mercredi 29 février 2012

Libye, les rebelles saccagent un cimetière chrétien (vidéo)

Voici ce que font les rebelles libyens que nos gouvernements ont soutenus grâce aux bombardements de l'OTAN. Merci d'avoir soutenu ces mercenaires. Merci monsieur Bouchard responsable de l'OTAN de votre grande oeuvre humanitaire...

Nos médias ne vous en parleront pas... ils préfèrent semer la désinformation qui attise la haine et donne de l'emprise aux forces les plus primitives... de la bassesse humaine.




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Serait-ce une censure? ???

Syrie, la couverture médiatique est-elle biaisée? (vidéo)


La couverture est-elle biaisée ?
 Les médias du monde sont inondés avec des histoires et des images illustrant les résultats qui auraient été sanglants de la part de l'armée syrienne sur la ville de Homs. Certains ont comparé les affrontements au massacre de Falloujah, en Irak, qui a eu lieu il y a près de dix ans où on a vu les troupes américaines combattant aux côtés du gouvernement, contre les rebelles.

Pouvez-vous m'expliquer la différence? Les troupes américaines qui interviennent dans un pays étranger avec le gouvernement irakien fantoche contre les rebelles et le gouvernement légitime syrien qui intervient contre des rebelles de son pays soutenu par des monarchies du golfe allié des Américains... Où est la couleuvre?

Méditer sur la couverture de guerre... Chercher l'erreur !!!

Les Arabes et leurs révolutions, violentes et non violentes

par Badia Benjelloun


 La sollicitude de l’Occident pour les peuples arabes en demande de démocratie a des limites. Elles se dessinent déjà aux portes du Maroc, de ses palais et de ses folles nuits à Marrakech. Cinq étudiants marocains affiliés à la centrale syndicale de l’Union Marocaine des Étudiants Marocains ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions d’incarcération, demander la libération de tous les prisonniers politiques et pour que leur soit reconnue la qualité de prisonniers politiques.

L’un d’entre eux, Azzedine Eroussi arrêté le 1er décembre dans l’enceinte de la faculté de Taza (Nord-Est du Maroc) en grève de la faim depuis le 19 décembre 2011 est actuellement en danger de mort. Mohamed Ghloud, Mohamed Zghdid, Mohamed Fetal et Ibrahim Saidi, emprisonnés à Fes, l’ont rejoint dans sa protestation et entamé leur grève de la faim depuis le 23 janvier 2012. Ces jeunes gens étaient actifs dans le mouvement de contestation sociale né dans le sillage du soulèvement arabe connu désormais sous le nom de « mouvement du 20 février ». Sans avenir, la jeunesse marocaine est déjà prisonnière d’un système de castes gangrené par la corruption. Elle se heurte avec sa fougue et sa vitalité au mur infranchissable de la pénurie d’emplois, de l’inertie et du cynisme des politiques.

Manifestation hier à Rabat, la capitale du Maroc (Devoir)
Elle manifeste tous les jours. Le mouvement des diplômés chômeurs organise depuis une dizaine d’années des rassemblements pacifiques devant le siège du Parlement à Rabat, à l’occasion desquels ils subissent des bastonnades régulières et énergiques des agents de la Sécurité intérieure. Quelles perspectives lui laissent le pouvoir, l’immolation par le feu?

Ou alors risquer sa vie et la perdre souvent par noyade en Méditerranée quand elle cherche à émigrer.

Le projet surréaliste d’une ligne TGV entre Tanger et Casablanca, vrai scandale financier et écologique, inutile voire nuisible économiquement, coûteux et grevant une dette déjà lourde et combien odieuse, qui sera confié à des entreprises françaises n’est pas le moindre des amortisseurs aux prises de position occidentales vis-à-vis du régime marocain. Le Maroc a déjà eu un roi passionné par les trains électriques, mais miniatures cette fois, au début du siècle dernier. Moulay Abdelaziz, roi à l’âge de 16 ans en 1894, fut déposé par le peuple marocain en 1908 pour sa grande tolérance à l’ingérence de la France et sa propension à aggraver la dette souveraine pour ses dépenses personnelles.

Un autre prisonnier politique avait choisi de faire une grève de la faim qui a duré plus de 65 jours abordant le point extrême de résistance à la privation alimentaire sans que ne s’en soit ému le système occidental. Adnane Khadr, 34 ans, boulanger et père de trois enfants a été mis aux arrêts sur ordre de l’autorité militaire sioniste sans chef d’inculpation. Il avait rejoint les milliers de Palestiniens détenus administrativement pour six mois renouvelables sur simple décision d’un gradé militaire et jamais jugé.

Un mutisme pudique est impératif devant l’absence de droits des Palestiniens ghettoïsés dans les 224 enclaves de la Cisjordanie. L’entité sioniste enfreint pourtant de façon flagrante les Conventions de Genève régissant les obligations qui s’imposent à une puissance occupante. Elle déplace les prisonniers loin de leur site de résidence les rendant inaccessibles aux visites des leurs, elle les soumet à la torture physique et psychologique.

Elle incarcère, parmi des adultes, des mineurs pour des motifs aussi bénins que des jets de pierre. Près de 400 enfants palestiniens subissent dans les geôles sionistes des sévices, viols, privations sensorielles et de sommeil, cellules exiguës et glacées, maintien dans des positions douloureuses, menaces lors d’interrogatoires leur extorquant des aveux écrits dans une langue qui leur est étrangère.

Élever une question face à ces pratiques barbares peut valoir à son auteur la sanction infamante d’antisémitisme et la mise au ban. Moustapha Barghouti, l’homme de l’« Initiative Palestinienne » mouvement fondé pour concurrencer le népotique Fatah organe de l’OLP qui a renoncé à toute velléité de libération en échange de l’aide internationale versée à l’Autorité Palestinienne, a accueilli le geste du gréviste de la faim Adnane Khadr comme la percée réussie d’une résistance pacifiste à la « Gandhi ». (1)

Mustapha Barghouti avait reçu des mains de Bernard Kouchner à la veille de son éviction des Affaires étrangères de France la Légion d’honneur. Dès lors qu’il souscrit à une résistance soft, il peut jouir d’une tribune d’opinion sur le New York Times et être décoré par le plus sioniste des ministres français.

La doctrine de la lutte non violente développée par Gene Sharp (2), inspirateur des révolutions colorées en Europe de l’Est, a été professée depuis une chaire à l’université de Harvard. L’un de ses disciples, le milliardaire Peter Ackerman (3) a fondé l’International Center on Non-violent Conflit (4) en 1982, puis le Center for Applied NonViolent Action and Strategies (5). CANVA a formé à Belgrade nombre d’activistes égyptiens membres d’ONG qui ont participé au mouvement du 6 avril. Selon le journal Blomberg, Akerman passerait plus de temps à entraîner des dissidents à renverser des dictateurs qu’à s’occuper de son business.

À l’évidence, en Syrie, nous n’assistons pas à la mise en pratique de la théorie de la révolution non violente. Le traumatisme encore vivant de la démocratisation de l’Irak voisin, la survivance de quelques traces socialistes de l’État baathiste qui n’a pas ouvert toute son économie au tout marché néolibéral peut expliquer que le peuple syrien n’adhère pas totalement au renversement d’un régime qui lui garantit jusques-là la cohésion de sa société multiconfessionnelle et multiethnique.

Au contraire, il n’est question que d’armer officiellement et de plus en plus l’opposition syrienne. Radwan Ziadeh, porte-parole du Conseil National Syrien, mais préalablement directeur du Syrian Center for Political and Strategic Studies ( 6), réclame de la Communauté internationale qu’elle intervienne militairement pour luxer Bashr Al Assad de son trône. Il donne son point de vue sur le Fikra Forum, site qui émane du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) (7).

Ce think tank doté d’un budget de plus de 8 millions de dollars reçoit des donations de plus de 17 000 adhérents. Il avait été créé en 1976 pour mener une réflexion sur l’avenir de la coopération militaire entre les USA et Israël au lendemain de la guerre du Kippour. L’intégration en son sein de Richard Perle, Michael Ledeen et James Woolsey en a fait le fer de lance de la bataille des néoconservateurs pour aligner la politique étasunienne aux intérêts sionistes (8).

Le 17 février 2012, les abonnés de la liste courriel du JINSA ont reçu une invitation pour assister à une nouvelle conférence du syrien Farid Ghadry, co-fondateur en 2001 du parti de la Réforme syrienne. Comme ils l’ont fait avec Chalabi pour l’Irak, les acolytes néoconsionistes ont fabriqué Ghadry, un dissident bien sous tout rapport prêt à interpréter son rôle. Il a tenu une conférence le 7 septembre 2011 au siège du JINSA à Washington sur le thème « Rôle de la Syrie au Moyen-Orient, amie de l’Iran, hôte du Hamas et patron du Hezbollah ». (9)

Il avait été convié en 2007 à Prague par Sharansky, ancien ministre du gouvernement Sharon, pour une séance de travail menée sous l’égide de l’Adelson Institute for Strategics Studies. La conférence réunissait des officiels Israéliens, des néoconservateurs et des démocrates est Européens nouvellement installés au pouvoir. La liste des participants est éloquente (10), avec des servants aussi zélés que Vaclav Havel, Maria Aznar et Shelton Adelson.

Avec de tels compagnons de route, si Farif Ghadry et ses amis du CNS, Radwan Ziadeh et Burhan Ghallioun prenaient le pouvoir en Syrie, Israël s’étendrait au Nord au Liban et en Syrie sans coup férir.

Et les grévistes de la faim pourraient toujours continuer à mener leur résistance non violente.

Notes


mardi 28 février 2012

La plus grande fraude électorale de l'histoire du Canada (vidéo)

Affaire des appels trompeurs : sur la trace de Pierre Poutine,

Un des téléphones utilisés dans le stratagème des appels trompeurs à Guelph, en Ontario, appartenait à un dénommé Pierre Poutine, habitant sur la rue des Séparatistes, à Joliette, selon des documents de cour liés à une enquête menée par Élections Canada.

Le numéro de téléphone cellulaire a été activé le 30 avril dernier, soit deux jours avant le scrutin. Des appels ont ensuite été effectués de ce numéro vers RackNine, une centrale téléphonique privée d'Edmonton, embauchée par le Parti conservateur et au coeur de la controverse.

Selon l'enquêteur d'Élections Canada, Al Mathews, le nom Pierre Poutine est de toute évidence une fausse identité destinée à brouiller les pistes, utilisée par la personne qui est à l'origine des appels à Guelph.

Selon les documents de la cour, ce numéro a été utilisé pour appeler l'entreprise RackNine à deux reprises, soit le 30 avril et le premier mai, à la veille du jour du vote.

Les relevés téléphoniques feraient aussi état de 31 appels entre le bureau du candidat conservateur de Guelph, Marty Burke, et RackNine, entre le mois de mars et de mai 2011.

Il n'a toutefois pas été démontré que le Parti conservateur a demandé à RackNine, ou à une autre entreprise de faire ces appels. Tout au plus, ces relevés démontrent qu'il y a des liens et des appels entre des conservateurs et cette entreprise, dont les services sont légaux.

Quant à l'entreprise RackNine, elle a confirmé que quelqu'un a utilisé son service pour faire les appels trompeurs. Mais elle insiste qu'elle n'a rien fait de mal et qu'elle collabore pleinement à l'enquête d'Élections Canada et celle de la police.


Le gouvernement ridiculise la fraude électorale et se permet de faire des leçons de démocratie à d'autres pays? Est-ce que les médias pourrait dire aux gouvernements que les problèmes démocratiques ici devraient être pris plus en compte que les problèmes et les soi-disants problèmes démocratiques dans d'autres pays! Mais évidement quand on regarde les problèmes des autres on ne voit pas les nôtres!



Syrie : La caravane passe, les chiens aboient

par Pierre Khalaf


Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et les pays occidentaux en général ont offert au monde entier une bonne leçon de démocratie à l’occasion de la réunion des « Amis de la Syrie ». Organisée en Tunisie, cette rencontre a groupé une soixantaine de pays, d’organisations internationales et d’ONG, mais a été boycottée par la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, le Liban, les pays d’Amérique latine… une bonne moitié de l’humanité quoi!

C'est ainsi que la réunion a imposé le Conseil national syrien (CNS) comme seul représentant de l’opposition syrienne, premier pas avant pour l’imposer comme représentant légitime et unique de tout le peuple syrien. Plus besoin donc d’organiser des consultations populaires et des élections, le représentant du peuple syrien est connu et a été désigné par l’Occident et par les pétromonarchies du Golfe, qui non seulement n’ont jamais connu d’élections, mais ne disposent même pas de Constitutions au XXIème siècle.

Cette attitude anti-démocratique a poussé une grande partie de l’opposition, regroupée au sein du Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND) -dirigé par Hassan Abdel Azim et Haïtham Mannaa, et qui compte des personnalités indépendantes et des partis nationalistes arabes, kurdes, socialistes et marxistes —, à boycotter la réunion de Tunis, contestant la reconnaissance du Conseil national syrien.

Les TINAMIS de la Syrie
Le CCCD a également accusé la réunion de Tunis de vouloir « laisser la question de l’armement ouverte et ouvrir la voie à l’acceptation par la communauté internationale de l’idée d’une intervention militaire étrangère », en « contradiction claire et nette avec les intérêts du peuple syrien ».

Effectivement, la réunion de Tunis a posé les jalons pour une officialisation de l’armement de l’opposition, qui a commencé, en réalité, il y a près d’un an. Mais le rythme de l’ingérence dans les affaires syriennes a été jugé trop lent et insuffisant par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Séoud Al-Fayçal – il faut rappeler au passage que l’Arabie saoudite est le seul pays au monde où les femmes n’ont pas le droit de conduire —, qui s’est retiré de la réunion en signe de protestation.

Les TINAMIS de la Syrie, Clinton et Baird son ti-valet
La réunion de Tunis est en fait un échec de plus (pour les adversaires du président Bachar Al-Assad - NDA) dans la confrontation avec la Syrie.

Les divergences étaient claires aussi bien entre les pays participants qu’entre les différentes factions de l’opposition syrienne. Sans compter les manifestations organisées par le peuple tunisien pour dénoncer la tentative de détruire un des derniers bastions de l’arabité.

Pendant que l’Occident et les monarchies absolutistes du Golfe choisissaient à la place du peuple syrien son représentant, le gouvernement à Damas organisait, dimanche, un referendum sur la nouvelle Constitution. Le projet répond à presque toutes les revendications de l’opposition : abolition de l’article 8 qui impose le monopole du parti Baas sur le pouvoir, instauration du multipartisme et limitation les mandats présidentiels à deux seulement…

Comme l’avait annoncé dès le départ le président Bachar al-Assad, les réformes se poursuivront en parallèle à la lutte contre les groupes extrémistes armés qui tentent de détruire l’État syrien et de morceler la géographie du pays.

En Syrie : la France, alliée des passeurs clandestins

L’ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, a visité la région de Baalbeck, à l’est du Liban, la semaine dernière. La vérité est que le diplomate a transporté dans les voitures portant des plaques d’immatriculation de son ambassade une délégation militaire et sécuritaire française dans le Nord de la Békaa, près de la région frontalière limitrophe à la province syrienne de Homs. Dans cette zone, en territoire syrien, se trouvent des officiers et des experts militaires travaillant pour le compte des services de renseignements français, certains usurpant l’identité de journalistes, tous entrés illégalement en Syrie.

Denis Pietton s’est rendu à Baalbeck pour couvrir la mission de cette délégation qui visait à évacuer, par des voies de passage illégales, les morts et les blessés ainsi que d’autres membres de services de renseignement français pris au piège à Homs après l’effondrement des groupes extrémistes armés auprès desquels ils étaient détachés pour leur fournir une expertise dans les domaines des tactiques militaires et des techniques de guérilla urbaine.

Des rapports et des articles de presse occidentaux ont évoqué à plusieurs reprises ces derniers mois les interventions françaises directes en Syrie, en utilisant le Liban comme base de départ pour ces ingérences. De nombreux articles ont fait état d’officiers des renseignements français supervisant l’organisation et la structuration des groupes armés dans le Liban-Nord, en prévision à leur envoi en Syrie. Ces derniers mois, de véritables filières de passeurs clandestins ont été mises en place pour introduire en Syrie des ressortissants occidentaux, sous couvert de journalistes, mais qui sont souvent des agents de liaison ou des experts militaires.

Nous sommes donc devant un pays qui se considère comme une grande puissance et qui a recours aux contrebandiers et aux trafiquants sans foi ni loi pour introduire ses agents en Syrie, et qui tente de les faire sortir par les mêmes moyens après l’encerclement des groupes extrémistes par l’armée syrienne. Cependant, les troupes régulières syriennes avaient aussi resserré l’étau autour des passages clandestins à la frontière syro-libanaise, rendant impossible toute évacuation par ces voies.

Les autorités françaises se sont finalement résignées à faire ce qu’elles tentaient d’éviter à tout prix : parler au pouvoir damascène pour évacuer morts, blessés et détenus. C’est pour cela que l’ambassadeur Éric Chevallier a été renvoyé d’urgence à Damas pour négocier les modalités de cette opération. Cependant, il est apparu que ce sont les derniers groupes armés, encore retranchés dans certaines ruelles de Bab Amr, qui entravent la conclusion d’un accord pour l’évacuation des blessés.

Les autorités françaises et d’autres pays européens devront calmer leur nerf et faire preuve d’une plus grande modestie lorsque la Syrie commencera à divulguer, preuves à l’appui, le nombre et la nationalité des agents « undercover » arrêtés ces derniers temps en territoire syrien : des Français, bien entendu, mais aussi des Allemands, des Britanniques, des Turcs, des Saoudiens et des Qataris.

Déclarations de Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah

« Il faut chercher les doigts d’Israël derrière tout ce qui se passe, notamment derrière les tentatives de semer le chaos dans la région.

Israël ne veut pas d’un Irak fort, ce serait donc la raison des attaques actuelles, même si les exécutants sont parfois des extrémistes. Selon les données des services irakiens, ces mouvements sont infiltrés par les services américains et israéliens.

C’est aussi dans cette optique qu’il faut placer les dernières menaces d’effacer le Liban de la carte du monde attribuée au Premier ministre israélien. Mais de telles menaces n’effraient nullement la Résistance qui a affronté Israël même lorsque celui-ci était considéré comme très puissant.

La région traverse actuellement une période très sensible. Après la décennie 2000-2010, au cours de laquelle il s’agissait de liquider la cause palestinienne et de créer un nouveau Moyen-Orient, c’est désormais la période où il s’agit de morceler la région et de l’entraîner dans des conflits interminables. C’est pourquoi il faut tout faire pour encercler, étouffer et empêcher l’extension de la discorde vers d’autres scènes.

Au Liban, cela signifie que tout le monde peut exprimer son opinion, sur la crise syrienne et sur tous les points qu’il souhaite évoquer, mais en évitant d’exacerber les sentiments confessionnels. Le gouvernement devrait se pencher sur le dossier des ressources pétrolières et gazières pour mettre un terme à l’endettement en utilisant la richesse que Dieu nous a donnée. Regardez un peu : pendant que certains discutent des armes du Hezbollah, les Israéliens construisent des installations et veulent les protéger des armes du Hezbollah. Ils pillent systématiquement les ressources qui appartiennent aux Palestiniens.

Il ne faut surtout pas compter sur l’aide de la communauté internationale qui ne donne rien sans contrepartie. La décision souveraine ne peut être garantie si on est lié à l’étranger. Regardez comment les États-Unis sont en train d’utiliser l’arme économique contre l’Égypte et indirectement contre Gaza privée d’électricité.

Les accusations portées contre le Hezbollah et le Hamas qui, selon l’ancien ministre de l’Intérieur égyptien actuellement sous les verrous, auraient tiré contre les manifestants place Tahrir, sont ridicules. Elles sont si énormes qu’elles n’ont même pas été reprises par certains ici... On a ensuite accusé le Hezbollah d’édifier des bases en Amérique latine, puis en Afrique et bientôt en Inde. Ne vous laissez pas influencer par de telles grossièretés. Le Hezbollah n’intervient pas dans les affaires internes d’un pays. Il ne prend en compte que les considérations stratégiques.

Dans ce contexte, les États-Unis et leurs alliés veulent laisser la Syrie plonger dans le chaos, en poussant vers une lutte entre les Syriens ou entre les Arabes, sans vouloir envoyer un seul soldat américain ou de l’OTAN en Syrie, mais en interdisant toute solution politique. Il faut donc écouter, comme ils disent, le peuple en Syrie, mais pourquoi pas à Bahreïn ou en Arabie saoudite, où il est interdit de s’exprimer, notamment à Katif et Awamiya, la région la plus riche en ressources du royaume, mais la plus pauvre économiquement.

Le régime syrien a proposé le dialogue, mais l’opposition a rejeté cette offre. Les Américains et les Israéliens ne parviendront pas à leurs fins, car il existe une prise de conscience dans le monde arabo-islamique de la réalité de leurs projets et les Américains ne parviendront pas à redorer leur image, tant qu’ils continueront à ne tenir compte que d’Israël. »

New Orient News (Liban)
Rédacteur en chef : Pierre Khalaf (*)
Tendances de l’Orient No 72, 27 février 2012


lundi 27 février 2012

Libye, comment les noirs sont traités par le CNT (vidéo)

Cela se passe dans la Libye du CNT que les Occidentaux ont installée au pouvoir. Des noirs sont enfermés dans une cage et doivent obéir à des ordres humiliants. « Debout chiens,debout! »« Mange le drapeau! » « Chien, viens ici! » Ils rient, les traitent de sales chiens (une injure dans l’islam, car le chien est considéré comme impur), les forcent à manger un drapeau aux cris de Allah Akbar. Cela n'intéressera bien sûr aucun média puisque ce sont des noirs.

 vidéo à diffuser au maximum, car les médias aux ordres comme TV5, AFP, BBC, France 24,Al Jazeera et autres ne montreront jamais ses images...

C'est ça que notre gouvernement conservateur canadien Harper et Baird soutiennent. Cette belle démocratie...

Voir vidéo sur You Tube ICI



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Syrie, nous allons faire de la Syrie un cimetière pour Alaouites (vidéo)

L’opposant Syrien Mamoun Al-Homsi sous le charme de l’ultrasioniste Fiamma Nirenstein

Ils sont vraiment charmants bras dessus bras dessous ces deux participants à une conférence de néoconservateurs sur la sécurité qui s’est tenue à Prague en 2007

Elle, c’est Fiamma Nirenstein, une fanatique sioniste, lui, c’est Mamoun Al-Homsi, une figure en vue de l’opposition syrienne. Ce M. Al-Homsi a menacé de transformer la Syrie en « tombeau des Alaouites ». Voir vidéo ci-dessous





Charmant.

La connexion israélienne de Mamoun Al-Homsi : Fiamma Firenstein

THE ARAB DIGEST, février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’Arab Digest avait déjà parlé de l’opposant Syrien Mamoun Al-Homsi et de son appel au nettoyage ethnique des minorités en Syrie. Eh bien, de nouvelles questions se posent sur sa démarche politique et sur ses liens suspects avec Israël.

Mamoun Al-Homsi pose sur la photo ci-dessus à la Prague Security Conference (néoconservatrice) avec la politicienne Israélo-Italienne et sioniste dure, Fiamma Nirenstein. Nirenstein qui est une néoconservatrice sioniste a passé une bonne partie de sa vie dans une colonie illégale de Cisjordanie nommée Gilo où elle possède toujours une résidence.

Nirenstein est connue pour ses traductions de livres de Nathan Sharansky, Bernard Lewis et Ruthie Bloom; elle a été à la tête de démarches du gouvernement israélien pour faire échouer la candidature palestinienne pour un statut d’État membre à part entière de l’ONU.

Elle est aussi connue pour des propos dans la veine sioniste dure comme « tout Juif sans le monde est un Israélien même s’il n’en a pas conscience. Celui qui ne le sait pas fait une grosse erreur » et « moralement parlant, il ne doit pas y avoir de négociations avec le Hamas qui pense que les Juifs sont des fils de singes et de cochons. On ne peut pas négocier avec des cannibales qui mangent des êtres humains. » Ses prises de position avaient amené Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement européen à écrire un article en 2007 pour critiquer son bellicisme. L’article était intitulé Fiamma Nirenstein et la conspiration des perfides Palestiniens qui ne veulent pas la paix.

Nirenstein partage son temps entre sa résidence italienne et la colonie de Jérusalem-Est avec son mari, le photographe Israélien Ofer Eshed.

La question demeure : que faisait Homsi avec elle à Prague?

Homsi l’a rencontrée également, ainsi que Farid Ghadri une personnalité d’opposition pro-israélienne, à Rome où ils ont discuté de la Syrie. Nirenstein a par la suite écrit un post au sujet de sa rencontre avec eux, exprimant sa profonde inquiétude au sujet du potentiel militaire du Hezbollah et l’arsenal de missiles syriens capables de toucher Israël.

En fait, les choses sont assez claires puisque Farid Ghadri se targue de faire partie des premiers dissidents syriens partisans d’une alliance avec l’entité sioniste, dans laquelle il a eu l’occasion de se rendre pour discuter avec les députés. Il explique en long et en large pourquoi il admire le régime sioniste et qu’il participait aussi à la conférence de Prague où était présent Nathan Sharansky, Jose Maria Aznar et George Bush.

Compte tenu du rôle que joue Al Jazeera en ce moment contre le gouvernement syrien, il est piquant de relever qu’il écrivait alors :
Al Jazeera est infiltrée par des agents Syriens pro-Assad et des membres ses services secrets, de sorte qu’elle joue le rôle d’un service de renseignements qui dissémine de la désinformation plutôt que la vérité comme elle le prétend.


Source Mounadil al Djazaïri

dimanche 26 février 2012

l’OTAN a armé les rebelles libyens

La mission secrète des médias dominants
« Révélations » médiatiques : l’OTAN a armé les rebelles libyens

par Julie Lévesque

Après avoir moussé la propagande de guerre contre la Libye de Mouammar Kadhafi, les médias dominants occidentaux feignent désormais la neutralité en « révélant » des faits ayant déjà été l’objet de nombreux reportages dans la presse alternative dès le début des combats l’an dernier : les pays de l’OTAN ont armé l’insurrection en Libye, assurant ainsi leur victoire, et les bombardements de l’Alliance ont tué des civils.

Le New York Times constitue LA référence médiatique occidentale. Pourtant, le quotidien est tristement célèbre pour avoir eu des liens étroits avec la CIA. En octobre 1977, Carl Bernstein écrivait dans le Rolling Stone : « De toutes ces associations [avec la CIA], les plus précieuses étaient de loin celles avec le New York Times, CBS et Time inc. » (Carl Bernstein, The CIA And The Media. How Americas Most Powerful News Media Worked Hand in Glove with the Central Intelligence Agency and Why the Church Committee Covered It Up, Rolling Stone, 20 octobre 1977.)

La propagande de la journaliste du Times, Judith Miller, sur les armes de destruction massive irakiennes, pivot de la propagande de guerre contre l’Irak avant l’invasion de 2003, constitue une preuve plus récente de la désinformation véhiculée par ce quotidien faisant figure d’autorité dans la sphère médiatique.

En décembre dernier, une fois le gouvernement fantoche de l’OTAN installé en Libye, le New York Times, simulant la neutralité journalistique, « révélait » ce qu’il avait ignoré avant la chute du régime de Kadhafi : « Un nombre inavoué de civils victimes des frappes de l’OTAN en Libye. » (C. J. Chivers et Eric Schmitt, In Strikes on Libya by NATO, an Unspoken Civilian Toll, New York Times, 17 décembre 2011.)

Le bombardement par l’OTAN d’infrastructures civiles avait déjà fait l’objet d’un reportage vidéo de notre correspondant en Libye, Mahdi Darius Nazemroaya, quatre mois auparavant, en août 2011 : « Détrompez-vous : L’OTAN a commis des crimes de guerre en Libye ». 

Tactique semblable à celle du Times du côté de la BBC. Elle « révélait » en janvier 2012 comment les forces spéciales britanniques s’étaient mêlées aux rebelles libyens sur le terrain dans le cadre d’une mission clandestine. Dans un article intitulé « La vérité sur la mission secrète de la Grande-Bretagne pour vaincre Kadhafi », la BBC prétend nous apprendre en 2012 que « des forces spéciales britanniques ont été déployées sur le terrain dans le but d’aider les alliés de la Grande-Bretagne, souvent appelés le Conseil national de transition ou CNT ». (Mark Urban, Inside Story of the UK's secret mission to beat Gaddafi, BBC, 19 janvier 2012.)

Dix mois auparavant, le 7 mars 2011, le Centre de recherche sur la mondialisation publiait sur son site anglophone le texte de Michel Chossudovsky « Insurrection et intervention militaire : Tentative de coup d'État des États-Unis et de l'OTAN en Libye? », indiquant la présence des commandos britanniques en sol libyen. Publié près d’un an plus tard, le récit de la BBC est loin du scoop.

Les médias canadiens suivent aussi cette tendance. Cette semaine, The Gazette, quotidien montréalais, publiait également un texte plus approprié aux manuels d’histoire qu’aux manchettes de journaux, « La guerre secrète de l’OTAN contre Kadhafi », où l’on nous « informe » qu’« officiellement, les forces internationales ne devaient pas prendre partie », mais qu’« en réalité elles ont joué un rôle clé dans la victoire des rebelles ». (David Pugliese, NATO's secret war against Gadhafi, Postmedia News, 21 février 2012)

Il suffit de jeter au coup d’œil au mois de mars 2011 dans le dossier de Mondialisation.ca sur le « printemps arabe » pour voir que les médias indépendants ont publié ces informations depuis longtemps.

Si des organisations à budget restreint et des réseaux étrangers à grande écoute comme Russia Today ont eu accès à ces informations cruciales et les ont publiées avant même l’intervention de l’OTAN, comment des institutions comme la BBC et le New York Times, aux ressources considérables, peuvent-ils les avoir ignorées?

La seule explication possible est qu’elles l’ont fait sciemment dans le but de tromper l’opinion publique. Si ces informations avaient été révélées à l’époque dans les médias mainstream occidentaux, la fabrication du consensus favorable à l’intervention militaire de l’OTAN en Libye aurait probablement échoué. Avant et pendant l’intervention de l’OTAN, ces faits auraient nui à la propagande de guerre diabolisant le gouvernement libyen, glorifiant le soulèvement armé et l’intervention « humanitaire » de l’OTAN. Publiés aujourd’hui, ils n’ont plus d’impact et ne visent qu’à camoufler la propagande de guerre en simulant l’objectivité.

Le but de ce simulacre de neutralité vise à conférer à ces médias une aura de crédibilité. Toutefois, une telle tactique de manipulation de l’opinion publique a, pour ainsi dire, des « effets collatéraux ». Cette duperie représente une preuve concrète de la « mission secrète » des médias occidentaux dominants : faire de la propagande de guerre en alliant la censure à la manipulation orwellienne de l’horreur et de la vertu, en créant un univers manichéen de bon et de méchant où les pays occidentaux, autrefois colonialistes et esclavagistes, sont devenus les libérateurs, les sauveurs de l’humanité. La réalité est tout autre.

Cet acte constitue non seulement un véritable « viol psychique des foules », mais également une violation flagrante du droit international.

L’Article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adoptés par les Nations Unies en 1976 stipule : « Toute propagande en faveur de la guerre est interdite par la loi. »

Or, que ce soit en France, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada ou dans d’autres pays de l’OTAN, les médias dominants ont favorisé les rebelles libyens et diabolisés Kadhafi sans égards aux faits disponibles à l’époque et qu’ils publient aujourd’hui, une fois que l’OTAN a mis son pantin au pouvoir. Cela ne laisse aucun doute, il ne peut s’agir que de propagande de guerre. Si l’OTAN est responsable de crime de guerre, les médias occidentaux qui véhiculent leur propagande le sont tout autant.


Voici le maître d'oeuvre de la propagande sur la Syrie..celui qui aliment en vidéo nos médias ...

samedi 25 février 2012

L'Armée d'Égypte, Géant économique de l'Ombre

Par Claire Talon

Les hauts gradés veulent interdire tout droit de regard sur leur gestion, dévolue en partie à de lucratives activités.

Qu'y a-t-il de commun entre une bouteille d'huile d'olive, une télévision, un sac de ciment, un mélangeur, une bouteille d'eau, une paire de chaussures, une machine à laver et un Butagaz égyptiens? Il y a de grandes chances qu'ils aient tous été fabriqués et commercialisés par l'armée égyptienne.

Celle-ci est à la tête d'une économie parallèle opaque dont l'ampleur exacte est inconnue, mais qui représenterait, selon les experts, plus d'un quart de l'économie nationale. Un an après la révolution, les activités économiques des militaires demeurent un tabou qui empoisonne la transition démocratique et explique la réticence à céder le pouvoir du Conseil supérieur des forces armées, qui dirige le pays par intérim depuis la chute de Hosni Moubarak. Au coeur des préoccupations des généraux : leur volonté d'interdire aux futurs députés tout droit de regard sur la gestion du budget de l'armée, dont une large partie est dévolue à des activités non militaires. Celles-ci leur procurant des revenus considérables sans aucun contrôle parlementaire.

Un pré carré intouché depuis plus d'un demi-siècle, qui a donné aux généraux égyptiens un rôle central dans la corruption du régime. Car par-delà les effectifs assoupis d'une administration pléthorique, les militaires sont partout dans les institutions administratives et économiques égyptiennes. Demander à voir le directeur d'un club de sport ou d'une piscine publique, celui d'une usine de poulets, d'une sucrerie industrielle ou le gouverneur de l'une des 29 provinces
revient très souvent à se retrouver nez à nez avec un vieil officier en uniforme intarissable sur ses exploits contre Israël.

L'épopée économique de l'armée égyptienne commence en 1979, au lendemain de la signature des accords de paix avec l'État hébreu. Effrayé à l'idée que la paix implique des réductions budgétaires pour l'armée et inquiet des conséquences politiques que pourrait avoir l'arrivée de milliers d'officiers désoeuvrés sur le marché du travail, le commandement militaire reconvertit une large part de ses infrastructures de production dans la fabrication de biens de consommation. Sous l'égide d'une institution ad hoc, l'Organisation pour les projets nationaux (NSPO), le ministère de la Défense, crée une kyrielle d'entreprises commerciales dont la direction est confiée à des militaires et qui jouissent d'un statut d'exception : elles ne paient pas d'impôts et ne sont pas soumises à la législation des entreprises ni au moindre contrôle gouvernemental.

Les généraux ont profité de la vague de privatisations
Les généraux, déjà propulsés par Nasser depuis les années 1960 à la tête des grandes entreprises d'État, assurent ainsi leur avenir économique au moment du virage libéral amorcé par le président Anouar El-Sadate, qui impose une vague de privatisations. Ils se lancent dans la production de biens de consommation variés (machines à laver, vêtements, médicaments, microscopes, appareils de chauffage, portes). Le gros de ces produits de piètre qualité est vendu d'office aux conscrits, sur des bases militaires où ils n'ont pas accès aux autres marques. Mais une partie se retrouve sur le marché, grâce à des pots-de-vin versés aux distributeurs.

Au début des années 1980, le NSPO crée un réseau de laiteries, se lance dans l'élevage de poulets et la pisciculture. Officiellement, il s'agit de faire participer l'armée au développement économique national et d'assurer l'autosuffisance des troupes. En fait, les domaines agricoles sont cultivés par de jeunes conscrits misérables qui, en lieu et place d'entraînement militaire, ramassent des oeufs et
servent le grain à des batteries de poulets.

Jouant sur tous les tableaux, les militaires tirent parti de leurs réseaux politiques pour obtenir des contrats juteux. Ils exploitent la main-d'oeuvre gratuite que constituent les soldats dans des usines qui ne sont pas soumises au droit syndical ni au droit du travail. À ce régime, leurs affaires prospèrent. L'armée assure 18 % de la production alimentaire nationale. Les bénéfices se compteraient en milliards de dollars. Dans les années 1990, ces revenus constitueront une manne bienvenue lorsque l'embargo contre l'Irak privera l'armée de ses exportations d'armes à l'Irak puis aux États du Golfe, qui se tourneront de plus en plus vers les États-Unis.
Mais c'est sous la présidence de Hosni Moubarak que les généraux et les officiers de grade intermédiaire vont profiter à plein de la politique de privatisations lancée par le régime. Entre 2004 et 2011, ils obtiennent des postes de direction dans des entreprises stratégiques nouvellement privatisées (infrastructures portuaires, chantiers navals, aviation et construction…). Parallèlement, les militaires font un usage original de la loi qui leur permet de réquisitionner les terres pour défendre la patrie. Ils multiplient les projets immobiliers et touristiques sur les côtes, en vendant leurs terrains à des promoteurs qui, en échange, leur garantissent des parts dans de gros projets touristiques.

Selon le chercheur américain Robert Springborg, spécialiste de l'armée égyptienne, la frénésie économique des militaires a pris une telle ampleur qu'elle a détourné l'armée de ses missions de défense. Celle-ci aurait perdu beaucoup de ses capacités opérationnelles. Employés dans les usines militaires au lieu d'être formés au maniement des armes, les soldats seraient incapables de faire bon usage d'un équipement pourtant moderne. Même les armes fournies par les États-Unis, comme les F-16 et les tanks M1A1, seraient mal entretenues. Les hauts gradés qui jouissent de nombreux avantages en nature ont tendance à s'amollir dans les appartements de luxe des « compounds » qui leur sont réservés, comme celui de Nasr City au Caire, où ils bénéficient de services subventionnés (crèches, écoles, coopératives à bas prix).

Quant au reste des officiers, la carrière militaire n'est plus pour eux aussi attirante. Un câble diplomatique révélé par WikiLeaks et rédigé par l'ambassade américaine au Caire, en septembre 2008, relate crûment le « déclin de la capacité tactique et opérationnelle de l'armée égyptienne » et cite un général à la retraite qui assure que les salaires des militaires sont tombés bien en dessous de ceux du secteur privé.

L'éventualité d'une fracture entre les jeunes officiers et les vieux généraux qui défendent leurs privilèges est-elle envisageable? C'est l'avis de Robert Springborg. Dans une interview donnée le 1er décembre 2011 à l'hebdomadaire égyptien anglophone « The Independent », le chercheur mettait en garde les membres du Conseil supérieur des forces armées contre les statistiques qui continuent de créditer l'armée d'une très forte cote de popularité. « Le corps des jeunes officiers », déclarait-il, « est de plus en plus indisposé par la corruption de ses supérieurs et leur gestion brutale de la transition politique ». Le lendemain, tous les exemplaires du journal étaient saisis.

Repères
Source : « Military Balance 2011 » de l'Institut international d'études stratégiques de Londres.

PNB : 215 milliards de dollars.
Population : 84 millions d'habitants
Budget de la défense 5,84 milliards de dollars en 2009; 6,24 milliards de dollars en 2010; 7,14 milliards de dollars en 2011.
Aide militaire américaine : 1,3 milliard de dollars par an (en 2009, 2010, 2011).
Effectifs de l'armée - Forces d'active : 468 500 (dont 80 000 commandos) appuyés par 397 000 paramilitaires. Réservistes : 479 000.
Armée de conscription de 12 à 36 mois de service.

À lire
1- Why Egypt may not care about losing US aid
   Source Cs monitor
2- L’armée et l’économie en Égypte (1) Par Mohamed Al-Khalsan
   International Solidarity Movement

vendredi 24 février 2012

États-Unis — Chine — Russie : Le partage du monde

par Chems Eddine Chitour


« Si vis pacem para bellum »
« Qui veut la paix prépare la guerre. » 
Végèc

Des bruits de bottes annoncent une année 2012 qui ne sera pas de tout repos pour les damnés de la Terre. Le Printemps arabe s'est terminé dans le chaos le plus total pour les peuples qui ont compris qu'ils ont été manipulés, que l'ancien ordre avec les tyrans laïcs a fait place, avec la bénédiction du même Occident, à des dirigeants dont l'Islam serait « modéré », tout aussi complaisants avec l'Occident, notamment en leur ouvrant grandes les portes du pays pour qu'ils se servent et dans le même temps, ils ont l'autorisation de faire ce qu'ils veulent pourvu qu'il n'y ait pas trop de vagues... À titre d'exemple, on dit que le chaos règne en Libye, 110 morts aux derniers accrochages et que chaque ville a son seigneur de la guerre. L'insécurité règne à telle enseigne que les Occidentaux s'attachent les services de sociétés spécialisées pour leur sécurité. Pour l'histoire, cela a commencé en Irak avec les sociétés privées qui faisaient la guerre par procuration. Tout le monde se souvient des méfaits de Blackwater. Il semble que la guerre va de plus en plus être privatisée.

Manlio Dinucci nous en parle:

« Quel est le métier le plus dangereux dans les forces É.-U./OTAN en Afghanistan? Pas celui de soldat, comme il pourrait sembler, mais de sous-traitant. Selon les données officielles, ont été tués en Afghanistan, l'an dernier, plus de sous-traitants de compagnies militaires privées états-uniennes que de soldats de l'armée états-unienne : 430, contre 418. (...)Selon les données officielles, opèrent en Afghanistan pour le compte du Pentagone, plus de 113 000 sous-traitants de compagnies privées, tandis que les soldats états-uniens sont environ 90 000. Les sous-traitants sont pour 22 % des citoyens états-uniens, pour 31 % d'autres pays et 47 % des Afghans. Dans la zone du Commandement central états-unien, qui comprend aussi l'Irak, les sous-traitants du Pentagone sont plus de 150 000. (...) Ceux-ci sont fournis par un oligopole de grandes compagnies, structurées comme de véritables multinationales ». Parmi les plus qualifiées, la Xe Services Llc (auparavant connue comme Blackwater) qui fournit des « solutions innovantes » au gouvernement états-unien et à d'autres. La DynCorp International, qui s'autodéfinit comme une « entreprise globale multiforme », spécialisée en « imposition de la loi, peacekeeping (maintien de la paix... NDT) et opérations de stabilité ». (...)La stratégie des privatisations, avec laquelle on démolit le bien public à l'avantage des élites économiques et financières dans les mains desquelles se trouve le pouvoir réel, est donc valable aussi pour la guerre. (...)Ce qui n'est par contre, pas privatisé c'est la dépense pour la guerre qui, payée en deniers publics, accroît la dette qui retombe sur la majorité des citoyens. » (1)

La réalité des guerres

Il ne faut pas croire que les guerres n'obéissent pas à une logique implacable qui est celle de la suprématie multidimensionnelle. Depuis quelque temps, les médias occidentaux reprochent à la Chine et à la Russie leurs instincts guerriers en modernisant leurs armées. La guerre, le racisme et la discorde, moteurs de notre Histoire et déterminant historique, piliers des religions judéo-chrétiennes, fondements de l'Ancien Testament, sont omniprésents dans notre culture occidentale. Au contraire, les textes fondateurs de l'Empire du Milieu sont remarquables pour leurs réflexions sur la paix, l'importance de la diplomatie et de l'équilibre.

Dans une contribution percutante lue sur AgoraVox, nous lisons à propos de la Chine et des États-Unis la comparaison des vertus guerrières :

« La Chine, deuxième puissance économique et militaire du monde, avec quatre fois plus d'habitants que les États-Unis, n'est à l'origine, sur le théâtre international depuis 30 ans, que de très peu de guerres et de coups d'État, relativement aux États-Unis. Nous connaissons aujourd'hui le nombre de pays où la CIA a organisé des coups d'État contre des dirigeants élus démocratiquement. Tout le monde se souvient des images poignantes des derniers moments de Salvador Allende au Chili, mais le moindre historien peut répertorier des dizaines d'autres pays d'Amérique latine, du Moyen-Orient ou d'Asie, où des gouvernements ont été renversés par les États-Unis pour mettre en place des régimes favorables et souvent liberticides. (...) La guerre donc, et la conquête par la force, omniprésente dans les textes fondateurs de notre culture, est le fondement des empires coloniaux occidentaux, et de l'Empire américain, qui est le prolongement naturel de ceux-ci ». (2)

« Après l'écroulement du bloc communiste, les États-Unis ont bénéficié d'un court moment historique, où ils ont dominé le monde sans rival. Aujourd'hui, un Nouveau Monde bipolaire est en train de voir le jour sur la scène internationale, et un bras de fer a lieu à l'endroit où nos guerres se jouent depuis toujours, sous le sable de Syrie... Il se terminera ensuite en Iran ». Et nous irons soit vers la Guerre — si les occidentaux ne transigent pas sur leur vision du monde —, soit vers la paix- s'ils se mettent d'accord avec la Chine qui ne veut rien d'autre qu'un monde dans lequel elle puisse étendre son empire économique. Autrement dit, il ne reste plus aux Occidentaux que le choix d'embrasser la Chine, ou d'embraser le monde avec la première véritable guerre mondiale. (...) Mais comme d'habitude, les véritables enjeux sont économiques. Le temps est compté pour les Américains et ils le savent. Il leur faut agir vite, et les « révolutions arabes » sont peut-être l'autre nom, d'une dernière opération désespérée de l'empire américain pour verrouiller une région stratégique. (2)

On l'aura compris, les Chinois observent avec agacement les velléités américaines de mettre un cordon sanitaire. Ils voient d'un très mauvais oeil la tentative d'encerclement par le déploiement jusqu'à 2 500 marines en Australie. Selon une dépêche de l'AFP, le président chinois Hu Jintao a appelé mardi 6 décembre 2011 à la marine de se préparer pour le combat militaire, au milieu de la montée des tensions régionales sur les différends maritimes et d'une campagne américaine de s'affirmer comme une puissance du Pacifique. S'adressant à la puissante Commission militaire centrale, Hu a déclaré : « Notre travail doit étroitement encercler le thème principal de la défense nationale et la construction militaire. » L'agence de nouvelles officielle Xinhua a cité le président que de dire que la marine chinoise devrait « faire des préparatifs pour la guerre prolongée ». (3)

Une analyse sur le site Oulala permet d'expliquer pourquoi la Chine modernise son armée

« Étant donné qu'au stade impérialiste de développement économique mondial, tous les marchés, toutes les zones de ressources naturelles et toutes les aires d'exploitation de la main-d'oeuvre sont déjà accaparés par l'une ou l'autre des puissances impérialistes en piste, la Chine n'a pour alternative que de mener des guerres commerciales, financières et monétaires de conquête afin de repartager les zones d'influence et d'exploitation hégémoniques. Pour le moment, les méthodes d'expansion chinoise sont différentes des méthodes utilisées par les États-Uniens. Pour sa première phase d'expansion impérialiste, la Chine joue la conciliatrice et tente, autant que faire se peut, d'apaiser le jeu de la concurrence entre les trois blocs impérialistes opposés, l'Union de l'Euro, l'ALENA du Dollar, l'Alliance de Shanghai du Yuan — . Mais cette retenue et cette diplomatie ne doivent pas faire mirage, la Chine impérialiste commence à s'armer et quand les États-Unis deviendront trop menaçants — eux qui viennent de déplacer leurs flottes de guerre vers le Pacifique, l'Empire du Milieu sera prêt à riposter. »(4) 

L'auteur nous donne ensuite un aperçu de la puissance de frappe technologique de la Chine :

« Voici le portrait d'un géant au pays des superlatifs. Prenez garde cependant, ces statistiques éloquentes de puissance dissimulent la Chine d'en bas, celle de l'arrière-pays la chine du tiers-monde. Son Produit intérieur brut (PIB) est de 8765 MM $ (2e) et il croît en moyenne de 9 à 11 % par année (contre 1 à 3 % hors inflation pour les pays impérialistes en déclin) (3). Le PIB par habitant est de 8600 $ (95e), par contre, 55 millions de Chinois gagnent plus de 45.000 $ par année et la Chine compte 271 milliardaires “rouges” et 960.000 millionnaires “pourpres”;(...) La Chine consomme 2,43 milliards de tep d'énergie annuellement (1er). Elle produit 4,206 TWh d'électricité majoritairement d'origine thermique (charbon) dont 721 TWh d'origine hydroélectrique. (...) Le million quatre cent mille chercheurs chinois (2e) oeuvrant dans plus de mille centres de recherche ont déposé 391.000 demandes de brevets d'invention (2e). Le rythme d'augmentation de ces dépôts est de 20 % par année depuis 2003 (1er). La Chine est déjà le deuxième dépositaire de brevets en nanotechnologie. » (4)

« Enfin, la Chine consacre 1,75 % de son PIB à la R&D. Le 12e Plan quinquennal prévoit que ce sera 2,2 % en 2015 La Chine opère son premier porte-avions militaire, le Shi Lang (ex-Varyag russe réaménagé), affrété par l'APL (302 mètres et 67.000 tonnes pour 50 avions de combat embarqués). Trois autres porte-avions militaires entièrement chinois sont en construction à Dalian et à Jiang nan près de Shanghai. Les États-Unis détiennent onze porte-avions plus puissants et voudraient les remplacer, mais n'ont pas les crédits requis. En 2010, la République populaire a fait voler son premier avion de combat de 5e génération, le furtif j-20 un biréacteur comparable au F-35 JSF et au F-22A américain. La Chine produit en série le char d'assaut de 4e génération le 99 KM, un mastodonte de 75 tonnes, 2100 CV, canon de 155 mm pour missiles à tir téléguidé (brouillage des dispositifs optiques adverses à bord.). »(4)

Les dernières informations reprises en boucle présentent la « menace chinoise ».

« Le budget de défense chinois devrait atteindre 238,2 milliards de dollars en 2015. Pour autant, la Chine essaie bien de moderniser son armée depuis plusieurs années. En août 2011, le rapport annuel du Pentagone sur l'armée chinoise soulignait la modernisation accélérée de l'appareil militaire chinois. Amélioration ses systèmes radars, accroissement de sa flotte de sous-marins d'attaque et rénovation de ses navires de guerre : les mesures prises par Pékin inquiètent le ministère de la Défense américaine, qui craint un futur bouleversement des équilibres géopolitiques en Asie. (...)Pas vraiment de quoi inquiéter la puissance militaire américaine, qui dispose du budget le plus important au monde, avec 768 milliards de dollars (552,11 milliards d'euros) en 2011.((5)

Pour rappel, les dépenses militaires par habitant (2009): USA = 2141 $ - Chine = 75 $ - France = 977 $; dépenses militaires en pourcentage PIB (2009): USA = 4,7 % - Chine = 2,2 % - France = 2,5 %. On le voit, la vertu guerrière est occidentale. »

Même la Russie a compris qu'il fallait rattraper son retard. Vladimir Poutine a estimé, lundi 20 février, que la Russie avait besoin de renforcer son armée afin de se protéger contre les tentatives étrangères d'allumer de nouveaux conflits à ses frontières. Le Premier ministre russe explique dans un article que la Russie devra dépenser 23 000 milliards de roubles (786 milliards de dollars) pour moderniser sa défense au cours de la décennie à venir. De nouveaux conflits régionaux et locaux sont allumés juste sous nos yeux, écrit-il dans un article publié en première page de Rossiskaïa Gazetta.

« Il y a des tentatives pour provoquer de tels conflits à la proximité immédiate des frontières de la Russie et de nos alliés. » Lundi, le Premier ministre sortant a visité une usine de fabrication de nouveaux chasseurs furtifs à Komsomolsk sur l'Amour, dans l'Extrême-Orient russe. Il a également examiné un T-50, présenté par les Russes comme le concurrent de l'avion furtif américain F-22. Vladimir Poutine accuse les puissances étrangères d'aider l'opposition à organiser des manifestations contre son gouvernement. Il estime que la Russie, qui a mis avec la Chine un veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie au début du mois, doit pouvoir compter sur une armée forte pour que sa position soit prise en compte par les autres puissances. « Dans ces conditions, la Russie ne peut pas dépendre uniquement des moyens diplomatiques et économiques pour résoudre un conflit », écrit-il encore. » (6)

Et l'Iran c'est pour quand?

En réponse à la montée de l'hostilité occidentale envers l'Iran, le major général Zhang Zhaozhong a remarqué que « La Chine n'hésiterait pas à protéger l'Iran même si cela doit déclencher une troisième guerre mondiale » (...) L'ambassadeur de la Chine à l'ONU a prévenu le directeur de l'AIEA, de ne pas fabriquer de preuve sans fondement afin de justifier une attaque sur l'Iran » Prémonition, encore une fois on apprend que l'AIEA vient d'arrêter ses discussions accusant l'Iran de programme nucléaire militaire. La doxa occidentale a réussi à faire admettre qu'il ne s'agit plus de discuter ou non du programme nucléaire, la question est quand l'Occident attaquera l'Iran. Naturellement, Israël doit le faire par légitime défense.

David Isenberg du journal « Asia Times » avec un rare cynisme attise le feu, parle du principe que l'attaque de l'Iran est acceptée. L'auteur décrit la difficulté, évalue les chances et donne son avis sur la façon d'agresser l'Iran, un pays qui n'est en guerre contre personne : « Si on part du principe que l'attaque se ferait par avion, reste à savoir par où les appareils passeraient pour toucher des objectifs situés à 332 kilomètres à l'intérieur du territoire iranien. Ils peuvent passer soit par l'Arabie Saoudite, soit par l'Irak, peut-être même par la Jordanie. (...) Les Israéliens peuvent réussir en théorie, mais le risque d'échec est élevé. S'ils décident d'attaquer le site de Natanz, ils devront causer des dégâts suffisamment importants dès la première attaque parce qu'ils ne pourront pas procéder à des frappes sur les autres installations ». Inquiet de la suite du raid, il demande implicitement aux États-Unis de prendre la relève : « Cependant, une fois que les appareils israéliens seront rentrés au bercail, l'Iran ne risque-t-il pas de réparer les dégâts et d'accélérer son programme nucléaire? Ou Israël part-il du principe que les États-Unis reprendront le flambeau et se lanceront dans une guerre à long terme avec l'Iran? » (7)

On le voit, la suite ce n'est plus le problème d'Israël, le programme détruit, Israël restera en toute impunité et contre le traité TNP, le seul à détenir 200 ogives à tétaniser la région et à faire enterrer définitivement la cause du peuple palestinien

Pour conclure, il nous faut signer un évènement en apparence insignifiant; le veto sino-russe qui pour la première fois dans l’histoire de l’Occident impérial est un coup d’arrêt à l’hégémonie de l’hyper puissance américaine et de ses vassaux. Ceci est significatif, car plus rien ne sera jamais comme avant, les Russes et les Chinois échaudés une fois par la tromperie occidentale de la résolution 1973 de l’ONU avec la complicité de Ban ki Moon, ne veulent plus être pris de cours. Ils ont décidé de se battre – pas pour les Arabes, il ne faut pas être naïf à ce point —, mais pour leur survie. Ils ont la conviction que rien n’arrêtera dans son vertige d’empire les États-Unis. Comme à l’approche de la Deuxième Guerre mondiale, tout le monde s’arme ou se réarme…   Le vieux proverbe, Romain « si vis pacem, para bellum », était valable, car la force décidait tout. Il est plus que jamais l'expression de la vérité. Les grands préparatifs de guerre mènent inexorablement à la guerre.

Sombre perspective pour l'humanité.

Professeur Chems eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Notes/Références
2. La Chine au service de la paix? AgoraVox 14 février 2012
3. Joseph Watson et Yi Han : L'armée chinoise, Mondialisation.ca, le 2 décembre 2011
4. La Chine puissance impérialiste : http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5509   17 02 12
5. D. Roucaute Comment la Chine développe son armée à marche forcée-Le Monde.fr 17.2.12
6. Vladimir Poutine vante les mérites d'une armée russe forte-Le Monde.fr avec Reuters 20.02.12
7. David Isenberg: Attaquer l'Iran: plus facile à dire qu'à faire Asia Times 21.02.2012

Source Mondialisation

Le False Flag du USS Enterprise contre l'Iran (vidéo)

Une façon de voir

Les États-Unis, en utilisant ce qui est connu sous le nom une stratégie sous « faux drapeau », sont-ils capables de sacrifier un porte-avions nucléaire afin de persuader le monde que la guerre contre l'Iran doit être menée? Selon le chroniqueur Anna Pinderak de Wprost24 Pologne, une théorie est à faire le tour que le Pentagone a envoyé le célèbre USS Enterprise dans le golfe Persique pour le couler — et ensuite faire endosser ce crime par l'Iran. Ce porte-avion devait être démantelé en 2012 pour cause vétustés. À mettre en parallèle avec les 2 tours jumelles du WTC qui devaient être désamiantées pour un budget faramineux et dont le propriétaire avait pris une assurance contre une attaque terroriste quelques semaines juste avant... Surveillez l'USS Enterprise.


Source Mediapart

 

Syrie, Le meeting des amis de la Syrie débute dans le chaos (vidéo)

L’opposition — ou plutôt les oppositions — est incapable de renverser le régime, et le régime est incapable de venir à bout de l’opposition. On peut même dire que l’avenir du régime est scellé et qu’il n’en a plus que pour quelques mois. La question est donc de savoir si le pays va s’enfoncer dans la guerre civile ou connaître une forme de transition politique qui nécessite, que l’on le veuille ou non, un dialogue.

Deux articles à lire
1- Les Etats-Unis ont reconnu l’infiltration d’Al-Qaida en Syrie... Quelles en sont les conséquences ?   Grand Soir
2- A propos de la Syrie, par Alain gresh , Monde diplomatique

jeudi 23 février 2012

S’opposer à la politique de la cannonière

par Li Qingsi

Le veto chinois au Conseil de sécurité n’est pas une tocade influencée par la Russie, mais l’aboutissement d’une longue et douloureuse expérience. Il est principalement motivé par le souci de faire respecter les normes du droit international. Le professeur Li Qingsi replace cette préoccupation dans son contexte historique immédiat (les changements de régime orchestrés en Afrique du Nord) et dans la longue période (l’occupation de la Chine par les Occidentaux et les difficiles relations sino-US).


Après que la Russie et la Chine eurent mis leur véto à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU le 4 février, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé une résolution condamnant la violence en Syrie. Bien que non contraignante, elle va accroître encore davantage la pression sur le gouvernement syrien, et ouvre la porte à une intervention extérieure dans le futur.

Les conflits sectaires, les facteurs géopolitiques, et surtout la politique du « diviser pour mieux régner » menée par l’Occident ont permis l’émergence d’intenses contradictions au sein du Monde arabe, et les affrontements internes en Syrie ont fournis une excuse à l’Occident pour s’immiscer.

La crise actuelle en Syrie n’a pas simplement pour objet la protection des Droits de l’homme ainsi que le prétendent les Occidentaux. Ils veulent renverser le gouvernement actuel et le remplacer par un autre qui soit pro-occidental. La Syrie est considérée comme un problème pour la stratégie moyen-orientale de l’Occident du fait de ses liens étroits avec l’Iran et le Liban, tous deux hostiles aux États-Unis.

Afin de jouer un rôle au Proche-Orient, la Ligue arabe est prête à soutenir la stratégie occidentale dans la région. À n’en pas douter, après avoir résolu le problème syrien d’une façon non pacifique, la cible suivante serait l’Iran.

Le véto chinois ne signifie pas que Beijing se range aux côtés du gouvernement syrien, ou qu’il est aveugle aux affrontements sanglants, mais qu’il ne veut pas que la Syrie suive le même chemin désastreux que la Libye, qui a abouti à une situation de guerre civile généralisée.

En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine a la responsabilité et l’obligation de défendre la Charte des Nations Unies, source du droit et code de conduite international, et donc doit rejeter toute résolution qui viole cette Charte et ses principes.

Si la Chine se rend compte qu’une résolution est à même de menacer la souveraineté d’un État et va à l’encontre de la justice, et qu’elle ne fait rien, il s’agirait là d’une faute grave.

La réponse furieuse de l’Occident aux vétos russe et chinois montre que ceux-ci ont dévoilé le véritable objectif des Occidentaux – essayer de dominer le Moyen-Orient et monopoliser l’Organisation des Nations Unies – qu’ils avaient pris soin de masquer derrière leurs nobles revendications de défense des droits de l’homme en Syrie.

Le monde a été témoin de trop d’invasions d’États souverains et de trop de meurtres de civils innocents au nom de l’ingérence humanitaire. Les interventions militaires depuis la fin de la Guerre froide montrent que l’Occident, pendant qu’il brandit l’étendard de la protection des Droits de l’homme, ne fait en réalité que rechercher ses propres intérêts stratégiques globaux et régionaux.

Que cela soit les pays envahis après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, ou encore certains pays musulmans qui ont subi des « révolutions colorées » l’an passé, le fait est que, à l’inverse de la protection des Droits de l’homme, ces invasions et ces « révolutions » ont entrainé la détérioration de la stabilité intérieure et de la situation humanitaire.

L’expérience montre que depuis la Guerre froide, quelles que puissent être les divergences qui existent entre eux, les pays occidentaux se serreront les coudes quand ils sont en conflit avec un pays non occidental. Même à l’ère de la globalisation, il existe toujours une ligne de démarcation claire entre l’Occident et le reste du monde.

Pour des raisons à la fois historiques et pratiques, l’équilibre du pouvoir entre l’ouest, particulièrement les États-Unis, et le monde non occidental, est inégal. De la même façon qu’un pouvoir absolu sans surveillance ou restrictions a pour conséquence la corruption au sein d’un État, un pouvoir sans contrepoids dans la communauté internationale deviendra lui aussi impérieux et sans pitié, devenant de ce fait une menace pour la stabilité du monde entier.

Après la Guerre froide, les États-Unis ont réussi à « avoir une emprise ferme sur l’ONU pour opprimer la communauté internationale » pendant que les pays petits ou moyens n’osaient pas exprimer leur mécontentement.

La réaction hystérique des États-Unis au véto chinois montre qu’ils n’ont pas compris l’évolution de la Chine. À un moment où la politique de la canonnière est remise au goût du jour, une approche modeste et autodisciplinée de la diplomatie semble peut-être un peu démodée.

Si la Chine et les États-Unis peuvent coexister pacifiquement, il s’agirait d’un accomplissement sans précédent. Mais l’histoire des relations sino-étatsuniennes montre qu’une telle coopération ne peut être atteinte par le compromis ou la simple requête, et qu’il ne faut espérer aucune relation gagnant-gagnant par le simple truchement de nos bonnes volontés. La lutte sans rupture des relations ne doit pas être la base de l’attitude chinoise envers les États-Unis, car seulement quand nous serons prêts a payé le prix de la rupture, alors nous serons à même de lutter sans nous déchirer.

Quelle que soit la difficulté de la situation à l’extérieur, la Chine ne va pas arrêter son développement. Pas avant que les diplomates ne cessent de faire appel à notre bon cœur. Ni tant qu’il sera facile de fouler au pied les sentiments de 1,3 milliard de Chinois, et pas avant que la Chine ne soit en capacité de défendre la Charte et les normes des Nations Unies ainsi que la paix et la justice dans le monde par des actes et non plus des mots.

En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine se doit d’assumer la grande responsabilité de préserver la paix mondiale. Afin de préserver l’unité, la Chine a été contrainte à faire usage de son véto.

Parce qu’elle est membre de la communauté internationale, la Chine est consciente qu’elle ne peut réaliser ses propres intérêts sans coopération avec le monde extérieur. Mais la Chine sera également attentive à ces pays occidentaux qui vont trop loin. Ayant par le passé été envahie par les puissances occidentales, la Chine comprend la souffrance qui en résulte. Ainsi, la Chine qui s’éveille ne reproduira pas les mêmes erreurs, parce que le peuple chinois croit que ce que vous ne vous voulez pas que l’on vous fasse, il ne faut pas le faire subir aux autres.

Source Voltaire