vendredi 30 août 2013

Documentaire de Santiago Bertolino sur la révolte étudiante de 2012. ( vidéo)

**** N’IMPORTANT **** aucune censure, c'est l'auteur du commentaire (films3mars) qui l'a retiré pour ne pas que les gens voient. Nous avons reçu une demande formelle de retirer le vidéo rapidement. Nous avons répondu que nous allions obtempérer dans un délai de 24 h. Notre raison pour la diffusion de ce Vidéo était que nous croyions qu'il ne serait pas bien diffusé par les moyens traditionnels. La commercialisation n'aide en rien ce genre d'oeuvre et nous croyons que le but premier d'une telle oeuvre est d'être vu!
 
 


Nous invitons donc les gens qui le veulent à contacter ladite entité et lui faire part de vos commentaires, réflexions, suggestions, voire même pour lui demander de mettre le film sur son propre compte youtube, ou simplement de le rendre disponible à prix modique sur les différentes plateformes en ligne (iTunes, Google play, etc.)
Prenez position, exprimez-vous :
http://www.f3m.ca/francais/pages/join...
Partenaire collatéral (qui fait son site avec des logiciels libres...) :
http://www.pmm.qc.ca/francais/spip.ph...

mercredi 28 août 2013

SYRIE ....ON DIT NON A LA GUERRE (vidéos)

Si l'ONU ne représente plus le monde et que les puissances impérialistes (É.-U., Angleterre, France, Canada) et les dirigeants réactionnaires des pays arabes agissent sans le consentement de l'ONU, ceci voudra-t-il dire que nous aussi nous ne devons plus respecter les règles?
 
 
SYRIE ....ON DIT NON A LA GUERRE !!!!!!! C EST TU ASSEZ CLAIR !!!!!!!!!!!!!

Propagande de guerre pour légitimiser le conflit syrien
Michel Collon


Interviewé par la chaîne Russia Today sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie (et par qui?), Michel Collon expose brièvement les 5 principes de la propagande de guerre, qui permet à chacun de repérer la désinformation, les intérêts cachés, la diabolisation de l'adversaire et le refus du débat public. Pourquoi, informés par les satellites russes qui montreraient que ce sont les rebelles qui ont employé ces armes, les États-Unis, la France et leurs alliés tirent leurs conclusions avant même toute enquête...

 

 Source Investig'Action
 

Syrie : Obama sait-il au moins qu’il se place dans le même camp qu’al-Qaïda ?
Robert Fisk

Si Barack Obama décide d’attaquer le régime syrien, il aura assuré - pour la première fois dans l’histoire - que les États-Unis sont du même côté que al-Qaïda.

Parlez d’une alliance ! N’étaient-ce pas les trois mousquetaires qui criaient « Tous pour un et un pour tous » chaque fois qu’ils se lançaient dans la bagarre ? Cela devrait vraiment être le nouveau cri de guerre si - ou quand - les hommes d’État du monde occidental se jetteront dans la guerre contre Bachar al-Assad.

Les hommes qui ont détruit des milliers de vies le 11/9 vont donc se battre aux côtés de la nation dont ils ont si cruellement assassiné tant d’innocents il y a bientôt 12 ans. Tout un exploit pour Obama, Cameron, Hollande et les autres chefs de guerre en miniature !

Ceci, bien sûr, ne sera pas claironné par le Pentagone ou la Maison Blanche, ni, je suppose, par al-Qaïda, puisque tous les deux s’activent à abattre Bachar. Non plus par le front al-Nusra, un des groupes en Syrie affiliés à Al-Qaïda. Mais cela fait surgir quelques possibilités intéressantes.

Peut-être que les Américains devraient demander à al-Qaïda l’aide de ses services du renseignement - après tout, c’est le groupe avec des « bottes sur le terrain », quelque chose dont les Américains ne disposent pas. Et peut-être al-Qaïda pourra-t-il offrir des services ciblés d’information au pays qui prétend généralement que les partisans d’al-Qaïda, plutôt que les Syriens, sont les hommes les plus recherchés dans le monde.

Il y aura quelques ironies, bien sûr. Alors que les drones américains tuent les militants d’al-Qaïda au Yémen et au Pakistan - avec bien sûr le nombre habituel de civils - ils vont leur fournir, avec l’aide de Messieurs Cameron, Hollande et les quelques autres petits généraux-politiciens, une assistance matérielle en Syrie en frappant les ennemis d’Al-Qaïda. En effet, vous pouvez parier votre dernier dollar que les cibles des Américains en Syrie ne seront ni al-Qaïda ni le front al-Nusra.

Et notre premier ministre [Cameron] va applaudir tout ce que feront les Américains, s’alliant ainsi lui-même avec al-Qaïda, dont les attentats de Londres sont peut-être sortis de son esprit. Sans doute - car il n’y a plus aucune mémoire dans les gouvernements modernes - Cameron a-t-il oublié combien les discours tenus par Obama et lui-même et ceux prononcés par Bush et Blair il y a dix ans, étaient tout aussi creux, dits avec une telle confiance en soi mais sans jamais de preuves pour les étayer.

En Irak, nous sommes partis en guerre sur la base de mensonges propagés par des faussaires et des escrocs. Maintenant, c’est la guerre par l’intermédiaire de YouTube qui prévaut. Cela ne signifie pas que les images terribles de civils syriens gazés et morts sont fausses. Cela veut dire que toute preuve du contraire va être supprimée. Par exemple, personne ne va s’intéresser à des rumeurs persistantes à Beyrouth où il est question de trois militants du Hezbollah - qui combattent aux côtés des troupes gouvernementales à Damas - qui ont apparemment été frappés par le même gaz, le même jour, parait-il dans des tunnels. Ils seraient actuellement soignés dans un hôpital de Beyrouth. Donc, si les forces gouvernementales syriennes ont utilisé des gaz, comment se fait-il que les combattants du Hezbollah auraient été frappés aussi ? Un effet de bord ?

Et pendant que nous parlons de la mémoire des gouvernements, que lèvent la main les mini-hommes d’État qui se souviennent de ce qui s’est passé la dernière fois que les Américains s’en sont pris à l’armée du gouvernement syrien. Je parie qu’ils ne peuvent pas s’en rappeler. Eh bien, c’est ce qui est arrivé au Liban lorsque l’US Air Force a décidé de bombarder des batteries de missiles syriens dans la vallée de la Bekaa, le 4 décembre 1983. Je m’en souviens très bien parce que j’étais ici au Liban. Un bombardier américain A-6 a été touché par un missile syrien Strela syrien - de fabrication russe, naturellement - et s’est écrasé dans la Bekaa. Son pilote, Mark Lange, a été tué, tandis que son co-pilote, Robert Goodman, était fait prisonnier et envoyé en prison à Damas. Un mois plus tard, Jesse Jackson a dû se rendre en Syrie pour le faire rentrer, le tout au milieu de nombreux clichés du genre « mettre fin au cycle de la violence ». Un autre avion américain - cette fois-ci un A-7 - a également été touché par des tirs syriens, mais le pilote a réussi à s’ éjecter au-dessus de la Méditerranée où il a été ensuite tiré de l’eau par un bateau de pêche libanais. Son avion avait été également détruit.

Bien sûr, on nous dit que ce sera un attaque sur la Syrie de courte durée, en dedans et en dehors, une affaire de quelques jours. C’est ce que Obama aime à penser. Mais pensez à l’Iran. Pensez au Hezbollah. Si Obama décide de foncer, je soupçonne qu’il n’a pas fini de courir.

* Robert Fisk est le correspondant du journal The Independent pour le Moyen Orient. Il a écrit de nombreux livres sur cette région dont : La grande guerre pour la civilisation : L’Occident à la conquête du Moyen-Orient.
Source Info-Palestine

Le terrorisme au nom de la démocratie
par Nadia KHOST


L’Empire prédateur, ses supplétifs-"caniches" de France, de Navarre et du Qatar, s’apprêtent à barbariser la Syrie, nation, peuple, société, déjà soumise depuis des mois à la terreur salafiste et à toute la canaille féodale de la région. Permettez de vous transmettre,- ou retransmettre- le texte de l’écrivaine syrienne Nadia Khost paru il y a 18 mois, sous le titre : Le terrorisme au nom de la démocratie

Texte de courage et de dignité, dans ce climat d’hystérie guerrière toute de lâcheté, initié par les chefs d’États du colonialisme déchu, et amplifié par la valetaille des va-t-en-guerre médiatiques adeptes du panurgisme et militants organiques de l’Officine des basses besognes, Reporters sans Frontières, longtemps dirigée par un raciste, aujourd’hui candidat de l’extrême droite. (Voir livre de M. Vivas) - Smaïl H.A


Voir texte sur le Site Grand Soir

Attaque à l’arme chimique en Syrie ?

Ayssar Midani décrypte la propagande occidentale depuis Damas

Depuis les attaques à l’arme chimique du 21 août dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils médiatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le régime syrien.

Si le Président français François Hollande pense que « tout conduit » [1] à croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius n’émet aucun doute quant à l’implication du régime syrien. L’administration Obama a quant à elle déjà déployé en mer Méditerranée ses navires de guerre, armés de missiles « Tomahawk » [2].

Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles [3].

Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le régime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir à la force, sans prendre en compte le véto – presque probable – des russes et des chinois.

Pour plus de détails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du Comité de Coordination pour la Défense de la Syrie, et qui se trouve actuellement à Damas.
E.I.Anass et Jonathan Moadab, pour le Cercle des Volontaires

Sources :
[1] http://www.lalibre.be/actu/international/hollande-tout-conduit-a-penser-que-damas-est-responsable-de-l-attaque-chimique-5218dbbf35707ef67ad96301
[2] http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/24/la-marine-americaine-renforce-sa-presence-en-mediterranee_3465825_3222.html
[3] http://www.politique-actu.com/osons/syrie-massacre-chimique-ghouta-russie-fournit-preuves-satelittes-nations-unies-auteurs-massacre/830549/
[4] http://www.youtube.com/watch?v=cQgt2KagyPU

 Syrie : Des armes chimiques saisies chez les rebelles - la propagande occidentale perdure.
 



Voici l’entretien réalisé hier, samedi 24 août :
Attaque à l'arme chimique en Syrie ? Ayssar Midani décrypte la propagande occidentale depuis Damas



Source Mondialisation

mardi 27 août 2013

Syrie, option Kosovo au Moyen-Orient

Manlio Dinucci
 
Un homme suspecté de vouloir accomplir un homicide, choisit pour le mettre à exécution le moment où la police entre chez lui. C’est ce qu’aurait fait le président Assad, en dégainant l’attaque chimique au moment où les inspecteurs de l’ONU arrivent pour effectuer leur enquête sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Les « preuves » ont été exhibées par les « rebelles », dont le centre de propagande à Istanbul, organisé par le Département d’Etat étasunien, confectionne les vidéos fournies aux médias mondiaux.  Ayant désormais « bien peu de doutes » que c’est Assad le coupable et jugeant « tardive pour être crédible » l’enquête ONU, le président Obama est en train d’évaluer une « riposte » analogue à celle du Kosovo, c’est-à-dire à la guerre aérienne lancée sans mandat ONU par l’OTAN en 1999 contre la Yougoslavie, accusée de « purification ethnique » au Kosovo.  A cette fin, le Pentagone a convoqué en Jordanie, les 25-27 août, les chefs d’état-major de Canada, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Turquie, Arabie Saoudite et Qatar. En Jordanie les USA ont déployé des chasseurs bombardiers F-16, des missiles terre-air Patriot et environ un millier de militaires qui entraînent des groupes armés pour la « guerre couverte » en Syrie. Selon des informations recueillies par Le Figaro, un contingent de 300 hommes, « sans doute épaulé par des commandos israéliens », a été infiltré en Syrie depuis la Jordanie le 17 août, suivi par un autre deux jours après. Ils s’ajoutent à ceux, nombreux, déjà entraînés en Turquie. En majorité des non Syriens, provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays, appartenant en général à des groupes islamistes dont certains sont classés terroristes à Washington.

Approvisionnés en armes, provenant notamment de Croatie, par un réseau international organisé par la Cia. Sous la chape de la « guerre couverte » rien de plus facile que de doter quelques groupes de têtes chimiques, à lancer avec des fusées sur des civils pour ensuite filmer le massacre en l’attribuant aux forces gouvernementales.  On crée ainsi le casus belli qui justifie une escalade ultérieure, jusqu’à la guerre aérienne, étant donné que la guerre menée à l’intérieur n’arrive pas à faire tomber l’état syrien.  Cette option, motivée par l’imposition d’une « no-fly zone », prévoit un lancement massif de missiles cruise, plus de 70 dans la première nuit, joint à des vagues d’avions qui larguent des bombes à guidage satellitaire en restant hors de l’espace aérien syrien.

Les préparatifs ont commencé non pas après, mais avant la présumée attaque chimique. En juillet a été déployé le groupe d’attaque du porte-avions étasunien Harry Truman, comprenant deux croiseurs et deux contre-torpilleurs lance-missiles ayant à bord des unités des marines, qui opère dans les aires de la Sixième et de la Cinquième Flotte. Un autre contre-torpilleur lance-missiles, le Mahan, au lieu de rentrer à son port d’attache en Virginie, est resté en Méditerranée aux ordres de la Sixième Flotte. La U.S. Navy a ainsi à elle seule déjà positionné cinq unités navales, plus quelques sous-marins, en mesure de lancer sur la Syrie des centaines de missiles cruise. Les chasseurs-bombardiers sont prêts à décoller aussi des bases en Italie et au moyen-Orient. Aux forces aéronavales étasuniennes se joindraient, toujours sous commandement du Pentagone, celles des participants à la réunion en Jordanie (Italie comprise) et d’autres pays. La Syrie dispose cependant d’un potentiel militaire que n’avaient pas la Yougoslavie et la Libye, dont plus de 600 installations anti-aériennes et des missiles de portée allant jusqu’à 300Kms. La guerre s’étendrait au Liban et à d’autres pays moyen-orientaux, déjà impliqués, et compliquerait ultérieurement les rapports de Washington avec Moscou.

C’est là-dessus qu’on est en train de réfléchir à Washington, tandis qu’à Rome on attend les ordres.
 
Edition de mardi 27 août 2013 de il manifesto

 

vendredi 23 août 2013

Québec et le débat identitaire

À VOUS QUI CULTIVEZ LA HAINE
Pascale Cormier
Joliette, 23 août 2013

Je ne veux pas de votre monde. Je refuse de vivre en voyant dans chaque être un peu différent de moi une menace potentielle, un ennemi à abattre. Si ça vous amuse de chasser du bougnoule, d'écraser du youpin, de casser du nègre, ce sera sans moi. Si la vue d'un bout de tissu porté sur la tête, voile ou turban, vous donne de l'urticaire, allez consulter : ça se soigne. Si vous ne supportez pas d'entendre parler une autre langue que la vôtre, achetez-vous un baladeur ou des bouchons d'oreilles, ou allez vivre à Saint-Creux-les-Consanguins, là où tout le monde parle la même langue et mange les mêmes binnes.

Moi, je veux vivre en paix avec toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, quelles que soient leurs croyances et leurs origines. Je trouve qu'on s'est bien assez gratté le bobo identitaire au Québec : assez, c'est assez. Pour trop de nos concitoyens, c'est en train de virer à l'intolérance crasse, à la xénophobie. Je vois monter avec horreur parmi nous ces idées puantes d'un autre âge. Des idées d'autant moins justifiables, ici, que les Premières nations seraient en droit, après tout, de nous considérer nous-mêmes comme des parasites importés d'Europe qui ont spolié leurs terres et détruit leur culture. À ce compte-là, les pires nuisances, ici, c'est nous, les bons blancs québécois catholiques francophones de souche. Et si les Micmacs n'avaient pas sauvé les compagnons de Cartier en leur indiquant les plantes qui pouvaient les guérir du scorbut, qui sait si nos ancêtres français auraient fait souche en Amérique du Nord? Contemplons notre jeune histoire (cinq siècles, ce n'est rien en regard des civilisations maintes fois millénaires) et soyons fiers, certes, mais soyons humbles aussi.

Oui, nous sommes un petit peuple francophone qui a réussi à préserver sa langue et sa culture au milieu d'un océan anglophone. Oui, c'est admirable et ça mérite d'être souligné et défendu. C'est d'ailleurs pour ça qu'on s'est dotés de la Loi 101 et de la Charte de la langue française. Mais nous sommes aujourd'hui au 21e siècle. Le métissage, il se fait partout, que ça nous plaise ou non. Les peureux et les mesquins y perçoivent une menace; les gens ouverts d'esprit, les accueillants, les généreux, ceux qui aiment la vie et qui voient un frère ou une soeur dans chaque être humain, considèrent plutôt cela comme une richesse. Vous trouvez que je caricature? Soit; mais caricature pour caricature, je préfère la mienne à celle qui consiste à dépeindre l’étranger comme un méchant conspirateur, un monstre acharné à détruire nos valeurs et notre mode de vie.

Personne ne vous oblige à partager les croyances des nouveaux arrivants. Eh oui, il est important de poser certaines balises : ainsi, l'égalité des droits entre les hommes et les femmes est un principe immuable qui doit avoir préséance sur toutes coutumes ou croyances, et les mêmes lois doivent s'appliquer à tous. De même, des vêtements comme la burqa ne devraient pas être admis en public parce qu’en dissimulant entièrement le visage, ils créent un double standard (le port du masque est interdit, notamment dans les manifestations) et parce qu’ils peuvent poser un risque pour la sécurité publique (rien n’empêche un criminel de se masquer de cette façon). Mais en dehors de ces cas extrêmes, qui ne concernent qu’une infime minorité, la seule chose que nous ne devrions jamais tolérer, c’est l’intolérance elle-même. Vivre et laisser vivre : c’est cela, la société de droit; c’est cela, la démocratie. Les pires manifestations d’intolérance que je constate ces jours-ci viennent de soi-disant laïcs qui posent en ayatollahs de la laïcité, en Gestapo de « nos » valeurs et de « notre » culture, en chiens de garde des traditions et du folklore. Maudit soit le gouvernement actuel pour avoir ouvert une fois de plus cette damnée boîte de Pandore qui ne sert, en fin de compte, qu'à déshonorer un grand nombre de Québécois. Hérouxville, quelqu'un?

Je trouve pour le moins ironique que ce soient précisément les pays qui se sont enrichis en pillant le reste de la planète et en réduisant les peuples à l’esclavage, ces pays de l’Occident chrétiens dont l’Amérique du Nord n’est que le prolongement, qui vomissent maintenant ceux que leurs propres abus ont conduits au désespoir et forcés à migrer pour assurer une vie meilleure à leurs familles et à leurs descendants. C’est peut-être le fait d’avoir vécu moi-même en Afrique dans mon enfance, mais je n’ai décidément aucune tolérance pour cet égoïsme débile de petits blancs trop gâtés qui aimeraient mieux bouffer à en crever que partager leur pain avec ceux qui n’en ont pas.

Alors, je vais le dire une dernière fois : votre poutine identitaire, vous pouvez vous la carrer bien profond dans le fondement, en ce qui me concerne. Et si je vous offense par mes propos, vous savez ce qui vous reste à faire : la fonction « bloquer » vous débarrassera de moi et moi de vous, ça vaudra mieux ainsi. Et basta!

                                                     *************************************

Bravo au gouvernement Marois pour sa poutine identitaire.

Pascale Cormier

Voilà un beau gâchis! Tout le monde se remet à se crêper le chignon sur la place publique et la laïcité redevient soudainement le plus important enjeu de société au Québec. Et les islamophobes en profitent pour cracher leur fiel sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un voile, une barbe ou un tapis de prière.

 Depuis quand la religion musulmane est-elle hors-la-loi dans nos contrées? Depuis quand le fait d'être Québécois doit-il exclure certaines croyances et en favoriser certaines autres? Il ne se passe vraiment rien de plus important dans notre société que l'apparition de quelques voiles sur quelques chevelures de quelques immigrantes? C'est vraiment le problème le plus urgent, le plus important à régler? Nous avons donc résolu le drame des inégalités et de l'exclusion sociale, jugulé la dégradation de l'environnement, assuré le bien-être et la prospérité des Premières nations, amélioré l'éducation, les soins aux malades et aux aînés, réparé nos infrastructures qui tombent en ruines, chassé la pègre des marchés publics et de l'appareil d'État, repris le contrôle de nos ressources? Ou alors, c'est que rien de cela n'a la moindre importance, la seule chose qui compte est de brûler un bout de tissu, avec la fille en dessous si elle refuse de l'ôter? SACRAMENT!!!

 Certains condamnent le voile islamique au nom de l’émancipation des femmes, sous prétexte qu’elles sont prisonnières d’une religion rétrograde qui les opprime. À mon sens, toutes les religions se valent : elles sont toutes misogynes et si elles pouvaient disparaître, le monde ne s'en porterait que mieux. Seulement, les religions existent, que ça nous plaise ou non, et la liberté de culte fait partie des droits humains universellement reconnus. Et ce n'est pas en agressant ces femmes qu'on les persuadera de renoncer à leurs traditions, mais plutôt en leur tendant la main, en amorçant un dialogue avec elles, non pas du point de vue de l'Occidentale Supérieure et Meilleure et Conscientisée et Éveillée et Cultivée qui regarde de haut la pauvre minable imbécile soumise et arriérée du tiers-monde, mais en égales, comme des femmes intelligentes, capables d'évoluer et de se remettre en question. Dans le RESPECT et non dans la condamnation et l'a priori.

 Bon, je crois que j’en ai assez parlé pour aujourd’hui…

 

jeudi 22 août 2013

Lettre de Manning à Obama : condamné pour avoir servi l'intérêt général

Dernière nouvelles de Manning avant qu'il ne soit oublié derrière les barreaux.
par RAGEMAG



Bradley Manning, 25 ans, ancien analyste militaire vient d’être condamné à 35 ans de prison pour avoir transmis plus de 700 000 documents secrets à Wikileaks, révélant au monde les bavures et fautes meurtrières de l’armée américaine en Afghanistan, ce qu’il appelait lui-même du porno guerrier. Motif de cette condamnation ? L’espionnage. Alors qu’il s’apprête à passer plus de temps qu’il n’a vécu jusqu’à présent derrière les barreaux d’une prison, Manning a adressé une lettre au président Obama, diffusée par l’Associated Press.

Nous avons choisi de traduire et de diffuser cette lettre parce qu’elle met en évidence l’absurdité de la condamnation de ce que l’on appellera désormais les lanceurs d’alerte, ou whistleblowers en anglais. Au fond, la demande de grâce de Manning est une exhortation à se référer à des valeurs plus hautes que celles de la stricte loi militaire. Alors certes, le soldat n’a pas été condamné pour collusion avec l’ennemi. Mais est-il un espion pour autant ? A-t-il servi les intérêts d’une autre nation en se faisant passer pour un soldat de l’armée américaine ? « Quand j’ai choisi de divulguer des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays et par sens du devoir envers les autres. » affirme-t-il dans cette lettre. Manning est resté un patriote qui a estimé que la divulgation des horreurs commises par son armée relevait de l’intérêt général. Et l’on se rappelle qu’un alinéa trop peu souvent respecté du droit français, aussi bien civil que militaire, estime que la désobéissance à un ordre illégal ou contraire aux règles du droit international est un devoir…

The Land of the Free and the Home of the Brave

Cette plus haute justice n’a pourtant rien de métaphysique. On pourrait rappeler que la rebelle archétype, Antigone, se référait aux lois non-écrites pour s’opposer au jugement de Créon, qui agissait au nom des lois de la cité. L’opposition est pertinente aujourd’hui, puisqu’elle est presque littéralement inscrite dans la condamnation et dans la réponse de Manning : les États-Unis condamnent en prétendant protéger l’État, Manning a dénoncé pour informer et protéger le peuple. « Je payerai ce prix avec fierté si cela signifie que nous pourrons avoir un pays qui soit vraiment conçu suivant le principe de liberté et dédié à la règle que toutes les femmes et tous les hommes sont créés égaux. » dit-il, rappelant au président que l’hymne américain clame haut et fort que le drapeau étoilé sera celui de « la terre des hommes libres et de la patrie des braves ». Pour l’ancien soldat, quelle que soit la loi, il estime avoir agi pour la justice, pour la liberté de l’information, pour l’égalité et pour faire progresser sa nation vers le bien. En refusant ces principes comme fondement d’une démocratie, les États-Unis se tournent un peu plus vers le modèle répressif et totalitaire des pays qu’ils se plaisent à pointer du doigt, en bons chevaliers blancs.

La condamnation est tout aussi tristement symbolique à l’heure où la presse subit de plus en plus de pression et d’intimidation, dans les pays qui revendiquent paradoxalement le plus de liberté. À Londres, Julian Assange est toujours réfugié à l’ambassade d’Équateur et sera arrêté et transféré à la justice américaine s’il en sort. Toujours de l’autre côté de la Manche, les journalistes du Guardian ont subi le zèle destructeur de la police qui cherchait vraisemblablement à effacer toute trace d’Edward Snowden des ordinateurs de la rédaction. En France, la presse n’est pas non plus épargnée : nous revenions au début de l’été sur l’affaire opposant la famille Bettencourt à Médiapart. À chaque fois, les modalités changent mais le problème reste le même : des individus ou des rédactions sont condamnés pour avoir cherché à défendre ce qu’ils estimaient relever de l’intérêt général.

Manning a prouvé qu’un gouvernement ne saurait rester parfaitement intouchable quand il commet les pires exactions. Il a souhaité, par son action, que les crimes d’une armée, même en temps de guerre, soient visibles et publics — parce que cette même armée prétend servir le peuple. Pour beaucoup, il restera un héros qui n’a pas su respecter les ordres de sa hiérarchie quand il a estimé qu’ils étaient contraires à toute éthique. Quelle que soit la décision finale du président Obama, sa lettre restera la preuve de son courage et de sa détermination à faire triompher ce qu’il estime juste.

Lettre de Bradley Manning au président Obama

Les décisions que j’ai prises en 2010 sont nées de mon inquiétude pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les événements tragiques du 11 septembre, notre pays est en guerre. Nous sommes en guerre contre un ennemi qui a choisi de ne pas nous affronter sur un champ de bataille traditionnel, et de ce fait, nous avons dû modifier nos méthodes de combat contre les risques encourus qui pèsent sur notre pays et sur notre mode de vie.

Dans un premier temps, j’ai approuvé ces méthodes et j’ai volontairement choisi de défendre mon pays. Mais une fois en Irak et en lisant quotidiennement les rapports militaires secrets, j’ai commencé à m’interroger sur la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que (dans) nos efforts pour affronter les risques posés par nos ennemis, nous en avons oublié notre humanité. Nous avons sciemment choisi de dévaloriser la vie humaine à la fois en Irak et en Afghanistan. Quand nous nous confrontions à nos ennemis, nous avons aussi tué des civils innocents. Et à chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’en accepter la responsabilité, nous avons choisi de nous cacher derrière le voile de la sécurité nationale et des documents classés top secret, afin d’éviter toute responsabilité publique.

Dans notre zèle à tuer l’ennemi, nous avons débattu en interne sur la définition de la torture. Nous avons retenu des prisonniers à Guantanamo pour une durée indéterminée. Nous avons délibérément fermé les yeux sur les tortures et les exécutions du gouvernement irakien. Et nous avons commis d’innombrables autres actes au nom de notre guerre contre le terrorisme.

Le patriotisme est souvent invoqué lorsque des actes à la morale douteuse sont défendus par ceux qui sont au pouvoir. Quand cet élan de patriotisme noie toute contestation basée sur la logique, ce sont généralement les soldats américains qui ont l’ordre de mener quelques missions mal conçues.

Notre nation, au nom des vertus de la démocratie, a eu des heures sombres similaires – La Piste des larmes, l’affaire Dred Scott, le Maccarthysme, et les camps d’internements americano-japonais, pour en citer quelques uns. Je suis convaincu que plusieurs actions menées depuis le 11 Septembre seront un jour vues de la même manière.

Comme l’a dit le regretté Howard Zinn une fois, « Il n’y a pas de drapeau assez large pour couvrir la honte de tuer des personnes innocentes ».

Je comprends que mes actions aient pu violer la loi ; je le regrette si elles ont porté atteinte à qui que ce soit ou menacé les États-Unis. Cela n’a jamais été mon intention de blesser quiconque. Mon seul souhait était d’aider les gens.

Quand j’ai choisi de divulguer des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays et par sens du devoir envers les autres.

Si vous refusez ma demande de grâce, je purgerai ma peine tout en sachant que parfois, il faut payer le prix fort pour vivre dans une société libre. Je payerai ce prix avec fierté si cela signifie que nous pourrons avoir un pays qui soit vraiment conçu suivant le principe de liberté et dédié à la règle que toutes les femmes et tous les hommes sont créés égaux.

Introduction par Julien Cadot, traduction par Jeanne Frank et Rachid Zerrouki.

Source Ragemag

La lettre originale sur le site de l’Associated Press

samedi 17 août 2013

La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans (vidéo)



Un documentaire écrit et réalisé par Michaël Prazan  
Une histoire des Frères musulmans, des années 20 à nos jours. Dans la plupart des pays du "printemps arabe", les Frères musulmans ont accédé au pouvoir ou sont en passe de le faire. Mais qui sont-ils réellement ?
 Née en 1928 dans le contexte d’un retour au fondamentalisme religieux et du combat armé contre l’occupation occidentale, la Confrérie a développé une idéologie que d’aucuns pourraient qualifier d’obscurantiste. Longtemps traqués par les régimes dictatoriaux, laïcs et nationalistes arabes, les Frères musulmans ont accédé au pouvoir en Égypte, en Tunisie et, partiellement, au Maroc. Ils récoltent aujourd’hui les fruits de la révolution pour la démocratie, mais en sont-ils les fossoyeurs ? ou prônent-ils, comme ils le prétendent eux-mêmes, un "islam modéré" en phase avec la modernité et compatible avec la démocratie ?
 
 En même temps qu’il nous raconte l’histoire du mouvement, le film se propose de répondre à ces deux questions essentielles, grâce à des interviews de personnalités politiques du monde arabe, d’historiens, de témoins et à des archives souvent inédites.
 
1928 – Fondation de la Confrérie par l’instituteur égyptien Hassan al-Banna.
 
1951 – Sayyid Qutb, un intellectuel de la Confrérie, opposant au roi Farouk, radicalise la pensée des Frères et développe les théories du Jihad contre l’Occident et contre les Juifs.
 
1954 – Nasser et ses Officiers libres, alliés aux Frères musulmans, renversent le roi Farouk. Nasser prend le pouvoir en Égypte et dissout la Confrérie.
 
1979 – Traité de paix israélo-égyptien. La Gamaa al-Islamiya déclare la condamnation à mort de Sadate par une fatwa approuvée par la Confrérie.
 
1979 – Révolution islamique en Iran. Elle porte les idées de Sayyid Qutb au pouvoir et encourage un coup d’État en Égypte.
 
1981 – Le Jihad islamique, l’autre branche clandestine issue de la Confrérie, assassine le président Sadate lors d’une parade militaire.
 
1985 – Zawahiri rejoint les jihadistes à Peshawar. Il y rencontre le Frère musulman palestinien Abdullah Azzam, qui organise le Jihad, et son bras droit saoudien, Oussama Ben Laden. Les trois hommes créent ensemble une nouvelle organisation : Al-Qaida.
 
1987 – Gaza : première Intifada. Les Frères musulmans palestiniens prennent le nom de Hamas.
 
1991 – Les Frères musulmans algériens (FIS) remportent le premier tour des élections. Le FIS est dissout par le FLN. Le GIA, créé en Afghanistan, prend le maquis. Début de la guerre civile en Algérie.
 
1993 – Attentat contre le World Trade Center organisé par la Gamaa al-Islamiya.
 
2001 – Attentats du 11-Septembre perpétrés par Al-Qaida.
 
2010-11 – Révolutions arabes. Le parti de la Liberté et de la Justice en Égypte ainsi que le parti Ennahdha en Tunisie remportent les premières élections démocratiques et pluralistes.
 
2012 – Élection présidentielle en Égypte. Le Frère musulman Mohamed Morsi est élu président.
Note d’intention :
 
" C’était en 2011. Les dictatures chutaient les unes après les autres. La région entière s’embrasait sous les coups de boutoir des révolutionnaires. On s’imaginait que la jeunesse arabe « moderne » allait imposer la démocratie, changer le monde. Pour moi qui sortais d’une longue enquête sur le terrorisme pour France 3, dont une partie a été tournée dans les pays arabes, il était inévitable qu’une fois l’euphorie révolutionnaire retombée, les Frères musulmans rafleraient la mise. Il fallait raconter leur histoire et poser les questions qui permettraient de comprendre. Quelques mois plus tard, j’allais à leur rencontre, d’abord au Caire où je rencontrais les principaux représentants du Bureau de la guidance, l’instance dirigeante de la Confrérie qui fixe la ligne idéologique et les objectifs politiques, en Égypte et ailleurs. À force de patience et de ténacité, ils sont parvenus à peu près partout à imposer leur vision très particulière, théocratique et fondamentaliste de l’islam. J’allais également en Tunisie et à Gaza. Il était indispensable de raconter toute l’histoire de cette Confrérie : le contexte qui a permis sa création (la colonisation britannique), le partenariat, puis le divorce avec Nasser, la radicalisation opérée par le théoricien Sayyid Qutb dans les années 1960, l’assassinat de Sadate, les liens avec l’Iran, etc. Il était nécessaire de répondre aux questions que tout le monde se pose : qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Quels sont leurs objectifs ? Quel est l’idéal auquel ils aspirent ? Quel est le secret de leur popularité et de leur longévité, alors même que les grandes idéologies totalitaires se sont toutes effondrées ? Enquête dans l’histoire, enquête sur les fondations et les motifs d’une idéologie moderne, ce documentaire que je voulais aussi pédagogique que personnel est une clef dans une porte cadenassée. Celle qui ouvre sur une meilleure compréhension du monde. "
 

Source France 3

vendredi 16 août 2013

Hommage à Jacques Verges

Pour tous les adorateurs du politiquement correcte et de la bien-pensance


Cycle de conférences du 100e - Faculté de droitJeudi 14 mai 2009 - Temple du Bas - Neuchâtel

Maître Jacques Vergès  "La passion de défendre"
Maître Marc Bonnant  "L'Eloquence se meurt, l'Eloquence est morte"

Devant une salle comble, deux orateurs d'exception ont tenu en haleine 850 personnes durant deux heures. Le verbe leste, l'argumentaire infaillible, ils ont joué de l'émotion et de la voix comme le ferait un musicien virtuose. Leurs démonstrations avaient valeur de plaidoiries touchant aux fondements mêmes de la défense: l'humanité de l'accusé pour Jacques Vergès, la rhétorique et l'amour de la langue pour Marc Bonnant. Citant l'Antigone de Sophocle ou prenant les Dieux de la Grèce Antique à témoin, les deux géants du barreau ont partagé avec l'auditoire une majestueuse leçon de mémoire et d'histoire.
 
 
Source Unine Université Neuchâtel

lundi 12 août 2013

Affaire Snowden : Obama, roi des hypocrites

Michel Collon
Obama vient d’annuler son prochain sommet avec Poutine qui refusait d’extrader Edward Snowden. En réalité, ce jeune homme mérite non pas la prison, mais une statue. Non pas la torture, mais notre solidarité.


Pour avoir défendu nos libertés en démontrant au monde entier que les États-Unis violent la vie privée de l’humanité entière. Cet État qui donne sans cesse des leçons de démocratie et de morale se comporte en réalité comme le Big Brother le plus totalitaire. Ces délinquants au-dessus de toute justice espionnent leurs propres citoyens, les États indépendants, leurs concurrents commerciaux et même leurs « alliés ». Téléphones, mails, ordinateurs, rien n’est respecté.

Pour quoi? Pour augmenter les profits de ces multinationales qui volent le monde entier. Aujourd’hui, les 300 personnes les plus riches de la Terre possèdent plus que les trois milliards les plus pauvres, et cela est possible seulement grâce au pillage des ressources naturelles, à la surexploitation du travail, à la criminalité économique et à des guerres jamais humanitaires. C’est pour briser nos résistances à ces multinationales voleuses que les voyous de la NSA nous espionnent, et qu’Obama les protège.

En plus, c’est le roi des hypocrites! Il se fâche parce que la Russie (qui n’a pas de traité d’extradition avec les USA) a refusé de livrer Snowden. Lui épargnant ainsi la torture et la prison à vie, infligée à cet autre héros Bradley Manning qui révéla des milliers de mensonges des dirigeants US.

Or, les États-Unis ont toujours refusé d’extrader les criminels qui leur avaient été utiles! Même quand il y avait un traité. En 2003 et en 2007, ils ont refusé d’extrader les agents de la CIA coupables de kidnappings politiques en Italie. En 2010, ils ont refusé d’extrader leur protégé Luis Posada Carriles qui avait placé une bombe dans un avion cubain, tuant 73 personnes. En 2010, ils ont refusé de livrer l’ancien président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada, qui avait massacré les Indiens Aymara, mais était protégé par la CIA et avait engagé des lobbyistes du parti démocrate. Et on peut multiplier les exemples. Jamais, les États unis ne livrent à la Justice leurs complices, même pour les crimes les plus horribles.

Joliment hypocrites aussi, tous nos gouvernements européens. Faisant semblant de découvrir un espionnage auquel ils ont collaboré et qu’eux-mêmes pratiquent depuis longtemps. Protestant deux minutes du bout des lèvres pour ne pas offusquer le parrain US dont ils sont le paillasson. Accordant l’asile politique à une Femen anti-Poutine et le refusant aux défenseurs de nos libertés Snowden et Assange. Contradiction passée sous silence par les grands médias.

Et qui donc a sauvé l’honneur de la démocratie en offrant l’asile définitif à Snowden? Le Nicaragua, la Bolivie, le Venezuela. Tandis que l’Équateur protège Assange. À méditer.
Article 12 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (ONU, 1948)
« Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »
 
Sources :On Obama's cancellation of summit with Putin and extradition, Glenn Greenwald – the guardian.com
 

Source : Investig’Action – michelcollon.info

dimanche 4 août 2013

Réveillez-vous, Wake up (vidéo)

Il s’agit du mouvement Hydro-Génial.

« Ensemble, prenons notre avenir en main et réalisons le changement tant attendu.
Le pouvoir est au peuple! »

 * Pour nous joindre via skype : hydrogenial.      Notre site: www.hydro-genial.com.
Les liens fonctionnent mal



vendredi 2 août 2013

Nos médias et la Syrie (vidéos)

ENTRETIEN AVEC ANASTASIA POPOVA
Le carnage de Khan-Al-Asal : Une opération destinée à éliminer les preuves de l’usage des armes chimiques par les « rebelles »

Silvia Cattori

Des centaines de civils et de soldats gouvernementaux ont été exécutés et sauvagement torturés par les djihadistes du Front al-Nosra, après la prise d’assaut de Khan-Al-Asal, une localité près d’Alep. Cet horrible carnage, la presse occidentale l’a occulté.

Voir les vidéos diffusées par les groupes « rebelles » le 27 juillet 2013






Les images d’une insupportable dureté, filmées par les auteurs du crime eux-mêmes, montrent dans toute leur effrayante monstruosité qui sont, en vérité, ces « opposants » qui veulent renverser le gouvernement légal syrien et que l’appareil médiatique et politique occidental a toujours présenté comme des « révolutionnaires » luttant contre un « régime tyrannique ».
 
La journaliste Anastasia Popova qui s’est rendue, plusieurs fois en Syrie à la rencontre des victimes - et non pas à l’écoute des bourreaux – apporte un peu de vérité et d’humanité là où ses consœurs Sofia Amara, Édith Bouvier, Florence Aubenas ont affiché un total mépris des victimes et du sort que des hordes d’islamistes fanatisés font subir au peuple syrien qui, à plus de 70%, soutient les forces gouvernementales qui les combattent dans des conditions difficiles.
 
Silvia Cattori : À fin mars vous vous étiez rendue à Khan Al-Assal [1] - une localité fidèle au gouvernement de Bachar el-Assad - où vous aviez rencontré des témoins de l’attaque à l’arme chimique qui, le 19 mars, avait fait de nombreuses victimes. Après plusieurs mois d’assauts, le 22 juillet, Khan al-Assal est passé sous le contrôle du front terroriste al-Nosra. Avez-vous pu entrer en contact avec les témoins que vous avez connus alors?
 
Anastasia Popova : De ce que j’ai pu apprendre, les forces gouvernementales environ 100 soldats ont été pris par surprise [le 26 juillet]. Ils savaient qu’il y avait des activités suspectes autour de Khan Al-Asal, mais ne se doutaient pas que cela serait aussi important. Mes sources parlent d’environ 5’000 rebelles [en majorité des mercenaires entrés via la Turquie] qui ont attaqué simultanément. Ils ont même utilisé des tanks contre ces soldats. Que pouvaient faire 100 soldats contre 5’000 assaillants? Malgré toute leur bravoure et leur courage, il leur était impossible de s’en sortir vivant. Ainsi quand Al Nosra est entré et s’est emparé de la zone, ils ont rassemblé tous les soldats dans la rue principale, à l’entrée du quartier, sur une colline, et les ont exécutés. Quelques-uns ont été trouvés plus tard avec de profondes blessures, peut-être ont-ils subi des tortures ; il y a eu aussi des décapitations.
 
Sur une photo diffusée par les rebelles (*) j’ai reconnu la rue et l’endroit que nous avions visité quand nous étions là-bas, à la fin du mois de mars. Dans la rue devant cette maison, nous avions bu avec ces jeunes soldats un café et du maté (une infusion traditionnelle). En effet, ils ne voulaient pas nous laisser partir avant que nous ayons accepté de boire et manger avec eux, un geste de courtoisie, une façon traditionnelle chez les Syriens d’inviter et de partager tout ce qu’ils ont avec leurs invités. Ils étaient drôles, faisaient des plaisanteries, se projetaient dans le futur en parlant de paix, mariage, enfants..., de leurs familles qui leur manquaient...
 
Sur les images prises par Al-Nosra, ce sont ces mêmes soldats que j’avais rencontrés que l’on voit allongés sur le sol, la plupart blessés, l’un d’entre eux n’avait que 22 ans. Son corps a été retrouvé plus tard à proximité des autres dans une décharge à l’extérieur de la ville.
 
Al-Nosra a tué des civils, des témoins oculaires de l’attaque chimique survenue en mars. J’ai essayé désespérément de contacter mes connaissances sur place ; leurs téléphones ne répondent pas. Lorsque vous apprenez que quelqu’un que vous connaissez a été tué, vous refusez de le croire, vous commencez par l’appeler et quand vous entendez cette voix glaciale et métallique répétant cette même phrase « Le numéro que vous avez demandé n’est pas disponible actuellement » vous haïssez cette phrase... Je ne sais pas si des témoins ont réussi à s’échapper. Mais je crains que tous aient été tués. Plus de 200 personnes en un jour ont été exécutées par Al-Nosra.
 
Silvia Cattori : Quelles peuvent être maintenant les conséquences pour la population qui ne se trouve plus sous la protection des forces gouvernementale?
 
Anastasia Popova : Que peuvent être les conséquences d’un massacre, d’un crime contre l’humanité, d’une injustice flagrante et d’un déni total de l’Occident et de l’ONU? Des centaines de vies ruinées juste dans un petit quartier, les souffrances insupportables et inimaginables de gens ordinaires, des vies brisées, des orphelins traumatisés, l’horreur dans les rues.
 
Parce qu’il n’avait pas prié au bon moment, des hommes d’Al-Nosra ont coupé la langue d’un enfant de 10 ans. Essayez juste une fois de regarder un enfant dans les yeux et de répondre à sa question muette. Qu’a-t-il fait de mal pour mériter une telle « démocratie de la Charia »? Il ne connait rien à la politique; ce qu’il veut seulement, c’est jouer avec d’autres enfants comme il le faisait avant cette guerre. Des gens s’étaient enfuis de la région de Kafr Douli pour venir se réfugier à Khan Al-Asal afin d’échapper à ces rebelles. Mais ceux-ci ont réussi à les rejoindre et ils ont eu leur « jour de revanche ». Ainsi, plus de 200 personnes ont été assassinées, plus de 200 vies ont été supprimées en une seule journée. C’est vraiment horrible.
 
Silvia Cattori : La diplomatie Russe a remis récemment au secrétaire général de l’ONU les résultats de l’analyse des échantillons prélevés à l’endroit où une attaque chimique avait frappé les habitants de Khan al-Assal en mars [2]. Les autorités syriennes ont demandé à l’ONU de se rendre en Syrie enquêter sur cette attaque. Une délégation vient juste d’arriver en Syrie. [3]. Leurs experts seront-ils encore en mesure de trouver des survivants parmi les témoins de l’attaque chimique? Ou pensez-vous que, désormais toute enquête sera impossible et que la France et la Grande-Bretagne, qui apportent leur aide aux groupes « rebelles » et attribuent ce crime au gouvernement, vont pouvoir contester les preuves apportées par la Russie?
 
Anastasia Popova : Alors maintenant l’ONU a subitement accepté de se rendre à Khan Al-Asal ? Alors maintenant les experts de l’ONU veulent aller inspecter la zone? Et ceci, après presque quatre mois de demandes de la part du gouvernement syrien?
 
Quelle curieuse coïncidence! Avec qui les experts de l’ONU ont-ils l’intention de parler de l’attaque à l’arme chimique qui a fait de nombreuses victimes en mars? Avec les âmes des témoins oculaires? Ou peut-être avec leurs dépouilles?
 
Bien sûr, ils ne remarqueront même pas qu’un nouveau massacre s’est produit. Ainsi, peut être que les rebelles d’Al-Nosra se confesseront et diront aux inspecteurs de l’ONU comment ils ont tiré une roquette avec du gaz sarin hautement toxique sur les habitants de Khan Al-Assal. Peut-être que les rebelles leur expliqueront pourquoi ils ont tué avec du poison chimique une trentaine de civils incluant femmes et enfants? Peut être leur diront-ils où sont enterré les témoins qui avaient parlé avec la commission de l’ONU et avaient fourni les éléments qui avaient permis à Mme Carla del Ponte d’affirmer que c’étaient les rebelles qui avaient utilisé des armes chimiques et non pas le gouvernement syrien. Où peut-être peuvent-ils remercier ces enquêteurs qui se sont comportés comme des lâches en ne mentionnant pas ces éléments de preuve dans le rapport final de la Commission d’investigation?
 
Il est évident que l’assaut qui a frappé Khan Al-Assal, juste après qu’un accord ait été trouvé entre l’ONU et Damas, était planifié. Il est évident que si les enquêteurs de l’ONU visitent la zone, les témoignages qu’ils pourront obtenir sur place seront biaisés parce que les véritables témoins, s’il y en a qui sont encore en vie, ne parleront plus maintenant que les rebelles d’Al-Nosra sont sur place.
 
Et que diront les rebelles aux enquêteurs? Que c’est le gouvernement de Bachar el-Assad qui a lancé l’obus qu’ils avaient eux-mêmes lancé. Que c’est le gouvernement qui a tué ses propres sympathisants et ses propres soldats dans ce quartier de Khan Al-Assal - où tous les habitants sont fidèles au gouvernement d’el-Assad - parce que le gouvernement est démoniaque… Ce qui est un non-sens pour les gens qui se donnent la peine de penser… mais une vérité cristalline pour l’ONU!
 
Silvia Cattori : Je vous remercie chère Anastasia Popova.
 
Vidéo filmée par les terroristes d’Al-Nosra, avec un commentaire en anglais qui dénonce leur barbarie




(*) Dans cette photo prise par les terroristes d’Al-Nosra les soldats de l’armée gouvernementale syrienne sont étendus sur le sol, la plupart d’entre eux blessés ; l’un deux, rencontré par A. Popova, avait 22 ans.

Fumer à la Ronde c'est criminel (vidéo)

Mathieu Bonin

Fumer, ce n’est pas beau... Mais à La Ronde, c'est criminel! C'est ce que semble vouloir dire ces 5 Douchebags qui n'ont pas visiblement les capacités intellectuelles de régler un conflit sans se battre...

Source M.Bonin