samedi 30 juin 2012

La guerre impérialiste se poursuit sous le vocable des mensonges (vidéos)

Pour la énième fois, l'on va renverser un dirigeant que l'on turlutait sans scrupules il y a peu. Comme toujours les preuves sont irréfutables et les démentis font moins de bruit que les opérations de propagande de guerre. Jamais l on a menti pour attaquer l’Irak et l Afghanistan, ni même la Libye! pourquoi ne pas croire aveuglément la ligue des justiciers démocratiques? Parce qu'ils ont les mains qui puent le pétrole et le sang? Complotistes que nous sommes.... quand comprendrons-nous que le camp du bien dit toujours la vérité même quand il ment?!

Voir les vidéo ci dessous

http://www.youtube.com/watch?v=xxsNb4zfKRk  Partie 1




http://www.youtube.com/watch?v=ntiILKMjHmY Partie 2


Grève mondiale des étudiants (vidéo)

La grève mondiale en branle, qui vise à dénoncer la marchandisation de l'éducation, est notamment inspirée du conflit québécois.

Des étudiants des quatre coins du globe préparent une grève mondiale
par Samuel Auger
Le Soleil

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé
 Inspirés entre autres par le mouvement de contestation québécois, des milliers d'étudiants de partout dans le monde concoctent une semaine de grève mondiale en novembre pour dénoncer la marchandisation de l'éducation.

Le bruit des casseroles risque de résonner bien au-delà du Québec le 18 octobre et du 14 au 21 novembre. La Global Éducation Strike - « Grève mondiale pour l'éducation » - prévoit une journée d'action en octobre, alors que les grèves dérouleraient quant à elles dans la semaine de novembre. Certaines associations étudiantes proposent des grèves d'une journée, alors que d'autres pourraient débrayer durant toute une semaine.

 Le mouvement mondial souligne que la lutte pour une éducation accessible dépasse toutes les frontières et que la majorité des pays sont aux prises avec des coupes budgétaires dans le réseau de l'éducation tout en voyant exploser les droits de scolarité. Le collectif dénonce également une pression toujours plus grande pour la performance des étudiants et la place grandissante du secteur privé dans les activités d'enseignement et de recherche.

 L'idée de bouder les cours aux quatre coins de la planète a jusqu'ici recueilli l'appui de militants et d'activistes de Montréal, de Toronto, de Vancouver, du Caire, de Kuala Lumpur, de Marburg, de Vienne, de Zurich et de certaines villes de l'Italie et de l'Espagne.

Une action de concertation des militants se déroule d'ailleurs aujourd'hui, alors que près de 200 internautes se donnent rendez-vous pour une séance de clavardage internationale afin de préciser les manifestations et les slogans. Cette discussion en anglais et en espagnol ratisse large, et des étudiants venant du Canada, des États-Unis et de l'Australie y prendront notamment part, tout comme des représentants d'Afrique et d'Asie.

Militants actifs du Québec

La grève mondiale est chapeautée par le International Student Movement, une plate-forme indépendante de communication pour tous les activistes du monde de l'éducation, étudiants comme travailleurs.

Plusieurs Québécois font partie des militants actifs pour ce mouvement, dont des étudiants au cégep et à l'université de la région de Québec. Aucune association étudiante nationale du Québec n'a toutefois endossé à ce stade-ci la semaine de grève en novembre.

Le portail de la grève mondiale s'inspire directement du mouvement de grève ayant enflammé le Québec ce printemps. Une vidéo - en anglais - de la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, côtoie ainsi des images de manifestations en Italie et en Espagne.

Une vidéo de promotion de la grève mondiale laisse également une place de choix au carré rouge, devenu un symbole de la lutte étudiante dépassant les frontièresdu Québec.

Source Le Soleil




Camila Vallejo : "Notre mouvement a toujours eu la capacité à se relever"



Camila Vallejo : "Notre mouvement a toujours eu... par ecoledejournalisme

Un ex-président américain accuse Obama d’être un assassin

par Bill Van Auken

La rubrique écrite par Jimmy Carter, le 39e président des États unis, et publiée lundi dans le New York Times, constitue une condamnation exceptionnelle du gouvernement Obama, de sa pratique de l’assassinat, de ses violations criminelles du droit international et de la constitution américaine.

Dans sa rubrique intitulée « Un bilan cruel et inhabituel » Carter écrit : « Les révélations selon lesquelles des responsables de haut niveau ciblent des gens pour être assassinés à l’étranger, dont des citoyens américains, ne sont que la plus récente et inquiétante preuve de l’ampleur donnée à la violation des droits de l’Homme par notre pays. »

Faisant allusion aux dispositions tristement fameuses de la Loi d’autorisation de la Défense nationale (National Defense Authorization Act, NDAA), promulguée le 31 décembre de l’année dernière par Obama, Carter écrit : « Une récente loi a rendu légal le droit du président de détenir indéfiniment une personne parce qu’elle est soupçonnée d’affiliation à des organisations terroristes ou à ‘des forces associées’, un vaste et vague pouvoir qui peut donner lieu à des abus sans contrôle significatif des tribunaux ou du Congrès. » Il poursuit faisant référence à « des violations sans précédent de nos droits » au moyen d’écoutes téléphoniques et d’exploitation de données électroniques sans mandat.

Élaborant sur les frappes de drones américains, l’ancien président ajoute, « En dépit d’une règle arbitraire que tout homme tué par des drones est déclaré être un ennemi terroriste, la mort de femmes et d’enfants innocents se trouvant à proximité est considérée comme inévitable… Nous ne savons pas combien de centaines de civils innocents ont été tués dans ces attaques, chacune d’entre elles approuvées par les plus hautes autorités à Washington. Ceci aurait été impensable dans le passé. »

La rubrique de Carter est apparue le jour même où l’ambassadeur du Pakistan auprès des Nations unies témoignait devant la Commission des Droits de l’homme de l’ONU, pour dénoncer les attaques de drones américains sur son pays et lors desquelles « des centaines d’innocentes personnes, dont des femmes et des enfants ont été assassinées. » Il a dit que rien qu’en 2010, 957 Pakistanais avaient été tués.

Carter continue en dénonçant le gouvernement pour la poursuite des activités du camp de détention de la Baie de Guantanamo à Cuba où, souligne-t-il, sur 169 prisonniers « la moitié ont été déclarés libérables, et pourtant ils ont peu de chance de jamais obtenir leur liberté, » et d’autres « n’ont aucune perspective d’être jamais ni inculpés ou jugés. »

Dans les rares cas où des prisonniers ont comparu devant des cours martiales, remarque-t-il, les prévenus « ont été torturés plus de 100 fois par le « waterboarding» (simulation de noyade, n.d.t) ou ont été intimidés à l’aide d’armes semi-automatiques, de perceuses électriques ou on les a menacés d’abus sexuels à l’encontre de leurs mères. » Il poursuit : « Chose étonnante, ces faits ne peuvent pas servir pour la défense de l’accusé parce que le gouvernement prétend qu’ils se sont produits sous le couvert de la “sécurité nationale”. »

Mises à part les objections morales, et il n’y a aucune raison de douter qu’elles jouent un rôle important dans le cas de Carter, l’ancien président exprime de profondes inquiétudes comme quoi la criminalité flagrante des actions menées par le gouvernement américain mine la politique étrangère américaine. Non seulement ses méthodes attisent l’hostilité populaire dans le monde entier, elles privent encore Washington de la capacité de draper sa politique du prétexte des droits de l’Homme et de la défense de la démocratie, une méthode employée de manière significative par l’impérialisme américain depuis son avènement à la fin du 19e siècle.

Carter, lui-même, avait joué de manière évidente la carte des « droits humains » durant son mandat présidentiel, alors même que son gouvernement tentait de soutenir le régime de torture du Shah en Iran, avait initié l’insurrection islamiste en Afghanistan appuyée par la CIA et affirmé le droit – dans la doctrine Carter – de l’Amérique d’utiliser la force militaire pour asseoir sa domination sur les réserves pétrolières dans le Golfe Persique.

On avait fait entrer Carter, ancien officier supérieur de la marine et spécialiste des sous-marins, à la Maison Blanche en 1977 pour restaurer la crédibilité et la renommée de la présidence américaine suite à la débâcle subie par l’impérialisme américain au Vietnam et à la criminalité révélée par le scandale du Watergate.

Et pourtant, près de quatre décennies plus tard, les méthodes extraconstitutionnelles et la criminalité à la Maison Blanche dépassent de loin tout ce qui avait été fait sous Richard Nixon.

Il n’y a aucun doute que Carter a soigneusement pesé chaque mot de sa rubrique en évitant toute exagération. En effet, le nom d’Obama n’apparaît pas. Avec les premiers mots de l’article, il a toutefois inséré un lien vers un article assez long paru le 1er juin dans le New York Times et qui documente comment Obama a personnellement dirigé la préparation de la « liste des personnes à tuer, » choisissant des victimes et apposant sa signature sur les frappes des drones alors qu’il est sûr que d’innocents civils seront tués.

Dans ce contexte, le recours de Carter au mot « assassinat » pour décrire les attaques de drones a une signification évidente. Le président des États-Unis, dit cet ancien président, est coupable de crimes de guerre et de meurtres.

À l’âge de 88 ans, Carter est un observateur impartial, plus préoccupé par son héritage que par un quelconque gain politique. Son témoignage est d’autant plus exceptionnel qu’il a occupé la même fonction qu’Obama, qu’il est du même parti et qu’il avait soutenu l’élection d’Obama.

Qu’est-ce qui l’a poussé à un peu plus de quatre mois des élections présidentielles, de lancer de telles accusations contre le candidat de son parti et le président en exercice? Il doit croire que le système politique en Amérique est tombé tellement bas dans la criminalité et que la menace d’un État policier est tellement grande qu’il est essentiel pour lui de faire entendre sa voix.

Carter déclare que ces activités criminelles ont été commises avec le soutien « bipartite du pouvoir exécutif et législatif » et pratiquement « de façon unanime ». En effet, comme pour faire valoir son argument, ses propres commentaires dans la rubrique – qui ont une signification politique explosive – ont largement été ignorés par les médias de masse
.
Douze ans après le vol des élections présidentielles en 2000, la principale leçon de cet épisode crucial de la vie politique américaine est démontrée de plus en plus fortement : il n’existe au sein de l’establishment patronal et politique américain aucune base pour la défense des droits démocratiques et des méthodes constitutionnelles.

Le gouffre sans précédent entre l’oligarchie financière dirigeante et les masses de travailleurs – qui s’est accru de manière continue durant cette période – est totalement incompatible avec de tels droits et de telles méthodes.

Les mots de Carter sont un avertissement. La menace d’un État policier américain et le recours aux méthodes meurtrières utilisées à l’étranger par l’impérialisme américain contre la classe ouvrière aux États-Unis même est réelle et grandissante. La classe ouvrière doit se préparer en conséquence en mobilisant son pouvoir politique indépendant contre le système de profit capitaliste duquel ces menaces découlent.

Article original, WSWS, paru le 27 juin 2012


Autres articles sur le sujet
1- Le Canada renforce la surveillance d'Internet,  Le Monde
2-  La police pourra épier les internautes sans mandat, Le Devoir

vendredi 29 juin 2012

LE QUÉBEC 1936-2012 De retour d'où nous ne sommes jamais partis (vidéo)


« Une population dont le territoire est planifié par d'autres, aménagé par d'autres, géré par d'autres, exproprié par d'autres, dans un but et une perspective établie par d'autres et au profit des autres est réduite à l'insignifiance »
René Lévesque

Coopération chinoise et impérialisme américain

par Capitaine Martin

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver un président des États-Unis qui ne s’intéresse absolument pas au continent africain. Malheureusement pour les Africains, Obama n’est pas de cet avis et l’Empire cherche aujourd’hui à contrebalancer la présence chinoise par tous les moyens. Et ils le font à leur manière : en militarisant le continent et en intervenant dans les affaires internes de ces pays… pour défendre leurs propres intérêts. Mais la politique qui est en train d’être déclinée fait émerger des doutes jusqu’à l’intérieur même du département d’État américain. Pourtant, des forces spéciales occupent désormais le rôle que tenait jusqu’à présent la CIA (Central Intelligence Agency) en Afrique; et comme cette dernière, elles entraînent les armées locales à contrôler et à éliminer les terroristes supposés, avec des effectifs nombreux et des ressources qui le sont tout autant.

« La lutte contre le terrorisme ». Une phrase dont on nous rebat les oreilles pour justifier n’importe quel tour de cochon et qui sera reprise à l’envi par les médias occidentaux… La réalité est malheureusement plus prosaïque : les Chinois, et non cette espèce de feuille de vigne que représente le terrorisme islamo-africain, sont en réalité le véritable ennemi que combattent les États-Unis au sud du Sahara dans une guerre qui n’est pas déclarée, mais qui apparaît désormais évidente.

OTAN en Libye
Les Chinois ne sont évidemment pas le père Noël, mais ils ont une approche profondément différente de celle, brutale, qu’a eue l’Occident depuis des siècles sur le continent africain. En effet, les Occidentaux, déjà coupables de la peu reluisante traite des esclaves, ont construit et construisent bien peu pour le continent noir; en revanche, ils continuent de rafler les immenses ressources qui s’y trouvent, décrétant de facto la mort de millions d’êtres humains.

En outre, les Chinois n’utilisent pas comme les États-Unis ces pays pour y implanter des bases militaires à partir desquelles ils bombardent d’autres pays africains (cf. la Somalie) ou pour agresser les pays moyen-orientaux comme le font les valets de la démocratie étatsunienne.

Ainsi, Ouagadougou, capitale du Burkina Faso dont l’actuel président Blaise Compaoré déposa puis assassina en 1987 Thomas Sankara, faisant ainsi régresser de quelques dizaines d’années son propre peuple en annihilant toutes les conquêtes de la révolution sankariste, est devenue la clé de voûte de l’espionnage des États-Unis en Afrique. Dans le cadre d’une action de surveillance répondant au nom de code de creek sand, des fonctionnaires et des entrepreneurs étatsuniens ont conclu avec les autorités locales la construction d’une base aérienne de dimensions modestes dans la zone militaire de l’aéroport international. Á partir de là, d’« inoffensifs » avions-espions partent en direction du Mali, de la Mauritanie et du Sahara à la recherche des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique spécialisé dans l’enlèvement d’otages occidentaux. Même si la dangerosité de ces groupes, qui opèrent exclusivement à un niveau local et dont les revendications ne peuvent représenter un réel danger pour les États-Unis, reste à prouver... Mais le « terrorisme international » est devenu le terme magique qui permet de cacher les véritables intentions de l’Oncle Sam en Afrique, à savoir l’accaparement des ressources et le contrôle militaire du territoire.

Mais ce qui est en train de se passer au Burkina Faso n’est pas un cas isolé. Le Pentagone étudie également l’ouverture d’une base au sud Soudan, pays né récemment de la partition du Soudan et qui assurait avant celle-ci 85 % de la production des 470.000 barils quotidiens de l’ensemble du pays. Le pur fruit du hasard…

En Afrique de l’Est, les bases sont déployées en Éthiopie, à Djibouti, au Kenya et aux Seychelles. De là partent pour le Pakistan et le Yémen les drones Predator et Reaper. Une douzaine au moins de bases aériennes ont ainsi été créés depuis 2007, et les opérations n’ont cessé de s’intensifier au cours des derniers mois. Les forces spéciales américaines sont d’évidence en train d’acquérir un rôle croissant au sein de l’administration Obama en agissant au vu et au su de tout le monde… et pas seulement en zone de guerre.

L’approche du continent africain par les Chinois s’inscrit de toute évidence en faux par rapport à ces pratiques belliqueuses. Ce n’est pas un hasard si nombre de traités d’amitié et d’accords commerciaux lient déjà Pékin avec différents pays subsahariens. Bien sûr, une kyrielle de journalistes occidentaux mettent l’accent sur le caractère peu démocratique de certains pays africains qui commercent avec la Chine, mais la mauvaise foi de la plupart d’entre eux est d’autant plus grotesque qu’ils ignorent systématiquement ce que font les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne ou tout autre pays de l’Union européenne dans cette même Afrique ou au Moyen-Orient… où le critère de choix des pays partenaires n’est pas la démocratie, mais plutôt la fidélité aux intérêts stratégiques étatsuniens.

Aux critiques susmentionnées, l’une des réponses données par les Chinois est le droit à l’autodétermination des peuples ainsi que celui de choisir librement leur gouvernement et la voie de leur développement, et ce, sans aucune ingérence de puissances extérieures. Des principes qui apparaissent difficilement réfutables… Mais, au-delà de ceux-ci, le point à prendre réellement en compte est de savoir si l’intervention chinoise est bien acceptée des populations africaines. Une question peu anodine tant les interventions occidentales en Afrique, mais aussi au Moyen-Orient et pendant de longues décennies en Amérique latine, ont été fortement contestées par les populations, mais largement applaudies par les gouvernements corrompus. Et force est de constater que l’intervention chinoise, sur laquelle il est très facile de se documenter, est bien considérée par les peuples africains qui, malgré quelques défiances naturelles dues à des us et coutumes radicalement différents, voient d’un bon œil se construire des routes, des aéroports, des écoles, etc. Parallèlement, les Chinois fournissent les structures fondamentales nécessaires aux pays africains pour pouvoir affiner leurs ressources naturelles et ne plus être de simples exportateurs de richesses en échange de quelques miettes lâchées par l’Occident.

La Chine, je le répète, n’est pas le père Noël, mais un pays qui ne traite pas avec les autres sur le mode impérialiste ou néo-colonialiste. Preuve est que les Chinois maîtrisent encore aujourd’hui l’art antique du commerce dont ils ont été les maîtres incontestés pendant des millénaires. Ils ont besoin de ressources et de matières premières pour soutenir le développement exponentiel de leur pays (et assurer une augmentation du niveau de vie de leurs compatriotes), mais ils le font dans le respect des peuples et avec une approche qui va bien au-delà de la simple relation commerciale. Mais la chose la plus importante à souligner est qu’ils ne pillent pas les ressources africaines comme les puissances occidentales le font depuis des siècles. C’est en fait la différence fondamentale qui sépare les Chinois des Occidentaux.


Réponse à la publicité du PLQ (vidéos)

Parodie humoristique de la récente publicité du Parti libéral du Québec ...



Réponse à André Pratte, éditorialiste de La Presse

Conseil de Guerre de l’OTAN contre la Syrie

par Rick Rozoff

OTAN TURQUIE
Mardi 26 juin, à Bruxelles, le Conseil de l'Atlantique Nord – la plus haute instance de commandement du bloc militaire de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), dominé par les États-Unis – doit aborder la question de la Syrie sous l'angle des clauses de son texte fondateur qui, tout au long de la dernière décennie, a été à l'origine de déploiements préliminaires de forces armées conduisant au déclenchement de guerres totales

Ce conseil est constitué des ambassadeurs des 28 États membres, représentant une population totale de 900 millions d'habitants. Ses membres fondateurs comptent trois puissances nucléaires – les USA, la France et l'Angleterre – dont la première s'est autoproclamée unique puissance militaire mondiale.


Jusqu'à la veille de cette réunion, l'OTAN devait examiner une requête de l'un de ses membres, la Turquie, de tenir des consultations conformément aux dispositions de l'Article 4 du Traité de l'Atlantique Nord, qui autorise tout État membre à appeler l'intégralité des membres de l'Alliance à répondre à ce qu'il considère comme une attaque contre sa sécurité et son intégrité territoriale.

Le 25 juin, trois jours après que le chasseur bombardier supersonique F14 eut été abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes, la Turquie annonça qu'elle demanderait que l'alliance militaire en réfère à l'Article 5, lequel stipule que « toute attaque armée contre un ou plusieurs États membres en Europe ou en Amérique du Nord doit être considérée comme une attaque contre tous », les alliés de l'OTAN étant alors tenus de « porter assistance à la, ou aux parties ainsi attaquées, en engageant sur le champ, individuellement et en concertation avec les autres parties, toute action jugée nécessaire, y compris le recours à la force armée... »

L'Article 5 avait été invoqué en octobre 2001, pour la première et unique fois en date, et fonde toujours, depuis une dizaine d'années, le déploiement en Afghanistan de troupes des 28 États membres et de leurs 22 partenaires.

L’Article 4 fut invoqué pour la première fois le 16 février 2003, à nouveau par le Conseil de l'Atlantique Nord et à nouveau au sujet de la Turquie, à la veille de l'invasion anglo-américaine de l'Irak. Cela entraîna le déclenchement de l'Opération « Display Deterrence » [déploiement d'une force de dissuasion], et le déploiement en Turquie de cinq batteries de missiles d'interception 'Patriots' – trois Allemandes et deux Américaines – ainsi que de quatre appareils de surveillance aérienne AWACS [Airborne Warning and Control Systems : Systèmes aéroportés de Contrôle et d'Alerte], en conjonction avec le Système de Défense Aérienne Élargi Intégré de l'OTAN.


L'OTAN déploya, selon ses propres termes, « 1 000 techniciens spécialisés et extrêmement compétents » pour conduire l'Opération.

Les premiers avions AWACS arrivèrent le 26 février, et trois semaines plus tard l'invasion et le bombardement de l'Irak étaient lancés. Bien qu'il n'y ait eu à l'époque en Irak que 25 millions d'habitants, contre 70 en Turquie, et bien que l'armée turque ait été la plus formidablement équipée de la région – tandis que l'Irak sortait affaibli de huit années de guerre contre l'Iran dans les années 1980, de la campagne de bombardements des États-Unis et de leurs alliés en 1991 et depuis, et de douze années de sanctions écrasantes, l'OTAN ne tarissait pas d'éloges sur l'Opération Display Deterrence, qui venait de « tester et prouver la capacité des forces de l'OTAN à répondre immédiatement et avec la force offensive appropriée, à une menace évoluant rapidement contre l'un des membres de l'Alliance ».

Dans quelle mesure un Irak aussi mortellement affaibli avait réellement pu représenter pour la Turquie « une menace évoluant rapidement », cela ne fut jamais précisé.

Les AWACS sortirent sur une centaine de missions et les batteries de Patriots allemandes furent notamment équipées de missiles Patriot Advanced Capability-2, « un missile plus moderne fourni par l'Allemagne » expliqua l'OTAN.

L'Opération prit fin le 3 mai, soit 65 jours après son déclenchement et 45 jours après le début de l'invasion de l'Irak. Pour donner une idée de ce que l'OTAN pourra déclarer à l'issue de cette réunion au sommet, l'Ambassadeur turc de l'époque, auprès de l'OTAN, déclara après avoir invoqué l'Article 4 : « Encore une fois, je tiens à témoigner de la sincère gratitude du peuple et du gouvernement turcs envers la solidarité dont l'Alliance a su faire preuve en renforçant la défense de mon pays en réponse à la dernière crise en Irak. Nous sommes convaincus que, à travers un déploiement d'une force de dissuasion aussi active et collective, l'OTAN a non seulement tendu la main et offert une aide infiniment appréciable à l'un de ses membres en grande difficulté, mais il a aussi prouvé une fois de plus sa crédibilité et sa pertinence, en tant que pierre de touche de la sécurité collective dans la zone Euro-Atlantique ».

La Turquie était alors, tout comme aujourd'hui, présentée comme la victime – « en grande difficulté » qui plus est – tandis que l'Irak, en état de siège et sur le point d'être anéanti, était considéré comme l'agresseur.

La population syrienne se trouve à l'heure actuelle dans la même position que l'Irak à l'époque, sauf que la Turquie est cette fois une nation quasiment trois fois plus grande. La Syrie est isolée et ses forces militaires sont dérisoires par rapport à celles de son voisin turc. Ce dernier peut en outre compter sur le soutien de 27 alliés, au nombre desquels la plupart des plus grandes puissances militaires du monde. Les États-Unis disposent déjà d'environ 90 bombes nucléaires tactiques B61 stationnées sur la base aérienne d'Incirlik, à 35 miles des côtes méditerranéennes de Turquie.

C'est en outre au moins la seconde fois depuis avril dernier que le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan demande l'activation de la clause d'assistance militaire mutuelle de l'article 5 – qui implique le déclenchement d'une guerre. La première ayant eu lieu plus de deux mois avant la destruction du chasseur bombardier turc survenue la semaine dernière.

Le 25 juin, le vice premier ministre turc Bulent Arinc avait annoncé que sa nation « avait déposé auprès de l'OTAN toutes les demandes requises concernant l'Article 4 et l'Article 5 ».

Selon l'agence de presse Associated Press, il aurait ajouté : « Il est important de comprendre que, dans le cadre légal, nous userons bien évidemment jusqu'à la fin, de tous les droits que nous garantit le droit international. Cela inclut notamment l'auto-défense. Cela inclut aussi toutes les formes possibles de représailles. Cela inclut toutes les sanctions applicables à l’État agresseur en vertu du droit international. La Turquie ne négligera absolument rien en la matière... »

Les États-Unis et l'OTAN avaient impérativement besoin d'un prétexte pour attaquer la Syrie, et la Turquie, seul membre de l'OTAN frontalière de la Syrie, a toujours été le prétexte idéal auquel recourir pour attaquer une nation arabe.

L’incident de vendredi dernier et la réunion de l'OTAN qui y a fait suite marquent le début du quatrième acte d'une tragédie que le reste du monde n'a que trop peu de temps pour empêcher.


Traduit de l'anglais par Dominique Arias.

Auteur de nombreux articles très documentés sur les activités militaires des Grandes Puissances occidentales à travers le monde, Rick Rozoff est chercheur et activiste, créateur de l'organisation Stop NATO.

Stop NATO : site et articles : http://rickrozoff.wordpress.com
Source originale : Global Research

Québec, la nation Atikamekw se mobilise

Le blocus des Atikamekws se rapproche de La Tuque
Gabriel Delisle
Extrait

Le chef Christian Awashish soutient que le blocus ne sera pas levé tant que les gouvernements ne répondront pas favorablement aux demandes des autochtones. Ceux-ci veulent avoir des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles sur leur territoire ancestral. Ils veulent aussi avoir accès à des volumes de bois. Mais de son côté, le gouvernement du Québec ne veut pas négocier en situation de blocus.

Le cabinet du ministre Kelley n'estime pas que la rencontre se soit si mal déroulé. «La conférence téléphonique avec le ministre a duré près d'une heure. Nous avons proposé aux chefs atikamekws de former une table de discussion bilatérale afin de faire avancer les négociations », explique l'attachée politique du ministre Kelley, Marie-Josée Paquette, qui ajoute que cette table de discussion sera conditionnelle à la levée du blocus.

Un accès à la ressource naturelle

Les leaders atikamekws demandent d'avoir accès à une réserve de bois afin de développer leur propre industrie forestière. Or, Québec leur répond qu'il n'y a pas de telle réserve de disponible. «C'est frustrant de nous faire dire qu'il n'y a pas de bois pour nous. Est-ce que les entreprises forestières ont un droit acquis sur la ressource naturelle? », demande le chef Awashish.

Par ailleurs, le Conseil de la nation atikamekw rappelle qu'en septembre 2011, la grande chef Eva Ottawa avait affirmé l'exaspération de son peuple devant la Commission sur l'aménagement du territoire.

« Assez, c'est assez », avait alors lancé la grande chef. « Ce territoire, c'est notre territoire non cédé, sur lequel nous comptons faire respecter nos droits et notre titre aborigène.» La grande chef faisait référence au territoire de près de 60 000 km2, le Nitaskinan, que les Atikamekws considèrent comme leurs terres ancestrales.

Source Le Nouvelliste

COMMUNIQUÉ DE LA DÉPUTÉ DU COMTÉ ST-MAURICE CHAMPLAIN
Lise St-Denis député

Voici un communiqué acheminé par la députée du comté St-Maurice Champlain concernant le blocus des opérations forestières du territoire mené par les Atikamekws.

«Suite au blocus des chemins forestiers et du chemin de fer du Canadien National en Haute-Mauricie ce matin par les membres des communautés Atikamekw de Wemotaci, Opitciwan et Manawan, la députée fédérale de la circonscription de Saint-Maurice-Champlain se dit préoccupée du peu de considération accordée à la Nation Atikamekw par le Gouvernement fédéral. En effet, ce blocus survient après l’achoppement des négociations territoriales entre les Atikamekw et le fédéral. Qui plus est, le Gouvernement fédéral n’a même plus de négociateur pour régler un dossier vieux de plusieurs décennies.

Les Atikamekw vivent des conditions économiques particulièrement difficiles, engendrées par la colonisation et l’exploitation des ressources naturelles sur leurs terres ancestrales. Nous avons l’obligation morale et les capacités matérielles pour régler les injustices historiques qui ont engendrées la pauvreté et les problèmes sociaux qui s’ensuivent dans ces communautés. Le Canada, au cours de son histoire, s’est fait le défenseur des plus démunis du monde et a pourtant oublié qu’en son sein vivaient des nations qui elles aussi avaient besoin des leviers économiques nécessaires au développement social. Les Atikamekw sont oubliés de tous les pouvoirs politiques et nous avons l’obligation de négocier.

Aujourd’hui et non demain, nous devons manifester notre solidarité avec ces communautés qui ont besoin de notre appui, mais également de notre respect. Le respect de la Nation Atikamekw doit se matérialiser dans la reconnaissance des droits ancestraux et dans la signature d’un accord négocié qui permette le développement de ces communautés. La prospérité chez les Atikamekw passe nécessairement par une entente de nation à nation. Les jeunes Atikamekw ont le droit à des logements convenables et à des écoles identiques à celles du sud. Les Atikamekw ont le droit d’envisager l’avenir, à tous égards, comme l’envisage la majorité des Canadiens. Les Atikamekw interpellent aujourd’hui notre sens de la justice et de l’équité. Le Gouvernement conservateur doit entendre la voix des Atikamekw et se rasseoir à la table de négociations.

Lise St-Denis
Députée fédérale de la circonscription de Saint-Maurice-Champlain.»

Source Écho de la Tuque

 À Lire:
Nitaskinan: aucun progrès avec Québec, les Atikamekw maintiennent leur blocus

jeudi 28 juin 2012

Médias, violence et conflit étudiant (vidéos)

Couverture médiatique du phénomène de la violence
par Monique Hamel
L’auteure est pédagogue et chercheuse

Victoriaville manifestant blessé par un tir de la police
Je vous écoute tous les jours et je me pose la question suivante : pourquoi êtes-vous si frileux, voire peureux, vos collègues de la télévision de Radio-Canada et vous, à dénoncer la violence et la brutalité policière?

Il aura fallu 110 jours de grève et de manifestations pour que vous fassiez un reportage un peu plus en profondeur sur la brutalité policière, pour que vous nous donniez des nouvelles de jeunes et de citoyens estropiés. J’ai de la difficulté à comprendre.






Exemples
À Québec, le 31 mai au soir, un de vos collègues a reçu un coup de matraque et le lendemain… une simple mention à RDI matin, sans commentaires ni questionnements;
— des personnes âgées ont été matraquées à Montréal au mois de mai (suffisamment pour être transportés à l’hôpital) et les différents médias n’ont pas jugé cet évènement digne de mention;
— des journalistes de CUTV ont reçu, entre autres, un coup de matraque à la tête et au doigt (probablement fracturé) ainsi que du poivre de cayenne dans les yeux à plus d’une reprise alors qu’ils étaient bien identifiés;
— lors de l’arrestation massive du 23 mai à Montréal, entre autres, une personne handicapée en fauteuil motorisé était prise en souricière et les policiers ne la laissaient pas passer (voir la vidéo sur CUTV) 
— sans compter tous les exemples d’étudiants et de citoyens estropiés amenés par Amir Khadir comme médecin et politicien depuis plusieurs semaines; etc.

Et enfin, le vendredi 1er juin au soir, vous avez fait un reportage. Pourquoi avoir attendu si longtemps? Pourquoi ne pas couvrir les différentes formes de violence, de répression et d’abus de pouvoir à mesure que cela se présente? Pourquoi un tel empressement et une telle couverture lorsqu’il y a des vitres brisées ou du vandalisme? Les personnes blessées ne devraient-elles pas passer en priorité? Cela ne vous indigne-t-il pas?

Puis, lorsque vous mentionnez les abus policiers, pourquoi permettre aussitôt leur justification? Vous viendrait-il à l’esprit de justifier la violence d’un père, d’un conjoint ou d’un passant? Pauvres eux, ils sont fatigués… faut les comprendre.

La violence physique est toujours injustifiable et seules les associations étudiantes l’ont clairement dénoncée, la CLASSE comme les autres.

Sur cette question, à de rares exceptions près, vous vous trouvez à légitimer la violence des policiers et, en parallèle, à condamner la simple parole d’étudiants pacifiques qui, soit dit en passant, tentent désespérément de contrer la désinformation de leurs détracteurs. Quel écart!

En fait, tout est dans le traitement de la nouvelle. Et je ne comprends pas le vôtre.

C’est immensément triste : des dirigeants ordonnent à une jeunesse (de jeunes policiers) d’en matraquer une autre (nos étudiants conscientisés et engagés) pour éventuellement tenter de les criminaliser. Quelle dérive!

Amnistie internationale, l’ONU ainsi que la presse internationale s’inquiètent pour les manifestants… Et vous?

Pouvez-vous véritablement parler d’objectivité journalistique lorsque vous n’osez pas présenter les différents aspects d’une réalité complexe et multiple (le phénomène de la violence)?

D’autant plus, qu’injustement, les plus pacifiques sont régulièrement assimilés aux plus violents.

Au Québec, cette réalité et la pauvreté du regard et de l’analyse médiatique qui l’entoure sont fort préoccupantes. En agissant de la sorte, vous contribuez à ce phénomène; par votre attitude (le fait d’occulter, d’omettre, de confondre), vous générez de la colère et de la frustration chez les manifestants pacifiques… et un peu partout dans la population (ceux qui vous écoutent et ont encore des attentes)… même ma mère âgée de 92 ans et très lucide est en colère lorsqu’elle s’en rend compte.

Par conséquent, cela devient une forme de provocation insidieuse (non intentionnelle, il va sans dire) alors que votre seule présence devrait être synonyme de protection pour les manifestants et les citoyens.

Comme journaliste ayant une tribune importante, vous avez une responsabilité; que vous le vouliez ou non, vous êtes des acteurs sociaux et non de simples observateurs.

De plus, êtes-vous au courant du nombre effarant de menaces à l’intégrité physique reçues par ceux et celles qui se mobilisent?

Cela dit, que dire d’un premier ministre qui personnalise le débat, provoque la division et attise les conflits! Une irresponsabilité innommable!

Puis, je préfère restreindre mon raisonnement devant un ministre de la Sécurité publique qui semble tellement vouloir se venger. S’il vous plaît, soyez vigilants, nuancez vos propos, revérifiez ces faits, adaptez-vous, armez-vous de courage et, de grâce, cessez de confondre émeute et manifestation.
Enfin, je ne vous comprends pas.

Par contre, je comprends notre jeunesse et tous ceux qui les appuient de s’indigner… Et je ne peux pas imaginer que vous ne compreniez pas un peu.

Alors, je me pose régulièrement la question suivante : où est votre prétendue objectivité journalistique à nous présenter un portrait juste de la réalité? Parce que de toute façon, il suffit de s’intéresser à la question (recherche et lectures) pour comprendre que l’objectivité n’existe pas.

Voici une citation pertinente : « Il s’agit surtout d’être objectif par la reconnaissance de sa subjectivité et par l’objectivation des effets de cette subjectivité. » (Van der Maren, 1995) De quoi méditer un peu…

J’aimerais bien avoir une réponse même si elle est courte. Le premier ministre a demandé aux citoyens de réfléchir… Réfléchissons.

P.-S. Vivement une enquête de votre collègue, Alain Gravel, sur l’ensemble des interventions policières et politiques pendant cette crise!






Message de Jean Charest à la population (vidéo)


Sans même avoir lu le rapport Duchesneau, le premier ministre Jean Charest juge que le document ne justifie pas la tenue d'une enquête...

Voici ce qu'écrivait Michel Venne du Devoir lundi 24 novembre 2003.


« Le gouvernement de Jean Charest n'est pas un gouvernement courageux comme le prétendait son chef en fin de semaine. C'est un gouvernement autoritaire. Celui-ci est en train de briser le Québec. Les politiques qu'il veut imposer auront pour conséquence d'affaiblir la société, d'accroître l'insécurité économique, de conforter le pouvoir des groupes qui sont déjà les plus puissants et de semer la haine entre les classes sociales.»   







Conflit étudiant au Québec, Fahrenheit 514 (vidéo)

Fahrenheit 514, un film d’animation sur le conflit étudiant au Québec.



Bref, c'est la révolution au Québec

Conflit étudiant, la CLASSÉ et l'humour


Si on se fie à certains commentaires de nos bien-pensants, de nos intellos éclairés on devrait accepter l'argent de ceux qui soutiennent notre cause...
Cohérents : voilà ce que sont les membres de la CLASSE. Parfaitement cohérents
Conflit étudiant - Gardiennes du Senti
Marie-Andrée Chouinard

Jeanne Reynolds , Marie Pagès, Iraïs Landry
Formidable et étrange pépinière que cette CLASSE féministe, plutôt radicale que conciliante, en lutte contre toute forme d’oppression, rageuse dans la défense de ses principes, quitte à renoncer à des milliers de dollars de soutien. Dans une société où serpentent collusion, corruption et éthique bafouée, cette organisation offre une spectaculaire leçon de cohérence… qui dérange.

(Écouter l'entrevue des filles de la CLASSÉ )

L'humour pourrait précisément servir à se moquer de cette drôlerie que sont les Gardiens et Gardiennes du Senti, un comité féministe chargé de noter les tensions et malaises lors des congrès de la CLASSE, soucieux de respecter l’égalité hommes-femmes, et attentifs à ne pas sombrer dans un système marqué par les stéréotypes. Mais ce serait trop facile. Et un brin paresseux. Cette originalité, il est vrai, ne cadre pas du tout avec nos modes de fonctionnement conçus à l’équerre, mais elle est en accord parfait avec les principes prônés par le groupe étudiant.

Il faut gratter plus loin que la singularité de la CLASSE pour comprendre combien, sur le terrain des principes, il était tout à fait naturel de ne pas s’associer spontanément à un spectacle-bénéfice d’humoristes indignés, si louable soit par ailleurs l’intention des artistes. Cohérents : voilà ce que sont les membres de la CLASSE. Parfaitement cohérents.

Ainsi, dans une logique de lutte contre toute forme d’oppression, les combats étant liés les uns aux autres, comment en effet pourfendre la marchandisation de l’éducation, mais rester coi devant celle du corps des femmes? En émettant des réserves sur le discours sexiste et homophobe de certains humoristes, les membres de la CLASSE n’ont rien révélé d’inédit; voilà belle lurette que l’on sait que le fourre-tout du rire compte des envolées fines, mais frôle aussi les bas-fonds de la vulgarité. En refusant de se taper sur les cuisses en entendant des blagues de zizi, ces protestataires associés à des puristes-puritains n’ont été en fait que conséquents à leur cause. Une vertu plutôt rare dans une société en mal de gardiens du « senti ».

On discourra encore longtemps sur les développements du conflit étudiant devenu crise sociale avant d’en saisir toutes les nuances, mais il est vite apparu dans la polarisation extrême des échanges que le fossé séparant les camps était affaire de principes plus que de chiffres. Voilà l’étiquette de la CLASSE, exaspérante à souhait pour tous ceux qui aimeraient qu’elle entre dans le moule de la réponse toute faite : au moment de dénoncer la violence; au moment de rappeler les origines de la désobéissance civile; au moment de dénoncer la connivence de certains empires médiatiques. Chaque fois, on a dû attendre un retour au congrès, la tombée d’un mandat, l’exposé des nuances, ouf!

Tout cela, de même que le refus d’adhérer spontanément aux rires gras des humoristes, n’est donc qu’harmonie parfaite avec les principes guidant une cause, si vaste soit-elle.

En théorie, tout baigne. Mais sur le plancher des vaches, où les pragmatiques dénouent les crises et les idéalistes naïfs les enveniment, on peut comprendre que l’élan du coeur des humoristes ait été freiné par cette froideur apparente de la CLASSE. Eh quoi? On vous tend une main, et vous nous offrez la gifle? Dans la conclusion de cette affaire d’humoristes, les jumelles Rozon ont toutefois eu l’élégance d’affirmer le respect des fondements de la CLASSE, même si l’argent ne sera pas directement retourné au groupe.

Cette hauteur a cruellement manqué lors des nombreux épisodes ayant opposé le mouvement singulier à ses détracteurs. Et la CLASSE, au passage, engrange une autre leçon : quelle richesse que la défense des principes! Mais cela laisse les coffres à sec.

Source Le Devoir

mercredi 27 juin 2012

La « JUSTICE » AU SERVICE DE CHAREST!!!

Le projet loi 78 va s’appliquer selon le jugement rendu aujourd'hui. Finalement, la justice se fait complice du gouvernement Charest dans sa stratégie de rendre illégale toute manifestation en septembre. C'est la mort des organisations étudiantes. Le juge vient de tuer dans l'oeuf toute possibilité de contestation... Le conflit n’étant pas réglé les associations étudiantes seront les premières victimes de ce jugement cynique. Dans les faits la rentrée scolaire forcera toutes les parties à se soumettre à la loi avec la conséquence de fortes amendes pour les associations et les profs...

Certains avocats ont la mémoire courte 

C'EST LUI le juge en chef de la Cour supérieure, François Rolland, qui a accordé à 177 élèves du Collège Montmorency une injonction interlocutoire provisoire, afin que ceux-ci puissent reprendre le cours normal de leurs études et qui vient de rejeter la demande en annulation de la loi 78.




Loi 78: la requête en sursis a été rejetée
extrait de l'article de Émilie Bilodeau

Gabriel Nadeau-Dubois, le porte-parole de la Classe, a pour sa part répété que la loi 78 risquait de tuer les associations étudiantes.

 «La loi prévoit que s'il y a des piquets de grève, les cotisations peuvent être suspendues pour plusieurs trimestres. Ce qu'on a dit devant le juge, c'est que c'est une attaque directe à la liberté d'association. Mais le juge Rolland est resté silencieux sur cet argument et s'est contenté de répondre que ce n'était pas encore arrivé qu'il n'y avait donc pas d'attaque à la liberté d'expression », a dit M. Nadeau-Dubois qui ne perd pas espoir de gagner la cause lors de la requête en nullité.

 Martine Desjardins, la présidente de la FEUQ, a indiqué que son organisation évaluait la possibilité de porter la décision en appel. Elle craint que les autorités se mettent à appliquer la loi au retour des élèves et étudiants sur les bancs d'école en septembre. «L'application de la loi 78 peut avoir des conséquences importantes pour nos associations à la rentrée. Une association qui déciderait par exemple de poursuivre la grève pourrait être mise en péril si les amendes associées à la loi venaient à s'appliquer», a-t-elle dit.

Félix-Antoine Michaud, l'avocat de Juripop qui représente les étudiants, assure que la bataille n'est pas terminée. « Une chose qui est sûre, c'est que ce jugement-là ne vient pas confirmer la légalité de la loi. En aucun cas, le juge vient dire que la loi est constitutionnelle. Ce n'était pas l'essence de la question qu'on lui posait », a-t-il déclaré.

Le conflit étudiant ramène le débat féministe (vidéo-audio)

Jeanne Reynolds , Marie Pagès, Iraïs Landry
On a appris que la CLASSE ne recevrait pas sa part des fonds recueillis grâce au spectacle de la Coalition des humoristes indignés. Tout a commencé par une motion déposée par des militantes féministes de la CLASSE, qui dénonçaient le fait que l'argent amassé soit associé aux propos sexistes de certains de ces humoristes. Les tergiversations qui en ont découlé au sein de la CLASSE ont eu raison de la générosité des organisateurs du spectacle. Cela dit, la situation a permis de mettre en lumière les questionnements féministes autour du conflit étudiant.

Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante), Marie Pagès, membre de la CLASSE et du Comité femmes GGI (Grève générale illimitée), et Iraïs Landry, membre du Comité femmes GGI, présentent leur position.



Mini-manifestation devant le théâtre St-Denis à l'entracte du spectacle de la Coalition des humoristes indignés.
La question que posent les militantes de la CLASSÉ ne porte pas sur la liberté d'expression. Elle porte sur l'argent recueilli pour aider la cause étudiante...par des humoristes utilisant un humour à caractère sexiste, homophobe et raciste. Le débat est ouvert.

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) n'encaissera donc pas sa portion des profits du spectacle.

Les producteurs du spectacle avaient discuté avec la CLASSE pour lui donner la moitié des fonds recueillis, mais des membres ont soulevé que certains humoristes participants tenaient des propos sexistes et homophobes, avait alors expliqué la porte-parole Jeanne Reynolds.

La productrice Luce Rozon dit respecter le choix de l'association étudiante. « Moi je respecte et j'ai beaucoup d'amour pour [la CLASSE]. Ils ont travaillé fort, et ce n'est pas facile de sortir dans la rue et d'y rester », a-t-elle déclaré.

De son côté, la porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, a exprimé sa reconnaissance envers les organisateurs du spectacle, qui ont su respecter « le processus démocratique » de son association.

Source Radio Canada

Le Premier ministre libyen torturé à son arrivé en Libye

Les bouchers de la nouvelle Libye
Baghdadi Mahmoudi torturé dès son arrivée à Tripoli
par Kapitalis

Baghdadi Mahmoudi
L’ancien Premier ministre libyen, extradé dimanche matin de Tunisie, a été torturé et hospitalisé dans l’après-midi suite à une hémorragie. Son état est jugé grave par des sources médicales libyennes. Selon l’avocat Ceccaldi, il aurait été torturé en présence de Abdelahakim Bel Haj, chef militaire de Tripoli, qui aurait lui-même frappé M. Mahmoudi.

Baghdadi Mahmoudi a des côtes cassées et un poumon perforé

À peine atterri en Libye, M. Mahmoudi, extradé dimanche 24 juin de bonne heure de Tunisie vers Tripoli, a été tout de suite soumis à l’interrogatoire. Dans l’après-midi du même jour, il a été hospitalisé et son état de santé est inquiétant.

Selon son avocat français Marcel Ceccaldi, M. Mahmoudi a été violenté par Abdelhakim Belhaj, chef militaire de Tripoli, en personne. Il a eu des côtes cassées, qui lui ont perforé un poumon et abîmé des intestins. Son état a nécessité son hospitalisation en urgence.

La ministre de la Santé libyenne Fatma Harrouche a été informée par le médecin traitant qui lui a remis un rapport sur l’état de santé de l’ancien Premier ministre de Kadhafi : grave hémorragie suite à la fracture des côtes. L’enfoncement de ces côtes a perforé un poumon et abîmé les intestins et il est difficile d’arrêter l’hémorragie, qui nécessite le transfert de M. Mahmoudi à l’étranger pour des soins intensifs.

Tous les ministres du gouvernement tunisien Jebali (dont la majorité vient du parti islamiste Ennahdha) ont déclaré que M. Mahmoudi va bénéficier d’un jugement équitable dans son pays et qu’il ne risque pas la torture, selon le constat des membres d’un comité d’expert envoyé par le gouvernement Jebali en Libye et qui a été rassuré par des associations locales de défense de droits de l’Homme.

La suite ne semble pas avoir donné raison aux conclusions pour le moins hâtives et irresponsables de ce comité.

Ennahdha au cœur de l’extradition de Mahmoudi

Le conseiller du ministre de la Justice Saïd Ferjani (d’Ennahdha) et Salim El Hassi, chef des services de renseignement libyen se sont rencontrés, en mai dernier, à l’hôtel parisien Georges V. Les comptes bancaires de Mouammar Kadhafi étaient au centre de la discussion.

Me Marcel Ceccaldi
Un rendez-vous a eu lieu entre le Libyen et le Tunisien avec l’avocat de Baghdadi Mahmoudi, Me Marcel Ceccaldi qui a invité les deux dirigeants islamistes au restaurant le Fouquet’s.

L’avocat, qui dit conserver encore la note des frais du restaurant ainsi que les cartes professionnelles de ses deux visiteurs, a notamment déclaré à plusieurs agences de presse que le sujet tournait autour des clefs des comptes de Mouammar Kadhafi en France dont seul l’ancien Premier ministre Baghdadi Mahmoudi, extradé dimanche de la Tunisie vers la Libye, a les secrets et les codes.

Selon l’avocat, de M. Mahmoudi était décidé à livrer des secrets à un juge français concernant le financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy et son enrichissement personnel.
À son retour à Tunis, Saïd Ferjani a rendu visite à Baghdadi Mahmoudi à la prison de la Mornaguia.

Que se sont raconté les deux hommes? On n’en sait rien. Et que vient faire M. Ferjani dans ce dossier franco-libyen? Intervenait-il au nom d’Ennahdha ou du gouvernement? Dans les deux cas, des éclaircissements sont nécessaires.

Quoi qu’il en soit, quelques jours après, l’avocat français a rencontré l’ancien Premier ministre de Kadhafi qui a souhaité livrer le plus tôt possible quelques secrets à un juge d’instruction français concernant le financement de la campagne de Sarkozy et de l’acharnement de ce dernier dans l’intervention de l’OTAN en Libye.

Abdelahakim Bel Haj
C’était le 16 juin. Huit jours après, M. Baghdadi a été extradé de la prison de la Mornaguia vers Tripoli Où il a été transféré dans une prison. Aussitôt arrivé, l’interrogatoire a commencé et, selon l’avocat français, en présence de Abdelahakim Bel Haj, chef militaire de Tripoli, un ancien d’Al-Qaïda, qui aurait lui-même frappé M. Mahmoudi, transporté dans l’après-midi à un hôpital.

Interrogé à propos d’un marché conclu entre la Tunisie et la Libye au sujet de cette extradition, le ministre de la Justice, Nourddine Bhiri, et Samir Dilou, ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle et porte-parole du gouvernement, ont affirmé qu’aucun marché n’a été conclu entre Tunis et Tripoli autour de cette extradition.

Auparavant, leur collègue, le ministre des Finances, Houcine Dimassi avait déclaré qu’en politique il n’y a pas de morale et qu’il y a eu des accords entre les deux gouvernements islamistes.

SELON LES DERNI`RES NOUVELLES IL SERAIT MORT

Des carrés rouges à Rio (vidéo)

Alternatives Montréal

Une vidéo superbe de Funambules Médias à Rio alors que la délégation québécoise recevait Jean Charest à Copacabana avec l'appui des étudiants brésiliens.

Merci à Charles Mousseau pour le lien.

Source Journal des alternatives

mardi 26 juin 2012

Grève étudiante, choisis ton côté (vidéo)

Le 22 mai, répondant à l'appel de la cinéaste parisienne Laure Kalangel, un collectif international de musiciens et d'auteurs se forme et se lance dans l'écriture et l'enregistrement d'un morceau inspiré de Which Side Are You On de la syndicaliste états-unienne Florence Reese. La composition est orchestrée par le «Collectif choisis ton côté»

Le Collectif prend position contre la loi 78 restreignant les droits humains au Québec et prend la défense des associations étudiantes et des mouvements sociaux visés par la déraison autoritaire du gouvernement de Jean Charest.

Le morceau est offert gratuitement en téléchargement et peut être partagé en toute liberté.

TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LE COLLECTIF :
http://www.choisistoncote.com/



MUSICIENS, MUSICIENNES

Éric McComber, paroles, musique, guitare, voix, réalisation, Sauve
http://roulerosieroule.blogspot.ca/

Matthieu Durocher, harmonica, Montréal
http://rwatuny.net/

Michel Plamondon, percussions, Longueuil
http://plam.150m.com/

Guillaume Pâquet, captation de foule, paroles, Amqui
http://guillaumepaquet.blogspot.ca/

Henri Di Cristo, prises de son, percussions, co-réalisation, Sauve

Éric Plante, saxophone bariton, Las Vegas
http://www.myspace.com/ericplantejazzproject/music

Khaïm Seligman, flute, Sauve
http://www.youtube.com/watch?v=Dlh5c0jvdgA

Benoît Michaud, guitare classique, Montréal

Roger Morand, bandonéon, Sauve
http://www.myspace.com/rogermorand

Anthony Baldwin, piano, vinyl wizardry, Uzès

Jean-François Thibaud, chant, Montréal
http://www.jfthibaud.com/

Michael Deschambeault, guitare électrique, création web, Mirabel
http://www.lyberium.com/

Stéphanie Boël, voix, Durfort
http://www.theatreaujardin.com/index.php?option=com_content&task=view&...

Studio Pierre Bangratz, prises de son, mixage, production, Languedoc-Roussillon
http://studiobangratz.blogspot.fr/

------ ILLUSTRATRICES

Cécile Gay (Affiche et peintures visages sombres)
http://cecilegaysurlevif.blogspot.fr/

La Rouge (Affiche n°3 et peinture 2 coeurs rouges)
http://ellachambrerouge.blogspot.com

------ VIDÉASTES

Laure Kalangel, réalisation vidéo
http://laurkadelsol.blogspot.fr/p/videos.html

Jeremie Battaglia (images fin Casseroles)
http://www.jeremiebattaglia.com

François Guinaudeau
http://www.francoisguinaudeau.fr/

Olivier D. Asselin
http://odasselin.wordpress.com/

------- PEINTRES

Gabriel Lalonde (Peinture Générique début)
http://gabriellalonde.blogspot.fr/

Artact QC (la plupart des peintures "fresques" manifs)
http://www.facebook.com/profile.php?id=100003748885523

Francine Vernac (Allumettes rouges)
http://francinevernac.blogspot.fr/

Michel Plamondon (Personnage dans le carré)
http://plam.150m.com/

Hervé Suchet (les deux visages tâchetés de rouge)
http://appelsdair.blogspot.fr/


-------- PHOTOGRAPHES

David Champagne (Juriste et policier)
http://www.davidchampagne.ca/

Raphaël Ouellet (Bras tendu, éponge, peinture rouge)
http://raphaelouellet.ca/PORTRAIT

Laurence Guez (Deux Portraits manifestants Paris 22 mai)
http://laurenceg-danse.blogspot.fr/

Manuel Viens (Avec vous dans l'ombre)
http://manuelviens.ca/

Jean McComber, photos, Montréal

Annah Bougré, photos, Montréal

Carole Lambert, photos, Montréal
http://carolelambertphotographie.blogspot.ca/p/evenements.html

-------- ASSOCIÉES, ASSOCIÉS

Anne des Ocreries, membre du collectif, un bled dans le Berry
http://cametriturealorsjencause.blogspot.ca/

Françoise Champagne, membre du collectif, Nice
http://mespiedssurterre.blogspot.fr/

Jacqueline Bouzigue, membre du collectif, Pau
http://manou-manouche.blogspot.com/

Pierre Bangratz, membre du collectif, Sauve
http://studiobangratz.blogspot.fr/

-------- MÉDIAS

CUTV
http://cutvmontreal.ca

UtvMontréal
https://vimeo.com/universitv

Boîte Rouge
http://boiterouge.net/

The Real News Network
http://therealnews.com/t2/

99% Québec
http://99quebec.com/