jeudi 28 février 2013

Pourquoi la police fait-elle peur au monde?(vidéo)

Amir Khadir
Ce qui est arrivé à la fin de la manifestation étudiante de mardi qui suivait le Sommet de l’Éducation me désole. L’ambiance était enjouée et calme jusqu’à 16 h. Près du métro Sherbrooke, des policiers ont reçu des boules de neige après avoir procédé à l’arrestation un peu musclée d’un manifestant.
 
Les policiers ont réagi encore une fois de manière nerveuse et exagérée. La pagaille s’est installée quand un groupe de policier en armures, matraques à la main, ont séparé la foule de façon violente. N’importe qui de sensé ne pouvait comprendre pourquoi des policiers répondaient à un problème (des balles de neige) avec un remède beaucoup plus dommageable (coups de matraque, brutalité, insultes, gaz lacrymogènes).
 
Quand on pense à tout ce qui s’est passé depuis un an (Victoriaville, Grand Prix,  matricule 728, tabassage d’un délinquant à Trois-Rivières, etc.), ça mérite vraiment réflexion.
Il y a là un abus dans l’usage de la force et dans le langage qui semble décidément trop toléré dans une certaine culture policière.
 
Parlant abus de langage policier, j’ai reçu une lettre d’une citoyenne de mon quartier, Isabelle Grandjean envoyée aux journaux il y a quelques jours :

« Depuis des mois, je n’ai plus aucune confiance en la police. Quand je vois un uniforme je me sens tout sauf en sécurité, plutôt un profond malaise, mêlé à de la peur.
M. Applebaum reçoit des menaces des policiers, le vendredi, au journal, Yves Francoeur, le président de la Fraternité dit : “Si, quand on est en négociation, dire à la partie patronale, si on s’entend pas, si on n’a pas de solution, dire que la marde va pogner, si ça, c’est des menaces, moé j’m'excuse, là, mais y’en a qui ont la peau mince.”
Ce langage rappelle Stefanie Trudeau, 728. Son arrestation ne doit pas faire oublier que les pratiques policières sont douteuses et doivent être enquêté, leur formation analysée et revue… Si une “vedette” de la police s’exprime ainsi, pourquoi leurs subalternes ne feraient pas autrement? Comme si c’était la norme.
À Trois-Rivières avec une force inappropriée, des policiers frappent un homme à terre comme par réprimande… Pourquoi? D’où cela vient-il? »
Elle ajoute ceci :
« Les forces de l’ordre tiennent la population en otage : d'abord, elles utilisent dix fois plus de policiers que nécessaire pour faire le travail lors des événements… Puis elles provoquent les manifestants afin d’avoir de belles images de violence à placer dans les médias. Et finalement, la population apeurée réclame plus d’interventions et justifie ces dépenses aussi exorbitantes qu’inutiles. Loin de nous protéger, les forces de l’ordre nous arnaquent. »

J’ai acheminé ce message à Marc Parent, chef du Service de police de Montréal et aux responsables du ministère de la Sécurité publique.  M. Parent avait promis que ces pratiques allaient changer, que les abus ne seraient plus tolérés. Mais ces changements tardent à se produire. Et les Montréalais continuent à subir.
 
La tragédie pour les Montréalais c’est d’être aux prises avec une administration corrompue, affaiblie et complètement déconsidérée à l’Hôtel de Ville de Montréal et une opposition (Vision comme Projet Montréal) qui semble agir comme si elle était menottée ou bâillonnée pour on ne sait quelle raison.  Le gouvernement n’a rien fait non plus pour opérer le virage nécessaire pour ramener dignité et raison dans tout cela.
 
J’ai rencontré M. Parent en novembre dernier. Je ne crois pas qu’il soit d’accord avec le langage outrancier et indigne du président de la fraternité des policiers. J’espère qu’il ne l’est pas non plus avec la politique de déploiement exagéré et irrationnel qui coute des centaines de millions de dollars aux contribuables québécois.
 
Mais je me demande qui parmi les responsables va enfin comprendre et écouter le ras-le-bol des citoyens que j’entends à répétition, surtout depuis ces énièmes dérapages de policiers survenus aujourd’hui ou lors de l’arrestation du délinquant à Trois-Rivières.
 
Avec la meilleure volonté du monde Monsieur Parent ne peut agir seul. Mais nous espérons quand même qu’il saisisse l’importance de poser quelques gestes d’importance comme :

 ■ Mettre fin aux procédures dilatoires qui retardent l’abandon des charges contre des citoyens innocents, comme dans le cas des quatre victimes de l’agent 728 ou de Didier Berry qui a vécu une situation similaire en octobre dernier.
 
 ■ De revoir au plus vite la politique couteuse et contre-productive de déploiements massifs des troupes policières à chaque occasion ( Grand Prix, manifs étudiantes, Sommet de l’Éducation).
 
 ■ D’appeler ses troupes à plus de discernement et de retenue, à plus de sang-froid et de courage pour éviter de mettre les citoyens en danger, car après tout la police est censée assurer protection et inspirer confiance et non semer la pagaille et faire inutilement peur aux citoyens.
 
S.A. Ma question
Pourquoi utiliser des chevaux lors de manifestation... sachant qu'il suffit d'un seul projectile pour énerver les chevaux ce qui donne un prétexte pour charger les manifestants? Ne venez pas me faire accroire que cette situation n'est pas une stratégie réfléchie.
 
 



Voir

Montréal, manifestation contre le sommet sur l'éducation (vidéo)

 
Des journalistes bousculés par le SPVM voir article de la Presse
 


mercredi 27 février 2013

Montréal, manifestation contre le sommet sur l'éducation (vidéo)

Marie-Hélène Méthé

Je reviens de la rue, madame Marois. Là où, juste à un point de rupture de la foule des manifestants provoqué et forcé par les forces policières, un patibulaire agent de la paix m'a hurlé dans l'oreille « AVANCE » en appliquant, avec toute sa force, sa matraque sur mon avant-bras — que j'ai, heureusement pour moi, légèrement dodu. N'eut été de l'appui de ma camarade de marche, Céline, je tombais tête première sur le bitume. Nous avons tous et toutes continué à marcher. Et jusqu'au point de notre arrivée, j'ai pensé à vous, madame.

J'ai pensé à vos paroles à la fin de la journée d'hier; quelque chose comme le psychodrame qui devait cesser... Ça m'a encore plus enragé. Vous vous en êtes bien servie du psychodrame pour gagner vos élections; avez porté le carré rouge, tapé de la casserole et promis le gel. Et maintenant, pour gagner les prochaines élections, vous retournez votre veste. Vous avez calmé le jeu et ouvert le dialogue. NON. Vous n'avez que baissé le volume. Vous n'avez pas fait cesser le bruit!
 
 Vous aviez une belle occasion d'initier des États généraux de l'éducation, cela vous aurait assurément donné de la hauteur. Vous avez préféré faire de l'esbroufe de classe, mais tellement mesquine.
Si je n'étais pas si poli, je vous dirais, madame Marois, de vous la fermer! Mais je suis polie.

Des policiers à cheval chargent dans la foule (26 février 2013 à Montréal)
Pourquoi utiliser des chevaux... pour intimider les manifestants?




Des journalistes de La Presse bousculés par le SPVM


Pour la deuxième fois en deux jours, des journalistes de La Presse ont été pris à partie par des policiers du SPVM. Mardi après-midi, l'agent Daniel Lacoursière, relationniste du SPVM, a poussé un de nos photographes qui filmait la manifestation étudiante.
 
Le photographe et caméraman Frédéric Guiro, qui se préparait à filmer une séquence avec le journaliste Jasmin Lavoie, à plus de 100 m de l'endroit où les policiers faisaient des arrestations, a été agrippé par-derrière par l'agent Lacoursière. Il en est tombé sur le sol, échappant sa caméra.
 
La veille, M. Lacoursière était également intervenu auprès de M. Guiro: il lui reprochait de filmer les arrestations policières de trop près. «Ce qu'on voit sur nos images est inacceptable, encore plus provenant d'un policier supposé faire les relations avec les journalistes», a vivement réagi Éric Trottier, vice-président et éditeur adjoint de La Presse. «On comprend que les policiers ont un travail difficile à faire durant les manifestations. Mais les journalistes aussi ont un travail à faire. En l'occurrence, notre équipe se tenait loin de l'action et le policier n'avait aucune raison de charger notre caméraman. J'ai demandé à nos avocats d'étudier tous nos recours», a affirmé M. Trottier.
 
 Voir vidéo sur le Site La Presse
IMAGES EN VRAC




 L'ARME DE DESTRUCTION MASSIVE DES ÉTUDIANTS: DES BALLES DE NEIGE


La campagne vidéo que veulent interdire les Banques



mardi 26 février 2013

« Carton rouge pour Israël » : la vidéo!

Dans cette vidéo de la campagne « Carton rouge pour Israël », la mascotte de l’Euro-21 de l’UEFA explique pourquoi il est compliqué de défendre la tenue d’un tel événement en Israël, depuis la situation des footballeurs palestiniens jusqu’aux interventions de militants pendant les matchs. L’amour du foot, oui, mais pas au détriment de l’amour pour la justice!

Source Info Palestine

 


lundi 25 février 2013

Palestine, Arafat Jaradat : Un crime d’État

Par Maître Gilles Devers

La mort du jeune Palestinien Arafat Jaradat est un crime d’État. La première main est celle des bourreaux, qui ont tué sous la torture; la seconde, qui est la principale responsable, est celle des dirigeants politiques qui organisent cette gestion de scène du crime.
 
1— Regardons les faits
La vie

Arafat Jaradat était un Palestinien âgé de 30 ans, père de deux enfants : Yara,  4 ans, et Mohammed, 2 ans. Il vivait à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, territoire de Palestine occupée. Il était en bonne santé. C’était un militant du Fatah.

L’arrestation

Il a été arrêté par les services israéliens le 18 février, à la suite d’incidents du 18 novembre 2012, où des heurts avaient eu lieu près de la colonie de Kiryat Arba, à proximité d’Hébron. Un Israélien avait été blessé par des jets de pierre.

L’épouse d’Arafat, Dalal, a déclaré à l’agence Ma’an que l’officier du renseignement israélien avait ramené son mari un moment à son domicile, juste après son arrestation, et qu’il lui avait dit de dire adieu à ses enfants : « Pour cette raison, j’étais très inquiète. Mon mari a été arrêté plusieurs fois auparavant, mais cette fois, l’agent israélien du renseignement a parlé d’une façon étrange ».

Le transfert en Israël

Il a été emmené à la prison d’al-Jalama, dans le Nord de la Cisjordanie, avant d’être transféré à la prison Megido en Israël. Il était sous le contrôle du Shin Bet, le service de la sécurité intérieure israélien.

La mort

Il est décédé dans cette prison samedi 23.

La preuve de la torture

Le corps d’Arafat Jaradat a été autopsié dimanche au Centre national médico-légal d’Israël. Selon le Shin Bet, le jeune homme a été « victime d’un malaise » samedi après le déjeuner. Le ministère israélien de la Santé a estimé que les premières constatations n’étaient « pas suffisantes » pour déterminer la cause de la mort.

Une autopsie a été pratiquée au retour du corps en Palestine. Issa Qaraqaë, le ministre palestinien des prisonniers, a divulgué des détails de l’expertise, mentionnant des blessures et des contusions sur le dos et à la poitrine, des traces de torture sur le haut de l’épaule gauche ainsi que deux côtes cassées. « Les résultats de l’autopsie prouvent qu’Israël l’a assassiné », a déclaré le ministre.

2— Que dit le droit?

L’occupation et la résistance

La Cisjordanie est un territoire palestinien sous occupation militaire israélienne depuis 1967. La Palestine est un pays souverain, et l’occupation militaire légitime la résistance. C’était valable pour la France de Jean Moulin, c’est valable pour la Palestine et c’est valable pour toutes les occupations militaires.

La violation de la IV° Convention de Genève

Le droit est bien connu, car c’est celui défini par la 4° Convention de Genève de 1949. Sur tous les points en cause dans cette affaire, le texte reprend des règles existantes depuis le Règlement de La Haye de 1907, précisées par le Protocole additionnel de 1979, reposant sur maintes décisions de justice, et reprises dans le Statut de la CPI. Ces règles sont tellement sûres qu’elles sont considérées comme faisant partie de la coutume internationale, laquelle est opposable aux États n’ayant pas ratifié les traités.

Israël n’avait pas le droit de transférer Arafat Jaradat sur son territoire

La puissance militaire occupante ne peut arrêter, juger et emprisonner les ressortissants de la puissance occupée qu’à condition de rester sur le territoire occupé. C’est l’article 49 de la 4° Convention de Genève : « Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire de la Puissance occupante ou dans celui de tout autre État, occupé ou non, sont interdits, quel qu’en soit le motif ». Tout transfert de prisonnier est illicite et constitue un crime de guerre (CPI, art. 8, 2, b, viii). Or, c’était le cas pour Arafat Jaradat, mais c’est le cas pour les 5000 prisonniers, ce qui rend toutes ces détentions irrévocablement illégales et désigne les dirigeants politiques comme principaux responsables.

Israël n’avait pas le droit de confier les interrogatoires au Shin Bet

C’est le Shin Bet, le service de la sécurité intérieure israélien, qui interrogeait Arafat Jaradat, et qui a annoncé son décès. Cela signifie que l’arrestation, la détention et l’accusation se joue sans le contrôle d’un juge. Or, même en temps d’occupation, la privation des règles du procès équitable est un crime de guerre. (CPI, art. 8, 1, a, vi). C’est une règle  (CEDH Golder ; CIADH, Goiburú ; TPIY, Tadic).

Le Shin Bet n’a aucun droit de recourir à la torture

La torture comme cause de la mort est établie par l’autopsie pratiquée en Palestine, et elle est la seule cause possible. Il faut un cynisme infini pour évoquer un malaise après le déjeuner… La torture des prisonniers est interdite, comme tous les traitements inhumains, et aucun fait ne peut justifier le recours à la torture. C’est en toutes circonstances un crime (Art. 3 commun aux quatre conventions de Genève; CPI, art. 8, 1, a, ii ; TPIY, Furundzija, 1998 ; CEDH, Selmouni, 1999). La France peut juger les faits grâce à un régime de compétence universelle (CEDH, Ould Dah, 2009). En Israël, c’est une méthode d’enquête reconnue, ce qui engage la responsabilité des responsables politiques, dont le ministre de la Défense, compétente pour les prisons israéliennes où sont détenus les Palestiniens.

Les dirigeants israéliens n’avaient aucun droit de procéder à une autopsie

Les services israéliens n’ayant aucun droit pour transférer Arafat Jaradat chez eux, tout ce qu’ils ont pu faire, dont l’autopsie, est illicite. De même, ils ne pouvaient procéder d’autorité à l’autopsie sans demander l’avis de la famille, et sans processus judiciaire respectant les principes du droit. C’est une violation du cadavre (CPI, art. 8, 2, b, xxi). 

*   *   *

Arafat Jaradat sera inhumé ce lundi matin dans son village natal de Sa’ir, à côté d’Hébron.
 
 
 
 

dimanche 24 février 2013

Mort suspecte d'un Palestinien

Arafat Jaradat, mort sous la torture
Les responsables de l’Autorité palestinienne [de Ramallah], avec les membres de la famille, ont exigé ce samedi une enquête internationale sur la mort d’un détenu décédé quelques heures plus tôt dans une prison israélienne, disant qu’il était en bonne santé avant son arrestation.
D’après Ma’an News sur Info Palestine

Une commission d’enquête sur la mort d’Arafat Jaradat!
Arafat Shaheen Jaradat

Arafat Shaheen Jaradat, 30 ans père de deux enfants, est mort samedi dans la prison de Megiddo dans le nord d’Israël, d’un arrêt cardiaque selon les autorités israéliennes. C’est le sixième mort enregistré dans cette prison.

S’agissant d’un homme jeune, en bonne santé et en garde à vue depuis son arrestation le 18 février, sa mort est plus que suspecte. Accusé d’appartenance au Fatah et de participation à la résistance populaire, il avait été arrêté à la suite de heurts avec les colons hyper violents de Kyriat Arba près d’Hébron.

Transféré en Israël après son arrestation, en violation de la 4e convention de Genève, il y était interrogé par le Shin Beth dans les conditions qu’on imagine.

L’AFPS dénonce avec force la violence institutionnalisée de la politique carcérale des autorités israéliennes dans le but de briser la résistance de toute une société. Elle s’associe à la demande d’une Commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les conditions de cette mort. Le gouvernement français, alerté depuis long­temps sur les conditions d’enfermement des prisonniers politiques palestiniens, doit fermement appuyer cette exigence.

Il doit sans attendre tirer, comme il l’a fait pour d’autres pays, toutes les conséquences de ces violations systématiques des droits de l’homme et des Conventions internationales par les autorités israéliennes.

Aujourd’hui est un jour de deuil et de révolte dans les prisons où 3000 prisonniers commencent une grève de la faim. Nous sommes à leurs côtés. Il faut lever le voile sur les conditions d’arrestation et de détention des prisonniers. Le mur du silence doit être brisé.

Nous appelons à renforcer la campagne de par­rainage des prisonniers palestiniens.

La résistance ne sera pas brisée par la répression!

Bureau national AFPS

Naplouse - 23 février 2013
Un jeune homme lutte pour survivre après une attaque de colons à Qusra (Naplouse)
Par International Solidarity Mouvement
 
P/S
Espérons que Luciano Del Negro et David Ouellette commentent cette nouvelle, deux « sionistes pros palestiniens ».  Chercher l'erreur de nos deux moineaux.
 

Lettre d’Hugo Chavez à l’Afrique (21 février 2013)

Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc.), les Latino-Américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme.

« Formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-mêmes »

Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc.), les Latino-Américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme. Ils savent qu’au-delà du contrôle des matières premières, c’est l’unité politique du Sud qui est visée. La volonté des gouvernements progressistes latino-américains de développer des relations Sud-Sud (suivant la ligne tracée du Congrès de Panama organisé par Bolivar en 1828 au sommet de Bandoeng en 1956…) n’a rien à voir, contrairement à ce que martèlent les médias occidentaux, avec un quelconque « appui aux dictateurs ».

Lorsque le président brésilien Lula da Silva signa avec la Turquie un Pacte appuyant le droit de l’Iran à développer l’énergie nucléaire civile et qu’il critiqua « l’ingérence des occidentaux dans les élections et dans la vie politique de l’Iran », quand les présidents Evo Morales, Cristina Fernandez ou Rafael Correa notamment, signent d’importants traités et contrats avec les Iraniens, ils ne font qu’appliquer ce qu’il y a plus de trente ans un certain Régis Debray conseillait au prince à propos des pays du « socialisme réel ». Plutôt que d’entrer dans le Disneyland de la Guerre froide en les ostracisant, développer une stratégie plus subtile et plus ambitieuse, garder des relations politiques et diplomatiques avec eux, pour les influencer dans le bon sens et garder son mot à dire.

En Amérique latine, la concrétisation par des gouvernements de gauche de la démocratie participative, des droits de la femme, de l’écosocialisme, etc. ne peuvent qu’influencer dans le bon sens la construction d’un monde multipolaire des trois quarts de l’humanité. On ne peut qu’être frappé en comparaison par le néant idéologique qui caractérise le discours de gouvernants européens devenus simples « commis de commerce » vis-à-vis des nations du Sud (voir le récent sommet UE-CELAC à Santiago du Chili).

Lorsque les Occidentaux (y compris de gauche) raillèrent et rejetèrent la proposition de nombreux gouvernements latino-américains, soutenue par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), d’entamer des pourparlers diplomatiques en Libye afin d’éviter une guerre meurtrière, la présidente argentine sut exprimer le sentiment d’un continent : « Quand je vois les gens dits civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je suis fier d’être latino-américaine ».
 
Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIe Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes (Guinée Équatoriale, février 2013)
 
Caracas, 22 février 2013

Frères et sœurs,

Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et de toute mon espérance dans le déroulement de ce III ° Sommet si attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.
 

Je regrette vraiment, du plus profond de mon être de ne pouvoir être présent physiquement parmi vous pour vous réitérer, par une sincère accolade, mon irrévocable engagement en faveur de l’unité de nos Peuples. Je suis présent, cependant, dans la personne du Chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, le camarade Elias Jaua Milano, à qui j’ai demandé de vous transmettre la plus vive expression de mon amour pour ces continents qui sont plus que frères, unis par de solides liens historiques et destinés à avancer ensemble vers leur rédemption pleine et absolue.

Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples, mais aussi spirituelle.

De la même manière, les empires du passé, coupables de l’enfermement et de l’assassinat de millions de filles et de fils de l’Afrique mère dans le but d’alimenter un système d’exploitation esclavagiste dans leurs colonies semèrent dans Notre Amérique le sang africain guerrier et combatif qui brûlait du feu que produit le désir de liberté. Cette semence a germé et notre terre a enfanté des hommes aussi grands que Toussaint Louverture, Alexandre Pétion, José Léonardo Chirino, Pedro Camejo parmi beaucoup d’autres, avec pour résultat, il y a plus de 200 ans, le début d’un processus indépendantiste, unioniste, anti-impérialiste et reconstructeur en Amérique Latine et caribéenne.

Ensuite, au XX° siècle, vinrent les luttes de l’Afrique pour la liberté, ses indépendances, contre ses nouvelles menaces néo-coloniales, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral pour n’en citer que quelques-uns. Ceux qui, dans le passé nous ont conquis, aveuglés par leur soif de pouvoir, ne comprirent pas que le colonialisme barbare qu’ils nous imposaient deviendrait l’élément fondateur de nos premières indépendances. Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’ Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits , nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations.

Je ne me lasserai pas de le redire, nous sommes un même peuple, nous avons l’obligation de nous rencontrer au-delà des discours formels dans une même volonté d’unité et ainsi unis, donner vie à l’équation qui devra s’appliquer dans la construction des conditions qui nous permettront de faire sortir nos peuples du labyrinthe dans lequel le colonialisme les a jetés et, par la suite, le capitalisme néo-libéral du XX ° siècle.

Pour cela, je veux évoquer la mémoire de deux grands combattants pour la coopération sud-sud comme l’ont été les deux ex-présidents du Brésil et de la Tanzanie, Luis Ignacio « Lula » da Silva et Julius Nyerere dont les apports et les efforts ont permis, en leur temps, la mise en place de magnifique forum pour une coopération solidaire et complémentaire comme l’est l’ASA (1).

Cependant, les temps que nous vivons nous obligent à consacrer nos plus profondes et urgentes réflexions à l’effort nécessaire pour transformer l’ASA en un véritable instrument générateur de souveraineté et de développement social, économique, politique et environnemental.

C’est sur nos continents que l’on trouve les ressources naturelles, politiques et historiques suffisantes, nécessaires, pour sauver la planète du chaos où elle a été conduite. Faisons que le sacrifice indépendantiste de nos ancêtres qui nous offre le jour d’aujourd’hui serve à unifier nos capacités pour transformer nos nations en un authentique pôle de pouvoir qui, pour le dire avec le père Libérateur Simon Bolivar, soit plus grand par sa liberté et sa gloire que par son extension et ses richesses.

Les paroles de cet immense général uruguayen José Gervasio Artigas résonnent toujours dans mon âme et dans ma conscience : « Nous ne pouvons rien attendre si ce n’est de nous-mêmes ». Cette pensée si profonde renferme une grande vérité que nous devons assumer, j’en suis absolument convaincu.

Notre coopération sud-sud doit être un lien de travail authentique et permanent qui doit tourner toutes ses stratégies et ses plans de développement soutenable vers le sud, vers nos peuples.

Quoiqu’en aucune manière nous ne nions nos relations souveraines avec les puissances occidentales, nous devons nous rappeler que ce ne sont pas elles qui sont la source de la solution totale et définitive pour l’ensemble des problèmes de nos pays. Loin de l’être, quelques-unes d’entre elles appliquent une politique néo-coloniale qui menace la stabilité que nous avons commencé à renforcer sur nos continents.

Frères et sœurs, je voudrais rappeler pour ce III° Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’ASA, l’esprit de fraternité, d’unionisme et de volonté qui a dirigé le déroulement de ce II° merveilleux Sommet dans l’île de Margarita, au Venezuela, qui nous permit d’adopter unanimement les engagements de la Déclaration de Nueva Esparta. Je souhaite avec beaucoup de foi et d’espérance que nous puissions récupérer à Malabo l’impulsion et l’effort de ce moment extraordinaire pour notre processus d’unité, le Sommet de 2009, qui a montré autant par sa fréquentation massive que par la quantité et le contenu des accords atteints.

Depuis le Venezuela, renouvelons aujourd’hui notre plus ferme engagement dans le renforcement du Secrétariat permanent de la Table présidentielle stratégique de l’ASA avec ses principales tâches et fonctions pour accélérer le rythme dans la consolidation de nos institutions et obtenir ainsi une plus grande efficacité dans notre travail conjoint.

Je regrette avec beaucoup de douleur et de peine que tout notre travail commencé formellement depuis 2006 ait été interrompu par les forces impérialistes qui prétendent encore dominer le monde. Ce n’est pas un hasard, je le dis et je l’assume pleinement, que depuis le Sommet de Margarita, le continent africain ait été victime des multiples interventions et des multiples attaques de la part des puissances occidentales.

Les nombreux bombardements et invasions impériaux empêchant toute possibilité de solution politique et pacifique aux conflits internes qui ont commencé dans diverses nations d’Afrique, ils ont eu comme objectif principal de freiner le processus de consolidation de l’unité des peuples africains et, en conséquence, de miner les progrès de l’union de ces états avec les peuples latino-américains et caribéens.

La stratégie néo-coloniale a été, depuis le début du XIX°, de diviser les nations les plus vulnérables du monde pour les soumettre à des rapports de dépendance esclavagiste. C’est pour cela que le Venezuela s’est opposé, radicalement et depuis le début, à l’intervention militaire étrangère en Libye et c’est pour le même motif que le Venezuela réitère aujourd’hui son rejet le plus absolu de toute activité d’ingérence de l’OTAN.

Face à la menace extra-régionale pour empêcher l’avance et l’approfondissement de notre coopération sud-sud, je le dis avec Bolivar dans sa Lettre de Jamaïque de 1815 : « Union, union, union, cela doit être notre plus importante consigne. » Notre Gouvernement renouvelle, en ce III° Sommet de l’ ASA dans cette république sœur de Guinée équatoriale, son absolue disposition à avancer dans le travail nécessaire pour consolider notre coopération dans les secteurs que j’ai personnellement proposés à notre dernier sommet, dans la belle île de Margarita. Énergie, Éducation, Agriculture, Finances et Communication continuent d’être nos priorités et pour celles-ci, nous réitérons notre engagement pour avancer dans des initiatives concrètes comme Petrosur, l’Université des Peuples du Sud ou la Banque du Sud, pour ne citer que quelques exemples. Dans le secteur de la communication, nous proposons, depuis le Venezuela, que cet effort que nous avons réussi à mettre en place ensemble dans différents pays de l’Amérique du Sud, TeleSur, s’articule avec l’Afrique afin qu’il puisse accomplir depuis ces latitudes sa principale fonction : relier les peuples du monde entre eux et leur apporter la vérité et la réalité de nos pays.

Enfin, je veux renouveler à tous mon désir que les résultats projetés lors de ce III° Sommet ASA nous permette de transformer ce forum en un outil utile pour conquérir notre définitive indépendance en nous plaçant à la hauteur de l’exigence de l’époque et comme le dirait le Libérateur, le plus de bonheur possible pour nos peuples. Je suis un convaincu, simple et obstiné, nous réussirons à mener à bien cette cause que nos libérateurs et martyres nous ont transmise depuis des siècles. Nos millions de femmes et d’hommes présentés en sacrifice pour leur pleine et absolue liberté. Avec le père infini, notre Libérateur Simon Bolivar, je dis une fois de plus : « Nous devons attendre beaucoup du temps, son ventre immense contient plus d’espérance que de faits passés et les prodiges futurs doivent être supérieurs aux anciens ».

Marchons donc vers notre union et notre indépendance définitive. En paraphrasant Bolivar, je dis maintenant : « Formons une patrie,un continent, un seul peuple, à tout prix et tout le reste sera supportable. »
 
Vive l’union sud-américaine et africaine !
Vive l ’ASA !
Jusqu’à la victoire toujours !
Nous vivrons et nous vaincrons !

Hugo Chavez Frias

Note :

(1) ASA : América del Sur/Africa.

Traduction Gaston Lopez

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/02/24/lettre-dhugo-chavez-a-lafrique-21-fevrier-2013-formons-un-seul-peuple-un-seul-continent-nous-ne-pouvons-rien-attendre-sinon-de-nous-memes/
 
À lire:
1- Mali : le crime récompensé Info Palestine
 
2- Mali : ingérence humanitaire ou nouveau Sahelistan ? (Partie 11) Les dollars de l'Oncle Sam pour promouvoir le terrorisme , sur Mondialisation. Une excellente analyse
 
Sous le prétexte d’une «responsabilité de protéger», les Français ont intervenu au Mali sans mandat de l’ONU. Les puissances occidentales les soutiennent pour une mise sous tutelle programmée de l’Afrique. Mais dans la tutelle de l’Afrique, il y a la mise sous tutelle de la France par les USA, car ceux qui mènent le jeu au Sahel ce sont les Américains, avec la complicité de nombreux pays d’Afrique et d’Afrique du Nord, qui semblent depuis quelques années appeler le néocolonialisme de leurs vœux.

samedi 23 février 2013

Montréal, manifestation contre la réforme de l'assurance chômage (vidéo)

Comme dans plusieurs villes canadiennes, quelques milliers de travailleurs ont pris la rue à Montréal pour dénoncer réforme de l'assurance-emploi du gouvernement Harper samedi.
 
Des manifestations ont eu lieu à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Rimouski et Rouyn-Noranda pour dénoncer les nouvelles contraintes qui forceront les travailleurs à accepter un travail dans un rayon de 100 km, à condition que la rémunération y soit d'au moins 75 pour cent du salaire qu'ils touchaient dans leur ancien poste.

 



Assurance-emploi: une dizaine de manifestations contre la réforme samedi (VIDÉO)

C'est en prenant la rue que les syndicats et les travailleurs comptent faire reculer le gouvernement conservateur sur ses modifications apportées au régime d'assurance-emploi.
 
Samedi, des manifestations ont eu lieu à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Rimouski et Rouyn-Noranda pour dénoncer les nouvelles contraintes qui forceront les travailleurs à accepter un travail dans un rayon de 100 km, à condition que la rémunération y est d'au moins 75 pour cent du salaire qu'ils touchaient dans leur ancien poste. Des marches de protestations devaient également se dérouler à Ottawa et au Nouveau-Brunswick.
 
Cette semaine, le gouvernement a ajouté un élément supplémentaire à la frustration des chômeurs, en révélant que des fonctionnaires fédéraux pourraient frapper à leur porte afin de débusquer les fraudeurs.
 
Une stratégie décriée par Françoise David, députée de Québec solidaire, qui se souvient encore de l'époque où des inspecteurs du gouvernement, surnommés les «Boubous Macoutes», tentaient de dépister des fraudeurs de l'aide sociale. Elle raconte que ces agents allaient vérifier sous les lits d'une assistée sociale, afin de vérifier si des chaussettes d'hommes étaient dissimulées, signe qu'elle vivait en couple et qu'une autre personne partageait leur vie.
 
Les visites impromptues de 2013, environ 1200 d'ici la fin du mois de mars, ont aussi fait rager le président de la FTQ, Michel Arsenault, qui a même ajouté que certains fonctionnaires s'étaient fait demander d'atteindre un certain quota de fraudeurs.
 
Le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, croit quant à lui que cette pression populaire fera tôt ou tard reculer le gouvernement. Il s'est aussi permis d'être très ironique à l'égard de Stephen Harper.
«On est venu lui dire que ce qui tombe du ciel, c'est de la neige et que ça n'arrive pas aux 15 ans. Ça s'appelle une saison et le travail saisonnier n'est pas qu'une "jobine". Le Québec lui dit 'ça va faire'», a-t-il affirmé.
L'appel à la mobilisation a été lancé par le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction et la FTQ-Construction, mais plusieurs représentants politiques fédéraux et provinciaux ont aussi pris part à l'un ou l'autre des rassemblements.
 
Et le mouvement pourrait prendre de l'ampleur, promet le ministre québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, qui réclame le retrait pur et simple de la réforme.
 
«De toute évidence, nous n'en sommes pas à notre dernière manifestation parce que la grogne est trop grande. On souhaite que le gouvernement entende raison, recule et comprenne que certaines industries suivent les saisons. Les touristes ne viennent pas voir les baleines en février», a indiqué celui qui est aussi député de Lac-Saint-Jean.
 
Des effets sur les régions
 
Pour Françoise David, ces réformes auront aussi un effet sur les populations régionales, où certains travailleurs pourraient être tentés de migrer là où la réalité de l'emploi n'est pas saisonnière.
 
«On va vider des territoires et ne restera que les orignaux. J'aime bien les orignaux, mais j'aime aussi que la Gaspésie et les Maritimes soient des régions occupées aussi par des humains, qui ont là leurs familles, leur histoire et leur culture», a indiqué Mme David.
 
Le députée de Québec solitaire estime aussi que le gouvernement, dans sa lutte contre la fraude, a choisi une bien mauvaise cible.
 
«Les gouvernements sont bien mal placés alors que l'on voit à la télé des fraudes orchestrées par des hommes d'affaires en collusion avec des partis politiques! Vraiment, je trouve ça honteux», a ajouté Françoise David.
 
Michel Arsenault, qui estime que les travailleurs saisonniers sont surtout présents dans l'industrie des pêches, de la construction, du bois et du tourisme, y voit aussi une vendetta conservatrice.
«On est en train de punir les populations qui n'ont pas voté pour ce gouvernement-là : le Québec et les provinces Atlantiques», a soutenu le président de la FTQ.
 

Arabie saoudite - Exécution d’un condamné

Nos amis les saoudiens
On imagine le déchaînement de la presse si cela arrivait dans un pays « non-ami ».
La France condamne la nouvelle exécution survenue le 20 février en Arabie saoudite, portant ainsi à quinze le nombre de personnes décapitées dans ce pays depuis le début de l’année.

La France exprime à nouveau sa vive inquiétude face au rythme alarmant des exécutions en Arabie saoudite. Ces exécutions vont à l’encontre de l’évolution mondiale en faveur de l’abolition de ce châtiment inhumain, dont la valeur dissuasive n’a jamais été établie.

La France est engagée dans une campagne en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Comme l’a rappelé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, la France exprime son opposition déterminée et constante à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances. Elle exhorte une fois de plus l’Arabie Saoudite à mettre un terme aux exécutions et à instaurer un moratoire.

SOURCE : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/arabie-saoudite/la-france-et-l-arabie-saoudite/evenements-4400/article/arabie-saoudite-execution-d-un-105532

Source Le Grand Soir et France Diplomatie

vendredi 22 février 2013

Arrestation musclée à Trois-Rivières (vidéo)

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

L'enquête sur détention d'Alexis Vadeboncoeur a été l'occasion de visionner pour la première fois, jeudi, la vidéo de l'arrestation du jeune homme de 19 ans le 2 février dernier.

On y voit en effet quatre policiers de Trois-Rivières asséner plusieurs coups de poing et coups de pied à l'auteur présumé d'un vol qualifié dans une pharmacie Jean Coutu. L'individu était alors couché face au sol, les bras écartés. Il venait de laisser tomber son pistolet à plomb. Les policiers avaient écrit dans leurs rapports d'événement qu'Alexis Vadeboncoeur avait résisté à son arrestation, que leur vie était menacée et qu'ils avaient dû utiliser la force nécessaire. Or, la vidéo montre clairement qu'en aucun temps, il n'a pointé les policiers avec son arme et résisté avec véhémence à son arrestation.




C'est l'agent de sécurité du Cégep de Trois-Rivières, témoin de la scène, qui a remis aux enquêteurs la vidéo de la fameuse intervention filmée par les caméras de surveillance de l'établissement. Les policiers Barbara Provencher, Dominique Pronovost, Marc-André St-Amant et Keven Deslauriers ont alors été suspendus avec solde. Leur travail fait l'objet d'une enquête de la SQ.

 L'avocat du prévenu, Me René Duval, compare cette intervention policière à celle subie par Rodney King en Californie. «C'est la première fois au Canada qu'on voit une vidéo dans laquelle plusieurs policiers frappent un individu à ce point », a-t-il déclaré.

 C'est d'ailleurs cet avocat qui a tenu à déposer en preuve ladite vidéo dans le cadre de l'enquête sur détention de son client. Pour lui, elle vient entre autres démontrer que la preuve de la Couronne comporte des faiblesses puisque ces policiers devront témoigner contre Vadeboncoeur au procès. « La preuve est entachée de mensonges et de complot. Ils ne sont pas crédibles », a-t-il ajouté.

 Appelé à témoigner, le prévenu a raconté qu'il avait en effet subi des blessures au visage et à la tête, une fêlure d'une dent et que son poignet et sa cheville avaient été tordus. Le pire demeure toutefois les hématomes et les enflures des testicules. Les policiers l'auraient en effet frappé à cet endroit à plus d'une reprise. Une fois au poste de police, il n'a cependant pas osé se plaindre de ses blessures même si celles au visage étaient apparentes. « J'avais déjà été battu par des policiers au Mexique. Je pensais que c'était comme ça. Je n'ai pas osé chialer et demander un médecin », a ajouté Vadeboncoeur.




jeudi 21 février 2013

Un Palestinien nommé aux Oscars retenu aux douanes à Los Angeles

Emad Burnat dans une scène de son film 5 Broken Cameras
Le réalisateur palestinien Emad Burnat a déploré mercredi avoir été retenu pendant plus d'une heure à la douane à Los Angeles, où il se rendait pour assister aux Oscars, pour lesquels il est nommé, comparant son expérience à celle de ses compatriotes en Cisjordanie.

 «La nuit dernière, j'ai été interrogé pendant une heure avec ma famille par les services de l'immigration américaine de Los Angeles sur les raisons de mon voyage aux États-Unis», a expliqué le réalisateur dans un communiqué.

 Emad Burnat est nommé dans la catégorie du meilleur long métrage documentaire pour son film 5 Broken Cameras. Le réalisateur y raconte le quotidien d'un Palestinien spolié de ses terres par l'installation d'une colonie juive.

 «Les douaniers voulaient la preuve que j'étais nommé aux Oscars et ils m'ont dit que si je ne pouvais justifier mon voyage, ma femme Soraya, mon fils Gibreel et moi-même, serions renvoyés en Turquie le jour-même», a-t-il expliqué.

 «Il s'agissait d'une expérience désagréable, mais les Palestiniens vivent cela quotidiennement en Cisjordanie», a-t-il ajouté. «Il y a 500 points de contrôle israéliens, des barrages routiers et de nombreuses barrières qui empêchent tout mouvement sur nos terres, et pas un seul d'entre nous ne passe à travers l'expérience que nous avons vécue aujourd'hui avec ma famille».

 L'incident avait d'abord été rapporté par le réalisateur américain Michael Moore sur son compte Twitter.

 «Apparemment les officiers de l'immigration étaient incapables de comprendre comment un Palestinien pouvait être nommé aux Oscars. Emad m'a demandé de l'aide par SMS», a-t-il tweeté.

 Dans un communiqué, l'agence américaine des douanes et de protection des frontières (CBP) a affirmé «traiter tous les voyageurs avec respect et professionnalisme, dans le respect de notre mission de protection des citoyens et des visiteurs aux États-Unis».

 «Les voyageurs peuvent être soumis à de plus amples recherches pour une multitude de raisons, notamment la recherche d'identité, les buts du voyage et la confirmation de l'autorisation de rentrer sur le territoire», a ajouté l'agence qui a refusé d'entrer davantage dans les détails pour des raisons de confidentialité.

Source La Presse

mercredi 20 février 2013

Au Mali, l'armée torture et tue

Au Mali, l'armée torture et tue parfois, comme l'ont constaté des soldats français
Jeune Afrique

Dans le nord du Mali, l'armée malienne a régulièrement recours à la torture et au meurtre contre les personnes suspectées de soutien aux groupes islamistes armés au temps de leur domination, ont constaté des médecins et militaires maliens, des soldats français et un journaliste de l'AFP.

« Passé Hombori, le paysage n’est pas le seul à se montrer plus hostile. Au fur et à mesure que l’on avance vers le nord, les drapeaux tricolores se font plus rares, les slogans à la gloire de François Hollande ou de l’unité territoriale (presque) retrouvée aussi, et les regards sont circonspects. »
Rémi Carayol (*)

L’ampleur du phénomène reste difficilement quantifiable : s’agit-il d’une stratégie de contre-insurrection dans une région plus favorable aux islamistes qu’ailleurs au Mali, ou de dérapages d’esprits échauffés? Le colonel Saliou Maïga dirige la gendarmerie de Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako. Il a recensé plusieurs cas de torture et penche pour la deuxième hypothèse : « les soldats, s’ils ne sont pas contrôlés par leurs chefs, peuvent faire n'importe quoi ».

Certains de ces militaires, souvent mal encadrés, sont portés sur l’alcool, voire la drogue. Et si les islamistes ont commis de nombreuses exactions (amputations, lapidations...) au nom de la loi islamiques, ces soldats semblent également avoir peu de respect pour la vie humaine. Plusieurs ont ainsi tiré sur des personnes désarmées passant à proximité lors d’affrontements avec un petit groupe de jihadistes, le 10 février dans le centre de Gao, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des militaires maliens et français estiment que les victimes civiles ce jour-là (au moins trois morts et 15 blessés) étaient « essentiellement » dues à l’armée malienne.

Peaux blanches
 
Les accusations d’exactions contre cette dernière se multiplient depuis le début de l’opération française Serval le 11 janvier, dans la presse, de la part d’ONG (Human Rights Watch, Amnesty International, Fédération internationale des droits de l’Homme) et des communautés arabes et touareg.

Ces deux ethnies sont surnommées « peaux blanches » par la population noire majoritaire, qui les accuse souvent d’être « tous des terroristes » et mène aussi, par endroits, des représailles ethniques sans discrimination.

Acide dans les narines

Les ONG parlent de « graves abus », dont des meurtres, dans et autour de la ville de Niono (ouest), d’« une série d’exécutions sommaires » près de Mopti et Sévaré (centre), où sont également rapportées des « violences sexuelles contre des femmes », et dans d’autres localités dans « les zones d’affrontements ».

Un journaliste de l’AFP a pu voir quatre « peaux blanches », à Gao et Tombouctou, à 9OO km au nord-est de Bamako, portant des traces de torture : brûlures de cigarettes, à l’électricité, à l’acide, os brisés, marques de coups et de strangulation, balles dans le corps, violences sexuelles.

Dans l’une des villes (à leur demande, l’AFP ne nomme ni ne localise les victimes), un homme affirme qu’après l’avoir tabassé et brûlé à la cigarette, des soldats maliens lui ont versé de l’acide dans les narines.

« C’est peut-être parce que je suis Tamashek (Touareg), je ne vois pas d’autre raison », juge-t-il. « Je sais qu’il n’est pas un islamiste », assure son médecin, qui lui prédit une courte existence : « l’acide va entraîner un rétrécissement de l’œsophage, voire un cancer ».

Ailleurs, une "peau blanche" gît sur son lit de douleur, des os brisés, plusieurs balles dans le corps. Là encore, l’armée a sévi, dit le jeune blessé à l’AFP. Son médecin précise qu’il a été violé.

La hiérarchie française « inquiète »

A Tombouctou, des journalistes de l’agence américaine Associated Press (AP) ont également affirmé avoir découvert deux Arabes enterrés dans le sable, près de la ville.

La famille de l’un d’eux a expliqué que la victime avait été arrêtée par les forces maliennes deux semaines auparavant. Plus de nouvelles ensuite, jusqu’à la découverte de son cadavre.

Depuis, des soldats maliens sont venus plusieurs fois voir les journalistes d’AP, selon une source militaire française et un journaliste sur place. Pas de menaces physiques, selon ces sources, mais une insistante pression psychologique. L’agence n’a pas souhaité s’exprimer.

À Gao et Tombouctou, des soldats français ayant vu agir leurs homologues maliens confient leur écœurement.

« Ils traitent leurs prisonniers comme des chiens », dit l’un. Un autre explique : « la hiérarchie (de l’armée française) a semblé inquiète, mais ensuite ça se joue à Paris ».

Le porte-parole de l’opération Serval à Bamako, le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, n’a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet.

Le 17 février 2013

Source : Au Mali, l’armée torture et tue parfois, comme l’ont constaté des soldats français

Note :
(*) Extrait d’un article du même média d’un envoyé spécial « embedded » se rendant à Gao.

mardi 19 février 2013

Il y aura aussi une OTAN économique


Par Manlio Dinucci
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

« Amour pour le peuple italien » : a déclaré le président Obama en recevant à la Maison Blanche le président Napolitano « le lendemain de la Saint Valentin ». Pourquoi tant d’amour? Le peuple italien « accueille et héberge nos troupes sur son propre sol ». Accueil très apprécié par le Pentagone, qui possède en Italie (selon les données officielles 2012) 1485 édifices, avec une superficie de 942mille m2, auxquels s’en ajoutent 996 en location ou en concession. Ils sont distribués en 37 sites principaux (bases et autres structures militaires) et 22 mineurs. En l’espace d’une année, les militaires étasuniens basés en Italie ont augmenté de plus de 1.500, dépassant les 10mille. Employés civils compris, le personnel du Pentagone en Italie se monte à environ 14mille unités. Aux structures militaires étasuniennes s’ajoutent celles de l’OTAN, toujours sous commandement Usa : comme le Commandement interforces, avec son nouveau quartier général à Lago Patria (Naples).

« En hébergeant » certaines des plus importantes structures militaires USA/OTAN, l’Italie joue un rôle pivot dans la stratégie étasunienne qui, après la guerre contre la Libye, non seulement vise la Syrie et l’Iran, mais va plus loin, en déplaçant son centre focal vers la région Asie/Pacifique pour affronter la Chine en ascension. Pour impliquer les alliés européens dans cette stratégie, Washington doit renforcer l’alliance atlantique, économiquement aussi. D’où le projet d’un « accord de libre-échange Usa-Union européenne », reproposé par Obama dans la rencontre avec Napolitano. Accord qui obtient l’appui inconditionnel du président italien avant même qu’il ne soit écrit et qu’en soient évaluées les conséquences pour l’économie italienne (surtout pour les PME et les entreprises agricoles). Il s’agit, souligne Napolitano, d’ « un nouveau stade historique dans les rapports entre Europe et États-Unis, non seulement économiquement, mais aussi d’un point de vue politique ». S’annonce ainsi une « OTAN économique », fonctionnelle au système politico-économique occidental dominé par les États-Unis. Et soutenue par les grands groupes multinationaux, comme la puissante banque étasunienne Goldman Sachs. Le nom est une garantie : après avoir participé à l’arnaque internationale des crédits subprimes et avoir ainsi contribué à provoquer la crise financière qui depuis les États-Unis a investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en instruisant ses principaux clients sur comment faire des sous avec la crise et, immédiatement après, en plaçant au gouvernement en Italie (grâce à Napolitano) son consultant international Mario Monti. Donc, le gouvernement a immédiatement été garanti par le secrétaire du Pd Bersani comme « digne de foi et à fort grammage technique ». Ce même Bersani, interviewé par America 24, déclare maintenant que, « dans la tradition de gouvernement du centre gauche de fidélité absolue et d’amitié avec les États-Unis, nous sommes absolument favorables à ce que se créent entre l’Europe et les États-Unis des mécanismes de libre échange ».

Quels que soient les résultats des élections, l’adhésion de l’Italie à l’OTAN économique est assurée.

Édition de mardi 19 février 2013 de il manifesto

Source Mondialisation

lundi 18 février 2013

Pour la gratuité scolaire en cinq ans

Françoise David et André Frappier
Porte-parole de Québec solidaire
Françoise David, André Frappier et Amir Khadir

 Jacques Parizeau l’a répété : la gratuité scolaire est possible et souhaitable. Le gouvernement péquiste rétorque que c’est une utopie. Sans autre argument que celui, persistant ces temps-ci, de « l’état des finances publiques ». Mais qui, sinon ce gouvernement a décidé d’atteindre l’équilibre budgétaire aussi vite qu’en 2014, sans doute parce qu’il est pénétré de la même angoisse fiscale que ses amis des milieux d’affaires?

Selon Jacynthe Côté, P.-D.G. de la multinationale Rio Tinto, le financement des universités est l’affaire de tous : « Le gouvernement ne peut pas y arriver tout seul. Les parents ne peuvent pas y arriver tout seuls. Il va falloir qu’on fasse tous un pas, et qu’on mette tous un dollar dans le plat. » Mme Côté a fait cette déclaration lors d’un forum récent réunissant recteurs et gens d’affaires à Montréal. Réaction des gens d’affaires, à commencer par le Conseil du patronat : les entreprises sont bien assez taxées au Québec, pas question de mettre un sou de plus nulle part. Les représentants des milieux d’affaires utilisent un argument massue : les principaux bénéficiaires de l’éducation universitaire doivent en assumer les coûts.

Mais alors, qui sont les principaux bénéficiaires de la formation donnée dans les cégeps et les universités? À notre avis : la collectivité québécoise et les entreprises. La collectivité, parce qu’un peuple éduqué est un peuple qui se donne des outils précieux pour se déployer socialement, culturellement, économiquement. Les entreprises, parce qu’elles embauchent une main-d’oeuvre qualifiée, professionnelle, à la fine pointe des savoirs modernes.

Des exemples? Bombardier et Pratt et Whitney disposent d’un bassin d’employés compétents formés à l’école nationale d’aérotechnique. Rio Tinto, Fer et Titane, à Sorel, recrute des étudiants diplômés en technique de génie mécanique industriel. Les facultés de génie minier, de foresterie, d’océanographie forment des spécialistes que les entreprises embaucheront avec bonheur!

Parlons d’éducation

On parle beaucoup des universités ces temps-ci. Mais il faudrait d’abord se pencher sur le sort de tous les jeunes qui décrochent avant la fin du secondaire. Et surtout, agir! Ne plus tolérer qu’à l’école publique on doive relocaliser des enfants malades de moisissures dans les murs. Abolir progressivement les subventions aux écoles privées et concentrer nos efforts collectifs sur l’école publique en y injectant les ressources financières nécessaires.

Penser ensuite aux études collégiales malmenées par des coupes indécentes ces dernières années. Il nous faut maintenir la présence des cégeps dans toutes les régions du Québec. Ils ont un rayonnement qui va bien au-delà des cours donnés dans l’institution. Ils sont des pôles culturels et communautaires. Certains disent : « Il n’y a qu’au Québec que nous trouvons des cégeps! » C’est vrai… et pourquoi pas? D’habitude, nous ne craignons pas d’être différents du reste du Canada!

L’université, maintenant. S’il y a un effet positif à la préparation du Sommet sur l’enseignement supérieur, c’est bien d’avoir permis des débats fondamentaux : qu’est-ce que l’université, quelle est sa mission, à qui appartient-elle et qui doit en assumer les coûts?

À Québec solidaire nous croyons que l’université doit assurer une solide formation disciplinaire tout en valorisant l’enseignement des connaissances de culture générale et le développement d’une citoyenneté critique et libre; de même, elle doit soutenir une recherche de pointe pour alimenter le foisonnement scientifique, culturel, social, démocratique et économique du Québec de demain.

En clair : il faut réinvestir intelligemment dans l’université. Dans l’ouverture de postes de professeurs - auxquels auront accès les chargés de cours - dans les services éducatifs comme les services d’accompagnement et d’encadrement pédagogique, dans les ressources matérielles et didactiques telles que les bibliothèques et la recherche publique au bénéfice de la collectivité. Il est tout aussi impératif de contrer la précarité de trop nombreux chargés de cours en leur assurant des conditions de travail décentes

Cette université mieux financée doit-elle rendre des comptes à l’État? Sans aucun doute. Voilà pourquoi nous appuyons la proposition d’une commission d’évaluation et de coordination des universités du Québec. Cette instance assurerait la transparence de la gestion des fonds universitaires, garantirait des choix rationnels dans l’organisation de la formation sur le territoire et, surtout, serait constituée de membres appartenant majoritairement à la communauté universitaire (professeurs, chargés de cours et étudiants) et de personnes issues de la société québécoise. Son rôle : faire des recommandations au ministre qui aurait à trancher dans le meilleur intérêt de la collectivité.

Une université publique financée par des fonds publics

Qui doit payer pour les universités? À Québec solidaire, notre lit est fait depuis 2008 : l’État. Le gouvernement du Québec devrait instaurer de nouveaux seuils d’imposition pour les plus riches (souvent anciens universitaires!) et une taxation accrue des entreprises, en particulier dans le monde de la finance. Québec solidaire propose que toute l’éducation soit gratuite, de la maternelle à l’université. D’autres pays assez semblables au nôtre ont instauré la gratuité des études universitaires, évitant ainsi d’endetter les jeunes générations. Comment y arriver?

Il y a moins d’un an, nous proposions déjà une diminution progressive des droits de scolarité universitaires par la réinstauration de la taxe sur le capital versé par les sociétés financières. Un taux de base de 0,08 % rapporterait 608 millions de dollars. Si on y ajoutait la réintroduction de la défunte taxe sur les gains en capital et en dividende, c’est 400 millions de plus que nous irions chercher. Avec un milliard de dollars en argent frais chaque année, on peut arriver à la gratuité scolaire en cinq ans.

Un gel immédiat des droits de scolarité est donc la seule option recevable pour Québec solidaire dans le cadre du Sommet qui approche. Avec l’objectif clair de nous rendre à la gratuité scolaire en cinq ans.

Une question de justice

Depuis la Révolution tranquille, le Québec s’enorgueillit, à juste titre, d’avoir permis à des dizaines de milliers de jeunes d’entrer au cégep ou à l’université. Encore aujourd’hui, plusieurs universités accueillent des étudiantes et étudiants qui sont les premiers, dans leur famille, à avoir accès à des études supérieures. Ne gâchons pas cette réussite par cette idée très néolibérale que les étudiantes et étudiants sont simplement des clients à qui l’on vend un investissement dans une carrière. Ce qui en conduit plusieurs à proposer des droits de scolarité élevés et donc, un frein à l’accès à l’université en même temps qu’un endettement accru des jeunes. Pour nous, à Québec solidaire, cela est irrecevable.

Toute une jeunesse réclame de s’instruire pour contribuer magnifiquement à une société que nous voulons capable de réussites dans tous les domaines. Cette jeunesse-là, nous l’avons vue mobilisée et enthousiaste lors d’un printemps qui reste dans toutes les mémoires. Le Québec et surtout ses représentants politiques ont le devoir de répondre à ses aspirations.

Source Le Devoir
 
Yves Boisvert, chroniquer à la Presse, aurait tout intérêt a revisé ses positions et ses donnés et lire le commentaire de Gabriel Nadeau Dubois.
 
Voici ce qu'écrit Gabriel Nadeau Dubois
« En écartant à mots couverts la gratuité scolaire des scénarios envisageables, le ministre Duchesne écarte la position défendue par un très grand nombre d’étudiants et de citoyens lors du printemps dernier. La crédibilité de son Sommet en souffre d’autant. L’argument utilisé par le ministre et par l’économiste Pierre Fortin est saisissant : on prétend que la mesure serait trop coûteuse… parce qu’elle ferait bondir la fréquentation universitaire de 15 % ! Vingt-sept mille étudiants de plus sur les bancs d’école, cela a un prix. Un aveu surprenant, qui confirme l’argument du mouvement étudiant selon lequel le montant des droits de scolarité influe directement sur la fréquentation universitaire.»
 
« Le sempiternel argument de la « capacité de payer » du gouvernement est d’autant plus ironique que ce sont les péquistes eux-mêmes qui se sont doublement lié les mains, d’une part en s’entêtant à atteindre l’équilibre budgétaire dès 2013, alors que le gouvernement conservateur – qu’on ne peut taxer de social-démocratie – l’a lui-même reporté d’un an, d’autre part en renonçant à ses propres promesses en matière de fiscalité (redevances minières et ajout d’un palier d’imposition, entre autres). »
 Lire l'article de Gabriel Nadeau Dubois

dimanche 17 février 2013

Daniel Breton victime d'arnaque (entrevue audio)

Sans vouloir en faire une analyse exhaustive..., je crois que Daniel Breton a été victime de gens qui voulaient le faire disparaître de la scène... J'ai moi-même dans le passé été pris dans ce genre de frame up... lorsque je fus président du Conseil central de la CSN à Joliette vers la fin des années 1970... la journaliste qui m'a dénigré était une amie du député de l'époque. Elle est même devenue son attachée de presse.
 
Quand on dérange, la bonne vieille tactique de dénigrement donne des résultats très étonnants. On appelle ça l'art de détourner l'attention.  Aujourd'hui certains journalistes ou experts pour dénigrer certaines personnes qui dérangent et critiquent les théories dites officielles brandissent la formule de « terrorisme » ou « complotiste » ... pour camoufler ou dénigrer certaines données, comme s'il n’y avait jamais eu de complot dans l'histoire... C'est bien mal connaître son histoire.
Écouter l'entrevue ICI:
http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=163640

samedi 16 février 2013

Parcours sinueux d'un militant du Comité Québec-Israël

Extrait de l'article « Un Jean-Louis Roux chez les sionistes » Vigile débusque un antisémite au sein du Comité Québec-Israël de Rhéal Mathieu.

Un Jean-Louis Roux chez les sionistes
Vigile débusque un antisémite au sein du Comité Québec-Israël
de Rhéal Mathieu
Extrait

Le 8 août 1996, Jean-Louis Roux est nommé comme lieutenant-gouverneur du Québec. Or le magazine L’actualité révèle dans son édition datée du 15 novembre 1996 que Jean-Louis Roux a porté une croix gammée sur sa blouse de laboratoire alors qu’il étudiait à l’Université de Montréal en 1932.....

Il y a des choses louches dans l’affaire.... j’ai tenté, en vain, de trouver la source de la nouvelle de Joël-Denis Bellavance de Cyberpresse. Or je n’ai pas trouvé trace d’un communiqué de presse, d’un article de journal ou d’un site web sur lequel se baserait l’article.

Or on sait que Joël-Denis Bellavance est chef du bureau d’Ottawa du quotidien La Presse et que le Comité Canada-Israël à un bureau à Ottawa, au 45 O'Connor Street, Suite 730.

De là à penser que Shimon Koffler Fogel, le Chief Executive Officer ou bien Richard Marceau, le Senior Advisor, ou les deux, ont été dîner avec Bellavance pour lui pisser dans l’oreille, il n’y a qu’un pas à faire. J’hésite cependant à le franchir, ne détenant pas cette information précise.

Pour creuser un peu cette affaire, j’ai donc dû me rabattre sur le site du Comité Québec-Israël, où j’ai appris que ce communiqué de réjouissance est signé par :

Luciano G. Del Negro
Directeur général
Comité Québec-Israël et

Richard Marceau
Conseiller politique principal
Comité Canada-Israël.

Les amis de Richard Marceau...

Ah! Que le monde est petit! Par un hasard de la vie comme il en arrive souvent, je connais ce Del Negro ainsi que quelques-uns de ses amis d’enfance depuis très longtemps.

Sachant qui il est, je me suis demandé de quel droit ce type venait donner à Vigile des leçons sur les valeurs, les principes et les idées défendues par le mouvement souverainiste québécois.
Source doc PDF

Je connais Luciano Del Negro parce que je l’ai côtoyé personnellement pendant plusieurs années, quand j’étais un simple sympathisant du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) et du Parti communiste du Québec (marxiste-léniniste). Del Negro était mon chef. Ce n’était pas un simple petit membre, il était le Secrétaire général du PCC(ML) et du PCQ(ML), rien de moins que l’équivalent de Staline.

J’ai milité dans ces organisations pendant 7 ans et j’y ai côtoyé Del Negro pendant plus de 5 ans, ce qui m’autorise, je crois, à parler de ce monsieur en connaissance de cause. En plus, comme ami, il m’a déjà invité à son domicile, à NDG, alors que je sollicitais des dons pour le Bloc Québécois. Il m’a même déjà invité à assister à une de ses séances privées d’entraînement de karaté dans un sombre gym de la Petite Italie.

Del Negro est un individu énigmatique qui a changé de parcours plusieurs fois dans sa vie. Il est né en Belgique de parents italiens immigrés au Canada une première fois en 1956, retourné en Italie puis revenus au Canada dans les années 60. De 1969-1971, il fait des études secondaires chez les jésuites, au Collège Loyola. De 1971-1973, il fait un bac en sciences politiques à l’université York de Toronto. De 1979-1986, il fait une maîtrise en sciences politiques à l’UQAM, un certificat en études ethniques à l’Université de Montréal et finalement son droit à l’UQAM. Son cheminement politique est cependant totalement irrationnel.

Une famille fasciste

Son cheminement tordu commence avec son père. Celui-ci, tenez-vous bien, selon les propres dires de Luciano Del Negro, était un des gardes du corps de Benito Mussolini. Il faisait partie de l’élite fasciste italienne. À la fin de la guerre, le père fut arrêté par les Services secrets américains ou la Sécurité de l’US Army. Quand il fut relâché, il partit pour la Belgique, d’où il a immigré au Canada.   Une fois installé à Montréal, le père Del Negro a opéré une fruiterie sur la rue Bélanger et il a eu un restaurant dans le coin de la rue Saint-Michel et Métropolitain.   Dans sa jeunesse, Luciano passait son temps au parc Sainte-Bernadette au coin de la 16e et Bélanger. J’ai retracé facilement, il y a trois jours, deux de ses copains qui se souviennent très bien de lui.

Luciano, l’admirateur d’Hitler

Ils se rappellent qu’au parc Sainte-Bernadette, certains jeunes étaient des admirateurs des Beatles, d’autres étaient des admirateurs de poésie, d’autres encore étaient des admirateurs de Karl Marx. Luciano, lui, était un admirateur de karaté et d’Adolf Hitler. Il passait son temps à pratiquer son sport favori et à lire Mein Kampf. Il louangeait Adolf Hitler et trimbalait sa bible nazie sous son bras, même au parc Sainte-Bernadette. Et ce n’était pas une édition qu’il avait empruntée dans la bibliothèque de son père.

En affirmant cela, je ne crains nullement les poursuites judiciaires en diffamation. Plusieurs témoins de ces événements sont disponibles et pourraient en témoigner si nécessaire devant un juge. Ce que j’écris est la vérité et Del Negro va tout de suite comprendre de quel groupe d’amis je parle en lisant ce texte.

Comme pour Jean-Louis Roux, c’est un peu l’histoire du baril de poudre de Dollard-des-Ormeaux qui revient lui sauter au visage.

Luciano, le marxiste-léniniste

Quelques années plus tard, début des années 1970, par une mutation dont lui seul a le secret, Del Negro devient marxiste-léniniste et s’inscrit au PCC(ML) qui a été fondé en avril 1970. Del Negro est un des plus radicaux du mouvement, un combattant qui n’a pas froid aux yeux, un partisan inébranlable du renversement du système capitaliste par la violence révolutionnaire et un apôtre de la dictature du prolétariat.

Le PCC(ML), dans cette période de son histoire, est encore tout jeune, et dans le climat politique qui précède et qui suit la Loi des mesures de guerre, il subit de graves attaques de la part de l’État. Les manifestations sont interdites. Vendre le journal dans la rue est interdit.

Pas de menace de déportation

Pendant la décennie 70, les attaques de l’État furent systématiques contre le PCC(ML) : plus de 2 500 activistes du Parti furent arrêtés et 21 furent déportés. Souvent ces arrestations se faisaient du simple fait de vendre le journal du Parti, le Quotidien du Canada Populaire.

À Montréal, les arrestations se chiffrent par centaines, les vendeurs du journal sont arrêtés, battus et emprisonnés (avril 1974, affaire du Métro Frontenac), l’anti-émeute réprime impitoyablement les tentatives de manifestation (21 mai 1971, Soutien à la lutte des peuples indochinois), les librairies sont perquisitionnées, pillées par la police, parfois incendiée.

Bizarrement, Del Negro, qui ne possède même pas la citoyenneté canadienne à ce moment-là, n’est jamais inquiété par la police, ni jamais accusé de quoi que ce soit. Il n’est jamais menacé de déportation.

En 1974, Del Negro se marie avec Marlene Jennings,( Elle a été la députée libérale de Notre-Dame-de-Grâce—Lachine de 1997 à 2011 )  une militante du PCC(ML), étudiante à l’Université McGill. Marlene, comme Del Negro, est sur tous les fronts : les luttes des femmes, des peuples autochtones, des minorités ethniques et raciales, les luttes syndicales, etc. Elle fait son droit à l’Université du Québec à Montréal, puis sera assermentée au Barreau du Québec, en 1988.

Au sein du PCC(ML), Del Negro opère sous un pseudonyme : il utilise son deuxième prénom : Julio et n’a pas de nom de famille. Son attitude et sa détermination lui doivent d’accéder au poste de Secrétaire général du PCC(ML). Pendant plusieurs années, c’est lui qui organise la résistance et les contre-attaques contre les autres groupes ML. En avril 1978, il innove en mettant sur pied des patrouilles de militants motorisés armés de tuyaux ABS, dont la mission est de débusquer les afficheurs d’En Lutte! et de la Ligue communiste qui colle des affiches pour la manif du 1er mai par-dessus les affiches du PCC(ML).

Del Negro voyage beaucoup. Plus ou moins ministre des Affaires étrangères pour le PCC(ML), il se rend souvent en Europe : France, Espagne, Italie, Albanie. Quand il passe à Paris, il s’arrête toujours chez un vieux camarade du Parti, chauffeur d’autobus de son métier, plus ou moins en exil en France. En Albanie, il est reçu par Enver Hoxha lui-même, le Secrétaire général du Parti du Travail d’Albanie.

Pendant toute la durée de son passage au PCC(ML), Del Negro se pavane comme un ardent antisioniste, un défenseur acharné de la cause du peuple palestinien et de l’OLP.

Mais, finalement, en 1978, Del Negro est expulsé du PCC(ML) à cause d’un différend politique avec le reste du Comité central, sur une question concernant le Chili (Jorge Palacios).  

À la fin de ses études, il obtient sa licence en droit à l’UQAM. Mais pour devenir membre du Barreau, il a besoin de la citoyenneté canadienne. Malgré plus de 5 années de travail subversif contre l’État canadien et malgré qu’il ait prôné le renversement du gouvernement canadien par la violence révolutionnaire, il obtient sa citoyenneté sans problème.

Quelques années plus tard, alors que je sollicitais des dons pour le Bloc Québécois, j’ai contacté Del Negro. Il m’a invité à passer à la maison, chez lui, à NDG. On a discuté. Je n’ai pas obtenu un sou, ni de lui ni de sa femme, mais j’ai conservé sa carte d'affaires que j’ai toujours en main. Il était alors, depuis août 1989,Commissaire à la Commission québécoise des libérations conditionnelles, nommé par le cabinet des ministres de Robert Bourassa.

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Déjà, moi, qui avais passé 7 ans de ma vie en prison pour des activités politiques, j’étais mystifié par le fait qu’un ex-secrétaire général du PCC(ML), partisan de l’utilisation de la violence révolutionnaire pour renverser le gouvernement du Canada, a pu obtenir, une dizaine d’années plus tard, un emploi de Commissaire à la Commission québécoise des libérations conditionnelles, nommé par le gars qui avait demandé la proclamation des mesures de guerre. Je me disais, ce type, il est très malin ou bien il a des contacts. J’étais ignorant de sa transfiguration politique. Effectivement, il avait des contacts, mais avec les Libéraux.

Luciano, le militant du Parti libéral du Canada

Ce que je ne savais pas, c’est que dans les mêmes années, Marlene Jenning, la femme de Del Negro, malgré ses années de militantisme à l’université McGill, comme agitatrice communiste marxiste-léniniste, était passée dans le camp du maintien de l’ordre. Elle était devenue avocate et membre de la Commission de police du Québec (1988-1990), puis commissaire adjointe à la déontologie policière pour la province de Québec (1990-1997). Il n’y a rien de trop beau pour la classe ouvrière.

Elle était devenue aussi une membre influente du Parti libéral du Canada et Luciano lui-même était devenu un partisan du PLC. Un partisan de Jean Chrétien! Wow! Un autre miracle. En avril 1997, Luciano Del Negro est nommé Commissaire à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada par le Bureau du Conseil privé, c’est-à-dire, le bureau du premier ministre Jean Chrétien.

Aux élections de juin 1997, Marlene Jenning est candidate au fédéral pour le PLC. Sous la direction de Jean Chrétien, elle est élue le 2 juin dans Notre-Dame-de-Grâce-Lachine.

Del Negro demeurera Commissaire jusqu’en 2006.

Luciano, le sioniste

Sa femme étant devenue députée, le passé ML de Del Negro devient un peu gênant. La GRC lui rend visite. Évidemment, tout cela est confidentiel. Mais son passé comme propagandiste du nazisme l’est encore plus. Comment effacer ses traces?

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Prétendant être devenu copain avec des juifs en suivant ses cours de karaté, Del Negro opère alors une troisième métamorphose stupéfiante. D’ex-sympathisant hitlérien et d’ex-marxiste-léniniste, il devient un sympathisant des sionistes.

En 2006, il devient directeur du CQI (Comité Québec-Israël). Il devient un représentant officiel du lobby sioniste au Canada, dûment enregistré, comme tel, au Commissariat au lobbying au Canada, numéro 775667-111-21. De défenseur de l’OLP et du peuple palestinien, il est devenu un défenseur du sionisme.

Il déclare lui-même à une journaliste qu’il est sioniste puisque les enjeux de son poste actuel sont de contrer l’antisionisme qui est devenu, selon lui, la nouvelle forme d’antisémitisme contemporain. Lisez bien : il fait une adéquation entre antisémitisme et antisionisme et sa mission est de contrer l’antisionisme. Non pas de contrer l’antisémitisme. http://www.csuq.org/publication_pdf/LVS-mars.pdf (page 40 -voir note 1)

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Je me demande sincèrement quelle sorte de vérification le Mossad a faite sur son cas. S’ils n’ont pas trouvé que ce type a déjà mis de l’avant les théories hitlériennes antisémites, vraiment, ils ne sont pas forts. À moins que Del Negro ne soit en train d’infiltrer le Mossad lui-même au profit des séparatistes québécois. Une espèce de Claude Morin, puissance 4. Allez donc savoir!

La conclusion de cet article est à l’effet que les juifs ne sont pas tous sionistes, au contraire, les critiques les plus dures contre ce régime viennent des juifs eux-mêmes.C’est pourquoi il ne faut pas parler de lobby juif, mais bien de lobby sioniste.

P.-S. Luciano Del Negro a contribué 1,650 $ en trois paiements, à la caisse électorale du Parti libéral du Québec de John James Charest, en 2007, 2008 et 2009.
 
Voici le bras droit et ami de monsieur Del Negro, David Ouellete qui m'a fait parvenir une Injonction en décembre dernier... Le monde est petit