dimanche 30 septembre 2012

Révélations sur les massacres de Sabra et Chatila (vidéo)

À l'occasion du trentième anniversaire des massacres de Sabra et Cahtila, L'esprit d'actu reçoit le grand reporter Jacques-Marie Bourget, auteur de Sabra et Chatila, au cœur du massacre, photographies de Marc Simon, Éd. Érick Bonnier, collection Encre d'Orient, 2012, 150 pages. Un livre à lire impérativement!

Jacques-Marie Bourget a travaillé pour les plus grands titres de la presse française. En 1986 il a obtenu le prix Scoop pour avoir révélé l'affaire Greenpeace. En 2000 à Ramallah, il a été très grièvement blessé par une balle israélienne.
 




Que dire de la visite du fils de Gemayel au Canada, porte-parole de la droite libanaise qui donne une entrevue sur les ondes de Radio Canada! Son père responsable des phalangistes formés par l’armée israélienne et des massacres de Sabra et Chatia. Alors que le Canada a refusé l'entrée du député britanique Georges Galloway. Sans commentaire.

Mouammar Kadhafi assassiné par un tueur à gages français?

Un agent français derrière la mort de Kadhafi

Mahmoud Jibril, ancien premier ministre du Conseil National de Transition libyen vient de déclarer lors d’un entretien télévisé que le colonel Mouammar Kadhafi n’a pas été assassiné par un milicien libyen, mais par un « agent étranger ». Il s’agirait d’un tueur à gages, français agissant sur ordre et dans l’intérêt personnel du président français de l’époque Nicolas Sarkozy.

L’ancien premier ministre Libyen Mahmoud Jibril déclare au Caire que l’auteur du tir [mortel] était un agent qui ne faisait pas partie des milices [rebelles]

Une fois de plus, la version officielle de la mort de Kadhafi est mise en doute. Mais cette fois-ci, les spéculations sont formulées par l’ancien premier ministre du gouvernement de transition qui se trouve être aujourd’hui un des prétendants à la direction politique du pays.

Selon sa théorie, reprise ce samedi par le « Corriere della Sera », ce serait un « agent étranger » et non un membre des brigades révolutionnaires libyennes qui aurait été l’auteur du tir qui aurait finalement causé la mort de Kadhafi.

Jibril a fait ces déclarations dans une interview au Caire à la chaîne de télévision égyptienne « Dream TV », et il a affirmé textuellement que l’auteur du tir mortel « était un agent étranger qui s’était mêlé aux brigades révolutionnaires. »

Cette théorie est étayée, selon le journal italien, par les commentaires « non officiels » qui circulent le plus souvent chez les diplomates occidentaux présents en Libye, selon lesquels « s’il y avait vraiment un tueur à gages, il était sûrement français. »

Ce raisonnement s’appuie sur le fait que dès que l’OTAN a montré qu’elle appuyait ouvertement l’opération visant à destituer le leader libyen, ce dernier a menacé de révéler les détails de sa relation avec l’ancien président de la France, Nicolas Sarkozy, qui « avait donc des raisons plus que suffisantes pour essayer de lui ôter la vie, » soutient le Corriere Della Sera qui fait référence à des révélations recueillies par le journal il y a trois jours à Benghazi.

ABC (Espagne) - 29 septembre 2012
 
 

Réfugiés palestiniens au Liban « Ça suffit, on rentre » (vidéos)

« Dix millions de Palestiniens. Presque cinq millions sont des réfugiés. Et la moitié vit toujours dans les camps. C’est au Liban que les réfugiés palestiniens survivent dans les pires conditions.

Nous sommes allés dans les camps de Chatila, Borj Al Barajneh, Marelias, Nahr Al Bared, Badawi, Ain El Hilweh et Rachidiya. Partout la même pauvreté, la même surpopulation, les étroites ruelles, les fils électriques branchés les uns sur les autres, les ateliers pour les petits boulots... mais partout aussi la même volonté inébranlable de retourner dans leur pays, la Palestine.

Le reportage dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban de Chris Den Hond et Mireille Court est disponible en DVD et sur internet.

Le film intégral de 27 minutes



Film précédent : « Libres dans la prison de Gaza ", un reportage sur les prisonniers palestiniens libérés (25 min.)




Source International Solidarity Movement

samedi 29 septembre 2012

Hydro recommande de fermer Gentilly-2

« Selon une source gouvernementale, le conseil d’administration d’Hydro-Québec détient depuis plus d’un an des données qui montrent que la réfection de Gentilly-2 est un gouffre financier. Ces informations ont dû être transmises au gouvernement libéral par la voie du ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, croit-on.»

La société d’État évalue à 4,3 milliards le coût de la réfection de la centrale
Robert Dutrisac


Québec — Les coûts de réfection de Gentilly-2 sont prohibitifs et Hydro-Québec recommande au gouvernement la fermeture définitive de la centrale nucléaire.

Dans un rapport confidentiel dont Le Devoir a pris connaissance des principaux éléments, Hydro-Québec, après avoir comparé le scénario de la réfection de Gentilly-2 avec celui de sa fermeture, conclut que le « projet de réfection n’est pas justifié au plan financier pour Hydro-Québec ».
 
« Il ressort de la comparaison de ces scénarios que la fermeture est préférable au niveau financier et donc recommandée par Hydro-Québec à son actionnaire le gouvernement », écrit la société d’État dans ce rapport de 37 pages qui vient d’être remis à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Ce rapport préliminaire est daté du 26 septembre.
 
S’appuyant sur l’expérience de la réfection toujours en cours de la centrale jumelle de Pointe-Lepreau, au Nouveau-Brunswick, Hydro-Québec évalue à un pharaonique 4,3 milliards le coût de la réfection de Gentilly-2. C’est 2,4 milliards de plus que l’évaluation faite en 2008 par la société d’État. 
Même soustrayant les dépenses déjà englouties dans la réfection de Gentilly-2 depuis 2009, soit 900 millions, la centrale s’avérerait un éléphant blanc si Hydro-Québec procédait à sa réfection.
 
À 4,3 milliards, le coût de l’électricité produite par une centrale Gentilly-2 retapée s’élèverait à 9,7 cents le kilowattheure (¢/kWh). Si on refait le calcul avec les seules dépenses à venir sans tenir compte des sommes englouties, le coût descend à 8,3 ¢/kWh. C’est encore trop pour assurer la rentabilité de la centrale nucléaire.
 
À titre de comparaison, le coût prévu par kilowattheure du complexe de La Romaine, présentement en construction, est de 6,2 cents. D’aucuns estiment d’ailleurs que ce coût unitaire est trop élevé pour assurer la rentabilité de ce projet.
 
Dans son rapport, Hydro-Québec estime que la centrale serait nettement déficitaire tout au long de son exploitation pendant 25ans. « Sur la base de ces données, la fermeture de Gentilly-2 conduit à une augmentation de l’ordre de 215 millions du bénéfice net annuel d’Hydro-Québec chaque année à compter de 2017, par rapport au scénario d’une réfection », lit-on dans le rapport. Autrement dit, continuer à exploiter la centrale entraînerait un déficit annuel de 215 millions qui viendrait diminuer le bénéfice d’Hydro-Québec d’autant. Chacun des 800 emplois de la centrale Gentilly-2 coûterait donc 268 750 $ par an à maintenir.
 
La société d’État note qu’il existe un écart de 4,3 ¢/kWh entre le coût de revient de la centrale rénovée - de 8,3 ¢/kWh - et le revenu marginal d’exportation, qui se situe à 4¢/kWh.
 
La comparaison entre les deux scénarios, et leur effet respectif sur le bénéfice, tient compte du fait qu’Hydro-Québec devra amorcer dès maintenant le déclassement de Gentilly-2 s’il procède à la fermeture définitive. « L’ensemble des coûts de fermeture de la centrale de Gentilly-2 sont pris en compte dans cette analyse, incluant les coûts associés à l’évacuation du combustible irradié vers le site d’entreposage définitif et les coûts du démantèlement complet », peut-on lire. Le coût du déclassement de la centrale s’élève à 1,075 milliard, coût auquel s’ajoutent 660 millions pour la disposition des déchets radioactifs, pour un total de 1,785 milliard. Le déclassement et le démantèlement s’étalent sur une très longue période, de 2013 à 2062, presque un demi-siècle.
 
Clément Gignac du PLQ
Selon une source gouvernementale, le conseil d’administration d’Hydro-Québec détient depuis plus d’un an des données qui montrent que la réfection de Gentilly-2 est un gouffre financier. Ces informations ont dû être transmises au gouvernement libéral par la voie du ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, croit-on.
 
Pour Hydro-Québec, la décision de fermer Gentilly-2 est une volte-face. Jusqu’ici, seul le scénario de la réfection était envisagé, comme il est écrit dans son rapport annuel. La société d’État, qui a consacré près de 1 milliard à des travaux préparatoires, s’appuyait sur une évaluation qui établissait à 1,9 milliard le coût de la réfection de la centrale, 44 % seulement du coût réel, tel que le montre la laborieuse réfection de la centrale de Pointe-Lepreau.
 
Source Le Devoir

Mom Boucher versus Charles Bouchard, les paradoxes

Cérémonie:  le lieutenant-général Charles Bouchard, originaire de Chicoutimi, Canadien à la tête des opération de l'Otan en Libye, est devenu officiers de l'Ordre du Canada.

Parmi les autres récipiendaires de l'Ordre du Canada, on retrouve France Chrétien Desmarais marié à un membre de la Famille Desmarais de l'empire  Power corporation,  fille de l'ancien premier ministre Jean Chrétien.

Source Sympatico

               Tuer n'a pas toujours les mêmes conséquences

                                                           
                                                              PATHÉTIQUE

Pas assez « pertinent » pour Tout le monde en parle

Pas assez «pertinent» pour Guy A. Lepage et la Société Radio Canada compétiteur de Québecor

Brigitte Alepin dénonce les riches qui ne paient pas d'impôt et la classe moyenne qui en souffre, mais aux yeux de Tout le monde en parle et de GuyA. Lepage, ce n'est pas « pertinent ». Vous n'entendrez pas un mot de l'entrevue qu'elle a donnée, jeudi, à Tout le monde en parle.

« On nous a dit que ce n'était pas pertinent et que l'entrevue serait complètement coupée au montage », a indiqué la fiscaliste de réputation internationale.

Déçue, Brigitte Alepin avoue qu'elle ne comprend pas cette décision. «J'étais convaincue que c'était ma meilleure entrevue à vie », dit-elle.

« Louise Portal, qui était là, a dit que j'étais comme un ange qui venait porter un message important aux Québécois », raconte Mme ALepin, encore un peu ébranlée par la décision de l'émission phare de Radio-Canada.

« Je suis vraiment surprise, a réagi Louise Portal. C'est très décevant pour elle. C'est une femme tellement intéressante et très articulée. J'ai trouvé ça très intéressant. La fiscalité, c'est un sujet difficile et pourtant, elle l'a très bien expliqué, en tout cas à mes oreilles à moi. »

« Exceptionnel »

Le producteur délégué de Tout le monde en parle, Guillaume L'Espérance, a admis que c'était une décision « exceptionnelle ».

Guy A  Lepage, L. Wiseman, J. Primeau, G. L'espérance
« On a jugé que c'était mieux pour l'émission de couper cette entrevue. Je n'en dirais pas plus », a expliqué sèchement le producteur de l'émission, Guillaume L'Espérance. Lorsqu'on lui a demandé de s'expliquer davantage, il a ajouté qu'«il n'y a pas de scandale, mais que ce n'était pas à la hauteur ».

M. L'Espérance a nié avoir subi des pressions pour retirer l'entrevue de Brigitte Alepin, dont le livre est édité par VLB, une maison d'édition du Groupe Ville-Marie, propriété de Quebecor. « Nous n'avons subi aucune pression, d'aucune façon. C'est notre décision. »

L'animateur Guy A. Lepage, qui se vante souvent d'être respectueux et honnête dans le montage de son émission, a tenu à préciser sur le réseau Twitter que c'était sa décision. « Ça arrive parfois », a-t-il annoncé, hier après-midi, avant d'expliquer froidement par la suite : « La raison : sujet pointu mal maîtrisé sur la crise fiscale. Ce genre de sujet, ça passe ou ça casse. Désolé Mme Alepin ».

Mal maîtrisé?

La diplômée de Harvard est l'une des deux seules personnes au monde à avoir développé le sujet de la crise fiscale et de la défiscalisation des entreprises. Elle n'apprécie pas se faire dire qu'elle « maîtrise mal » son sujet.

« Ça fait sept ans que j'étudie ce sujet. J'ai été acceptée à Harvard sous la condition de développer le thème de la défiscalisation des entreprises », fait-elle remarquer..

Pendant que Guy A. Lepage la coupe au montage, Brigitte Alepin a été sollicitée pour des entrevues par le magazine français Le Nouvel Observateur, de même que par le magazine Alternatives économiques, l'une des revues économiques francophones les plus en vue.

Raymond Bachand du PLQ et Hélène Desmarais
D'ailleurs, le sujet abordé par Mme Alepin est brûlant d'actualité. Hier, alors que Le Journal de Montréal publiait des extraits exclusifs du livre de Brigitte Alepin, notamment au sujet des crédits d'impôt accordés aux fondations privées, La Presse publiait une pleine page de publicité demandant au gouvernement fédéral d'accorder de nouvelles exonérations fiscales aux sociétés fermées qui font des dons aux fondations et aux organismes de charité.

La lettre est notamment signée par Hélène Desmarais, épouse de Paul Jr, co-chef de la direction de Power Corporation, et par John Rae, vice-président de Power Corporation, propriétaire de La Presse.

* C'est la troisième fois en sept ans que Tout le monde en parle décide d'éliminer totalement un invité. La première fois, le chanteur Pierre Lapointe, alors peu connu, avait été coupé. Puis, en 2005, l'ex-enquêteur Guy Ouellette - aujourd'hui député libéral - avait subi le même sort. On avait jugé que son « entrevue n'avait pas levé ».

Source Canoë propriété de Quebecor et compétiteur de Power Corp La Presse

Petit rappel au québécois sur les investissements de notre Caisse de dépôt

Article publié en 2010
 
La Caisse accroît ses investissements dans les armes aux États-Unis
Hugo Joncas. les affaires.com
 
La Caisse de dépôt et placement du Québec a continué d’augmenter ses participations dans les plus grandes entreprises américaines d’armement, au cours des six premiers mois de 2010.

Entre le 31 décembre 2009 et le 30 juin 2010, la Caisse a ainsi augmenté sa participation dans Boeing, Honeywell International, General Dynamics, Lockheed Martin, Raytheon, Northrop Grumman, L3 Communications Holdings et Textron, selon sa dernière déclaration à la Securities and Exchange Commission américaine.

Le Fonds de pension de la Norvège a boycotté toutes ces entreprises à cause de leur production d’armes nucléaires ou de bombes à sous-munitions. Ces dernières ont été bannies par un traité international que le Canada a signé.

Au total, la valeur des actions de la Caisse dans ces entreprises est passée de 8,7 à 33 millions de dollars CA. Pendant la même période, le principal indice boursier américain, le S&P 500, a fait du surplace.

Questionné à ce sujet, le chef des Placements à la Caisse, Roland Lescure, soutient que l’exposition de la Caisse à ces entreprises n’a pas vraiment augmentée. « Nous avons vendu des contrats à terme basés sur le S&P 500 pour acheter des composantes de l’indice, dit Roland Lescure. Nous avons donc remplacé des produits dérivés sur un indice par des actions au comptant. »

Les contrats à terme sont des produits dérivés qui permettent de fixer au moment de l’achat le prix d’une action à acheter plus tard.( En 2011, on change la politique)

Selon Roland Lescure, la Caisse est contrainte d’acheter ces titres à cause des objectifs de placement de ses déposants. « Quand ils nous demandent de faire de la gestion indicielle sur le marché américain, nous faisons de la gestion indicielle », dit-il. Comme le principal indice boursier américain, le S&P 500, contient des titres militaires, la Caisse doit aussi les détenir, selon le chef des Placements.

Les Affaires a publié le 29 mai un dossier sur l’éthique des investissements de la Caisse.



Selon les renseignements additionnels à son rapport annuel, l’organisme détenait au 31 décembre pour près 100 millions de dollars en actions d’entreprises d’armement boycottées par le Fonds de pension norvégien.

Le deuxième plus grand fonds souverain au monde leur reproche de produire notamment des armes nucléaires, ainsi que des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions, bannies par deux traités internationaux.

« Pourquoi un organisme à caractère social comme la Caisse finance des armes qui sont interdites? C’est inacceptable! » dit Claire Fehrenbach, directrice de Handicap International au Canada, qui lutte contre ce type de munitions.

En mai, les déposants de deux déposants de la Caisse, le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics et la Commission de la construction du Québec ont dit à Les Affaires qu’ils demanderaient des éclaircissements à l’organisme quant à l’éthique de ses investissements.

Au Canada, l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada a banni les mines antipersonnel de ses investissements.

Source Les Affaires

Syrie, autres points de vue (vidéos)

 Entretien avec un leader du Parti démocratique arabe basé à Tripoli-Liban





Reportage de la Télévision russe
Deux mois avec l’armée syrienne face aux terroristes

Russia 24 : Reportage de la chaîne russe avec l’Armée syrienne dans la banlieue de Damas.

À en croire la grande majorité des médias, de CBS à Al-Jazeera, la Syrie est à feu et à sang, selon le schéma désormais classique (et même hollywoodien) du peuple luttant à mains nues pour la démocratie à l’occidentale, contre un pouvoir isolé ne s’appuyant plus que sur ses hommes de main.

Le Monde, Le Figaro, Libération, RMC, BFM, Aljazeera pour ne citer qu’eux ont adopté la même ligne éditoriale celle de la propagande haineuse contre un régime dont les seuls torts à leurs yeux ce n’est pas comme ils le prétendent les violations des droits de l’homme de la démocratie qu’ils manipulent outrageusement, mais bien le fait d’être resté indépendant aux pressions américano sionistes et leurs complices européens.



Source Internationalnews , 28 septembre 2012 et Silvia Cattori

Syrie on exécute les journalistes

Exécution du journaliste Maya Nasser
 

Notre collègue et ami, Maya Nasser, 33 ans, journaliste de Press TV, a été exécuté par un tireur d’élite, d’une balle dans la nuque, mercredi 26 septembre 2012, alors qu’il réalisait un reportage sur le double attentat contre le ministère syrien de la Défense. Il a été abattu par des terroristes alors que ceux-ci tentaient de profiter de la confusion pour pénétrer dans le bâtiment en flammes.

Durant sa vie, Maya Nasser n’a connu que la guerre au Proche-Orient. C’était un journaliste exemplaire. C’était aussi un homme sensible et généreux qui avait voué sa vie à la Résistance et se tenait toujours prêt au sacrifice suprême.

Le chef du bureau d’Al-Alam, notre camarade Hossein Morteza, a été blessé au cours de la même action.

La Syrie est attaquée depuis 18 mois par des mercenaires, financés par le Qatar et encadrés par l’OTAN. Ils tentent de renverser les institutions laïques, de détruire la défense d’un pays partiellement occupé depuis 1967, et d’imposer une dictature religieuse dans laquelle les chrétiens et les minorités musulmanes n’auraient pas leur place. Le conflit a déjà fait plus de 30 000 victimes syriennes (civils et militaires) et plus de 6 000 morts parmi les jihadistes étrangers.

Durant la bataille de Damas (mi-juillet), les Contras avaient mené une action spécifique, d’une rare violence, pour attaquer trois jours durant les studios communs de Press TV et Al-Alam.

Source Voltaire

vendredi 28 septembre 2012

Grève étudiante, Appel à témoigner sur la répression (vidéo)

La Ligue des droits et libertés, la CLASSE et l'Association des juristes progressistes lancent un appel aux témoignages sur la répression et le profilage politique en lien avec le printemps érable. Pour plus de détails, consultez liguedesdroits.ca. Les témoignages resteront anonymes si tel est votre souhait. Que vous ayez été victime ou témoin de répression, chaque témoignage compte et contribuera à faire la lumière sur l'ensemble des événements survenus durant la grève étudiante.
 
Une production de Maryse Poisson et Christine Charest
 
Pour plus de détails, consultez : http://liguedesdroits.ca/

Transmettez votre témoignage par écrit à temoignage@liguedesdroits.ca

 


L'impôt et les riches au Québec, les mythes

par Simon Tremblay-Pepin et Francis Fortier

Un débat fait rage en ce moment au Québec à propos de l’imposition des contribuables les plus fortunés. Le problème est que, souvent, le système d’imposition et les données de base à son propos ne sont pas compris. Si l’IRIS est clairement en faveur de cette hausse, ce billet ne porte pas tant sur notre position qu’il tente de faire œuvre utile en faisant mieux comprendre la situation. Abattons quatre mythes tenaces, qui, comme tout mythe qui se respecte, sont à la fois présents dans la culture populaire et dans les médias.


 
Mythe 1 : Les riches paient 24 % de leur revenu en impôt pour le Québec

Ce mythe provient et se perpétue fort probablement de par l’incompréhension du système d’impôt progressif. Dans la réalité, une personne gagnant 100 000 $ par année ne peut pas payer plus de 17,5 % d’impôt au Québec. C’est la distinction entre ce que l’on appelle le taux marginal et le taux effectif.

Rappelons comment fonctionne notre système. En ce moment il a trois paliers. Comme l’indique Revenu Québec, en 2012, les paliers seront répartis de la façon suivante :
 •de 0 $ à 40 100 $ : 16 %
 •de 40 100 $ à 80 200 : 20%
 •80 200 $ et + : 24%

Les taux de chaque palier sont les taux marginaux d’imposition. Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que ce taux ne concerne que les montants de revenus compris dans le palier visé. Il faut lire les paliers d’imposition non pas comme des catégories de revenu, mais comme des tranches de revenu. C’est-à-dire que le premier 40 100 $ sera imposé à 16 %, le 40 100 $ suivant à 20 % et tout revenu excédant 80 200 $ le sera à 24 %. Un petit détail à ne pas omettre est l’exemption de base de 10 600 $, qui est non imposable pour tous. En somme, l’impôt ne commence à s’appliquer qu’après qu’un individu ait gagné plus que ce montant de base. Voici donc pour l’aspect théorique de la chose, maintenant, attaquons-nous au calcul qui nous a permis de définir que le maximum d’impôt qu’un particulier gagnant 100 000 $ peut théoriquement payer est de 17,5 % et non 24 % comme le stipule bien allègrement le mythe. Et entrons un peu plus dans la réalité du taux effectif.

Si vous gagnez 100 000 $ par année, voici comment se calcule ce que vous devrez payer :

Les premiers 10 600 $ ne sont pas imposables. Vous serez imposé à 16% sur les 29 460 $ suivants, c’est-à-dire que vous paierez 4713 $ d’impôt pour la première tranche de revenu.

Pour les 40 100 $ suivants (ceux entre 40 101 $ et 80 200 $), vous serez imposé à 20 %, vous paierez donc 8020 $ d’impôt sur cette tranche de revenu.

Ce sont seulement les 19 800 $ restants (ceux entre 80 200 $ et 100 000 $) qui seront imposés à 24 % pour un montant de 4 752 $. Vous paierez donc un total de 17 485 $ d’impôt au gouvernement du Québec, soit 17,5 % de votre revenu, et non 24 %.

Cependant, ce 17,5 % est très théorique; dans la réalité, lorsque nous regardons les statistiques fiscales de 2009, les contribuables faisant entre 100 000 $ et 150 000 $ ont consacré en moyenne 13,7 % de leur revenu total à payer de l’impôt au gouvernement du Québec. On est bien loin du taux marginal de 24 % et du taux effectif que nous avons calculé de 17,5 %. Cette différence s’explique en majeure partie par les exemptions fiscales. Donc quand on dit que les riches sont taxés à 24 %, nous ne parlons que du taux marginal, taux qui est nécessaire pour les comptables, mais pour représenter la réalité, il serait mieux de parler du taux effectif (pourcentage du revenu payé une fois que la déclaration d’impôt est remplie) qui lui a l’avantage de mieux exposer la réalité fiscale d’un contribuable.

Mythe 2 :  Le gouvernement souhaite hausser les impôts des plus riches à 31 % de leurs revenus

La hausse présentée par le Parti Québecois (PQ) vise à créer deux nouveaux paliers. Le quatrième palier ajouté à ceux que nous venons de présenter inclurait les revenus entre 130 000 $ et 250 000 $ à un taux marginal de 28%, tandis que l’ajout du cinquième palier hausserait le taux marginal d’imposition à 31 % pour tout gain dépassant les 250 000 $. On prétend que cette hausse touchera lourdement les plus fortunés. Les détracteurs de cette hausse nous parlent d’une augmentation de 4 % pour les particuliers gagnant entre 130 000 $ et 250 000 % et une hausse de 7 % pour ceux gagnant plus de 250 000 $. Comme nous l’avons vu dans le premier mythe, il faut bien comprendre que ce sont uniquement les sommes d’argent comprises dans ces paliers qui seront touchées. Pour la plupart des contribuables visés, cette hausse aura assez peu d’impact sur leur taux d’imposition effectif.

Donc, quelqu’un faisant 130 000 $ ne paiera pas un sou de plus d’impôt et quelqu’un en faisant 135 000 $ paiera, avant ses déductions, 200 $ de plus d’impôt qu’avant. Quand on regarde l’effet plus en détail sur divers cas types par l’entremise du taux effectif (sans tenir compte des déductions, mais en tenant compte de l’élimination de la contribution santé), on se rend compte qu’il n’en est rien pour la grande majorité des contribuables touchant ces revenus. Nous avons fait le même exercice que dans la démonstration du premier mythe pour des revenus individuels de 150 000 $, 190 000 $ et 300 000 $ afin de voir la hausse réelle pour chacun d’eux suite à la création des nouveaux paliers.


Au regard du tableau, nous voyons que l’augmentation du taux effectif est bien loin du mythe déclarant une hausse de 4 et 7 %. Pour la grande majorité de cette minorité de contribuables, le taux d’imposition augmentera de 0,5 à 2,77 points de pourcentage. Ce n’est donc que pour les revenus de 400 000 $ et plus (une très mince portion de la population) que cette augmentation ira chercher plus de 5 % de leur salaire.

Mythe 3 : Le taux d’imposition a augmenté dans les dernières années

Le quotidien La Presse a publié un joli tableau qui, s’il a d’importants défauts, fait la démonstration que de 2000 à 2010 les impôts de tous les contribuables ont diminuée, tant au provincial qu’au fédéral.

Pour aller plus loin sans pour autant faire une étude détaillée, jetons un coup d’œil sur l’évolution du système d’imposition de 2000 à 2009 pour se donner une idée de l’évolution de la fiscalité québécoise. Cet examen se fait avec des salaires équivalents en regard de l’indexation.


Seule la tranche de 20 000 $ à 50 000 $, que l’on met souvent dans la « basse classe moyenne », a connu une légère augmentation de son impôt. Sinon, l’ensemble des contribuables ont connu des baisses d’impôt. Ces baisses ont été particulièrement élevées pour les contribuables faisant 50 000 $ et plus. Et si nous regardons les 100 000 $ et plus – catégorie où se situent les contribuables touchés par la hausse d’impôt –, la diminution en dix ans a été de 2,2 % en moyenne. Comme la hausse annoncée touche seulement une partie de ces gens, on ne peut même pas parler de rattrapage face au taux d’imposition de 2000.

Mythe 4 : Les contribuables touchés ne sont pas si riches que ça


Il semble y avoir une certaine confusion entre revenu des individus et revenu familial. Cette confusion provient fort probablement de la prédominance dans les portraits statistiques de l’utilisation du revenu familial tandis que dans le cas qui nous intéresse ici, il est question du revenu individuel.

Nous parlons donc des contribuables qui font des salaires individuels de 130 000 $ et plus, et non familiaux. En fait, plusieurs de ces contribuables font partie de ménages touchant des revenus totaux plus importants que 130 000 $.

Comme le concept de riche est un concept relatif, les riches sont riches comparativement aux autres. C’est pourquoi, lorsque certains discours veulent perpétuer le mythe que nous n’avons pas de riches au Québec, il y a l’utilisation d’une comparaison avec les riches de d’autres endroits (par exemple les États-Unis). Mais qu’en est-il si nous nous essayons de définir un riche en lien avec la société dans laquelle il vit? Comme exposé dans un billet précédent, les contribuables faisant plus de 150 000 $ représentent le 1,5 % le plus riche de la population et récolte 12% de l’ensemble des revenus gagnés au Québec à lui seul. Si faire partie des 92 000 personnes qui se partagent entre elles 29 milliards de dollars n’est pas être riche, on se demande un peu ce qu’est être riche.

 
Source IRIS

jeudi 27 septembre 2012

Les lamentations des riches et de leurs pleureuses

Léo-Paul Lauzon

À la défense héroïque du gratin

Je suis d’une sensibilité extrême : ça me fait beaucoup pleurer de voir les chroniqueurs, journalistes et universitaires affranchis défendent, presqu’au risque de leur propre vie, la hausse d’impôt sur le revenu assénée aux nantis (alors qu’il y a pas si longtemps ils affirmaient que les étudiants devaient payer leur « juste part »). Imaginez un peu, il se peut que l’augmentation soit rétroactive à toute l’année 2012. C’est vraiment effrayant d’opprimer ainsi nos créateurs de richesse, pour qui la solidarité c’est juste bon pour les autres. C’est correct et même souhaitable d’avoir des baisses d’impôts rétroactives, des reports de pertes rétroactives, des cotisations à des abris fiscaux (REER, REEE, Céli, etc.) pour les années antérieures, mais pas des hausses. S.V.P., ne faisons pas preuve d’ingratitude envers nos bienfaiteurs aisés. Ils ont tant besoin de se sentir appréciés et aimés.

Aux États-Unis et en Ontario

Le gratin et leur personnel de soutien trouvent horrible que l’on passe de trois à cinq paliers d’imposition et que l’on veuille hausser le taux d’impôt sur les gains en capital. Aux États-Unis, même du temps de Bush junior, il y a toujours eu six paliers d’imposition; et on n’y taxe pas seulement généreusement le gain en capital, mais la valeur de tout l’héritage cédé aux enfants (ce qu’on appelle des impôts successoraux). Ces impôts payables aux décès coûtent une énorme beurrée aux riches américains; impôts successoraux qui furent abolis au Canada et au Québec en 1992. Alors, avis aux butlers des pachas, allez raconter à d’autres que moi la légende niaiseuse des riches surtaxés au Québec.

Puis-je rappeler aux domestiques des notables, parce qu’ils n’en parlent jamais, qu’en Ontario le gouvernement libéral minoritaire a récemment promulgué une hausse d’impôts sur le revenu des riches de 2 % l’an, en plus d’avoir à défrayer une taxe santé qui peut atteindre 900$ par année? Hum, hum. Peut-être que nos moralistes patronaux ont comme excuse de ne pas le savoir. Mais, s’il fallait qu’ils placotent uniquement de choses qu’ils connaissent…


En passant, en Ontario, le gouvernement ne verse pas une cenne noire en subventions aux écoles privées alors qu’au Québec, l’État leur verse 400 millions $ en subventions. On pourrait peut-être faire comme la province voisine?

À 130 000 $ de revenu individuel « imposable », oui on est riche

L’impôt additionnel au Québec s’applique seulement à partir d’un revenu fiscal imposable déclaré de 130 000 $ l’an, ce qui veut dire dans bien des cas un revenu brut de 200 000 $, auquel le contribuable peut déduire un paquet de déductions (REER, actions accréditives, REEE, fractionnement du revenu, incorporation, Céli, paradis fiscaux, fiducies familiales, stock options, etc.). En fait, le véritable revenu économique est beaucoup plus élevé que le revenu fiscal que le contribuable « déclare » volontairement au fisc. La différence entre le revenu économique, qui englobe tous les revenus non imposables sur les capitaux, et le revenu fiscal est si grand que plusieurs pays européens ont, en plus de l’impôt sur le revenu, un impôt annuel sur la fortune ou sur la richesse afin de taxer le revenu total du contribuable et non seulement son revenu imposable. Au Québec, les mondains réprimés fiscalement n’ont pas à payer d’impôt annuel sur la richesse comme en Europe puisqu’il n’y en a pas ici. On pourrait faire comme en Europe, peut-être?

Essayez de faire accroire au monde qu’à 130 000 $ de revenu « Imposable » et individuel déclaré l’an on n’est pas riche représente un autre grossier mensonge de la classe dominante et de leurs majorettes.

L’ONU, l’OCDE, Obama et des milliardaires veulent des impôts plus élevés

« L’ONU veut taxer les super-riches» et « OCDE : Les Américains les mieux nantis devraient payer plus d’impôts » que titraient les journaux du 6 juillet 2012 et du 27 juin 2012. Et puis chez l’Oncle Sam, il y a « Faisons payer les riches, insiste Barack Obama » (Le Devoir, 20 septembre 2011) et « Taxes et impôts : Hillary Clinton appelle à imposer les élites » (La Presse, 25 septembre 2012). Et il y a aussi les milliardaires Warren Buffett, Bill Gates et d’autres qui ont demandé à être imposés davantage. Au Québec, les poules vont avoir des dents avant de voir un affairiste exiger de payer plus d’impôts au nom de l’élémentaire solidarité et par esprit patriotique. Ils sont trop « lucides » dans le sens « faiseux » pour ça. Me semble que l’ONU, l’OCDE, Barack Obama, Hillary Clinton et Warren Buffett ne sont pas membres en règle du parti communiste révolutionnaire américain.

Pendant ce temps, un enfant sur trois va à l’école sans manger ou à peine

Banque alimentaire de Montréal
Imaginez l’organisme patronal canadien du Conference Board a dit « Riche, le Canada néglige ses pauvres » (Le Devoir, 18 septembre 2009) et récemment il a signalé « Les inégalités de revenu progressent plus vite au Canada qu’aux États-Unis » (Le devoir, 14 septembre 2011). Mais, ces statistiques affligeantes n’émeuvent point les monarques et leurs mascottes. Et puis il y a l’ONU qui a mentionné dernièrement qu’il y avait au Canada 2 millions d’individus qui souffraient d’insécurité alimentaire et 900 000 personnes qui fréquentaient chaque mois des banques alimentaires (La Presse, 10 mai 2012). À Montréal, un enfant sur trois va à l’école sans avoir mangé ou à peine.

Et dire que nos riches s’opposent furieusement à toute hausse d’impôt ou de taxes, aussi minimale soit-elle, et qu’il y ait des préposés inféodés qui les défendent avec beaucoup de condescendances est ridicule.

Oui je suis partie prenante à payer plus d’impôt et je demande au gouvernement péquiste de regarder aussi du côté de l’impôt des compagnies, des subventions qui leur sont versées, les abris fiscaux et les paradis fiscaux.

Pour régler le problème du transport au Québec (vidéo)

Au Québec on peut réaliser ce genre de projet. Pour certains il est plus facile de rester assis sur son cul à siroter sa grosse bière en écoutant Loft story. On voit bien que vivre dans l'immobilisme est plus intéressant que d'innover. Pour tous les peureux, restez dans vos véhicules pris dans le trafic pendant des heures et continué à chialer. Moi j'aime mieux avancer dans la vie et voir des projets comme celui-ci se réaliser.

Bravo à l'initiative.
 
Ce vidéo a été réalisé en 2009. Les coûts de construction mentionnés sont donc inférieurs aux coûts établis par l'Institut de recherche en économie contemporaine décembre 2010 (IREC)






Source Trens Québec

mercredi 26 septembre 2012

La lutte contre le Grand Capital est en marche (vidéos)

Pas besoin de commenter la situation... Les peuples du monde Occidental sont en colère contre les exploiteurs alors que ces mêmes exploiteurs voudraient nous conduire en guerre contre les autres nations... Non à l'Impérialisme et non aux guerres impérialistes.
 
Espagne










Grèce


Non à une guerre contre l'IRAN

Une guerre contre l’Iran déclenchera la Troisième Guerre mondiale
De Prof Michel Chossudovsky

« Notre puissance défensive a été fondée sur notre stratégie défensive et celle-ci est régie par la présomption que nous nous engagerons dans un affrontement militaire d’envergure contre une coalition menée par les États-Unis. » Brigadier général Hossein Salami, commandant adjoint du corps des Gardiens de la révolution islamique, septembre 2012.)
 
Les États-Unis et Israël ont tous deux menacé de lancer une première attaque préemptive contre l’Iran, dont les conséquences seraient désastreuses.

En réaction à ces menaces incessantes, le commandant de la Force aérienne du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le général Amir Ali Hajizadeh a prévenu qu’une attaque militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran pourrait déclencher une Troisième Guerre mondiale. Il a également laissé entendre qu’Israël ne peut pas lancer une guerre sans le feu vert des États-Unis.

Selon le général Hajizadeh, le déclenchement d’une telle guerre risquerait d’occasionner une escalade militaire effrénée. Si l’Iran était attaqué, sa riposte viserait à la fois des cibles étasuniennes et israéliennes, y compris des installations militaires des États-Unis situées dans les pays voisins (par exemple en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et dans les États du Golfe) :

Dans un discours dimanche au réseau d’information arabe Al-Alam, le général Hajizadeh a déclaré que les États-Unis et le régime israélien ne pourraient pas entrer en guerre avec l’Iran « indépendamment l’un de l’autre, c’est-à-dire que si l’un des deux commençait la guerre, l’autre se joindrait à lui ».

« Nous voyons les États-Unis et le régime sioniste s’appuyer fermement et nous ne pouvons pas imaginer le régime sioniste initier une guerre sans renforts des États-Unis. Pour ces mêmes raisons, si une guerre éclate, nous nous battrons définitivement des deux côtés et nous en prendrons aux bases étasuniennes », a-t-il affirmé.

« Si de telles conditions survenaient, une série d’incidents incontrôlables et ingérables auraient lieu et une telle guerre pourrait se transformer en Troisième Guerre mondiale. Cela signifie que certains pays pourraient entrer en guerre avec ou contre l’Iran », a ajouté le général.

Le commandant du CGRI a prévenu que si une guerre de la sorte était menée contre l’Iran, « les bases des États-Unis dans ces pays autour de nous et dans les pays voisins seraient visées et qu’elles seraient même menacées par les peuples de ces États ». (Fars News Agency, 23 septembre 2012, c’est l’auteur qui souligne.)


Désinformation médiatique

Influencée par le battage médiatique, l’opinion publique appuie tacitement cette initiative par ignorance ou indifférence face aux conséquences possibles de ce qui est considéré comme une opération « punitive » ad hoc ciblant les installations nucléaires au lieu d’une guerre totale.

La guerre contre l’Iran est présentée à l’opinion publique comme un problème parmi d’autres. Elle n’est pas vue comme une menace à l’humanité. Au contraire : on la voit comme une action humanitaire.

Représailles
 
Les médias occidentaux appellent à la guerre. L’objectif, consiste à inculquer implicitement dans la conscience des citoyens, par la répétition ad nauseam de reportages, la notion voulant que la menace iranienne soit réelle et que la République islamique devrait être « éliminée ».
 
L’Iran possède des capacités militaires significatives et le fait qu’une attaque à son endroit puisse mener à des représailles et à une escalade pouvant déclencher une « guerre mondiale » n’est pas un sujet de préoccupation.
 
Alors que la République islamique ne constitue pas une menace à la sécurité d’Israël, des militaires iraniens de haut rang ont souligné qu’advenant une attaque contre l’Iran, des représailles contre Israël sont envisagées et les conséquences pourraient être dévastatrices.
 
Samedi, le major général Mohammad Ali Jafari, le commandant en chef du CGRI a affirmé qu’une invasion ennemie de l’Iran est possible, mais qu’une telle guerre mettrait fin au régime sioniste d’Israël.
« Il se peut que la guerre éclate, mais si les sionistes [le gouvernement israélien] commencent quelque chose, ce sera le début de leur annihilation et le point final de leur histoire », a-t-il ajouté.
Le major général Jafari a entre-temps souligné que « personne n’ose lancer un assaut terrestre d’envergure contre l’Iran ».
Il a ajouté que si l’ennemi était sage, il n’y aurait pas de problème, « toutefois il n’y a aucune garantie qu’il sera rationnel et nous devons nous aussi nous préparer ».
Plus tard hier, son adjoint le brigadier général Hossein Salami, a prévenu que toute attaque du régime sioniste contre la République islamique d’Iran donnerait une opportunité à Téhéran de le rayer de la surface terrestre.
« Si les sionistes s’engagent dans une attaque contre l’Iran, cela offrira une opportunité historique à la Révolution islamique de les rayer de l’histoire géographique mondiale », a déclaré Hossein Salami samedi soir à la télévision d’État.
« Les menaces du régime sioniste ne nous préoccupent plus », a-t-il déclaré en ajoutant qu’Israël a des souvenirs amers de ses guerres de la dernière décennie avec les alliés régionaux de la République islamique, dont les mouvements du Hezbollah et du Hamas ».
« [En raison des échecs mentionnés ci-dessus], comment veut-il [le régime sioniste] représenter une menace contre la République islamique d'Iran » a demandé le brigadier général
Il a par ailleurs souligné que le pays était prêt à confronter toute agression : « Notre puissance défensive a été fondée sur notre stratégie défensive et celle-ci est régie par la présomption que nous nous engagerons dans une gigantesque bataille contre une coalition menée par les États-Unis. »
Vendredi, le commandant en chef des Forces armées iraniennes, le major général Seyed Hassan Firouzabadi a lui aussi averti que Téhéran réagirait à toute agression contre son pays par une riposte « immédiate » et « continue ».
« Nous ne nous sentons pas menacés par les remarques fanfaronnes des dirigeants sionistes, car ce sont des créatures terriblement effrayées qui ne cessent de gueuler puisqu’ils savent que la réaction de l’Iran aux menaces sera toute prête, immédiate et sans relâche », a dit le major général aux reporters en marge de la parade militaire du 21 septembre marquant l’anniversaire de la Semaine de la Défense sacrée, ici, vendredi matin à Téhéran.
« Les officiels du régime sioniste ont déclaré dans leurs estimations [militaires] que les opérations militaires contre l’Iran ne peuvent ni être menées par Israël, ni lui être utiles », a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs affirmé que les forces armées actuelles de l’Iran sont imprévisibles et que leurs stratégies et leurs actions ne peuvent être prévues par l’ennemi.
La Semaine de la Défense sacrée, commémorant les sacrifices des Iraniens durant les 8 ans de la guerre imposée à l’Iran par l’Irak en 1980, a débuté vendredi avec des parades de diverses unités de l’Armée de la République islamique, du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et des forces du Basij (volontaires) dans le sud de Téhéran. (Fars News Agency, 23 septembre 2012, c’est l’auteur qui souligne.)
 
Renverser la tendance guerrière

Nous demandons à nos lecteurs de propager le message dans le monde entier.

Nous demandons à tout le monde aux États-Unis, en Europe de l’Ouest, en Israël, en Turquie et partout à travers le monde de s’opposer à ce projet militaire, de se soulever contre leurs gouvernements qui appuient une action militaire contre l’Iran et contre les médias qui servent à camoufler les implications dévastatrices d’une guerre contre l’Iran.

Le peuple israélien est uni en grande partie contre la détermination du premier ministre Netanyahou d’attaquer l’Iran.

Israël et l’Iran doivent parvenir à un protocole de non-agression.

Texte original : « War on Iran Will Trigger World War III »
 Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation

Libye : pétrole rouge sang

Le second épisode de « Humanitarian War   », fameuse fiction washingtonienne sur la Libye, est sorti. Voici la bande-annonce : après avoir aidé les Libyens à se débarrasser du féroce dictateur, les gentils, conduits par l’héroïque Chris, continuent à les aider avec le même désintérêt ; mais les méchants –les terroristes encore nichés dans le pays- tuent Chris qui « risquait sa vie pour aider le peuple libyen à construire les bases d’une nouvelle et libre nation » (Hillary Clinton) et, « fait particulièrement tragique, ils le tuent à Benghazi, ville qu’il avait aidé à sauver (Barack Obama) ; le Président envoie  une « force de sécurité » en Libye, mais ce sont les habitants de Benghazi, descendus spontanément dans la rue avec des pancartes à la gloire de Chris, qui chassent les méchants de leurs tanières. En attendant le troisième épisode, jetons un coup d’œil sur la réalité. Chris Stevens, ambassadeur en Libye depuis mai dernier, avait été représentant spécial Usa au Cnt de Benghazi pendant la guerre : c’est-à-dire le metteur en scène de l’opération secrète par laquelle avaient été recrutées, financées et armées contre le gouvernement de Tripoli même des milices islamiques désignées comme terroristes peu de temps auparavant encore. Nouvel apprenti sorcier, Chris Stevens a été renversé par les forces qu’il avait lui-même crées quand, une fois le gouvernement de Tripoli abattu, il a dirigé en habit d’ambassadeur étasunien l’opération pour neutraliser les milices jugées par Washington non fiables, et intégrer  les fiables dans les forces gouvernementales. Opération extrêmement complexe : il y a en Libye au moins 100mille combattants armés, appartenant à toutes sortes de formations, y compris quelques unes fidèles à Kadhafi. Tripoli ne contrôle aujourd’hui qu’une partie mineure du territoire.

Exportation du pétrole libyen

La désagrégation de l’état unitaire a commencé, fomentée par des intérêts partisans. La Cyrénaïque –où se trouvent les deux tiers du pétrole libyen- s’est de fait autoproclamée indépendante, et le Fezzan, où sont d’autres gros gisements, veut l’être aussi ; et ne resteraient à la Tripolitaine que ceux qui sont devant les côtes de la capitale. La balkanisation de la Libye entre dans les plans de Washington, s’il n’arrive pas à contrôler l’état unitaire. Ce qui est urgent pour les Etats-Unis et les puissances européennes c’est de contrôler le pétrole libyen : plus de 47 milliards de barils de réserves assertées, les plus grandes d’Afrique. Il est important pour eux de disposer aussi du territoire libyen pour le déploiement avancé de forces militaires. La force de déploiement rapide des marines, envoyée par Obama en Libye avec l’appui des drones de Sigonella (base aéronavale étasunienne en Sicile), officiellement comme réponse à l’assassinat de l’ambassadeur, n’est ni la première ni la dernière. Le Pentagone avait déjà envoyé des forces spéciales et des contractors pour surveiller les plus grandes plates-formes pétrolières, et il se prépare maintenant à une action « antiterroriste ». Il y a longtemps qu’ont débarqué les compagnies pétrolières qui, avec des accords officiels ou en sous-main (grâce à la corruption diffuse), obtiennent des contrats beaucoup plus avantageux que les précédents.
 
En même temps se prépare la privatisation de l’industrie énergétique libyenne. Participe aussi à la répartition du butin le Qatar qui, après avoir contribué à la guerre de Libye avec des forces spéciales infiltrées et des fournitures militaires, pour une dépense de plus de 2 milliards de dollars, a obtenu 49% (mais de fait le contrôle) de la Banque libyenne pour le commerce et le développement.

Un bon investissement, celui de la guerre.

Edition de mardi 25 septembre de il manifesto

Source Mondialisation

mardi 25 septembre 2012

Au Québec la droite s'agite (vidéo)

Le patronat inquiet… pour son portefeuille
par David Robitaille
Professeur de droits et libertés à l’Université d’Ottawa
 
Raymond Bachand
Depuis l’élection d’un gouvernement minoritaire péquiste, le « patronat » ainsi que certains députés du premier parti d’opposition officielle, dont M. Raymond Bachand, se disent inquiets et souhaitent se voir rassurés que le climat demeure propice à la prospérité et à l’investissement.

Comme de « bons pères de famille », ces représentants de la communauté d’affaires nous mettent en garde contre les politiques que le Parti québécois entend mettre en œuvre en matière environnementale et fiscale. On se dit inquiet de la fermeture d’une usine qui produit de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire, d’un moratoire éventuel sur les activités d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste et de la hausse du taux d’imposition sur le gain en capital et le paiement de dividendes.

Par-dessus le marché, toujours en « bons pères de famille », ces soi-disant défenseurs des intérêts du Québec sont inquiets de ce qu’ils perçoivent comme un manque de compétence du gouvernement Marois en matière économique et de la présence d’anciens militants écologiques à la tête des ministères de l’Environnement et des Ressources naturelles. On sonne l’alarme face à cette « instabilité » économique qui minerait la prospérité économique. La prospérité de qui? Des investisseurs, à qui profitent le plus les politiques néolibérales des gouvernements et la privatisation des services publics et des ressources.

Joanne Marcotte porte parole de droite
Cela n’a rien de bien nouveau, et on a beau jeu de se prêter à cette rhétorique puisqu’elle fonctionne, malheureusement. Le discours néolibéral du patronat est bien connu et domine la pensée contemporaine. ( voir la vidéo ci dessous de la porte parole de droite au Québec Joanne Marcotte )

Ce discours superficiel valorise la réussite ou le succès — économique — individuel et l’abolition de tout ce qu’il considère comme obstacle à la libre entreprise. Comme l’affirmait l’économiste et universitaire Riccardo Petrella (Pour une nouvelle narration du monde, Écosociété, 2007), « […] la TUC [Théologie universelle capitaliste] se présente comme un système “scientifique” capable de donner des certitudes et des solutions. Même les pauvres et les exclus peuvent trouver l’explication de leur condition et de leurs problèmes dans le cadre de la narration dominante, dans la mesure et à condition, bien entendu, qu’ils aient la volonté et la capacité d’emprunter la bonne route ».

Ce puissant discours qui mesure tout en termes de dollars comme si l’enrichissement matériel était le but ultime de la vie méprise effectivement ce qu’il considère comme l’échec économique individuel et le manque d’efforts et de productivité de celles et ceux qui, essoufflés par les responsabilités quotidiennes, la conciliation travail-famille, les dettes et la détresse humaine, n’arrivent pas toujours à jouer le jeu de la compétitivité et de la productivité aveugle.

François Legault chef caquiste
Le slogan de campagne du chef caquiste (François Legault) en est une illustration éloquente : « On va faire le ménage. » Superficiel comme mot d’ordre et, surtout, très méprisant : lorsque l’on fait du ménage, on ramasse de la poussière. Or, ici, on parlait d’emplois et, plus fondamentalement, de personnes et de familles. Il est facile pour ce discours de se propager dans l’imaginaire collectif d’une société individualiste (certains diront sous l’effet des chartes; je pense plutôt que les chartes des droits individuels sont le produit des valeurs sociales dominantes) et désolidarisée (merci aux étudiants qui nous ont prouvé le contraire récemment!) qui fait du bonheur et de la réussite une affaire individuelle et dans laquelle les valeurs de solidarité collective, dont les programmes sociaux sont le fruit, sont perçues comme suspectes ou utopiques.
 
Patrimoine collectif

Qu’y a-t-il de si grave à ce qu’un ministère de l’Environnement ( Daniel Breton ) soit géré par une personne qui a vraiment l’environnement à cœur? Qu’y a-t-il de mal à ce qu’un ministère des Ressources naturelles ( Martine Oullette )soit mis sous la responsabilité d’une personne pour qui les ressources québécoises ne sont pas à vendre au premier venu et à n’importe quel prix — économique et environnemental? L’inverse, que nous vivions sous le gouvernement précédent, serait plutôt inquiétant. L’environnement et les ressources naturelles constituent le patrimoine collectif des Québécois et ne doivent pas être vus à travers la seule lunette du profit. Lorsque vient le temps de critiquer des politiques socioéconomiques et environnementales dites progressistes, on brandit le spectre de l’instabilité et de l’avenir sombre du Québec. Pourtant, ces mesures visent à nous aider, à contribuer au mieux-être des citoyens, à protéger l’environnement dans lequel nous vivons, à protéger notre santé et à redistribuer, un peu, les richesses.

Les entreprises créent de l’emploi et cela n’est certes pas à négliger. Mais plutôt que de considérer celles-ci comme de généreuses distributrices d’emplois qu’il ne faudrait surtout pas déranger dans leur recherche infinie de profits, pourquoi ne considérerions-nous pas plutôt que ce sont les travailleuses et travailleurs du Québec qui contribuent à l’essor de ces entreprises?

Sans ces personnes, l’entreprise n’existe pas. Les citoyens ne sont pas des ressources au service des entreprises et de l’économie. C’est plutôt l’économie qui devrait être au service des citoyens. L’éducation, la santé et l’environnement ne doivent pas se concevoir en termes de profits, mais plutôt de droits humains fondamentaux, comme cela est reconnu dans de nombreux instruments internationaux de protection des droits de la personne.

L’inquiétude du patronat ne vient pas d’un prétendu manque de compétence du nouveau gouvernement en matière économique, mais du fait que la libre entreprise et le profit ne seront désormais plus le critère prépondérant dans la détermination des politiques environnementales, fiscales et économiques québécoises. Au fond, celles des personnes ou sociétés qui seraient tentées d’investir ailleurs en raison de l’augmentation du taux d’imposition des plus riches, phénomène contre lequel le patronat met en garde, recherchent le profit avant tout et ne sont pas réellement intéressées, malgré l’affirmation contraire, au développement — durable — du Québec et au bien-être fondamental des citoyennes et citoyens. Inquiet le patronat? Certes, mais pour son portefeuille.
 
Source Le Devoir
 



Taxe des riches!!! Pour aider 5,000,000 de québécois, on taxe les riches... Ils ne sont que 200,000. Un gouvernement qui respecte ses engagements électoraux mérite toute ma considération. Minoritaire ou pas, il respecte tous ses engagements connus et bien présentés pendant toute la campagne électorale. Ce tableau démontre l'impact de la hausse d'impôts chez les 200,000 contribuables concerné...

 
 
 
Un tableau pour éclairer et mettre en perspective les débats sur les hausses d'impôt pour le 3% le mieux nanti. Par exemple, une personne au revenu imposable de 150 000$ a vu ses impôts annuels diminuer de plus de 11 700$ depuis 12 ans. À partager!
 

lundi 24 septembre 2012

Paradis fiscaux,taxes et impôts un petit rappel

La droite contre-attaque au Québec en oubliant que nos riches ont trouvé les moyens de ne pas payer d'impôts. un petit rappel

Offshore
Paradis fiscaux et souveraineté criminelle

Auteur Alain Deneault**

Des palmiers, des îles, de distingués hommes d’affaires cravatés, des transactions mystérieuses, un monde du secret, voilà l’esthétique de l’offshore. Cette fiction superficielle du paradis fiscal ne révèle cependant rien du blanchiment de l’argent sale, de l’économie du crime et de la drogue, des armes convoyées par des navires de complaisance.

C’est oublier que ce que l’on nomme « offshore » rassemble des pôles de décision occultes avec de vraies assises politiques, un centre de pouvoir où se concentre la moitié du stock mondial d’argent et où les aires de légalité et d’illégalité se confondent.

Il est dès lors impossible de limiter l’offshore à une banale évasion fiscale ou à des économies parallèles, présentées le plus souvent comme marginales et anormales ; elles jouent, en fait, avec NOS économies. Alain Deneault démontre que ces immenses fuites financières ont des impacts désastreux sur nos États démocratiques, les dépossédant de leurs ressources financières et de leur souveraineté politique.

Il analyse avec précision le concept de l’offshore et lui donne un nouvel éclairage politique. Car, derrière ces paradis fiscaux, c’est toute la question de la souveraineté qui se trouve reposée. Qui mène ? Qui décide ? Qui est souverain ? La toute-puissance de ces acteurs financiers semble leur donner une souveraineté qui outrepasse aujourd’hui celle de l’État et nie celle du peuple. Mais ce livre nous révèle aussi le kitsch et la fragilité de l’empire offshore, devant lequel l’irrévérence et la démystification restent nos meilleures armes.

« Ce livre, l’un des meilleurs et des plus étoffés sur le sujet, est une contribution majeure contre la peste des paradis fiscaux. Offshore éclaire brillamment le grand débat de société sur une fiscalité pour les riches, molle et laxiste, et une autre pour les moins nantis, implacable et rigoureuse. »
Yves Michaud, Président fondateur du mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC)

« Alain Deneault montre comment les prédateurs puisent dans les paradis fiscaux la justification de leur enrichissement et y dissimulent la nocivité de leur pouvoir. »
Juge Jean de Maillard, Vice-président du Tribunal de Grande Instance d’Orléans

** Alain Deneault est titulaire d’un doctorat de philosophie de l’Université de Paris-VIII et enseigne aujourd’hui la sociologie à l’UQAM. Il est l’auteur de Paul Martin et compagnies, Soixante thèses sur l’alégalité des paradis fiscaux (VLB, 2004) et de Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique (Écosociété, 2008).




TABLE DES MATIÈRES

Présentation

CHAPITRE I
Mort d’un principe fiscal :
l’enrichissement privé dépend de l’organisation publique

CHAPITRE II
Souvenance d’un règne sans partage

CHAPITRE III
Généalogie coloniale des paradis fiscaux

CHAPITRE IV
Création des paradis fiscaux modernes

CHAPITRE V
Des repaires criminels

CHAPITRE VI
Un parfait alliage entre « États de droit » et paradis fiscaux

CHAPITRE VII
Les repaires de la délocalisation industrielle

CHAPITRE VIII
Une spoliation enregistrée offshore

CHAPITRE IX
Une Europe à deux têtes

CHAPITRE X
La réduction des démocraties à un État du droit

CHAPITRE XI
Comédie de la « lutte contre les paradis fiscaux » :
qui a peur des États de droit ?

CHAPITRE XII
La souveraineté offshore

CHAPITRE XIII
Une esthétique offshore de masse

CHAPITRE XIV
Le secret


Source Les Éditions Ecosociété

 
Au moins 21 000 milliards de dollars cachés dans les paradis fiscaux
C'EST CA LA JUSTE PART QUE MONSIEUR BACHAND ET QUE VOTRE ANCIEN   « CHEUF» CHAREST  DU PLQ NOUS RÉPÈTAIT AU QUOTIDIEN
Jean Charest

Au moins 21 000 milliards de dollars d’actifs financiers étaient détenus par des particuliers fortunés dans des paradis fiscaux à la fin 2010, a estimé dans une étude l’association Tax Justice Network (TJN).
« Cela représente le poids cumulé des économies des États-Unis et du Japon », souligne l’organisation non gouvernementale dans cette étude publiée dimanche et menée par un ancien expert du cabinet McKinsey, James Henry.
 
Selon la fourchette haute de son estimation, le montant des actifs financiers (hors oeuvres d’art, biens immobiliers...) détenus dans des territoires offshore à l’abri des administrations fiscales pourrait atteindre 32 000 milliards de dollars. Dans l’hypothèse où ces sommes rapporteraient un « modeste » rendement de 3 % par an et si un prélèvement de 30 % était appliqué sur ce revenu, TJN affirme que cela générerait entre 190 à 280 milliards de recettes fiscales, soit près du double de l’aide au développement versée chaque année par les pays riches de l’OCDE.
 
« Ce nouveau rapport se concentre sur un énorme trou noir de l’économie mondiale [...] à un moment où les gouvernements à travers le monde manquent de ressources », a souligné M. Henry, cité dans un communiqué.

D’après son étude, les cinquante premières banques destinées aux clients fortunés ont collectivement géré en 2010 plus de 12 100 milliards de dollars dans des investissements transfrontaliers (contre 5400 milliards en 2006), via notamment des trusts qui permettent de dissimuler le nom du bénéficiaire réel de ces placements.
 
Les établissements UBS, Credit Suisse et Goldman Sachs forment le trio de tête des banques ayant géré le plus d’actifs offshore pour le compte de leurs clients fortunés, selon cette étude baptisée The Price of Offshore revisited (Nouveau regard sur le coût de l’offshore).

Source Le Devoir


À lire:
La prison pour les ripoux à cravates, sur le Blogue de Léo-Paul Lauzon