lundi 30 avril 2012

Grève étudiante, le Lipdub Rouge ( vidéo)

Les porte-parole étudiants(es)
Nous, étudiants, ne somme pas des casseurs violents comme Jean Charest et son équipe s'efforcent de nous représenter. Nous sommes une génération remplie d'espoir envers un futur meilleur, en quête d'une société plus juste. Nous marchons depuis février presque quotidiennement pour faire entendre notre indignation face à un gouvernement sourd, entêté à nous discréditer pour séduire son électorat de droite. Cette fois-ci, nous avons rassemblé des groupes d'étudiants faisant briller notre grand mouvement par leur originalité d'expression. Des artistes engagés dans la réussite de notre soulèvement depuis ses débuts. Sur des airs à saveur révolutionnaire, nous maintenons la pression et nous déclarons haut et fort et en musique, une fois de plus..
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BLOQUONS LA HAUSSE!

Lire : Grève étudiante: La gratuité scolaire est possible




Réalisation : Marc-Antoine Doyon et Véronique Dagenais
Caméra : Véronique Dagenais
Direction artistique : Gabryelle Côté et Maria-José Gonzales
Coordination, chorégraphie et support technique : Germain Collinge Ménard
Assistance à la réalisation : Gabrielle Mankiewicz
Assistance à la réalisation/coordination des groupes : Félix Lamarche, Philippe Rioux, Noha Choukrallah, Cateryne Rhéaume, Marie-Eve Taillefer, Marie Quesnel, Fèroë Pontay, Lylia Bahri, Delphine Chevrier

Merci à Loco Locass, les Justiciers Masqués, Légion D et Archicontre (pour tous les éléments rouges du décor), les étudiants en théâtre du Cégep de St-Hyacinthe (pour la tête de notre cher Jean), le Rabbit Crew, la Chorale contre la hausse, Schtroumpfons la hausse, le Gumboots, la Boîte Rouge, Rouge Illimité, Michel Caron et Patrice Labastrou pour la EX1R, Alexandre Vincent pour son support technique, Marie-Andrée Désourdy, Edith Faubert, Cassandre Thibault et Thomas Dupuis, Charles Bélisle et Michel Cojan pour les magnifiques photos du tournage, Canailles, Laurent Ouellette et Alexandre Sirois-Vigneux pour la post-production, Karkwa (Sandy Boutin) et Yann Perreau pour la musique, Pier-Philippe De Chevigny Leblanc et Chafiik pour le mix, Stephane Eid du SPVM pour sa collaboration, Jessica Desjardins et Laurent-Dominic Chantal-Fortin pour le making-of qui sera disponible sous peu...

Et à tous les participant(e)s, 1625 fois (ou 1778, avec la nouvelle hausse) MERCI!



Voir une méthode douteuse de la police à sherbrooke Vidéo de TVA ICI

Vidéo montage sur l'air de « On lache rien »

Grève étudiante : La gratuité scolaire est possible

Le gouvernement Charest est un fieffé menteur et c'est normal, car le Parti libéral est financé et à la  solde des puissants. Des solutions existent, mais Charest préfère enrichir ses « TINAMIS ».

La gratuité scolaire c’est avantageux sur les plans économique et d’équité : non à la «zizine» de Charest

par Léo-Paul Lauzon

Rire du monde : assez c’est assez
 
Les nouvelles propositions du gouvernement Charest ne sont qu’une ridicule poudre aux yeux qui s’assimile, dans les faits, à une distorsion des faits. C’est prendre les étudiants (en particulier) et le monde (en général) pour des cons. Et ça ne change rien sur le fond de la polémique. La gratuité scolaire, ce n’est pas uniquement une question de justice et d’accessibilité à l’éducation supérieure mais aussi, et même plus, une question économique. Un pays qui produit plus de diplômés universitaires s’enrichit énormément. Ces universitaires vont non seulement créer de la richesse collective mais serviront à financer encore plus nos services publics. Ce n’est pas compliqué à comprendre.

Suivre le cash
Charest et son gouvernement donnent des milliards chaque année en fonds publics, sous forme de subventions (même pas de prêts) à des entreprises, parfois milliardaires, en nous sortant tout le temps les études de leurs économistes universitaires habituels qui calculent les immenses retombées économiques pour le Québec de ces «investissements» publics consentis au privé. Il en est ainsi, et davantage, pour le financement gouvernemental des études supérieures. C’est tout de même drôle, à chaque fois que nos gouvernements accordent des milliards en subventions au privé, ils parlent toujours «d’investissements», mais quand c’est pour financer les services publics, comme l’éducation et la santé, ils traitent ça alors comme des «dépenses d’épicerie» sans oublier de nous faire toujours remarquer l’effet nocif sur la dette publique.

Des solutions. Car il y en a.

Comme je suis un modéré de nature, je ne dis pas de surtaxer les riches et les compagnies; juste de couper un peu dans les titanesques vaches fiscales sacrées qui leur sont accordées annuellement et qui coûtent des milliards à l’État; on pourrait très facilement en arriver à la gratuité scolaire à l’université. Charest et cie n’ont qu’à faire un minimum de ménage des trop nombreux abris fiscaux réservés aux nantis (REER, Celi, REA, société en commandites, fiducies familiales, etc.), taxer les options d’achats d’actions et les gains en capitaux, resserrer l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux et instaurer un impôt minimum aux sociétés. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas :

- Imiter l’Ontario qui vient d’adopter une surtaxe de 2% sur les revenus des riches;
- Faire comme aux Etats-Unis et augmenter de trois à six le nombre de paliers d’imposition et ressusciter les droits successoraux;

- Faire comme en Europe, où la gratuité scolaire est généralisée, et promulguer un impôt spécial supplémentaire aux banques et aux banquiers;
 
- Et, enfin, prendre l’exemple de l’Australie et de nombreux pays d’Asie et d’Amérique du Sud et d’accroître les redevances sur l’exploitation de nos ressources naturelles.

Ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Prioriser les intérêts de la population
Charest doit arrêter de se laisser guider principalement par son idéologie très néolibérale et d’obtempérer qu’aux seuls besoins du patronat et de ses lobbyistes. Un gouvernement doit prioriser les intérêts supérieurs de la collectivité et non les intérêts supérieurs de la classe dominante (même si c’est elle qui finance les partis politiques et qui embauchent les élus après leur service).

dimanche 29 avril 2012

Attaque en règle contre Gabriel Nadeau Dubois, leader étudiant

Il dérange tellement que les Libéraux et leurs sbires se livrent à une attaque en règle contre ce leader étudiant qui a le courage de se tenir debout. Mais un article de Michèle Ouimet replace le débat et elle publie dans un média dont le propriétaire est l'ami de Charest... Charest et ti-Paul Desmarais ne doivent pas apprécier les propos de la journaliste.



Le mur
Michèle Ouimet


J'ignore qui informe le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, mais ce n'est pas fort.

Hier, le ministre a dit : «La CLASSE, manifestement, encourage la violence. [...] C'est un mode opératoire qu'ils ont adopté et c'est malheureux.»

 « En refusant de lancer un appel au calme, Gabriel Nadeau-Dubois a-t-il contribué à la violence? a demandé un journaliste.

 — Absolument, a répondu le ministre, c'est extrêmement grave. »

 Comment le ministre peut-il accuser la CLASSE et son porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, d'être responsables de la violence, alors que tout le monde sait que ce sont des casseurs, masqués et armés de bâtons de baseball, qui se pointent dans les manifestations?

 Gabriel Nadeau-Dubois et la CLASSE sont dépassés par la présence des casseurs.

 « Qui est responsable du grabuge? lui ai-je demandé.

 — C'est difficile à dire, a-t-il répondu. Ceux qui font ça ne nous appellent pas avant. Ils sont masqués. On est les premiers surpris quand ça arrive.»

 C'est comme si on reprochait au Canadien de Montréal d'être responsable de la violence quand des têtes brûlées se mettent à fracasser des vitrines après une victoire de l'équipe. Le Canadien ne contrôle pas les casseurs, la CLASSE non plus.

 Même le chef de police de la Ville de Montréal, Marc Parent, le sait. « Il y a une présence de plus en plus importante de provocateurs et de casseurs dans les manifestations », a-t-il dit, hier. Pas un mot sur la CLASSE.

 Alors, qui informe le ministre? À moins qu'il ne soit parfaitement au courant. Le gouvernement met tout le poids de la crise sur les épaules de Gabriel Nadeau-Dubois, un jeune de 21 ans qui est resté calme depuis le début de la crise. Il n'a jamais levé le ton, jamais pété les plombs, même s'il s'est fait engueuler et insulter par des journalistes enragés.

 Oui, sa langue de bois agace, oui, la CLASSE est un salmigondis d'associations qui font à leur tête, oui, le rythme géologique de leur démocratie crée des situations kafkaïennes, et oui, Gabriel Nadeau-Dubois a un discours à saveur altermondialiste : il est contre la taxe sur la santé, contre la hausse des tarifs d'Hydro-Québec, contre la privatisation des services publics... Et alors, depuis quand est-ce un crime d'avoir le coeur à gauche?

 Mais l'accuser d'être responsable de la violence? C'est carrément malhonnête et le ministre Dutil devrait s'excuser.

 ***
 Gabriel Nadeau-Dubois est devenu la tête de Turc du gouvernement. Les libéraux sont en train de le diaboliser. La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, ne l'aime pas et elle ne s'en cache pas. À l'émission Tout le monde en parle, elle ne s'est pas gênée pour le critiquer.

 Elle lui a reproché d'avoir forcé la porte de son bureau de circonscription en septembre 2010, alors qu'il était avec une quarantaine de manifestants. Elle a dit à Guy A. Lepage : «Je suis censée effacer ça? Et je vais m'asseoir autour d'une table quand on a forcé ma porte? »

 Les libéraux font une fixation sur Nadeau-Dubois. Dommage pour eux, car il représente la moitié des 170 000 étudiants en grève. La solution passe par lui, Line Beauchamp ne pourra pas l'écarter.

 ***
 Depuis deux semaines, le gouvernement fait du détournement de débat. Il a posé des conditions avant d'accepter de négocier, d'abord en exigeant que toutes les associations dénoncent la violence, puis en ordonnant une trêve.

 Le gouvernement tient un double discours : intraitable avec la CLASSE, plus souple avec la FECQ et la FEUQ, dans le but évident de diviser le mouvement étudiant. La trêve, par exemple. Une association membre de la FEUQ a manifesté à Rimouski en pleine trêve. La ministre n'a rien dit.

 Par contre, une manifestation qui n'avait pas été organisée par la CLASSE, mais qui était annoncée sur son site web, a aussitôt fait réagir Line Beauchamp. Elle a rompu les négociations et expulsé la CLASSE. Deux poids, deux mesures.

 Sauf que la FECQ et la FEUQ refusent de négocier si la CLASSE est exclue. On se retrouve dans le même cul-de-sac, la même impasse. La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a parlé du jour de la marmotte. Combien de fois serons-nous condamnés à vivre le même scénario? La grève est face à un mur, le blocage est complet.

 Les étudiants et les négociateurs mandatés par Line Beauchamp ont discuté pendant 40 heures au début de la semaine. La ministre n'a passé qu'une heure à la table des négociations. Une toute petite heure, pourtant, le Québec vit la grève la plus importante de son histoire et 170 000 étudiants risquent de perdre leur trimestre. Qu'avait-elle de plus urgent à faire?

 Le gouvernement Charest a sous-estimé la gravité de la crise et la détermination des étudiants. Il a cru, à tort, que la contestation s'écraserait après les vacances de Pâques. Non seulement la grève ne s'essouffle pas, mais elle se radicalise. Et les manifestations sont de plus en plus violentes.

 Qu'attend le gouvernement pour négocier avec toutes les associations, y compris la CLASSE? Qu'il y ait un mort?

samedi 28 avril 2012

Montréal, Manifestation étudiante du 27 avril et les pseudo « casseurs » (vidéos)

Line Beauchamp et Jean Charest coupables de provoquer une violence policière gratuite pour saboter tout accord potentiel avec les étudiants. Que cessent leurs mensonges et que les médias cessent avec leurs demi-vérités...

Suite à la proposition du gouvernement, une nouvelle manifestation de nuit a été organisée le 27 avril. Dès le départ, alors qu’aucun acte réprimandable n’avait été commis, l’anti-émeute bloque les manifestants pour les empêcher de circuler à contre-sens de la circulation! Les policiers perdent rapidement le contrôle. Pour noyer la bavure, ils profitent de la casse de la vitrine de Force Canada, pour procéder à de soi-disant « arrestations chirurgicales ». Un groupe pacifique est mis à l’écart de la manifestation, isolé des caméras, et arrêté.

Police partout, justice, nulle part.

Date de diffusion : 28 avril 2012
Production : universitv
Source UniversiTv




Dans cette vidéo ci-dessous on voit que la journaliste de Radio Canada (vers 1 minutes 54 on voit la caméra de Radio Canada) quitter les manifestants. Pas fort qu'un média ne suit pas ces manifestants pacifiques... qui n'ont rien des casseurs.


 


Les Étudiants(es) du Québec ont reçu l’appui des étudianst(es) de New York... Lire : « Lettre ouverte des étudiants de New York aux grévistes québécois//An open letter in Support of the Student Strike in Québec »

Les héros du 3e millénaire sont les étudiants en grève (vidéo)

Line Beauchamp et Jean Charest coupables de provoquer une violence policière gratuite pour saboter tout accord potentiel avec les étudiants.

Que cessent leurs mensonges et que les médias cessent avec leurs demi-vérités...




Montréal, Manifestation étudiante et les casseurs (vidéo)





Mon point de vue sur les casseurs. Si vous ne partagez pas ma vision, je suis ouvert à la discussion.



Les casseurs sont pris à partie par les manifestants étudiants et avec raison, car ils ne servent pas la cause étudiante... les casseurs n'ont rien de révolutionnaire et malgré la haine qui les anime contre le capitalisme ils ne servent pas la cause à laquelle ils prétendent... même en ciblant des symboles du capitalisme ils ne font que le jeu de la réaction... Un mouvement révolutionnaire exige une direction et une organisation et les casseurs ne font que profiter du mouvement de masse pour agir... Ils n'ont pas de programme politique ni de direction politique sinon de briser des symboles... Finalement, les casseurs ne se distinguent guère de la réaction qu'ils prétendent combattre... Les vrais progressistes, les vrais anti-impérialistes tout comme les révolutionnaires n’ont pas besoin de gens sans foi ni loi.

Les casseurs ne servent pas notre cause... ils brouillent les cartes... je comprends leur frustration vis-à-vis la violence d'État. Mais, c'est dans un Parti politique que nous devons nous investir et rallié le plus grand nombre à nos idéaux et à notre Cause.... les révolutions nous enseignent que les partis politiques qui ont su vaincre ont rallié des éléments de la police et de l'Armée... c'est ça notre tache, ce qui ne nous empêche pas de critiquer leur travail.

Vidéo ICI : La foule s'en prend aux casseurs (La Presse)

VOIR UNE TRÈS BELLE PHOTO ICI QUE VOUS POUVEZ ACTIVER  DE NOS ÉTUDIANTS(ES) EN LUTTE
Voici une capture d'image






Sabotage Libéral

Line Beauchamp et Jean Charest coupables de provoquer une violence policière gratuite pour saboter tout accord potentiel avec les étudiants.

IMPORTANT : YOUTUBE VIENT DE LIMITER LES GENS SELON LEUR ÂGE POUR VOIR CETTE VIDÉO..! (devant tout ce qu'on voit sur youtube, cette restriction ressemble étrangement à une tentative de censure. Parions que le gouvernement a une équipe qui travaille fort pour contrôler l'information médiatique sur la grève..


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vendredi 27 avril 2012

Grève étudiante, Charest un menteur et un démagogue

Charest prend le monde pour des imbéciles et les médias nous donnent que des demi-vérités... et ne nous parlent pas de cette proposition...

« Il suffirait d’instaurer une taxe sur le capital des entreprises financières pour permettre de respecter les objectifs de financement universitaire que le gouvernement libéral a lui-même fixés. Un taux de base à 0,3 % générerait les 228 millions $ que la hausse veut aller chercher dans les poches des étudiants et de leurs parents. La gratuité scolaire serait quant à elle atteinte avec un taux de base à 0,8 % appliqué progressivement », ajoute M. Khadir.


Rappelons que la taxe sur le capital a été réduite progressivement par le gouvernement libéral jusqu’à son abolition complète.


Dommage que nous n'ayons pas nos propres médias pour donner la parole à d’autres qu'aux sempiternels experts de Power ou Québécor... que nous voyons sur toutes les tribunes et la vôtre. On nous prend pour des imbéciles... et les moutons appuient Charest. L'Ontario parle de réduire de 30% les frais de scolarité

Faites le calcul : Hausse de 82 % sur 7 ans : le calcul ICI







Hommage à Gabriel Nadeau Dubois (vidéo)

Christian Montmarquette

« L’école de la grève aura été la meilleure des formations, et elle aura été gratuite en plus. On a appris ce printemps; on a appris pour vrai ».

On a appris, c’était quoi l’injustice! On a appris, c’est quoi la violence! On a appris, c’était quoi la violence d’un système! On a appris ça goute quoi le poivre de Cayenne. On a appris ça sent quoi les gaz lacrymogènes. Mais surtout, surtout, on a appris « la résistance »!

Les gens qui veulent augmenter les frais de scolarité, les gens qui ont décidé d’imposer une taxe santé, les gens qui ont mis sur pied le « Plan Nord », les gens qui ont mis à pied les travailleurs et les travailleuses d’Aveos, les gens qui tentent de mettre à pied les travailleurs et les travailleuses de Rio Tinto Alcan à Alma, les gens qui tentent d’empêcher les travailleurs et les travailleuses de Couche-Tard de se syndiquer, tous ces gens-là sont les mêmes. C’est les mêmes personnes, avec les mêmes intérêts, les mêmes groupes, les mêmes partis politiques, les mêmes instituts économiques.

Ces gens-là, c’est une seule élite, une élite gloutonne, une élite vulgaire, une élite corrompue, une élite qui ne voit l’éducation que comme un investissement dans du capital humain, qui ne voit un arbre que comme une feuille de papier et qui ne voit un enfant que comme un futur employé.» - Gabriel Nadeau-Dubois, Monument national, 7 avril 2012


 

jeudi 26 avril 2012

Montréal grève étudiante, trêve, manifestations et désinformation.

par Julie McDermott

Depuis le début de la grève étudiante, il y a maintenant 11 semaines, je suis étonnée de constater, jour après jour, à quel point la population est mal informée sur les enjeux réels de cette situation qui, disons-le, dégénère. Partout, des stéréotypes sur les étudiants qui font « la belle vie » sont véhiculés, la ministre de l’Éducation nous rappelle qu’ils refusent de faire leur « juste part » et Jean Charest profite des manifestations pour faire de l’humour. Avec les événements des derniers jours, la désinformation atteint des sommets inégalés. Il est temps de remettre les pendules à l’heure.

Définissons d’abord ce qu’est la désinformation. Selon Volkoff (1997), il s’agit de la « manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés ». Parmi ces moyens détournés, notons, par exemple, le fait de présenter une opinion comme une nouvelle, de ne présenter qu’une partie des faits et d’en omettre d’autres, de donner une importance exagérée à certains faits plutôt qu’à d’autres, d’utiliser des sondages non scientifiques ou des rumeurs pour faire la nouvelle. Ces stratégies nous les connaissons bien, car notre gouvernement et les médias les utilisent déjà depuis belle lurette.

Voyons quelques exemples d’actualité : la fameuse trêve imposée par Mme Beauchamp comme condition aux négociations et que la CLASSE aurait, semble-t-il, rompue. Toute personne qui connaît minimalement les structures démocratiques sait qu’un porte-parole ne peut prendre de décisions sans avoir auparavant la possibilité de consulter ses membres. Or, cette trêve n’a jamais été entérinée par les membres de la CLASSE. S’agissait-il simplement d’une stratégie pour discréditer ce mouvement « radical »? (Je fais ici une parenthèse sur le mot radical qui signifie : fondamental, à la racine. Donc un mouvement radical s’attaque à la racine du problème, cela ne veut pas dire qu’il est violent! Pensons au mouvement des femmes qui s’attaque au patriarcat!).

Jean Charest chef du PLQ
Toujours au sujet de cette dite trêve : personne n’a mentionné que les premiers à avoir brisé la trêve sont les étudiants contre la grève, bien encadrés par des amis du Parti libéral. Dès le lendemain matin, ils ont rendu disponible gratuitement sur Internet un « kit » d’injonction, soigneusement préparé par « Hartley stratégies » une firme cofondée par la fille de Pierre-Marc Johnson, Marie-Claude Johnson, ayant elle-même été attachée politique de Raymond Bachand. Et dire que la semaine précédente, le juge Gaétan Dumas, ancien conseiller politique du Parti libéral du Canada, avait accordé une injonction obligeant la reprise des cours à l’université de Sherbrooke. C’est ce qu’on appelle, à mon avis, être juge et parti.

Autre démonstration flagrante de désinformation : suite à l’annonce par la ministre de l’Éducation de l’exclusion de la CLASSE à la table de négociation, Gabriel Nadeau-Dubois fait son point de presse. À TVA et à LCN, pendant son discours, on montre des images du vandalisme ayant eu lieu pendant la fin de semaine aux manifestations contre le Plan Nord. Cette manifestation n’était même pas organisée par la CLASSE. On joue sur l’inconscient collectif : Gabriel Nadeau-Dubois est un être
violent


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Les casseurs de la Police
Mais on ne parle surtout pas des vrais casseurs. Rappelez-vous en 2007, les manifestations contre le sommet de Montebello. Des agents provocateurs de la Sureté du Québec avaient été démasqués, roche à la main et tentant d’inciter les manifestants à la violence. La SQ avait même admis avoir recours à ce genre de stratégie. La situation se répète, cela a été le cas au cégep de Limoilou la semaine dernière alors qu’une manifestation très pacifique s’est envenimée suite à un discours d’un homme que personne ne connaissait et qui, étrangement, a été un des seuls à ne pas se faire arrêter. Qui sont ces agitateurs? Des policiers? Des jeunes payés par le Parti libéral ou les corps policiers? Des « pro-hausse » qui veulent semer la bisbille? Des gens de groupes criminalisés? Quoi qu’il en soit, il est clair qu’ils cherchent à discréditer un mouvement pourtant légitime, qu’ils rendent « acceptable » l’usage d’une force démesurée contre les manifestants et surtout, qu’ils dévient le débat central qui devrait porter sur la hausse des frais de scolarité. Ce fut le cas, aussi, à cette « hostie de grosse manif ». Alors que 6950 personnes sont pacifiques, une cinquantaine décide de commettre des actes de vandalisme. Des amis présents sur place m’ont raconté avoir vu des manifestants tentant de les arrêter, les encercler, les pointer du doigt, les huer… alors que les policiers les regardaient sans rien faire, en attendant le signal pour « rentrer dans le tas ». Qui dénonce cette violence de l’État sur nos jeunes?





Parce que, jouer sur les mots, c’est aussi désinformer. On ne parle pas de hausse des frais de scolarité, mais de « coût du diplôme universitaire », ou encore de « droits de scolarité ». On ne parle pas de grève, mais de « boycott ».

Il y avait 200 000 personnes dans les rues le 22 mars et probablement 300 000 le 22 avril pour le Jour de la Terre (j’y étais, c’était spectaculaire). Pourtant, on en parle à peine quelques secondes aux nouvelles. Le Journal de Montréal préfère quant à lui un « terrain contaminé » pour faire sa une. Par contre une manifestation de quelques centaines de personnes qui dégénère, c’est suffisant pour faire les manchettes et animer les lignes ouvertes pendant plusieurs jours.

Voir la vidéo ci dessous
En laissant trainer le conflit de cette manière, il s’envenime et se radicalise. Cela permet sans doute à nos dirigeants de continuer à travailler sur leurs dossiers « importants » : le développement de l’industrie des gaz de schiste, le Plan Nord, la corruption et la collusion, la hausse des tous les autres frais (pensons à la taxe santé), etc. Bizarrement, on n’entend plus beaucoup parler des conservateurs fédéraux et d’Harper, de ses F-35, des fraudes électorales, du retour du débat sur l’avortement, des coupures dans de multiples programmes pour les jeunes, les femmes, l’aide internationale, la culture, les travailleurs. Je crois avoir vu quelque part que c’est ce qu’on appelle une « éclipse médiatique ». Ne nous laissons pas berner. Nous savons que les médias, les empires Québécor et Gesca (Demarais) en tête, sont main dans la main avec le gouvernement. C’est pourquoi ils ne montrent qu’une facette de la réalité. La manipulation, c’est une « emprise exercée par une personne sur une autre dans le but de contrôler ses actions ou ses sentiments. Elle contourne le sens critique de l’individu ».

 La manipulation s’appuie sur les émotions, la répétition, les biais cognitifs (fausse information, simplification exagérée), les systèmes de récompense et de punitions. Cela vous dit quelque chose? Nous ne sommes pas dupes! Lorsque la population n’arrive plus à savoir ce qui est vrai ou faux, elle cherche ce qui est rassurant. Mais moi, je ne suis pas rassurée.

« Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arrivent à vous faire détester les gens opprimés et à aimer ceux qui les oppriment »
            — Malcom X


Montréal, manif du 25 avril 2012, les casseurs sont-ils avec la Police ? (vidéo)

Que cesse l'hypocrisie de nos dirigeants

Marc Parent chef du SPVM
Que la fraternité de la police de Montréal exige que Charest négocie...

C'est bien beau les belles paroles, mais souvenez-vous des casseurs qui étaient des membres de la Sureté du Québec.

Ça s’est passé en 2007, durant une manifestation à Montebello, dans le cadre d’un sommet. Patrick Lagacé avait pointé cette histoire qui avait été la première vraie victoire de la blogosphère. À partir d’une vidéo publiée sur YouTube qui a éveillé les soupçons, on a eu la preuve avec une photo (ci-dessous) que la SQ avait infiltrée les manifestants — enfin, les casseurs, le bloc noir (Black bloc) —, parce qu’ils portaient tous les mêmes bottes, celles fournies par la SQ aux policiers.


Voir l'article ICI
La police comme élément déclencheur de la casse?





Manif du 25 avril 2012




Témoignage d'une mère de famille

Montréal, Manifestation étudiante jeudi le 25 avril (vidéo)

C'est drôle en Tabouère pour ne pas dire en bon québécois TABARN... Radio Canada couvre avec les flics la manifestation étudiante et parle de voyous qui cassent des vitres... Et elle couvrait et applaudissait avec l'OTAN les vandales en Libye qui portaient des armes pour détruire un État. Chercher l'erreur... C'est « ben » pour dire comment la couverture « merdatique » est faite. (Serge Adam)

Commentaire de Pierre Bellefeuille
5000 personnes ont été témoins en direct de la brutalité policière à Montréal, et ce, à partir du canal CUTV de l’université Concordia. Les policiers provoquent délibérément le chaos. La manifestation composée de plusieurs milliers d’étudiants était très pacifique. Selon les propos mentionnés sur CUTV, quelques casseurs se sont manifestés et ont été rapidement contrôlés par les manifestants. Lorsque le calme est revenu, par la suite nous avons vu des manifestants se faire agresser sans discernement par la police. Le CUTV et sa caméra ont été aspergés de poivre de cayenne.

Selon un photographe présent dans la foule, plus loin en avant, plusieurs manifestants ont tenté de maitriser les casseurs, mais sans succès. Pourquoi les corps policiers ne s’attaquent-ils pas à eux précisément? Pourquoi frapper les manifestants sans discernement?

À mon sens, le gouvernement Charest n’a plus la légitimité de gouverner. On doit émettre un blâme sévère à l’endroit du gouvernement Charest, ayant abusé de stratégies provocatrices, lesquelles mèneront le peuple québécois vers des sommets de violence si on ne met pas une pression très forte et immédiate sur le gouvernement Charest. Nous ne devons pas accepter que le gouvernement Charest accumule du capital politique sur la détérioration de la crise.

Je m’inquiète comme bon nombre de citoyens de la situation politique du Québec. Nous avons besoin d’appuis. Il se fait du profilage, il se pratique aussi un détournement de la justice contre les votes démocratiques en faveur de la grève. De nombreux exemples de violence policière sont documentés. J’ai été personnellement témoin d’intimidation de la part d’un policier dans une manifestation récente. Pour reprendre les propos d’un passant questionné par CUTV : « le maire de la ville de Montréal a perdu le contrôle de ses corps policiers »… et le gouvernement Charest ne fait rien pour corriger cette situation.

Point de presse Amir Khadir / 25 Avril 2012


 

Le gouvernement Charest doit cesser son silence à l’égard de la violence policière, ce silence le rend coupable de se faire du capital politique sur un conflit qu’il a lui-même laissé se détériorer, pour éviter le débat de fond qui doit avoir lieu impérativement à savoir : est-ce que les étudiants peuvent véritablement absorber une hausse des frais de 75 % en cinq ans. Est-ce socialement souhaitable cette hausse? Jusqu’à maintenant, qui a exposé clairement ce que représentait un budget d’étudiant devant quitter sa région pour étudier à Montréal? La rationalisation du débat ferait probablement ressortir l’iniquité de l’augmentation proposée par le gouvernement Charest.

Le Québec est sous l’emprise d’un gouvernement autoritaire, dont le manque d’ouverture au dialogue accentue la violence, ce même gouvernement est corrompu par ses liens trop étroits avec de grandes entreprises privées cherchant à réduire l’État et ses programmes sociaux à leurs plus simples expressions.


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Témoin de violence policièrePaul Bélanger, prof retraité de Sciences de l'éducation à l'UQAM, porte plainte car il a été tabassé par les flics vendredi dernier (lire article: Conflit étudiant – Amnistie internationale Canada francophone est sérieusement préoccupée par les atteintes au droit de manifester pacifiquement.


mercredi 25 avril 2012

Plan Nord et les empires cachés

La dissection du « modus operandi » des spoliateurs, telle qu’effectuée par Richard Le Hir dans de nombreux textes sur Vigile, a clairement dévoilé les plans du régime libéral et de l’Empire Power dans la gestion de nos richesses. Mais Power Corp n’est pas le seul joueur sur la glace du Plan Nord. Un cas récent : les Innus et Saputo. 

André Noël et Fabrice de Pierrebourg ont dévoilé le 31 octobre dernier l’affaire des deux contrats, pour une somme de 35 millions de dollars accordés sans appel d’offre par Hydro-Québec à « Produits forestiers innus ».

Cette affaire nous permet de toucher du doigt le « modus operandi » des spoliateurs. En effet, dans le cas décrit ici apparaît chacun des mécanismes mis en place par les spoliateurs pour siphonner et détourner le bien public à leur profit.
■ L’instrumentalisation d’Hydro-Québec et contrats secrets,
■ l’instrumentalisation des Innus qui servent de société paravent,
■ l’accaparement de la richesse par le réseau occulte des petits amis libéraux,
■ le financement de la caisse électorale du PLQ et
■ l’absence de redevance pour l’État du Québec.

Le « modus operandi » exposé ici pour le bois vaudra pour les autres ressources.

Voici l’histoire. Le Plan Nord et Saputo à lire ICI

mardi 24 avril 2012

Le Québec « sous dictature » selon un haut gradé militaire (vidéo)


« Vous avez tous appris que dans une société il y a trois pouvoirs : l'exécutif, le judiciaire et le politique. Comment ça s'appelle quand l'exécutif dicte sa conduite au judiciaire : une dictature »
Jean-Pierre Isoré


Dans le document vidéo ci-joint, le Major retraité Jean-Pierre Isoré, un haut gradé militaire en conférence dans une assemblée étudiante se positionne contre la hausse des frais de scolarité :

Il est à supposer qu'en tant qu'ancien dirigeant militaire, il doit bien savoir de quoi il parle, quand il parle « de dictature »...

Jean-Pierre Isoré qui a reçu 7 médailles de guerre a dit qu'il va maintenant en ajouter une 8e pour 1 an en s’épinglant le carré rouge.

« Major retraité Jean-Pierre Isoré , Contre la hausse des frais de scolarité »
  Merci à Pierre Bellefeuille pour l'information.


Québec, grève étudiante : Quand les médias de l'empire jouent à l'autruche (vidéo)

RADIO-CANADA aime ça jouer avec la sémantique aussi.

REGARDER ma capture d'écran... et lire l'article pour comprendre que la PHOTO ne rend pas compte de la réalité, mais la contourne en oubliant le principal représentant GABRIEL NADEAU DUBOIS DE LA CLASSÉ ...

 Ils me répondront qu'il reflète la conférence de presse en oubliant de montrer Gabriel qui lui aussi a fait une conférence... mais Radio Can et ses amis libéraux seront contents... L'art de faire oublier aux lecteurs d'ailleurs (qui ne vivent pas au Québec) l'autre dirigeant étudiant.
Gabriel Nadeau Dubois

Il en va de même avec le partenaire de Radio Canada, La Presse ou Alain Dubuc encore une fois nous propose son point de vue (Six pistes de solution) et celui de son empire en oubliant comme d'habitude le point de vue de Québec Solidaire... Comme on sait cet économiste (Alain Dubuc, ex trotskiste du GMR (Groupe marxiste révolutionnaire dans les années 1970) nous montre bien ou loge les éditorialistes de l'empire tout comme son Con Frère André Pratte...

 Pourquoi ne parle -t-il pas de la proposition de Québec solidaire :


« Il suffirait d’instaurer une taxe sur le capital des entreprises financières pour permettre de respecter les objectifs de financement universitaire que le gouvernement libéral a lui-même fixés. Un taux de base à 0,3 % générerait les 228 millions $ que la hausse veut aller chercher dans les poches des étudiants et de leurs parents. La gratuité scolaire serait quant à elle atteinte avec un taux de base à 0,8 % appliqué progressivement »

Un exemple de la complicité de nos médias (et je n'ai pas parlé du Journal de Montréal le pire des médias québécois) sur la manipulation de l'information... pour ne pas dire la désinformation. On comprend pourquoi les gens deviennent colériques et le manifeste dans la rue....

Ré)écoutez le point de presse d'Amir Khadir sur l'offre du gouvernement aux grévistes étudiants- 5 avril 2012




Une chance que madame Rima Elkouri nous donne un autre son de cloche dans son article : Je cède moi non plus 

Je cède moi non plus

Après 71 jours de grève étudiante, l'appel à la trêve et à la négociation lancé hier par la ministre de l'Éducation Line Beauchamp ressemblait à un aveu d'échec de son gouvernement. Comme s'il avait fallu tout ce temps pour réaliser qu'il est tout à fait irresponsable de rester sourd aux cris de milliers de gens dans la rue.

Pendant plus de 10 semaines, la ministre Beauchamp a cru qu'elle pouvait ignorer la grogne étudiante. Elle a sous-estimé l'intelligence des leaders étudiants. Elle a sous-estimé leur détermination.

 Croyait-on vraiment qu'après plus de deux mois de grève afin de protester contre la hausse des droits de scolarité, les étudiants allaient rentrer à la maison heureux d'avoir gagné trois fois rien? Pensait-on vraiment qu'un plus grand endettement en guise de réponse à leurs revendications - une timide bonification du programme d'aide financière - allait les faire taire?

 La ministre a d'abord tenté d'ignorer le mouvement étudiant. Elle a ensuite minimisé son importance. Puis, elle a essayé en vain de le diviser et de discréditer son aile la plus radicale, la CLASSE, en l'associant à la violence. Elle a toujours évité le débat de fond sur la hausse des droits de scolarité, préférant s'enliser dans un débat sémantique absurde.

 La ministre a tenté de faire dévier le débat encore davantage en exigeant de la CLASSE un acte de foi contre la violence. Sous-entendu peu subtil : la CLASSE cautionne la violence. Pendant ce temps, même le Service de police de la Ville de Montréal, qui n'a pourtant pas toujours été juste et tendre devant les manifestants au carré rouge, a eu l'honnêteté de faire publiquement une distinction importante que la ministre de l'Éducation n'a pas faite : il ne faut pas confondre les manifestants étudiants et les provocateurs professionnels. Le mouvement étudiant n'est pas responsable de la violence.

 La CLASSE n'a sans doute pas aidé sa propre cause en tardant à condamner officiellement les gestes de violence dont elle s'est toujours dissociée. Mais la ministre Beauchamp est bien mal placée pour lui faire la leçon, elle qui n'a pas condamné haut et fort la brutalité policière dont ont été victimes certains manifestants. Rappelons qu'un étudiant a été gravement blessé à l'oeil alors qu'il manifestait de façon tout à fait pacifique et légitime. Ce n'est pas rien. Pourtant, pas un mot, pas un geste de la part de la ministre. On a aussi vu un journaliste et un photographe de La Presse être arrêtés dans l'exercice de leurs fonctions alors qu'ils couvraient les manifestations étudiantes. Une forme d'abus du pouvoir policier qui constitue une atteinte à la liberté de la presse. Une façon inacceptable d'éborgner la presse en l'empêchant de faire son travail. Mais encore là, pas un mot, pas un geste de la part de la ministre.

 On finit par en comprendre que l'appel à la condamnation de la violence lancé par la ministre Beauchamp n'était qu'un prétexte. C'était avant tout un appel à la condamnation d'une partie du mouvement étudiant. Je suis bien d'accord avec le chef de police Marc Parent qui, en entrevue avec mon collègue Patrick Lagacé, disait que les leaders doivent être capables de dire qu'ils n'encouragent pas la violence. Mais cela vaut aussi pour les leaders politiques, pas justes pour les leaders étudiants.

 Après avoir laissé s'envenimer la situation pendant 10 semaines, la ministre Beauchamp réalise que l'intransigeance ne mène à rien. Elle demande une trêve à la manière d'un pyromane qui, allumette à la main, se demande d'où vient le feu. Après avoir répété qu'elle ne négocierait pas avec les étudiants, elle en appelle enfin au dialogue. La porte fermée à double tour est désormais entrouverte. Mieux vaut tard que jamais. Car avec tout ça, on a juste oublié l'essentiel : le débat de fond n'a pas eu lieu.

lundi 23 avril 2012

Hypocrisie de nos dirigeants sur la grève étudiante (vidéo)

L'éducation n'est pas un bien de consommation. Regarder comment nos gouvernements démagogues se conduisent avec notre jeunesse et la police, que fait-elle! Vous vous demandez pourquoi la grogne gagne du terrain!!!...

Ceux qui dirigent sont des menteurs...
Notre réponse qu'ils DÉGAGENT


Vous le verez mieux au début de la vidéo ci-dessous



 

Voici comment la POLICE entre dans nos universités




Charest Dégage

« On fera des élections quand les Québécois seront prêts à aller en élections », a répondu le premier ministre, en déplacement à Gatineau, dimanche.

                                  Charest DÉGAGE




Plus de 200 000 personnes à Montréal le 22 avril 2012

dimanche 22 avril 2012

Le Plan Nord de Jean Charest sera financé par la hausse des droits de scolarité

« VIOLENCE BUDGÉTAIRE » : Le Plan Nord de Jean Charest sera financé par la hausse des droits de scolarité
par Prof. Michel Chossudovsky

Cuivre, or, diamant, nickel, lithium, uranium, énergie hydroélectrique, les richesses du Grand Nord québécois seront vendus au rabais à des « investisseurs privés ».

On prévoit des investissements publics et privés de l'ordre de 82 milliards de dollars sur une période de 25 ans.

Le financement gouvernemental de ce projet durant les trois premières années (2012-2015) sera de l'ordre de 1,6 milliard de dollars. Les frais de « promotion » sont énormes : Le Québec consacre 500 millions de dollars sur 5 ans afin « d'attirer des partenaires privés ».
Dans une conjoncture d'austérité budgétaire frappant le Québec, d'où provient cette énorme somme d'argent? 

Le financement du Plan Nord gruge dans les dépenses sociales. Violence budgétaire : ce projet sera en partie financé par la hausse des droits de scolarité universitaire au bénéfice des grandes sociétés multinationales.

Les grands acteurs dans le Plan Nord jouissant d'un généreux appui gouvernemental sont (entre autres) Rio-Tinto-Alcan, ArcelorMittal. IAMGold, Alcoa, Cliffs, Agnico Eagle, Xstrata.  

Les compagnies minières jouissantes ne paient pas « droits de scolarité »... Il est essentiel que l'action étudiante et citoyenne visant le gel des droits de scolarité soulève la question du Plan Nord et de son financement au profit d'une poignée de sociétés multinationales, sans parler du pillage des terres autochtones et de la déstabilisation de l'écosystème, dont les forêts en zone boréale au-delà du 49-ième parallèle nord. Selon Greenpeace :

Le Plan Nord ouvre la porte à l’accélération de la destruction des écosystèmes du Nord, à l’exploitation des ressources sans la mise en place de balises environnementales adéquates ni d’un système de redevances qui permettraient aux Québécois de réellement profiter de cette exploitation, mais en plus on nous assure que les écosystèmes les plus menacés, les plus près des gens et les plus diversifiés ne seront surtout pas protégés. Plan Nord : Charest abandonne les forêts | Greenpeace Canada

Droits de scolarité et dépenses militaires : Deux poids, deux mesures

L'autre argument de poids dans le débat sur les droits de scolarité est la montée en flèche des dépenses militaires au détriment du projet de société.

L’achat de systèmes d’armes perfectionnés se fera aux dépens des transferts du fédéral au provincial, lesquels contribuent au financement de la santé et de l’éducation.  Indirectement, la hausse des droits de scolarité finance l'économie de guerre dont l'achat controversé des chasseurs F-35.  

En restreignant le programme des chasseurs F-35, des fonds seraient immédiatement disponibles pour les étudiants universitaires du Québec. En fait, le coût associé à un seul F-35 (462 millions de dollars) libérerait suffisamment de ressources pour financer la hausse des frais de scolarité pour des années à venir... Le gouvernement fédéral envisage l'achat de 65 F-35 pour un montant de 40 milliards de dollars. 

Le gouvernement Charest mène une guerre économique à l'endroit du peuple québécois. Comment confronter l'arrogance du gouvernement québécois : 

1. En faisant une vérification citoyenne de l'utilisation des fonds publics, incluant les décaissements prévus dans le cadre du Plan Nord au profit des sociétés minières.

2. En interpellant le gouvernement fédéral de Stephen Harper concernant l'augmentation des dépenses militaires au détriment du financement des programmes sociaux au niveau provincial.


Manif contre le Plan Nord de charest

Amir Khadir député de QS menacé d'entrave au Salon du Plan Nord (vidéo)

Le 21 avril 2012, Amir Khadir, député de l'Assemblée nationale du Québec, tente d'intervenir au nom des 90 arrêtées au Salon du Plan Nord de Charest. L'homme avec qui Amir finit (?) par discuter est le gars de relations médiatiques du SPVM... qui refuse de parler devant la caméra. À 9 minutes 43 de la vidéo, il est derrière ses hommes la tête chauve (Lacourcière) alors qu'il laisse ses tontons faire du brouhaha. Il aurait pu intervenir avant le show de ses hommes, non!! Cette tactique de faire attendre est typique de la gestion de crise... du gouvernement Charest.

Le responsable reste derrière ses hommes, il attend quoi? Son comportement si serein à Radio Can on voit ici un autre côté de la personnalité de monsieur Lacourcière dans cette belle vidéo.





Le ton arrogant de ce policier ne fait pas partie du code

samedi 21 avril 2012

Palais des Congrès Manifestation du 21 avril (vidéo)

C'est avec le slogan « La police au service des riches  et des fascistes » que les manifestants(es) font face à la police de Charest et des compagnies exploiteuse de nos ressources.

C'est avec des clic-clacs sur des boucliers et des armes et habillé comme des « Robots Cop » que la police frappe sur les manifestants désarmés...

 Si les manifestants sortaient des Kalachnikovs..., je me demande si le Conseil de sécurité de l'ONU et nos « journaleux » prendraient le parti des manifestants comme ils ont fait pour la Libye en supportant les terroristes de l'OTAN...

On parle de 90 arrestations ....


 


Parodie de Jean Charest






Des profs appuient les étudiants(es) (Vidéo)

Jeudi le 19 avril 2012, une douzaine de profs, soutenus par des dizaines d'autres, se sont livrés au quartier général de la police de Montréal en déclarant :

« Nous sommes des professeurs-e-s des universités et collèges du Québec. Alors que des collègues de l'UQO sont arrêté-e-s, alors que nos institutions subissent une occupation policière, alors que des professeurs de l'UdeM se fait dire comment faire leur travail par des agents de sécurité, on ose nous demander, entre expulsions, amendes et matraques, de condamner la prétendue violence du mouvement étudiant. Sachez que si des injonctions devaient s'imposer également dans nos institutions, nous refuserions d'obtempérer, désobéissant ainsi à la loi.

C'est pourquoi, par souci d'économie d'essence et de travail, nous vous demandons de nous arrêter immédiatement! »




Gabriel Nadeau Dubois mérite notre respect (vidéo)

NOUS est un évènement unique de prise de parole, de réflexion sur l'état du Québec et sa démocratie. Voici ce qu'un de nos leader étudiants Gabriel Nadeau Dubois de la CLASSÉ a prononcé le 7 avril dernier. Écoutez-le... il représente notre avenir et mérite notre respect.












vendredi 20 avril 2012

Anonymus Québec appelle à l'unité (vidéo)

                                  Un peuple uni ne peut être vaincu



Montréal Manifestation étudiante devant le Palais des Congrès (vidéo)

Les grévistes étudiants de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) opposée à la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans décrétée par le gouvernement Charest se sont donné rendez-vous à 11 h au parc Émilie-Gamelin pour protester contre le Plan Nord du gouvernement Charest...

Les manifestants envahissent le Palais des Congrès... la lutte se continue.


Un manifestant qui se fait poivré par la police (voir aussi  la vidéo à la fin de l'article )














Desmarais et son ami Charest derrièrre le Plan Nord et Sarko le bouffon


                                         LE DISCOURS BAVEUX DE CHAREST




Charest le démagogue par excellence