRES VIDÉOS DISPONIBLES ICI

Le Qatar et le rapport des experts sur la Syrie

La présidence de la Ligue arabe cherche à étouffer le rapport de ses experts

Depuis le début des événements qui endeuillent la Syrie, deux versions des faits s’opposent : pour les Occidentaux et leurs alliés du Golfe, le régime réprime dans le sang une révolution populaire, tandis que pour la Syrie et ses alliés du BRICS, le pays est attaqué par des groupes armés venus de l’extérieur.

Pour faire toute la lumière sur ces événements, la Ligue arabe a créé une Mission d’observation composée par des personnalités nommées par chaque État membre (sauf le Liban qui n’a pas souhaité participer). Cette diversité des experts garantit l’impossibilité de manipuler le résultat, leur nombre (plus de 160) et la durée de leur mission (1 mois) permettent de dresser le tableau bien plus large que tous ceux dont on disposait précédemment. À ce jour, aucun organisme tiers ne peut prétendre avoir conduit une enquête aussi vaste et aussi rigoureuse, et par conséquent ne peut prétendre mieux connaître la situation en Syrie.

Le Comité ministériel de la Ligue Arabe, chargée du suivi du Plan arabe et composée de 5 États sur les 22 membres de la Ligue (Algérie, Égypte, Oman, Qatar, Soudan) a validé le rapport de la mission par 4 voix contre 1 (celle du Qatar) et a décidé de prolonger d’un mois la mission des observateurs.

Le problème c’est que le rapport confirme la version du gouvernement syrien et infirme celle des Occidentaux et des monarchies du Golfe. Notamment, il atteste qu’il n’y a pas eu de répression létale de manifestations pacifiques et que tous les engagements pris par Damas ont été scrupuleusement respectés. Il valide aussi le fait capital que le pays est déstabilisé par des groupes armés, responsables de centaines de morts parmi les civils syriens et de plusieurs milliers dans les rangs de l’armée, ainsi que plusieurs centaines d’actes de terrorisme et de sabotage.

C’est la raison pour laquelle le Qatar cherche désormais à empêcher la diffusion du rapport par tous les moyens. En effet, celui-ci se révèle être une véritable bombe pouvant se retourner contre lui et son dispositif de communication.

Le Qatar exerce actuellement la présidence de la Ligue; non pas que son tour soit venu pour cela, mais parce qu’il a acheté à l’Autorité palestinienne son propre tour de présidence.

La présidence de la Ligue a donc décidé de ne pas diffuser le rapport de la Mission d’observation, de ne pas le traduire, et même de ne pas placer la version originale arabe sur son site internet.

Le risque pour l’Émirat wahhabite est énorme. Si par malheur le public occidental avait accès au rapport, c’est bien au Qatar et à ses relais qu’il risquerait de demander des comptes en matière de démocratie et d’implication dans le massacre de populations.


jeudi 26 janvier 2012

Banksters à l'oeuvre (vidéo)

On dit qu'une image vaut mille mots
Après sa victoire dans la guerre du Golfe (1991), Washington a parlé d'édifier un « nouvel ordre mondial » façonné à son image. Avec des accents prophétiques, le président George Bush déclara alors : « Les États-Unis sont appelés à conduire le monde hors des ténèbres et du chaos de la dictature vers la promesse de jours meilleurs. »

 

Des vérités sur la Syrie

Par Jeremy Salt* (revue de presse : Palestine Chronicle – extraits - 13/1/12)


Dans son discours à l’Université de Damas, la semaine dernière, Bashar Al-Assad a évoqué un complot contre la Syrie. Vous pouvez chercher un autre mot, et bien sûr il y en a un. Les fantassins de cette campagne pour abattre le gouvernement syrien sont des hommes armés qui s’appellent l’Armée Libre de Syrie et des gangs en armes, ramassés au hasard. Aucun de ces groupes ne pourrait poursuivre les violences constatées sans un soutien extérieur. À moins d’une intervention armée directe, ils ne peuvent pas renverser le régime syrien. Ce qu’ils peuvent faire, c’est continuer de tuer et de déstabiliser en espérant qu’il s’effondrera.

Seul point d'accord : détruire le régime baasiste

Leurs parrains sont les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Frères musulmans, le Conseil National syrien, un assortiment d’« exilés », certains très étroitement liés au Foreign Office britannique et au Département d’État, et aux salafistes de la région. Les réformes ne sont pas l’enjeu et même si leurs agendas divergent, ils convergent tous sur un point : leur volonté de détruire le régime baasiste. Pour les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne – « l’Occident » - l’objectif est de se débarrasser d’un gouvernement et d’un parti politique qui se sont mis sur leur chemin, depuis trop longtemps.

Pour l’Arabie Saoudite,  il s’agit de confronter l’Iran et de contenir l’expansion du chiisme dans la région. Pour les Frères musulmans, la répression de leur mouvement par Hafez al- Assad en 1982 doit être vengée par la mise à bas d’un gouvernement séculier et l’installation, en remplacement, d’une domination fondée sur la charia. Pour les salafistes et les Frères, la question est aussi de détruire les alaouites comme force socio-politique en Syrie.

Les États-Unis tout comme l’Arabie saoudite considèrent l’Iran, la Syrie et le Hezbollah comme les facettes d’un même problème. L’Arabie saoudite voit en l’Iran la « tête du serpent » et cherchait, dans les dernières années de l’administration Bush, à ce qu’il soit attaqué, mais une guerre ouverte, levant le voile sur la guerre souterraine qui se déroule déjà, aurait été catastrophique pour les pays y prenant part. (…)

Depuis le début de l’année, la carte géopolitique de la région a été dramatiquement redessinée. Les partis islamistes sont au gouvernement, ou en feront partie, que ce soit au Maroc, en Tunisie et en Égypte. Ils obtiendront de bons résultats en Libye lors des  prochaines élections. Ce que les partis politiques disent en tant qu’opposants et ce qu’ils accomplissent une fois au pouvoir sont généralement deux choses différentes et les partis islamistes ne font pas exception. Sur la question épineuse des relations avec Israël, Rachid Ghanouchi, le chef du parti Ennahda, a eu des entretiens discrets avec les Israéliens à Washington et il a indiqué que la Palestine ne serait pas une question prioritaire pour le nouveau gouvernement tunisien. (…)

L’Occident est à l’affût d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient

Conseil National Syrien
Dans ce paysage politique en constant changement, la Syrie est un État qui tient. Il résiste aux États unis et Israël d’une part, et aux islamistes/salafistes de l’autre. L’opposition pacifique a, depuis longtemps, été balayée par la violence, avec l’armée se battant contre « des déserteurs » et des gangs armés dont la création, selon les médias, est l’œuvre du gouvernement. La presse doit toujours interviewer les familles des milliers de soldats et de civils qui sont tombés sous les balles de ces « déserteurs » et autres bandes armées pour savoir ce qu’ils pensent des événements dans leur pays. Ne se fondant que sur les accusations non vérifiées d’« activistes » et de sources suspectes, elle a joué un rôle critique dans la propagation de nouvelles fausses. La semaine dernière, The Guardian a touché le fond en publiant une accusation fournie par un « activiste » basé à Londres accusant les forces de sécurité  syriennes d’enfourner des détenus dans des containers qu’il jetait ensuite à la mer… Aucune preuve n’a été apportée, mais cela donne un exemple de la manière dont The Guardian a informé ses lecteurs de bout en bout. Quand Damas a été victime d’un attentat à la bombe, le Guardian et la BBC ont entonné l’accusation que ces attentats étaient, selon les opposants, le fait du gouvernement. Aucune preuve n’a été donnée à l’appui alors même que les Syriens étaient encore en train de laver le sang des rues et de ramasser les débris des corps de ceux qui avaient été tués. Quand la Ligue arabe a émis une déclaration provisoire sur la mission de ses émissaires en Syrie dans laquelle elle demandait au gouvernement syrien et aux bandes armées de faire cesser la violence, la BBC sur sa page web tronquait l’appel pour ne le concentrer que sur l’appel destiné au gouvernement.

L’Occident est à l’affût d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient, car telle est l’essence de la campagne contre la Syrie. L’Iran reçoit des provocations tous les jours de sorte qu’un scientifique nucléaire iranien a été assassiné dans l’espoir que l’Iran réagirait et enclencherait la nouvelle intervention militaire qu’en Israël et aux États-Unis beaucoup souhaitent.

Il ne fait aucun doute que la Syrie doit procéder à des réformes, mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas ce qui motive les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne et le Qatar. Ceux qui le pensent font un doux rêve. Chaque information provenant des activistes aussi énormes soit-elle, à une audience respectueuse des médias, correspondant à leurs attentes? La fin de la violence n’est pas au programme de ces protagonistes. Ils veulent qu’elle continue jusqu’à la chute du gouvernement syrien et ils en ont les moyens, presque indéfinis. S’ils plongent et provoquent une attaque ouverte contre la Syrie ou l’Iran, ils enclencheront une guerre régionale et, de l’avis de certains, une guerre générale. Dans leurs costumes gris et leurs cravates pastel, ces gens sont fous comme l’étaient les nazis en chemises brunes.

Traduction : Xavière Jardez — Titre et sous-titres : AFI-Flash
Texte intégral : Truth About Syria: Crazy Men In Grey Suits
* Jeremy Salt enseigne l’histoire à l’Université de Bilkent à Ankara, au Département du Moyen-Orient moderne à la Faculté de Science Politique. Il collabore au site Palestinechronicle.com

Source France Irak le blog de Gilles Munier

Syrie à propos de la répression

Syrie – Bashar al-Assad et la réponse appropriée face au terrorisme à Hama
Par Allain Jules

Qui peut encore douter un seul instant du complot ourdi par l’Occident et les pays du Golfe contre la Syrie? Comment la France ou les États-Unis combattent-ils ce qu’ils considèrent comme des terroristes, notamment au Pakistan et en Afghanistan? N’est-ce pas par la répression à outrance avec traque et tuerie à haute échelle? Pourquoi a-t-on tenté de mettre fin aux agissements des taliban? De Ben Laden?

On entend des cris d’orfraie quand l’armée syrienne lance une vaste offensive contre Hama pour faire plier les groupes armés qui avaient revendiqué la prise de cette ville. Certains médias se font complices en tentant de dire que c’est pour mater une révolution populaire. Laquelle? Les mêmes se taisent lorsque les indignés à mains nues de Wall Street sont réprimés. Mais dans quel monde vivons-nous?

Les Européens passent leur temps à adopter de nouvelles sanctions contre Damas, sans toutefois condamner la barbarie des terroristes qui passent leur temps à assassiner. Est tombé sous leurs balles, le journaliste français Gilles Jacquier ou encore le prêtre syrien Bassilius Nassar. Le plan de sortie de crise proposée par la Ligue arabe, grande arnaque, ne va que dans le sens des Européens, le départ de Bashar al-Assad. Or, c’est aux Syriens de le demander. Quid de leur avis?

Une solution pacifique passe en premier par le désarmement des milices illégitimes et non par la démission de Bashar al-Assad voulue par les terroristes soutenus par l’Occident et les pays du Golfe. L’Occident se plaint du fait que la Russie et la Chine refusent d’avaliser leur attitude guerrière contre la Syrie. Comment en serait-il autrement, lorsqu’on sait la trituration et la violation de fait des résolutions onusiennes sur la Libye qu’ils sont devenus : tuer Kadhafi?

Oui, Bashar al-Assad a la réponse appropriée au terrorisme à Hama en y déployant ses chars. Non pour détruire la vile comme veut le faire croire le soi-disant Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) depuis… Londres. Quelle ironie et quel foutage de gueule!  Posez-vous juste une question et tentez d’y répondre. Que feraient le président Barack  Obama si, la ville de Los Angeles était infestée de terroristes comme à Hama?

Ces gens nous prennent pour des cons!



 


Les guerres impérialistes sont toujours à l'ordre du jour (vidéo)

POUR LES TENANTS DES GUERRES HUMANITAIRES.... l'IMPÉRIALISME EST TOUJOURS LÀ. Après la Libye, les requins envisagent la Syrie... que le peuple syrien soit le seul maître de son destin... et l'Iran!

Au nom de la démocratie, les impérialistes et leurs traitres accompagnés de leurs valets bombardent les peuples... au nom du nouveau principe de l'ingérence humanitaire.

Le Nouvel Ordre Mondial se construit lentement avec l'aide des opportunistes de tout acabit.

OREILLE SENSIBLE S'ABSTENIR....






mercredi 25 janvier 2012

Syrie qui fait sauter les maisons à Homs (vidéo)

SYRIE : Qui s'amusent à faire exploser les maisons des gens qui soutiennent le gouvernement syrien ?

Lettre ouverte au déshonorable Ban Ki-Moon

par Hassan Hamade *

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s’est rendu au Liban pour préparer une éventuelle action de l’OTAN contre la Syrie. Trop occupé à conspirer contre la paix qu’il devrait défendre, il en a oublié de s’enquérir des violations quotidiennes de la souveraineté libanaise par Israël. Dans une lettre ouverte publiée par la presse libanaise, le penseur arabe Hassan Hamade interpelle M. Ban et son représentant M. Rød-Larsen pour rappeler que loin d’incarner des principes, ils sont des voyous convaincus de corruption.

Monsieur le secrétaire général,

En écoutant votre discours, à Beyrouth, sur l’absolue nécessité de procéder à des réformes, « car la flamme de la liberté allumée en Tunisie ne s’éteindra plus », j’ai tout de suite eu une pensée pour une personnalité suédoise, célèbre par son intégrité, sa transparence, et sa crédibilité en matière de reforme. Je veux parler de madame Inga-Britt Ahlenius, qui fut secrétaire générale adjointe de L’ONU, responsable du United Nations Office of Internal Oversight Services (OIOS), le bureau chargé de veiller au bon fonctionnement des services de ce « gros machin, » notamment dans le domaine des finances, et qui a servi sous votre autorité.

Vous n’êtes pas sans savoir, M. le secrétaire général, que Madame Ahlenius, dont l’itinéraire professionnel a toujours été irréprochable, que ce soit en Suède ou dans l’appareil administratif de l’ONU, a rédigé un rapport d’une cinquantaine de pages sur l’état des lieux de l’organisation dans le domaine des finances, et sur l’usage des fonds publics dans les budgets des différents services.

Ce rapport vous montre du doigt en tant que principal responsable des exactions financières, commises surtout dans votre service, vous tient pour responsable du manque de transparence, et va jusqu’à s’adresser à vous en disant : « Monsieur, votre action est sans précèdent (…) elle mérite plus qu’une condamnation »

Habilitée, de par sa fonction, à diriger la guerre contre la corruption au sein de l’ONU, et à surveiller le bon fonctionnement des services, Madame Ahlenius écrit avoir la certitude de votre implication dans le désordre financier qui submerge votre administration, où la transparence fait complètement défaut : « Votre action – dit-elle – a manqué de transparence et ne respecte pas les règles de l’audit » elle finit par déclarer : « Je suis désolée de dire que le secrétariat général entre dans une phase de déliquescence, s’effondre complètement et je dirais même qu’il ne pourra plus être secouru ».

Face à ce rapport, vous avez observé un mutisme total, mais tout en l’ignorant complètement, vous avez cependant ordonné son retrait du site web officiel des Nations Unies dans les 48 heures qui ont suivi sa mise en ligne [Le Réseau Voltaire a retrouvé ce document pour vous. Il est téléchargeable au bas de cette page].

Si l’on a eu écho de ce rapport, c’est en fait grâce a une poignée de journalistes qui l’ont aperçu, sans pour autant l’accompagner d’une campagne médiatique, et sans même vous interroger à son sujet, de crainte peut-être, de déclencher un processus qui pourrait ouvrir le dossier de la corruption généralisée qui sévit au sein de votre administration au détriment des intérêts des peuples du monde.

Souvenez-vous, Monsieur le Secrétaire général, que Madame Ahlenius, juste après son retour dans son pays natal, et suite à la publication de ce rapport en août 2010, qui a couronné son mandat de 5 ans, vous a consacré un livre qu’elle a publié en commun avec le journaliste suédois Nialas Ekdal.

Dans cet ouvrage intitulé M. Hasard, la détérioration de l’ONU sous la direction de Ban Ki-moon [1], les auteurs ont détaillé une multitude de vos exactions, qui privent désormais l’ONU du minimum vital de crédibilité.

Ils vous y qualifient d’incompétent et de corrompu, jetant ainsi le discrédit sur toute votre action professionnelle.

Monsieur le secrétaire général,

Ce livre, tout comme le rapport, a eu sa part d’attaques silencieuses, contribuant à l’étouffer complètement sur le plan médiatique. Vous n’êtes pas sans connaitre les forces occultes qui mènent le combat contre la vérité défendue par madame Ahlenius? Ce sont celles-là même qui vous protègent, Monsieur le Secrétaire général.

Comment osez-vous parler de réformes, vous qui êtes un voleur?

Vous n’avez peut-être pas l’habitude d’entendre des critiques aussi directes, aussi vives, aussi vraies, mais il faut vous y habituer. Du point de vue de la morale, vous n’êtes aucunement habilité à donner des leçons de réforme à quiconque. Il serait intéressant de profiter de votre évocation des réformes pour exiger que cela soit appliqué, en premier, à l’ONU. Le premier pas dans ce sens exige que vous soyez interrogé par une commission d’enquête, laquelle pourrait vous traduire devant un tribunal compétent. Le monde a besoin d’un Nuremberg pour juger les crimes de corruption et le pillage des biens des peuples. Qu’en pensez-vous?

Les biens publics dont vous avez fait illégalement usage, selon Madame Ahlenius, appartiennent aux peuples du monde, dont les gouvernements financent votre organisation et payent vos salaires, à vous ainsi qu’à tout le personnel de l’ONU.

Il serait intéressant de noter, en passant, que les gouvernements qui prétendent constituer un bloc de refus contre la mainmise des États-Unis sur les rouages de l’ONU, et qui vous accusent d’agir à la solde de Washington évitent de réclamer la formation d’une commission d’enquête sur les accusations portées contre votre personne par Madame Ahlenius! Et voilà que les rôles se trouvent inversés et que maintenant c’est vous qui leur prodiguez des leçons sures les reforme!

Monsieur le secrétaire général,

Quelques heures avant votre arrivée à Beyrouth vous nous avez promis de nommer un nouveau procureur général au Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), à la place du juge démissionnaire Daniel Bellemarre.

Dites-nous donc, quelle serait la nature de juges qui seraient nommés par une personne aussi controversée que vous? Peut-on s’attendre à une justice de la part de juges qui accepteraient d’être nommés par une personne prise la main dans le sac par son propre secrétaire général adjoint?

Est-ce cela « le plus haut degré de professionnalisme et de transparence » promis par feu le président Antonio Cassese?

Monsieur le secrétaire général,

Au nom de quelle sagesse vous êtes vous tû, face aux accusations formulées par Madame Ahlenius? Est-ce parce que vous qualifiez de « crime d’honneur » ou « crime politique » le fait de dissiper l’argent d’autrui?

Ou bien est-ce par crainte de voir ce dossier ouvert au vu et au su du monde entier?

Pour un printemps onusien

Imaginons les choses à l’envers, et qu’un certain nombre de pays exigent la formation d’une commission d’enquête et que des preuves de votre implication soient confirmées ainsi que celle d’autres dirigeants des Nations Unies.

Ne serions-nous pas au seuil d’une période qui justifierait l’appellation « printemps des Nations Unies »?

Terje Rød-Larsen le faussaire

Monsieur,
Il semble que votre loyauté envers vos protecteurs s’est manifestée par la présence à vos côtés à Beyrouth, de votre coordinateur au Liban, Monsieur Terje Rød-Larsen.

Ce dernier refuse de reconnaître qu’Israël, qu’il considère comme sa seconde patrie, a accumulé plus de 10 000 violations flagrantes des résolutions pertinentes de votre ONU, en la défiant au vu et au su du monde entier.

Monsieur Rød-Larsen se contente de parler « d’incursions » et non « d’actes de guerre d’agression ». La différence entre les deux est énorme, car, selon la sentence du jugement de Nuremberg, la guerre d’agression représente « le crime international suprême » et expose de ce fait ses auteurs à des poursuites pour crime de guerre devant la justice internationale.

Peut-être ignorez-vous cette différence entre « incursion » et « actes de guerre d’agression », à l’instar du gouvernement libanais et de la délégation permanente du Liban à l’ONU?

Votre coordinateur au Liban, Monsieur Rød-Larsen ne l’ignore certainement pas. Il occulte cette réalité pour éviter toute référence au crime international suprême, ce qui aurait pour conséquence la poursuite des dirigeants israéliens pour crime de guerre, sans même tenir compte du facteur de récidive, qui aggrave la responsabilité criminelle, d’autant plus que le nombre de ces « actes de guerre d’agression » a battu tous les records dans les annales des guerres et des conflits.

Je me contenterai de cela, Monsieur le Secrétaire général, en m’excusant de ne pas terminer ma lettre par la présentation de mes respects et de ma considération, dans l’attente des résultats d’une véritable enquête sur les contenus du rapport et de l’ouvrage rédigés par Madame Inga-Britt Ahlenius, à qui je demande d’agréer ma très haute considération et mon profond respect.

Hassan Hamade
Source
As-Safir (Liban)
Quotidien de référence libanais


Rapport de fin de mission, par Inga-Britt Ahlenius (Document original en anglais)
(PDF - 597.9 ko)

Source Voltaire

* Penseur et polémiste libanais. Membre du Conseil national de l’audiovisuel du Liban. Depuis une quinzaine d’années, il commente chaque semaine l’actualité politique sur la chaîne de télévision satellitaire NourTV. Son émission, Le Monde brûle, rassemble en moyenne 40 millions de téléspectateurs.

par Niklas Ekdal et Inga-Britt Ahlenius, Stockholm 2011. ISBN 978-91-7337-271-8

L'ONU et ses Résolutions

VOILÀ CE QUE NOS HUMANISTES ET DÉFENSEURS DE LA DÉMOCRATIE FONT AVEC LES RÉSOLUTIONS DE L'ONU 


                                                         Ma Caricature du Jour

mardi 24 janvier 2012

Moyen-Orient, Leçon pour les nuls (vidéo)


Moyen-Orient : Pivot Géopolitique par Yurlungur

Comment les médias poussent le monde à la guerre (vidéo)

Alors que le ton monte dans le détroit d'Ormuz entre les gouvernements AMÉRICAIN et iranien, et que la Chine et la Russie dénoncent l'ingérence de Washington dans leur politique intérieure, la tension est à son comble dans le monde. Loin d'être des observateurs impartiaux de ces développements, les médias alimentent ces tensions et préparent le public à une confrontation militaire. Avec l'essor des médias en ligne qui supplantent les anciens supports dans la présentation des problèmes mondiaux, nous découvrons comment les médias poussent le public à la guerre.

Documentaire intéressant sur le rôle et les techniques subversives employées par les médias pour pousser les populations à accepter les différentes guerres « démocratiques ».

lundi 23 janvier 2012

Syrie, l'opposition parrainée par le Qatar, l'Arabie saoudite et les États-Unis en panne

L’Amérique et ses alliés font du surplace au Moyen-Orient
Une analyse de Pierre Khalaf
Les États-Unis et leurs alliés arabes ont reçu un camouflet dimanche, lorsque le Conseil ministériel de la Ligue arabe a ignoré la demande de déploiement de forces arabes en Syrie et a décidé de proroger d’un mois la mission des observateurs, au grand dam de l’Arabie saoudite et de l’opposition syrienne.

Riyad a ainsi décidé de retirer ses observateurs déployés en Syrie et le Conseil national syrien – sous influence turco-occidentale — a rejeté la décision de la Ligue.

Ces développements traduisent les réels rapports de force au Moyen-Orient que ni campagne médiatique ni intimidations verbales ne peuvent modifier. En effet, après le retrait de l’armée américaine d’Irak, l’Iran et la Syrie sont apparus comme les vainqueurs de la guerre des États-Unis. Bagdad n’a pas tardé à rejoindre l’axe de la Résistance.

Cette alliance se donne pour objectif de refouler l’influence d’Israël, de l’Arabie saoudite et de la Turquie, des leviers de la domination américaine au Moyen-Orient. Les amis de l’Iran, de l’Irak et de la Syrie sur la scène internationale (les Brics), entendent mettre un terme au monde unipolaire qui a été à l’origine ces deux dernières décennies d’une quinzaine de guerres dévastatrices menées au nom de la démocratie et des droits de l’homme.   Sur le terrain en Syrie, Damas, Alep et la plupart des grandes villes – à part Homs — mènent une vie normale, malgré le rationnement de l’électricité causé par les sabotages des infrastructures menés par les groupes armés, et les sanctions européennes. L’autosuffisance alimentaire, le commerce ainsi que le soutien économique de la Russie, de l’Irak et de l’Iran atténuent l’effet de la crise, permettant à l’économie syrienne de résister.

Sur le plan militaire, les zones d’instabilité se limitent à des poches rebelles réparties dans quatre provinces : Homs, Hama, Idlib et Deraa. Les dix autres provinces restent relativement stables. Le retard dans la reprise des quartiers rebelles de Baba Amr et Bab Sbah, à Homs, découle de la volonté des autorités syriennes de ne pas heurter les positions arabes, de ne pas embarrasser la Russie au Conseil de sécurité, et, surtout, d’éviter les erreurs du passé.

Conscient des véritables rapports à l’intérieur de la Syrie qui ne sont pas du tout en faveur de l’opposition, l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, a proposé l’envoi de troupes arabes en Syrie « pour arrêter l’effusion de sang », alors qu’il finance l’armement des groupes extrémistes et leur accorde des tribunes politiques et médiatiques. Mais sur le terrain, les pays arabes ainsi que le Conseil de sécurité ne disposent d'aucuns moyen pour forcer l’envoi de troupes arabes ou étrangères en Syrie.

A cet égard, le chef de la diplomatie russe a fixé le cadre dans lequel les puissances occidentales peuvent se mouvoir en espérant obtenir le soutien de Moscou. Au cours d’une conférence de presse à Moscou, Sergueï Lavrov a averti que la Russie était prête à user encore une fois de son droit de veto pour bloquer toute résolution dépassant les limites qu’elle a fixées pour gérer les dossiers syrien et iranien. « Nous ne soutiendrons aucune sanction contre Damas », a-t-il dit, ajoutant que tout État qui souhaite une intervention militaire en Syrie ne recevrait « aucun mandat du Conseil de sécurité de l’ONU ».

Si des États veulent « à tout prix recourir à la force, il est peu probable que nous puissions nous y opposer. Mais que cela reste à leur propre initiative et relève de leur conscience. Ils n’auront aucun mandat du Conseil de sécurité des Nations unies », a ajouté le ministre russe des Affaires étrangères.

Le Conseil national syrien (CNS), parrainé par l’Occident, la Turquie, et les pétromonarchies du Golfe, ne dispose d'aucunes stratégie, à part exiger une intervention militaire étrangère contre la Syrie, voire l’invasion du pays et l’établissement d’une zone d’une zone tampon protégée par une zone d’exclusion aérienne.

Les appels des Frères musulmans à l’invasion de la Syrie constituent un choix de guerre civile qui coupe la Syrie en deux camps irréconciliables et rallie actuellement la majorité silencieuse et les apolitiques au pouvoir. Dans ce contexte, on voit mal comment l’Occident et ses alliés régionaux pourront réaliser leurs objectifs en Syrie et ailleurs.

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf (*)
(*) Chercheur au Centre d’Études stratégiques Arabes et internationales de Beyrouth.